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Vérité et duplicité dans l'œuvre de Jean-Jacques RousseauCorbett, Nicole Stephanie-Anne, 1983- January 2008 (has links)
Were it necessary to choose two words that could capture the philosophy of Jean-Jacques Rousseau, these two words would have to be truth and nature for, in his works, this philosopher does more than assert that he, and he alone, possesses truth in its entirety. He equally maintains that his sole desire lies in sharing this truth with human kind, that we might rediscover our true nature, one that we have long ago forgotten. In fact, these very words adorn his tomb in the Pantheon where he was finally brought to rest: "Ici repose l'homme de la nature et de la verite." However, upon closer examination of two of his major works, Emile or on Education and The Social Contract, both published in 1762, a surprising contradiction is brought to light. In these treatises, he makes the child and the people believe that they are free when he is merely using rhetoric to manipulate them. For example, in Emile he gives the following advice to tutors: "Take the opposite course with your pupil; let him always think he is master while you are really master. There is no subjection so complete as that which preserves the forms of freedom; it is thus that the will itself is taken captive." While in The Social Contract he recommends using divine intervention to assure that the people "obey freely, and bear with docility the yoke of public happiness." Is Rousseau simply a gifted sophist who, by hiding the rhetoric he uses, can present himself as a man of truth in order to better form the child and the people to do his bidding? Or, is there a justification for his duplicity? Could it be possible that in some instances duplicity must be used if truth is ever to be attained by all human beings? By examining the rhetoric Rousseau uses in Emile and The Social Contract, this thesis attempts to shed some light on this somewhat troubling contradiction.
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"Cet évêque fait sortir la vérité, même si cela ne plaît pas à ceux qui la disent" : faire parler et savoir taire au tribunal d'inquisition de Pamiers (1318-1325)Laurendeau, Danielle January 2008 (has links) (PDF)
Ce travail met en lumière les initiatives du juge et du suspect d'hérésie au cours de l'interrogatoire inquisitorial. L'un comme l'autre poursuivent des buts qui sont exactement contraires: faire avouer est l'objectif du premier, taire ses « crimes » et ceux de ses proches est l'objectif du second. Les procès étudiés ont été menés au tribunal de Pamiers (Ariège France) par l'évêque Jacques Fournier entre 1318 et 1325. La source documentaire est le manuscrit 4030 de la Bibliothèque vaticane ou Registre d'Inquisition de Jacques Fournier. Les récentes avancées historiographiques sur l'hérésie dite cathare et sur l'étude des textes de la pratique que sont les registres de l'Inquisition ont débouché sur deux prises de conscience récentes et fondamentales. D'abord, l'hérésie fut en quelque sorte fabriquée par les clercs, en ce sens où ce sont eux qui l'ont définie et recherchée en fonction de critères et d'a priori propres à leur culture. Ensuite, les aveux transcrits dans les registres de l'Inquisition ne peuvent en aucun cas être tirés de leur contexte. Occulter ce contexte leur donne l'aspect d'une parole libre, dédramatisée et, finalement, vide de sens. Reconnaître que les documents relatifs à l'hérésie et à sa répression renseignent davantage sur les clercs que sur les hérétiques a amené les historiens à mettre les premiers au coeur de leurs préoccupations. Concernée par les seconds, nous choisissons de les rencontrer au sein même du rapport de pouvoir établi entre eux et le juge. Nous nous interrogeons sur les problématiques du pouvoir et de la résistance et en particulier sur la marge de manoeuvre dont disposent les dominés dans un échange inégal. Nos intérêts sont paliagés puisqu'un petit groupe d'historiens étudie depuis peu quelques procès du Registre de Pamiers en se questionnant sur les rapports de pouvoir entre juge et déposants. Notre étude est plus vaste que celles-ci. Son aspect le plus novateur réside dans la déconstruction du Registre de Pamiers (dont la logique est celle des dossiers traités) permettant une recomposition fine de l'activité journalière du tribunal de Pamiers et dans la mise en parallèle des procès menés simultanément. Les suspects d'hérésie cités au tribunal de Pamiers, à travers d'infimes détails, mais à tout moment de leur procès, ont oeuvré à leur défense. Mettre en lumière ces touts-petits indices est rendu possible par la reconstitution de la plus vaste