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L’écomorphologie des suidés d’élevages au Québec : impact de la mobilité sur la forme de l’astragaleVaillancourt, Maxime 08 1900 (has links)
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La fin du Dorsétien au Nunavik : l'assemblage lithique de KcFs-2 (Iles Nuvuk)Gautier-Doucet, Vincent 04 1900 (has links)
Ce mémoire présente l’analyse technologique d’un assemblage lithique du Dorsétien récent provenant des Îles Nuvuk au Nunavik. L’approche technologique et la chaine opératoire ont été employées pour définir le système technique des occupants de la maison 3 du site KcFs-2, daté entre 940±20 ans et 970±15 ans AA. Les analyses technologiques ont permis d’aborder une multitude de sphères comportementales en relation avec la technologie lithique dorsétienne de KcFs-2. Celles-ci concernent l’acquisition des matières, la gestion des supports, les intentions de production, les techniques de taille et enfin, les conceptions volumétriques des occupants du site. Dans le but de questionner le cadre chronoculturel en
vigueur et de pallier aux manquements de l’approche typologique traditionnellement employée dans l’Arctique de l’est, ces données ont été comparées à celles des sites GhGk-63 (Kuujjuarapik) et Tayara (KbFk-7) ayant servi à définir la période du Dorsétien classique au Nunavik (Desrosiers 2009). L’analyse comparative des systèmes techniques du Dorsétien classique et du Dorsétien récent a permis de mettre en lumière la continuité des traditions techniques dorsétiennes sur une période d’environ mille ans. / This thesis presents the technological analysis of a Late Dorset lithic assemblage from the Nuvuk Islands in Nunavik. The technological approach and the chaine opératoire have been used to define the “technological system” of the occupants of House 3 at KcFs-2, dated between 940±20 and 970±15 BP. The technological analysis has provided information about many spheres of technological behavior related to the acquisition of raw material, to the management of blanks and preforms, to production objectives, to knapping techniques and finally to the “volumetric conceptions’’ of the site’s occupants. In order to question the actual chronocultural framework and to overcome problems associated with
the typological approach traditionally used in the Eastern Arctic, this data has been compared to the data from the GhGk-63 (Kuujjuarapik) and Tayara (KbFk-7) sites, which have been use to define the Classic Dorset in Nunavik (Desrosiers 2009). The comparative analysis of Classic Dorset and Late Dorset “technological systems” has shed light on the continuities that characterise Dorset technological traditions over approximatively a millennium.
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Histoire des premiers peuplements béringiens : étude archéozoologique et taphonomique de la faune des Grottes du Poisson-Bleu (Territoire du Yukon, Canada)Bourgeon, Lauriane 03 1900 (has links)
La Béringie, un vaste territoire qui s’étend de la Sibérie orientale au Territoire du Yukon, est perçue comme le point d’entrée des populations humaines en Amérique. A la fin du Pléistocène, ce territoire déglacé aurait constitué un refuge aux premières populations préhistoriques se dispersant hors d’Asie. Selon les données génétiques et paléo-génétiques, la Béringie fut occupée au cours du Dernier Maximum Glaciaire (19 000-23 000 cal BP, années calibrées Before Present) par une population humaine qui demeura génétiquement isolée durant près de 8000 à 9000 ans, donnant ainsi naissance à la lignée des Natifs Américains qui allaient se disperser, plus tard, au sud des masses glaciaires nordaméricaines et jusqu’en Amérique du Sud. Cette « Beringian standstill hypothesis », toutefois, ne trouva aucun soutien dans le registre archéologique : en Sibérie orientale, le plus ancien site est daté à 32 000 cal BP, tandis qu’en Alaska et au Yukon, la présence humaine ne remonte pas au-delà de 14 000 cal BP. Dans les années 70-80’s, le site des Grottes du Poisson-Bleu (Yukon) livra des outils en pierre et des ossements supposés modifiés par les humains, enfouis dans un dépôt loessique pléistocène ; les découvertes encouragèrent les archéologues J. Cinq-Mars et R. Morlan à évoquer l’hypothèse d’une occupation humaine sporadique dans le nord du Yukon entre 11 000 et 30 000 cal BP environ. La nature anthropogénique des échantillons osseux soumis aux datations radiocarbones ainsi que l’intégrité de la stratigraphie furent toutefois remises en question par une majorité d’archéologues.
