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Quitter un conjoint violent pour se plonger tête première dans l'inconnu : expériences d'hébergement de femmes dans les maisons pour femmes violentées en contexte conjugal, à MontréalLaberge, Marie-Claude January 2008 (has links) (PDF)
Dans cette étude, l'auteure explore l'expérience d'hébergement de femmes violentées ayant séjourné en maison d'hébergement. Après plus de trente ans d'existence du réseau des maisons d'hébergement au Québec, l'auteure constate que peu d'études apportent un éclairage significatif sur l'expérience des femmes violentées séjournant en maison d'hébergement. L'objectif de cette étude consiste à connaître et à comprendre l'expérience d'hébergement dans les ressources pour femmes violentées en contexte conjugal, du point de vue des femmes violentées. Dans cette étude qualitative et féministe, des entrevues individuelles non directives ont été menées auprès de cinq femmes (adultes et francophones) ayant été hébergées dans des maisons d'hébergement membres du Regroupement provincial des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale, situées à Montréal, dans les six mois précédant l'entrevue. Dans le cadre des entrevues de recherche, les participantes se sont exprimées sur des thèmes tels que: leur relation avec les intervenantes et avec les autres résidentes, leur expérience d'arrivée à la maison d'hébergement, les règles de vie, les questions d'intimité, le roulement des résidentes, etc. L'auteure y analyse également des aspects de l'expérience d'hébergement des femmes violentées tels: les représentations qu'ont les femmes des maisons d'hébergement avant d'y séjourner, les facteurs de réussite du séjour en maison d'hébergement, l'impact de l'intervention féministe sur l'expérience d'hébergement des femmes violentées, l'implication des femmes à la vie démocratique des maisons d'hébergement, etc.
En guise de conclusion, l'auteure propose quelques pistes de réflexion sur l'expérience d'hébergement des femmes violentées en contexte conjugal en termes de renouvellement des pratiques d'intervention féministe en maison d'hébergement. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Violence conjugale, Maison d'hébergement, Femmes violentées, Expérience, Féminisme, Féministe, Intervention féministe, Analyse féministe.
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La représentation sociale des mauvais traitements psychologiques envers les enfants en service de gardePulver, Caroline January 2009 (has links) (PDF)
Cette recherche qualitative inspirée de la théorie ancrée vise à connaître l'élaboration de la représentation sociale des mauvais traitements psychologiques envers les enfants en Centre de la Petite Enfance (CPE) à Montréal par les éducateurs. Elle désire faire ressortir le processus cognitif de base afin de relever le point de vue des éducateurs face à la problématique, les explications qu'ils en donnent et des pistes d'actions préventives. La recherche se situe dans un cadre constructiviste, car elle tient à faire émerger de nouvelles connaissances à partir du vécu des éducateurs. Le concept de la représentation sociale, selon Farr et Moscovici (1984), est à la base et guide l'ensemble de la recherche. Le projet prend tout son sens lorsqu'on considère l'absence de données sur la problématique. L'émergence de nouvelles connaissances et la prise en compte du jugement singulier de chaque personne visée constituent l'originalité de la recherche. Pour ce faire, dix entrevues semi-structurées sont menées auprès d'éducateurs qui travaillent ou qui ont été employés en CPE dans les deux dernières années précédant les entrevues. Le choix des répondants se fait à partir de différents critères, soit la formation académique, l'expérience auprès des tout-petits et leur intérêt pour les mauvais traitements psychologiques. Trois entités de questions sont prévues. La première porte sur la définition des mauvais traitements psychologiques à l'endroit des enfants en service de garde, la deuxième sur les observations mémorisées et leurs explications et la troisième sur les pistes d'actions préventives déjà mises en place ou à instaurer. Afin d'enrichir les données recueillies, des observations, de type participante, sont mises à contribution. La recherche fait émerger une esquisse de définition et une opérationnalisation des mauvais traitements psychologiques en service de garde et les contextes d'apparition de tels gestes. Les résultats obtenus sont comparés aux écrits sur la violence dans les écoles et en milieu familial. L'explication du phénomène se fait à partir d'une logique multifactorielle. Deux niveaux d'explications sont mis de l'avant, soit les déclencheurs immédiats et les causes plus profondes. Trois facteurs explicatifs semblent déterminants, soit le climat de travail des éducateurs, les conditions de travail et l'essence propre aux éducateurs qui peut être influencé par l'éducation, les valeurs individuelles, les humeurs et leurs compétences. Ces explications servent à l'auteur de tremplin dans le but de formuler quelques recommandations destinées à l'intervention et au soutien des éducateurs dans un souci de prévention des mauvais traitements psychologiques envers les enfants en service de garde. Quatre recommandations principales sont formulées, soit de porter une attention particulière à la communication démocratique au sein de l'équipe et à un renforcement des liens sociaux entre employés, soit de favoriser une prise en charge plus efficace des problématiques lourdes des enfants et des dynamiques groupales, soit de veiller à l'amélioration des compétences et connaissances en intervention avec les enfants, soit d'agir sur les déclencheurs immédiats. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Violence psychologique, Enfant, Mauvais traitements, Service de garde.