enquête menée par l'évêque de Pamiers sur un petit pays, le pays d'Aillou, et sur une famille, la famille Clergue. Des lectures successives, la multiplication des points de vue et la variation de l'échelle d'observation font apparaître successivement et simultanément les enjeux croisés propres aux nombreux protagonistes. En se racontant à leur juge et en dénonçant les personnes de leur entourage ils répondaient à ce qu'il attendait d'eux. En ce sens, ils se sont soumis à lui. Ils ne sont toutefois pas allés au devant de ses demandes, taisant ainsi tout ce qui pouvait encore être dissimulé. Ils ont fait un tri dans leurs souvenirs en fonction de ce qu'ils se figuraient être les attentes de l'évêque de Pamiers. En autant qu'ils ont été capables de le faire, ils ont avoué ce que l'évêque savait déjà et ce qu'ils croyaient être le plus anodin. Leur objectif était de limiter, dans la mesure du possible, le châtiment qui les attendait. Sans opposer de véritable résistance, tout en avouant et en abjurant l'hérésie, ils n'ont pas endossé le rôle du pénitent que leur assignait l'Inquisition. L'originalité de notre travail tient, avant tout, à l'angle d'approche. Le Registre d'Inquisition de Jacques Fournier est un document connu, mais les confessions qu'il contient ont encore été peu étudiées pour ce qu'elles sont: des aveux d'hérésie obtenus dans le cadre d'un procès d'Inquisition. Les moyens de défense des plus humbles parmi les suspects d'hérésie sont méconnus parce que, ayant eu peu de succès, ils passent inaperçus. L'apport de notre recherche tient, en premier lieu, au fait de les avoir apréhendés dans leur déploiement plutôt que dans leur résultat, leur restituant ainsi leur réalité et les rendant pensables pour l'historien. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Inquisition, Procès, Pouvoir, Résistance, Hérésie, l4e siècle, Registre d’inquisition de Jacques Fournier.
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Free will in the educational theory of Jacques MaritainCarlson, Allison Doreen, University of Lethbridge. Faculty of Education January 1991 (has links)
In Jacques Maritain's text The Education of Man (1962) a Christian perspective affirming the individual's free will is presented. This study examines the validity of Maritain's argument and speculates upon some consequences for public schooling. The conclusions of the study are as follows: First. Maritain's exposition of the existence of absolute free will is unconvincing as it is not successfully reconciled with his religious world view. Second. if Maritain's views may be assumed to complement the religous educational and institutional objectives of Alberta's Catholic schools, the potential for conflict between these views and the 'secular' (i.e. the common goals, contents and processes of all public and separte schools) objectives of Catholic schools exists. / vi, 81 leaves ; 28 cm.
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Le conte de fées parodique français du XVIIIe siècle : un discours antimerveilleuxCaravecchia, Emilie Sarah 04 1900 (has links)
À première vue inoffensif, le conte de fées parodique français du XVIIIe siècle
dissimule, sous le couvert de la féérie, un discours anticontesque et
antiromanesque. Qu'ils soient explicites ou non, ces propos prennent
généralement forme dans les métalepses émises tant par les narrateurs que par les
narrataires dans le texte lui-même ou dans le péritexte auctorial. L'élaboration
d'une typologie, à partir de dix contes publiés entre 1730 et 1754, offre une vue
d'ensemble de ce phénomène narratif épars et ouvre la voie à une analyse
transversale des discours tenus dans ce trope. Loin d'être innocent, le contenu des
métalepses contesques laisse poindre une nouvelle poétique du conte et du roman
qui s'éloigne progressivement de l'idéal classique régissant toujours ces deux
genres au XVIIIe siècle. / Seemingly harmless, the satirical French fairy tales of the 18th century contain a
hidden discourse against the novel, which does not abide by the rules of
traditional fairy tales. Explicitly stated or not, these utterances are generally
voiced as metalepsis by the narrators, the witnesses within the story, or an
authority outside the main text. The development of a specific typology based on
ten fairy tales published between 1730 and 1754, helps to present an overview of
this uncommon narrative phenomenon, and allows for a more transversal analysis
of these figures of speech. The contents of these fairy tale metalepsis give rise to a
new poetics concerning novels and short stories. In turn, these tales gradually
distances themselves from the established norms governing these two 18th century
literary genres.