La présente dissertation propose une analyse archéozoologique et taphonomique rigoureuse et systématique des assemblages fauniques de mammifères des Grottes I et II dans le but d’appréhender les facteurs responsables de l’accumulation et de la modification du matériel osseux. De nouvelles datations radiocarbones effectuées par le laboratoire Oxford Radiocarbon Accelerator Unit sur des ossements portant des traces indéniablement culturelles permettent une datation précise de l’occupation humaine du site. Les résultats illustrent plusieurs traces de découpe sur des os de cheval, caribou, wapiti et possiblement bison et mouflon, tandis que des ossements de mammouth pourraient avoir été collectés pour l’industrie osseuse. Les nouvelles datations AMS suggèrent que les Grottes du Poisson-Bleu étaient occupées de façon sporadique entre 12 000 et 24 000 cal BP, soit pendant et après le Dernier Maximum Glaciaire. Le site offre ainsi un soutien archéologique à l’hypothèse de l’isolation génétique des populations béringiennes à l’origine des premières dispersions en Amérique. L’histoire taphonomique des Grottes du Poisson-Bleu rejoint celle des sites karstiques béringiens qui illustrent des occupations interspécifiques alternées entre carnivores et des fréquentations humaines de courte durée pour des activités de chasse. En outre, les altérations anthropiques sur des os de cheval des Grottes I et II ravivent le débat sur les extinctions de la mégafaune à la fin du Pléistocène (ca. 14 000 cal BP). Le site souligne l’incomplétude du registre archéologique et invite à multiplier les efforts de recherche en Béringie si l’on veut être à même de comprendre la préhistoire du peuplement des Amériques. / Beringia, a vast landscape stretching from eastern Siberia to the Yukon Territory, is thought to be the initial entry point of humans into North and South America. At the end of the Pleistocene, this unglaciated region constituted a refugium for the first prehistoric populations dispersing out of Asia. According to genetic and palaeogenetic data, Beringia was occupied during the Last Glacial Maximum (19 000-23 000 cal BP, calibrated years before present) by a human population that remained genetically isolated for about 8000 to 9000 years, leading to the divergence of the Native American lineage that would eventually disperse south of the ice-sheets into North and South America. The « Beringian standstill hypothesis » is not well supported in the archaeological record, however: in eastern Siberia, the oldest archaeological site is dated to 32 000 cal BP while in Alaska and the Yukon, evidence for a human presence doesn’t exceed 14 000 cal BP. Excavated in the 70s-80s, the Bluefish Caves site (Yukon) yielded stone tools and bone remains thought to have been culturally modified, buried in a Pleistocene loess deposit; the discovery encouraged archaeologists J. Cinq-Mars and R. Morlan to propose that humans occupied the caves sporadically between about 11 000 and 30 000
cal BP. The anthropogenic nature of the bone samples submitted for radiocarbon analysis and the stratigraphic integrity of the site didn’t convince the scientific community, however.