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Conservation de la biodiversité en milieu urbain : considérations écologiques et analyse du cas de MontréalArce, Sandra January 2009 (has links) (PDF)
Les espaces verts en ville ont longtemps été perçus comme des espaces réservés à des fins exclusivement récréatives. Il en a résulté des espaces uniformes, sans grande variété de végétaux. Or, depuis la prise de conscience des problématiques environnementales urbaines, la notion de biodiversité en ville est maintenant reconnue dans certaines politiques de protection des espaces verts. Cependant, il reste à savoir si cette prise de conscience est basée sur une interprétation juste du rôle de la biodiversité et surtout si elle est articulée dans la gestion et l'aménagement urbains. Des avancées dans la recherche écologique ont conduit à de nouveaux concepts issus de l'écologie du paysage qui soutiennent les bases des nouvelles stratégies de conservation. Cette recherche vise à explorer les fondements sur lesquels s'appuient les politiques et programmes municipaux dont la Ville de Montréal s'est dotée afin de mettre en valeur ses espaces verts. Nous avons tout d'abord analysé cet ensemble de documents d'orientations et de politiques afin de déterminer les fonctions allouées aux espaces verts. Nous avons ensuite procédé à l'analyse de l'approche de conservation de la biodiversité ainsi que de son application sur le territoire montréalais. L'analyse de l'application porte sur le territoire de la Trame verte de l'Est.
Les résultats de notre analyse montrent une vision réductrice des rôles que les espaces verts peuvent accomplir au sein de la ville. Nous avons aussi constaté que la planification de la conservation est basée sur une conception « statique » des écosystèmes et en ce sens, peu de nouvelles idées issues notamment de l'écologie du paysage ont été intégrées à la planification. En conclusion, cette démarche montréalaise de revalorisation des espaces verts ne s'inscrit ni dans une gestion intégrée de la ville, ni dans une approche holistique des espaces verts, comportant ainsi des risques pour la protection à long terme de la biodiversité en ville. Enfin, l'application du modèle de Réserve de la biosphère urbaine est explorée pour Montréal. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Biodiversité en milieu urbain, Montréal, connectivité, Réseau écologique, Gestion écosystémique, Services écosystémiques, Espaces verts, Politique de protection et de mise en valeur des milieux naturels, Réserve de la biosphère urbaine.