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The architecture of the grotesque : the case of Jean-Jacques LequeuAguilar, Antonio José 12 1900 (has links)
No description available.
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L'éducation dans le diocèse de Montréal d'après la correspondance de ses deux premiers évéques, Mgr. J.J. Lartigne et Mgr. I. Bourget, de 1820 à 1867.Majerus, Yvette Viviane. January 1971 (has links)
No description available.
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The general and the particular : politics, sex , and morality in RousseauMark, D. Clifton. January 2007 (has links)
Rousseau's work often seems contradictory, but the author himself insists that his works comprise a consistent system based on the principle that man is naturally good. In order that individuals might live up to this natural goodness in society, Rousseau advocates a division of labour between general and particular aspects of reason. This division is exemplified in the different roles that Rousseau assigns to the sovereign and the government in the political sphere, and men and women in the domestic sphere. The difficulties faced by man in the absence of these divisions of labour are illustrated in Rousseau's autobiographical writings. When his various works are examined in light of the principle of man's natural goodness, the apparent contradictions between democratic and authoritarian aspects of his thought and between the roles his ascribes to men and women are resolved.
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Min onkel : Film blir bokBergel, Erik January 2013 (has links)
No description available.
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Epistolary constructions of identity in Derrida's "Envois" and Coetzee's Age of IronHogarth, Claire Milne. January 2001 (has links)
In this thesis, I argue that identity construction is a postal effect: it results from a transmission of some sort, received or sent. I examine three instances of postal effect. In a chapter on Jacques Derrida's "Envois," a collection of fragments presented as if transcribed from a one-way love letter correspondence, I explore the performative force of relayed address. Working from Derrida's account of the literary performative, I point out that the "Envois" letters are addressed to "you" in the singular, which implies an address reserved for a particular subject, but that the postal relay of the collection enacts a repetition of their address. For the reader of the book, this repetition has evocative force which I compare with the force of transference in the context of the psychoanalytic situation. In a second chapter on the "Envois" letters, I examine their haunting effect. The "Envois" letters have an I/we signature that intimates pluralities in the writing subject. I argue that this signature is the effect of a postal relay of another order: a phantom, which Nicolas Abraham and Maria Torok define as a gap in the psychic topography of the subject caused by a secret unwittingly received along with a legacy. To a certain extent, the "Envois" letters are written by Plato's "in-voices." In a chapter on J. M. Coetzee's epistolary novel Age of Iron, I explore the gift effects of a posthumous letter. Age of Iron is an epistolary novel consisting exclusively of a single letter written by a dying South African woman, Mrs. Curren, to her daughter, a political objector who has emigrated to the United States. Writing her letter in the knowledge that her death is imminent, Mrs. Curren anticipates her daughter's mourning. Working with J. L. Austin's doctrine of illocutionary forces and Derrida's analysis of the gift event, I postulate two effects of Mrs. Curren's letter, one that annuls the gift in a circular return and another that surpasses this circuit with textual diss
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Desire in Beckett : a Lacanian approach to Samuel Beckett's plays Krapp's last tape, Not I, That time, Footfalls and RockabyWulf, Catharina January 1989 (has links)
This thesis argues that desire is a major theme in Samuel Beckett's dramatic works. Central to our analysis is Jacques Lacan's concept of the Desire for the Other, as the outcome of the human subject's division. We will investigate how desire is expressed at the level of Beckett's characters' utterance. The characters' attempts at and inability to achieve a reconciliation with their speech correlate with the impossibility of reunifying Lacan's split subject. The first part of our discussion focuses upon desire-as-paradox--the lack of will to desire and the continuation of desire--in Not I, Footfalls and Krapp's Last Tape, whereas Rockaby and That Time are indicative of the regression of desire leading toward the characters' death. The second part emphasizes the dramatic presentation of these plays, except for Footfalls. It will become clear that desire affects the performance and the audience, thus preventing them from attaining a unified perception of self and other.
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