The current dissertation proposes a rigorous archaeozoological and taphonomic analysis of the mammal bone assemblages of Caves I and II in order to identify the agents responsible for the accumulation and modification of the bone material. The results show several cut marks on bone specimens belonging to horse, caribou, wapiti and possibly bison and Dall sheep, while mammoth skeletal remains may have been collected for bone industry. New radiocarbon dates obtained by an Oxford laboratory (Oxford Radiocarbon Accelerator Unit) on bone bearing indisputable evidence of
cultural modification allow the precise dating of the human occupation at the site. The AMS dates suggest that the Bluefish Caves were occupied sporadically between 12 000 to 24 000 cal BP, i.e., during and after the Last Glacial Maximum. The site, therefore, offers archaeological support for the Beringian standstill hypothesis. The taphonomic history of the Bluefish Caves, as well as other Beringian karstic sites, shows use of the caves by various carnivores and short-term human occupations for hunting activities. Moreover, cultural modifications on horse bone from Caves I and II enhance the debate surrounding the megafaunal extinctions at the end of the Pleistocene (ca. 14 000 cal BP). The site underlines the incompleteness of the archaeological record and invites us to expand research efforts in Beringia if we are to understand the prehistory of the first people of the Americas.
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Les céramiques de la glacière Gervaise : le consumérisme chez la classe aisée montréalaise au milieu du XVIIIe siècleJohnson Gervais, Mélanie 10 1900 (has links)
Ce mémoire en archéologie coloniale canadienne présente une analyse de la céramique mise au jour dans la fosse à glace du site Gervaise (BjFj-119) dans le Vieux-Montréal. Le dépôt dans la fosse, où l’on peut distinguer trois niveaux stratigraphiques, a été mis en place entre 1750 et 1770, chevauchant la Conquête britannique de la Nouvelle-France en 1760. La propriété du site Gervaise, acquise par le maître boulanger Charles Gervaise en 1693 et habitée par lui et sa famille jusqu'en 1753, fut par la suite occupée par une succession de familles de la petite et moyenne bourgeoisie. L'assemblage de céramiques des trois niveaux de la fosse reflète l’évolution du paysage socioéconomique et politique de l'époque, ainsi que celle de la consommation de ces individus pendant ce temps mouvementé de l'histoire de Montréal et dans le contexte plus général de l’extension du capitalisme en Occident. L'étude est soutenue par les méthodes de description et de mise en contexte préconisées par l'archéologie du consumérisme, qui explore les diverses relations entre la culture matérielle et les individus. La collection de la glacière Gervaise offre un portrait original des maisonnées aisées de la fin du Régime français et du début du Régime anglais, et approfondit la place socioéconomique de certaines céramiques comme la terre cuite locale, le creamware, la faïence blanche et le grès fin blanc. / This thesis in Canadian colonial archaeology analyses the ceramics found in the ice cellar of the Gervaise site (BjFj-119) in Old Montreal. The deposit within the cellar, which is divided into three levels, was put in place between 1750 and 1770, thus overlapping the British Conquest of New France in 1760. The property, bought by the master baker Charles Gervaise in 1693 and occupied by him and his family until 1753, was subsequently inhabited by different families of the middling sort. The ceramics assemblage opens a window on the rapidly evolving socioeconomic and political landscape of the time and on the consumption practices of these individuals during this eventful period in Montreal history and more generally in the context of the extension of capitalism in Occident. The study is informed by the methods of description and contextualisation suggested by the archaeology of consumerism, which explores the various relationships between material culture and individuals. The collection from the Gervaise ice cellar offers an original view of well-to-do households at the end of French Regime and the beginning of the British Regime, and challenges the role of some ceramic markers such as local earthenware, creamware, white faience and white stoneware.
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Étude des macrorestes végétaux du site DroulersTrottier, Stéphanie 04 1900 (has links)
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Les cultures Laurel et Blackduck en Abitibi-Témiscamingue : portrait d’une transition technologique vers la fin du Sylvicole moyen tardifBeaulieu, Guyane 12 1900 (has links)
La transition entre le Sylvicole moyen et le Sylvicole supérieur, vers l’an 1000 de notre ère, correspond à un moment de bouleversements technologiques dans le Nord-Est américain. En Abitibi-Témiscamingue, il s’agit d’une transition entre les cultures Laurel orientale et Blackduck orientale. La poterie blackduckienne semble avoir été rapidement adoptée par les groupes laureliens, sans phase transitoire apparente.