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L'analyse du parcours de quatre hommes itinérants à Montréal : l'auto-exclusion comme modalité de survieHérard, Jacques January 2009 (has links) (PDF)
Ce mémoire examine comment l'exclusion extrême qu'est le phénomène de l'itinérance s'enracine et se déploie dans la vie de quatre hommes quarantenaires vivant à Montréal. Plus spécifiquement, il cherche à pénétrer les différents facteurs qui participent à une forme d'exclusion qui amène une personne à ne plus répondre aux appels l'intimant à se réhabiliter, se réinsérer et s'intégrer dans la société. Avec l'aide d'un large cadre théorique, il explore comment les concepts d'identité, d'exclusion sociale et d'autoexclusion
participent aux réalités vécues par les participants à l'étude. Il cherche à comprendre comment ils peuvent devenir réfractaires, rebelles et sourds aux injonctions sociales d'intégration. La recension des écrits à cet égard s'est avérée riche en contenu tout en couvrant chacun des thèmes sous des angles grandement diversifiés. Depuis de nombreuses années, chercheurs et intervenants proposent des interprétations, des explications et des modèles reposant sur des savoirs théoriques et pratiques, particulièrement depuis la fin des années 1980, avec la persistance et l'amplification du phénomène. La complexification des problématiques associées ont fait de l'itinérance un enjeu social abondamment interrogé et analysé. D'une part, sont mis en évidence les dimensions socio-économiques (désinstitutionalisation, appauvrissement, altération du tissu social, etc.) présentant l'itinérant comme une victime des inégalités sociales. D'autre part, les dimensions individuelles et psychologiques (santé mentale, toxicomanie, incapacités diverses, etc.) tendent à faire porter une partie de l'explication sur les considérations personnelles. En revanche, peu de liens sont établis, non pas entre l'itinérance et les facteurs précipitants externes ou individuels, mais au sens même de la dynamique de l'itinérance interprétée comme un «mode de vie» en réponse aux injonctions d'intégration de la société. Cette approche révèle la personne itinérante comme une personne ayant une prise sur son existence malgré sa condition d'extrême vulnérabilité. C'est l'hypothèse de cette recherche qualitative. L'analyse du contenu des données recueillies tend à démontrer que si la personne en situation d'itinérance doit posséder des stratégies indispensables à sa survie, elle déploie également des stratégies visant la préservation de son identité sociale qu'elle élabore et ajuste aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de son groupe d'appartenance. Les données ont permis d'identifier les stratégies que les personnes en situation d'itinérance utilisent visant la protection de leur identité sociale, mais également celles qui, paradoxalement, visent le maintien de l'exclusion, ce retrait non plus subi et que l'on endure, mais un retrait poursuivi et que l'on préserve. D'une façon encore insaisissable et déconcertante, certaines personnes ne tentent plus d'affirmer leur identité et en arrivent à l'épuisement des possibilités d'intégration sociale. C'est dans cet espace que l'auto-exclusion se manifeste. Enfin, une deuxième source de données fut recueillie auprès de professionnels du milieu à partir du matériau de base dans le but de confronter ces données avec leur expertise. Ce mémoire se conclut par l'apport réflexif de ces quatre intervenants et explore des voies possibles d'intervention. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Itinérance, Exclusion, Identité, Santé, Incurie, Auto-exclusion.
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L'histoire et la mémoire en suspens : le patrimoine des villes post-industrielles et le cas du silo no 5 de MontréalMartineau, Marie-Nathalie January 2010 (has links) (PDF)
Le présent mémoire s'intéresse à la question du patrimoine des villes post-industrielles à partir de l'analyse d'un cas spécifique, celui du processus de patrimonialisation de l'élévateur à grain no 5 de Montréal. En partance d'une relecture d'un débat sur les notions et les pratiques de l'histoire et de la mémoire ayant contribué, dans les années 1980, aux mouvements de l'histoire culturelle et au renouveau de l'épistémologie des sciences historiques, nous interrogeons la construction socioculturelle des patrimoines contemporains, et du patrimoine industriel en particulier. Plus spécifiquement, nous questionnons la participation de ce type émergeant de patrimoine aux transformations des rapports à l'espace et au temps qui caractérisent les villes post-industrielles. Dans cette perspective, notre démarche s'interroge sur l'implication des savoirs historiques et sur leurs tensions constitutives avec la construction de mémoires socioculturelles spécifiques, qui contribuent ainsi à la patrimonialisation d'un objet public urbain. Trois questions centrales président à notre démarche. De qui, de quoi y a-t-il mémoire? De qui, de quoi y a-t-il histoire? Comment les savoirs cultivés et les souvenirs culturels transigent-ils ainsi dans la construction des patrimoines actuels? Le cas du silo no 5 est ainsi examiné à l'aune de deux séries historiques comparées. La première présente la mise en forme