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Poétique de l’allégresse : initiation à la Heiterkeit dans l’œuvre en prose d’Hermann Hesse / Poetics of joy : Initiation to Heiterkeit in Hermann Hesse’s prose writingsPoulain, Béatrice 20 January 2012 (has links)
Profondeur et complexité de la pensée poétique d’Hermann Hesse ont souvent échappé à une réception critique induite en erreur par la limpidité d’une écriture qui, aux antipodes de « la consternation » requise dans l’après-guerre, obéit à une poétique de l’allégresse, de la Heiterkeit. Identification et analyse de cette poétique exigent d’adopter la perspective active de Hesse, celle de lecteur-créateur, afin de mieux le suivre dans sa libération progressive de divers cadres de pensée philosophico-poétiques. Hesse se démarque d’abord, lors d’une première crise, des canons weimariens de la Heiterkeit puis, dans une seconde crise, de l’esthétique créatrice nietzschéenne de l’allégresse. Confronté à l’urgence de la situation historique, Hesse trouve alors à la fin des années vingt sa propre poétique de résistance aux idéologies totalitaires, notamment au national-socialisme : une poétique de l’allégresse originale qui, utopique et initiatique, n’évacue pas le non-rationnel de l’esprit, comme Thomas Mann à la même époque. L’auteur parvient, en incluant le non-rationnel dans le fondement historique et anthropologique qu’il retire de sa lecture de Jacob Burckhardt, à éviter les écueils d’une autre poétique se dédiant au même moment au combat historique et transhistorique contre le fascisme – la poétique benjamienne de l’aura et de « l’image dialectique ». La poétique hesséenne de l’allégresse sera initiation par traces de témoignages à une lecture-écriture allégoricienne faisant participer l’individu à une communication authentique, créatrice de vrai et de joie dans le partage culturel d’une parole poétique originaire où, avec l’autre, l’homme advient historiquement à lui-même. / Depth and complexity of Hermann Hesse’s poetical thinking have been foregone by many of his critics misled by the limpidity of a prosa which, displaying his concept of serene joy (Heiterkeit), dissented from « the consternation» litterature that prevailed after the war. To identify and to analyse this poetics we need to adopt Hesse’s active perspective of reader-creator while following his progressive liberation from different kinds of philosophical and poetical frames: in a first crisis, he struggles himself free of the Heiterkeit canons of the Weimar Classics whereas the second crisis enables him to break the spell of Nietzsche’s creative poetics of joy. Urged by the historical context of the late twenties, Hesse creates his own poetics of resistance against totalitarian ideologies, in particular against National Socialism: an utopian and initiatory poetics of joy, that does not dismiss the non-rational of the mind like does Thomas Mann. Hesse’s poetics is based on the historical and anthropological foundations originating from his reading of Jacob Burckhardt’s works. It therefore prevents itself from the pitfalls of another poetics dedicated to the historical and transhistorical fighting against fascism, i.e. Walter Benjamin’s poetics of the aura and the “dialectical image”. Hesse’s poetics of joy is an initiation, through traces of testimony, towards an allegorical reading-writing which allows the individual to take part in an authentic communication that creates both truth and joy by the cultural sharing of an original poetical language through which the human being is coming, together with the other, historically to himself.
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Coopération, utopie et liberté politique : étude sur le socialisme du premier 19e siècle françaisHurteau, Philippe 19 April 2018 (has links)
Cette thèse de pensée politique propose une relecture des oeuvres de Claude-Henri de Saint-Simon et de Charles Fourier, deux penseurs du « socialisme utopique » français du 19e siècle, allant dans le sens de leur association avec les pensées actuelles du « contre l’État », de la division originaire du social et de la dialectique de l’émancipation. À l’aide de l’interprétation de l’utopie développée par Miguel Abensour, qui est mobilisée tout en conservant à son égard une distance critique, il est montré en quoi Saint-Simon et Fourier participent à la découverte de la société comme objet de connaissance scientifique et comment cette découverte ouvre des possibilités inédites pour penser la transformation sociale. L’apport particulier de la thèse est alors l’étude des effets de la rencontre de l’utopie et du socialisme afin de saisir l’idéal coopératif à titre de mode alternatif d’institution de la société. Il est avancé qu’il se trouve, dans les oeuvres de ces deux auteurs, un cadre pour penser la liberté politique en ce que, tant Saint-Simon que Fourier, s’appuient sur une théorisation de l’utopie qui non seulement repère dans le présent les éléments d’un ordre nouveau à opposer à l’ordre établi, mais qui s’articule à même une conception ouverte de l’histoire basée sur la vérification de la satisfaction des besoins du grand nombre. Il est également avancé qu’en raison du procédé d’écart propre à l’utopie, se pose la possibilité, au sein même du socialisme, de cultiver une conscience du politique sensible au risque d’inversion des visées d’émancipation.