Ce mémoire s’intéresse aux technologies céramiques employées par les populations des cultures Laurel et Blackduck en Abitibi-Témiscamingue et cherche à comprendre s’il existe de la continuité ou de la discontinuité entre les deux ensembles. Plus précisément, il est question de voir comment se manifeste la transition entre les deux cultures et comment la technologie céramique permet de caractériser cette transition. Pour ce faire, quatre sites ont été sélectionnés de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre : le site Bérubé (DdGt 5), le site du lac Opasatica (DaGt-4), le site Nault (ClGt-2) et le site Léo-Guay (ClGt-3). Les vases laureliens et blackduckiens provenant de ces sites ont fait l’objet d’une analyse visuelle par attributs morphostylistiques et d’une analyse par attributs technologiques selon les données tomodensitométriques fournies par l’Institut national de recherche scientifique Eau-terre-environnement (INRS-ETE), à Québec. Puisque l’utilisation de la tomodensitométrie dans l’analyse technologique de la céramique est plutôt récente, ce mémoire se veut une contribution modeste, mais originale au développement de cette approche.
À la lumière des analyses effectuées, la transition technologique s’est opérée plus lentement que la transition morphostylistique. Les potiers auraient graduellement développé un nouveau savoir-faire, par contact et par expérimentation, produisant un vase mieux adapté à la cuisson des aliments. / The transition between the Middle Woodland and Late Woodland periods, towards 1000 CE, corresponds to a moment of technological upheavals in the American Northeast. In Abitibi-Temiscamingue, it takes the form of a transition between the Eastern Laurel and Eastern Blackduck cultures. Blackduck pottery seems to have been quickly adopted by Laurel groups, with no apparent transitional phase.
This masters’ thesis relates to the ceramic technologies employed by the populations of Laurel and Blackduck cultures in Abitibi-Temiscamingue and explors the continuity or lack of continuity between the two groups. More precisely, I ask how this transition between two cultures manifests itself and how ceramic technology allows us to characterize this transition. To that end, four sites have been selected on both sides of the watershed divide between: the Bérubé site, (DdGt-5), the lake Opasatica’s site (DaGt-4), the Nault site (ClGt-2) and the Léo-Guay site (ClGt-3). The Laurel and Blackduck vessels originating from these sites were subjected to a visual analysis using morphostylistic attributes and an analysis using technological attributes based on tomodensitometric data supplied by the Institut National de Recherche Scientifique - Eau Terre Environnement (INRS-ETE) research center located in Quebec City. Since the use of tomodensitometry in ceramic technological analysis is rather recent, this thesis seeks to be a modest but original contribution to the development of this approach.
Based on our analyses, the technological transition happened more slowly than the morphostylistic transition. The potters would have gradually developed a new craftmanship, by contact and by experimentation, producing vessels better suited to cooking food.