d'une description historique du silo no 5, que nous avons construite à partir d'une recherche documentaire de notre cru. La seconde décrit, par le biais d'une analyse comparée, la mise en exposition du silo no 5 telle qu'elle fut réalisée, en 2000, à l'occasion d'une exposition organisée spécifiquement à son sujet par le Centre d'histoire de Montréal. Cette analyse descriptive débouche sur l'exposé de quatre logiques patrimoniales se dégageant du processus de patrimonialisation examiné, qui prennent la forme de tensions imbriquées et paradoxales. Une première logique, qui s'attache aux intentionnalités qui sous-tendent l'action patrimoniale, identifie une tension entre la transformation et la monumentalisation de l'objet, d'où ressort le travail d'une mémoire paradoxalement absente du lieu. Une seconde logique démontre la prégnance de l'urbanité sur le passé propre de l'objet patrimonial, en exemplifiant les tensions qui définissent son intégration et sa dislocation dans le tissu urbain. Une troisième logique, plus proprement culturelle, s'attarde aux tensions du spectaculaire et de l'intervention dans la mise en scène patrimoniale, qui correspondent à des dispositifs caractéristiques de la transformation des nouveaux espaces publics urbains. Ces tensions constitutives culminent enfin dans une logique plus globale de l'objet patrimonial mettant en exergue l'un des enjeux fondamentaux du patrimoine contemporain, et des rapports à l'histoire et à la mémoire qu'il engage. Cet enjeu est celui d'une question troublante d'actualité: les patrimoines actuels parviendraient-ils ainsi à tirer de l'oubli par l'oubli? Fondés sur une
« authenticité » nouvelle, les patrimoines des villes post-industrielles imposeraient-ils désormais à l'histoire le verdict de la mémoire? ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Histoire, Mémoire, Sociologie historique, Épistémologie de l'histoire, Ville post-industrielle, Espaces publics urbains, Patrimoine, Patrimoine industriel, Montréal (Québec).
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La représentation et le traitement du débat entourant le mariage homosexuel par Le Devoir et La Presse (2003-2005)Patino Martinez, Jaime Salvador January 2007 (has links) (PDF)
Le présent mémoire a pour objectif de dégager le discours d'opinion des journalistes du Devoir et de La Presse autour de la représentation du débat social au sujet du mariage entre conjoints du même sexe. L'analyse thématique étoffée des propos de ces acteurs face à semblable controverse a permis de reconnaître leur perception d'un phénomène qui entraîne des changements au niveau de leur statut et de leur fonction informative les situant présentement en tant qu'agents critiques incontournables dans la naissance et la structuration de l'opinion publique. Cette problématique s'inscrit à l'intérieur des événements de l'actualité apparaissant dans l'espace public et qui sont privilégiés médiatiquement grâce à des critères journalistiques particuliers, comme l'aspect social des faits entraînant la confrontation de l'opinion publique, la relation avec les sources d'information et dans le cas présent, le principe humanitaire d'égalité auprès de ces minorités. En postulant que le traitement journalistique accordé au débat social sur le mariage gai a constitué un élément essentiel dans la perception de l'opinion publique, nous avons situé notre problématique dans le cadre de la fonction des priorités des médias. L'analyse de contenu comme méthodologie favorisée a permis de délimiter et d'établir un ordre systématique des grands thèmes qui ont marqué la direction de ce discours. Pour y arriver, un échantillonnage de 265 articles a été réalisé au sein des quotidiens francophones locaux, en l'occurrence, Le Devoir et La Presse, durant une période allant de juin 2003 à juin 2005. Dans ce travail d'analyse, il ressort de façon évidente que le discours journalistique à propos de cette polémique s'inscrit dans la conception démocratique particulière de ces médias et dans leur fonction éditoriale. Néanmoins, l'analyse a également permis de dévoiler la circulation d'une confrontation d'arguments tous azimuts allant même à l'encontre des tendances privilégiées par ces quotidiens. D'après les résultats révélés par cette analyse et en considérant également ses limites, les nombreuses représentations entourant cette controverse n'ont certainement pas répondu aux attentes des médias de conduire à un véritable débat de fond mobilisant l'ensemble de la population et d'arriver à un accord d'une forte majorité de l'opinion publique sur la question. Dans ce processus, il est nécessaire de considérer également l'importance d'une base des droits en quelque sorte incontestable en faveur de ces groupes sociaux juridiquement défavorisés. Cette constatation, qui renvoie aux limites de l'influence des médias peut conduire à un questionnement de la fonction de cette controverse dans le processus de l'agenda-setting. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Analyse de contenu, Agenda-setting, Controverse, Discours, Éditorialiste, Espace public, Études gaies et lesbiennes, Journaliste, Information, Mariage, Minorités sexuelles, Opinion publique, Presse écrite, Relationniste, Représentation, Sondage, Source d'information.
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La place des femmes dans la Société d'art contemporain : Montréal, 1939-1948Fortin, Nathalie January 2007 (has links) (PDF)
Suite à notre constatation que l'histoire de l'art des femmes du Québec et du Canada reste largement à écrire, nous avons voulu y contribuer en étudiant la manière avec laquelle les femmes s'étaient impliquées dans le champ de l'art, à l'aube de la modernité artistique. Consciente de la complexité de cette problématique, nous avons décidé de restreindre notre objet d'étude à l'analyse du rôle et de la reconnaissance des femmes à l'intérieur d'un groupe d'artistes montréalais des années 1940: la Société d'art contemporain (SAC). Le nombre élevé de femmes membres rendant cette étude trop vaste pour un mémoire de maîtrise, nous nous sommes vue contrainte de procéder à une sélection. Comme ce groupe qui soutenait l'art moderne s'était donné comme principale mission d'organiser des expositions des oeuvres de ses membres, notre sélection fût déterminée par la fréquence des participations des femmes aux expositions. Huit femmes -Marguerite Doernbach, Louise Gadbois, Prudence Heward, Sybil Kennedy, Mabel Lockerby, Jeanne Rhéaume, Marian Scott et Fanny Wiselberg -se sont finalement imposées comme faisant partie des membres les plus actifs et les plus susceptibles d'avoir eu un rôle significatif à jouer dans le groupe. Cette recherche étant basée sur une approche à la fois historique, sociologique et iconographique, la place des femmes dans la SAC y est analysée sous différents aspects. L'apport de notre corpus à la SAC est d'abord évalué grâce à l'observation des fonctions qu'y occupaient, ou non, ces huit femmes. Par ailleurs, l'analyse de leur production artistique -ou, lorsque cela s'est avéré possible, des oeuvres présentées lors des expositions de la SAC -nous a permis de constater de quelle manière chacune de ces artistes avait intégré les principes modernes dans sa pratique et, par conséquent, d'évaluer l'impact qu'elles avaient pu avoir à l'intérieur de la SAC, ainsi que sur le public. Enfin, l'analyse de la réception critique de ces femmes nous éclaire sur leur reconnaissance par le milieu de l'art et nous fournit, ainsi, davantage d'indices sur l'importance qu'elles étaient susceptibles d'avoir dans la SAC. Une attention particulière a, par ailleurs, été accordée au vocabulaire utilisé par la critique, afin d'évaluer si leur travail était commenté en fonction d'une quelconque « identité féminine ». Ce mémoire s'appuie sur une importante recherche en archives et constitue, en grande partie, un travail de défrichage. Il s'agit par conséquent d'une étude préliminaire pour des travaux plus approfondis sur ces femmes artistes. Néanmoins, nous croyons avoir démontré que, même si les femmes n'occupaient pas les devants de la scène artistique à l'époque de la SAC, elles manifestaient clairement le désir de s'impliquer dans la sphère sociale, et que ce groupe d'artistes leur a sans doute fourni un moyen d'y arriver. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Femmes artistes, Modernité, Société d'art contemporain, Montréal, 1940, Marguerite Doernbach (Peggy Anderson), Louise Gadbois, Prudence Heward, Sybil Kennedy, Mabel Lockerby, Jeanne Rhéaume, Marian Scott, Fanny Wiselberg.