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Étude des activités identifiables par les déchets reliés au jeu de balle maya au Classique terminal au site Ucanal, GuatemalaTrudel-Lopez, Luis 08 1900 (has links)
Le site d’Ucanal, dans le Petén au Guatemala près de la frontière avec le Bélize, est un site maya avec une très forte occupation et un grand centre cérémoniel actif durant le Classique terminal, une période où de nombreuses autres cités mayas étaient en ébullition politique ou en train d’être abandonnés. Les jeux de balle faisant partie des centres civiques ont très souvent été fouillés dans des optiques reliées aux activités cérémonielles et à l’élite. Ce mémoire propose d’étudier les déchets provenant des dépotoirs situés en périphérie du jeu de balle afin d’étudier les activités pratiquées par les spectateurs et non juste celles des officiants. Pour ce faire, une analyse globale de tous les artefacts (lithiques, céramiques et fauniques) du jeu de balle #1 du groupe A d’Ucanal a été réalisée. Des analyses de la distribution des artefacts entre les différentes zones du terrain de jeu et entre le terrain de jeu et d'autres contextes du site ont été entreprises afin d'identifier l'éventail possible d'activités associées au terrain de jeu d'Ucanal. Les résultats démontrent qu’en plus des activités rituelles généralement documentées en contexte de jeu de balle, le jeu de balle d’Ucanal est associé à des activités de festins qui impliquent une grande consommation de coquillages possiblement accompagnée de musique et de paris. / The archaeological site of Ucanal, located in the Petén region of Guatemala near the border with Belize, is a Maya site with a large population and active ceremonial centre during the Terminal Classic, a period in which other sites were wrought with political turmoil or were in the process of being abandoned. The ballcourts located in civic centers have often been researched from the perspective of formal ceremonial activities and the elite. This thesis proposes to study the debris from middens located on the outskirts of the Ucanal site ballcourt in order to study the activities practiced by spectators instead of focusing solely on the formal activities within the court itself. To do so, a holistic documentation of all the artifacts (lithic, ceramic and fauna) was conducted from excavations of ballcourt #1 of group A of Ucanal. Artifact distribution analyses between different zones of the ballcourt and between the ballcourt and other areas of the site were undertaken to identify the possible range of activities associated with Ucanal’s ballcourt. The results show that in addition to the ritual activities generally documented in the context of ball games, Ucanal's ballcourt was associated with feasting activities which involved freshwater shells and possibly the accompaniment of music and gambling.
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Espace social, matérialité et expansion capitaliste dans le Nord du Chili : les camps miniers du soufre, Ollagüe, XXe siècleRivera Amaro, Francisco 09 1900 (has links)
Au Chili, le processus de modernisation qui, au début du XXe siècle, s'est traduit par l'expansion du capitalisme et de l'industrialisation a eu des répercussions économiques et sociales profondes. La culture matérielle associée aux industries minières modernes et leur influence sur les sociétés autochtones ont cependant fait l’objet de très peu d’études archéologiques. Cette thèse s’intéresse à l’exploitation du soufre dans la communauté autochtone quechua d’Ollagüe, située dans la région d’Antofagasta, au Nord du Chili. À partir de la fin du XIXe siècle, après la guerre chilienne contre le Pérou et la Bolivie (1879-1883), la région entama un long processus d'expansion capitaliste lié à diverses activités minières extractives. Les camps miniers, en tant que nouveaux centres de travail, ont fait appel à de nombreux produits, services et travailleurs, entraînant un vaste processus de migration et une augmentation de la population. Dispersées dans le paysage andin d'Ollagüe, à 4000 mètres d'altitude, les ruines de l'extraction minière du soufre témoignent des impacts de l'industrialisation et de l'expansion capitaliste dans la région. L’étude des transformations socioculturelles générées par l'exploitation minière industrielle dans la communauté locale est fondée, dans cette thèse, sur la documentation de trois camps miniers de soufre abandonnés – Buenaventura, Station Puquios et Santa Cecilia. J'explore leur histoire à travers l'étude de l'espace social et de la culture matérielle pour examiner l'identité des travailleurs miniers et de leurs familles, ainsi que leurs conditions de vie et de travail sur les hauteurs des volcans. Soulignant les spécificités de la modernisation et de l'expansion capitaliste du Chili, cette thèse aborde la culture matérielle industrielle en termes de continuités, de fragmentation et de ruptures. Elle vise à rendre visible et à valoriser la culture matérielle moderne associée aux industries minières du XXe siècle. Je soutiens que le