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Rôle des réseaux sociaux dans le maintien et la transmission de la langue maternelle en situation d'immigration : cas de la communauté kabyle de MontréalChabah, Malia 11 1900 (has links) (PDF)
Le but de ce travail de recherche est d'examiner la relation entre les réseaux sociaux, le maintien de la langue maternelle (L1) et sa transmission aux enfants, au sein de la communauté kabyle de Montréal. De plus, nous tentons de déterminer le degré de maintien de la L1 et de sa transmission aux enfants en situation d'immigration. Nous avons choisi de prendre les Kabyles, le groupe berbère le plus important d'Algérie, comme sujet d'étude. Nous avons posé nos hypothèses de travail suite à la consultation de diverses études d'une part, sur le maintien de la L1 et sa transmission aux enfants en situation d'immigration, d'autre part, sur les liens entre les réseaux sociaux et le maintien de la L1. Nous supposons que plus le réseau social est étendu en L1 (kabyle), plus les locuteurs maintiennent leur L1 ; plus le réseau social est étendu en L1 (kabyle), plus les locuteurs transmettent leur L1 aux enfants ; plus les contacts L1 sont dans Je voisinage immédiat des locuteurs, plus ils maintiennent leur L1 et enfin, plus les contacts L1 sont dans le voisinage immédiat des locuteurs, plus ils transmettent leur L1 aux enfants. En plus de vérifier les hypothèses de travail, nous avons analysé l'impact sur le maintien de la L1 et sa transmission aux enfants de variables telles que le sexe, le niveau de scolarité, la compétence en français, les contacts L1 avec la famille, les contacts L1 parmi les amis, etc. Nous avons opté pour le questionnaire fermé pour recueillir nos données. Il a été administré par un intervieweur trilingue (kabyle/français/arabe) auprès de 47 couples. Nos résultats ont démontré que la majorité des répondants ne maintiennent pas le kabyle et ne le transmettent pas aux enfants. En effet, seulement 44.65 % (n = 21) des répondants maintiennent leur L1 et seulement 30.8 % (0 = 14) des répondants la transmettent aux enfants. Nous avons également trouvé que plus le réseau social des répondants est étendu en L1, plus ils maintiennent et transmettent le kabyle aux enfants. Ce sont les contacts L1 parmi les amis qui sont corrélés au maintien de la L1 et à sa transmission aux enfants: plus ces contacts sont nombreux, plus les répondants maintiennent leur L1 et la transmettent aux enfants. De plus, nous avons relevé que le maintien de la L1 ne conduit pas nécessairement à sa transmission aux enfants.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Berbères, Kabyles, maintien de la L1, transmission de la L1 et réseaux sociaux.
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Essai sur la reconstruction du vide : l'exemple du Faubourg Saint-LaurentHudon, Pascal 11 1900 (has links) (PDF)
Le faubourg Saint-Laurent, quartier central de Montréal, est incapable d'attirer des projets architecturaux aptes à combler ses vides, conséquences des pratiques architecturales modernistes des années cinquante et soixante. Les citoyens se sont approprié ces vides en raison de leurs propriétés hétérotopiques (Foucault, 1967) et s'opposent à tout projet qui détruira le lien privilégié qui s'est développé entre eux et cette ouverture de l'espace. Parce qu'il est le seul à maintenir ce lien, le seul aménagement convenable est l'espace public. L'officialisation du vide diminue la capacité de la ville à se régénérer. Ces oppositions aux projets démontrent l'impact d'une culture d'immobilisme (phénomène NIMBY) et de la crainte du changement. Pour assurer l'évolution de la ville, particulièrement des quartiers centraux, nous devons trouver des projets acceptables et des processus qui en permettent l'acceptation. Une étude philosophique de l'impact du vide sur la population a déterminé que son appropriation existait de façon psychologique, par la création d'un projet architectural personnel qui invalidait ainsi tout autre projet. Ces espaces sont hétérotopiques par leur capacité à représenter toutes et aucune des fonctions à la fois. Notre hypothèse affirme qu'une nouvelle définition de l'ouverture de l'espace, et ce tant physique que visuelle, préserverait les propriétés hétérotopiques des vides actuels. L'ouverture de l'espace arraché et aménagé a contribué à la création d'une nouvelle définition du besoin d'ouverture de l'espace. Les typologies résidentielles actuelles sont incapables de défendre cette nouvelle définition de l'ouverture de l'espace. Actuellement, de nouvelles typologies ne peuvent apparaître à cause notamment de la réglementation inappropriée, d'une structure de consultations publiques inefficace et en raison du manque de volonté politique. Les liens entre le vide et le plein nécessitent une profonde reconsidération. La relation actuelle, qui a rejeté celle du mouvement moderniste, n'est pas conséquente des besoins existants, des valeurs populaires et de l'évolution des techniques de construction. Le faubourg Saint-Laurent mérite qu'on s'attarde encore à son sort. Une série de nouveaux projets affirment être en mesure de redonner la vitalité au secteur. Ces solutions, bien que souhaitables, n'arriveront pas seules à rétablir l'environnement construit du quartier.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Montréal, modernisme, appropriation, vide, faubourg Saint-Laurent
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L'intégration des jeunes immigrants haïtiens au système scolaire québécois : l'exemple du quartier Saint-MichelEstimable, Lamarre 04 1900 (has links) (PDF)
Ce mémoire porte sur l'intégration des jeunes immigrants d'origine haïtienne au système scolaire québécois. Il propose de sensibiliser et de ramener les personnes en position d'autorité du monde scolaire québécois à la réalité, de relever les différents obstacles étroitement liés au problème d'intégration et les difficultés scolaires et d'apprentissage de certains jeunes. Le travail s'applique à cerner la différence entre les deux systèmes scolaires -l'haïtien et le québécois- et il examine le problème de classement et les retards académiques de la majorité des nouveaux arrivants haïtiens. Pendant que d'autres jeunes du même pays d'origine réussissent et s'intègrent presque sans heurts à l'école québécoise, la majorité des élèves d'origine haïtienne enregistrent assez systématiquement des taux de réussite plus bas que les autres groupes. Il semble évident que les conditions socio-économiques de ces élèves ne sont pas sans lien avec leurs difficultés scolaires. Pour atteindre les objectifs poursuivis par cette recherche, nous avons privilégié la méthode qualitative en utilisant comme outils des entrevues semi-structurées qui sont une approche directe et souvent très fructueuse. Nous avons recueilli les témoignages à l'aide d'un questionnaire validé auprès d'un groupe de personnes ayant de longues années d'expérience dans les milieux multiethniques auprès d'un échantillon composé de treize participants: huit garçons et cinq filles âgés en moyenne de 16 ans. Ils habitent tous le quartier Saint-Michel et sont en activités scolaires aux trois écoles secondaires de quartier ciblées dans notre recherche. Les témoignages recueillis auprès de ces jeunes nous permettent de comprendre que les difficultés d'intégration, les obstacles dus au racisme, aux préjugés, au rejet et au refus de l'autre ne se posent pas à tous. Il est vrai que la majorité d'entre eux ont soulevé le problème du racisme et des préjugés qu'ils ont expérimentés dès leur arrivée en milieu scolaire québécois. Ces problèmes constituent, de toute évidence, un frein majeur à leur intégration. Toutefois, d'autres n'ayant pas le même statut socio-économique et familial, nous confient avoir été acceptés dès leur arrivée et réussissent leur intégration presque sans difficulté à l'école québécoise. Ce mémoire comprend cinq chapitres qui se répartissent comme suit: les écrits réunis constituant la problématique de recherche, le cadre théorique qui regroupe tous les concepts qui entourent le sujet de la recherche, les démarches méthodologiques permettant d'atteindre les objectifs de la recherche, l'enquête de terrain permettant d'interroger treize jeunes garçons et filles et enfin l'analyse et l'interprétation des résultats de l'enquête.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Immigration, école, intégration, Haïti, interculturel.
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