processus de modernisation, les ruines industrielles et la culture matérielle du passé récent ont généré des espaces de mémoire qui sont aujourd’hui entrelacés avec les préoccupations contemporaines de la communauté autochtone locale. / In Chile, the modernization process, which led to the expansion of capitalism and industrialization at the beginning of the twentieth century, had profound economic and social repercussions. However, the material culture associated with modern mining industries and their influence on indigenous societies suffers from a lack of archaeological studies. This dissertation focuses on twentieth century sulphur mining in the Quechua indigenous community of Ollagüe, located in the Antofagasta region of northern Chile. From the end of the nineteenth century, after the Chilean war against Peru and Bolivia (1879-1883), the region began a long process of capitalist expansion linked to various extractive mining activities. The mining camps, as new centers of work, generated a significant demand for products, services and labor, leading to a vast migration process and an increase in population. Studding the Andean landscape of Ollagüe, at 4,000 meters of altitude, the ruins of sulphur mining bear witness to the impacts of industrialization and capitalist expansion in the region. This dissertation examines the socio-cultural transformations generated by industrial mining in the local community through the study of three abandoned sulphur mining camps, Buenaventura, Station Puquios and Santa Cecilia. The vestiges of social spaces and material culture allow me to explore the identity of the mining workers and their families, as well as their living and working conditions on the heights of the volcanoes. Highlighting the specificities of Chile's modernization and capitalist expansion, this dissertation addresses industrial materiality in terms of continuity, fragmentation, and rupture. It aims to make visible and to valorize the modern material culture associated with the mining industries of the twentieth century. I argue that the process of modernization, industrial ruins and materiality of the recent past have generated spaces of memory that today are intertwined with the contemporary concerns of the local indigenous community. / En Chile, el proceso de modernización que se tradujo en la expansión del capitalismo y la industrialización a principios del siglo XX tuvo profundas repercusiones económicas y sociales. Sin embargo, la cultura material asociada a las industrias mineras modernas y su influencia en las sociedades indígenas adolece de estudios arqueológicos. Esta tesis se centra en la minería de azufre del siglo XX en la comunidad quechua de Ollagüe, situada en la región de Antofagasta, norte de Chile. A una altitud de 4.000 metros y dispersas en el paisaje andino de Ollagüe, las ruinas de la minería de azufre son testigos de los efectos de la industrialización y de la expansión capitalista. A partir de finales del siglo XIX, y después de la guerra del Pacífico que enfrentó a Chile, Perú y Bolivia (1879-1883), la región inició un largo proceso de expansión capitalista impulsado por diversas actividades mineras extractivas, siendo escenario de un vasto proceso migratorio. Los campamentos mineros, como nuevos centros de trabajo, dieron lugar a un aumento de la población y generaron una importante demanda de productos, servicios y mano de obra. Junto con el resto de la región, Ollagüe ha participado en este proceso de cambio demográfico y socioeconómico. Esta tesis explora tres campamentos mineros de azufre abandonados – Buenaventura, Estación Puquios y Santa Cecilia – examinando las transformaciones socioculturales que la irrupción de la minería industrial generó en la comunidad local. Exploro esta historia a través del estudio del espacio social y de la cultura material para examinar la identidad de los mineros y familias, sus condiciones de vida y trabajo en las alturas de los volcanes. Destacando las peculiaridades de la modernización y de la expansión capitalista en el norte de Chile, este trabajo aborda la materialidad industrial en términos de continuidad, fragmentación y ruptura. El objetivo es visibilizar y valorar la cultura material moderna asociada a las industrias mineras del siglo XX. Sostengo que el proceso de modernización, las ruinas industriales y la materialidad del pasado reciente han generado hoy en día espacios de memoria que se entrelazan con las preocupaciones contemporáneas de la comunidad indígena local.
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La caractérisation chimique de cherts du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie : vers le développement d’une méthode d’analyse non destructriceLeclerc, Mathieu 12 1900 (has links)
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Chasseurs de bisons : apports de l’archéozoologie et de la biogéochimie isotopique à l’étude palethnographique et paléoéthologique du gisement épigravettien d’Amvrosievka (Ukraine)Julien, Marie-Anne 02 1900 (has links)
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