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Révolte, révolution et utopie dans les romans de Gioconda Belli / Pas de titre en anglaisLarge, Sophie 05 December 2014 (has links)
Ce travail porte sur les six premiers récits de Gioconda Belli, romancière, poète et ex-révolutionnaire nicaraguayenne. Il interroge trois motifs récurrents dans son œuvre – la Révolte, la Révolution et l’Utopie –, et cherche à en expliquer la présence obsessionnelle. En tant qu’intermédiaires entre les sphères individuelle et collective, ces objets d’étude nécessitent un éclairage à la fois psychanalytique et sociologique ; ces deux disciplines sont donc les outils privilégiés dans l’analyse, de même que la psychologie sociale, qui s’intéresse précisément aux processus psychiques régissant les interactions interpersonnelles. L’hypothèse de départ est que l’engagement dérive de la situation identitaire instable des personnages au début du récit, et que le choix entre Révolte, Révolution et Utopie dépend des conditions identitaires dans lesquelles ils se trouvent. Pour vérifier ce postulat, notre étude s’attache à dessiner les contours de la carence affective de chaque protagoniste, et analyse les processus identitaires susceptibles d’influencer la décision de s’engager, ainsi que les mécanismes psychiques que cette décision déclenche. Le fait que la quête d’identité ne soit pas assouvie par l’engagement mène alors à s’interroger sur la fonction idéologique de la Révolte, de la Révolution et de l’Utopie dans ces romans. Il s’agit donc aussi de déterminer le rôle de ces trois objets dans les récits, par l’étude de leur dimension temporelle, qui remplit une fonction à la fois diégétique et idéologique, ainsi que par l’analyse du dispositif argumentatif qui leur est associé, et qui révèle, de la part de l’auteur, une instrumentalisation de la littérature à des fins politiques. / This work deals with the first six novels of the novelist, poet and ex-revolutionary from Nicaragua, Gioconda Belli. It explores three recurrent themes – Revolt, Revolution and Utopia – and endeavours to explain the reason for their obsessional presence. As intermediaries between the individual and the collective, these concepts require both a psychoanalytical and sociological perspective. These two academic disciplines thus constitute the main tools of the research, as well as social psychology, which deals indeed with the psychological processes at play in interpersonal relations. The underlying assumption is that commitment stems from the characters’ unstable identity at the beginning of each novel, and that the choice between Revolt, Revolution and Utopia depends upon the circumstances of the creation of these identities. To put this assumption to the test, our study tries to locate the marks of emotional deprivation in each protagonist, and analyses the identity processes which are likely to influence the determination to commit and the psychological mechanisms resulting from such decision. Yet, the quest for identity is not quenched by commitment and this puts into question the ideological function of Revolt, Revolution and Utopia in these novels. Hence, this study equally tries to determine the role of these three objects in Belli’s work. It considers their temporal dimension, which has both a diegetic and an ideological function, and studies the argumentative devices attached to them, revealing thus the author’s political instrumentalisation of literature.
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O trabalho artístico em moldes colaborativos, e a utopia concreta dos teatreiros da ocupação cênica Hospital Psiquiátrico São PedroLauda, Luciene Zenaide Andrade January 2018 (has links)
Cette thèse porte sur la relation entre travail et art dans la société contemporaine. Elle propose une analyse des procédés novateurs développés par le processus collaboratif cette méthodologie de création qui va de pair avec une organisation du travail spécifique dans le théâtre contemporain. Les caractéristiques du phénomène étudié nous orientent vers trois approches à la fois distinctes et liées entre elles. La première approche met en débat la capacité critique de l’art (BOURDIEU, 1996 ; CHIAPELLO, 1998) puis la possibilité de son renouvellement (BOLTANSKI et CHIAPELLO ; BOLTANSKI, 2015 ; MUNK, 2015). Cette discussion nous permet d’interpréter le processus collaboratif comme une possibilité renouvelée de la capacité critique de l'art qui, en cherchant à récupérer ce qui a été assimilé et instrumentalisé par le capitalisme, avance “l’idéal” du paradigme contemporain du travail par projets. La deuxième approche appréhende l’organisation du travail sur des bases collaboratives comme une dimension sous-jacente du mouvement de résistance et de lutte en faveur de politiques publiques de soutien direct au théâtre, mouvement qui s’est développé en réponse au processus de privatisation de la culture (WU, 2005). Cette vision est cohérente avec la théorie de Touraine (1998, 2007), selon laquelle nous assisterions à l’affaiblissement voire à la disparition des institutions sociales qui soutiennent les individus, ce qui marquerait pour cet auteur le passage à un nouveau paradigme du point de vue de notre interprétation de la réalité sociale. Ce mouvement collectif organisé par des artistes et des groupes exclus des mécanismes de mécénat entrepreneurial via des exonérations fiscales, est emblématique des actions d’un sujet émergeant du centre du nouveau paradigme culturel – celui qui, ne voulant pas se soumettre à la logique du marché et de la consommation, cherche à définir son propre destin en articulant droit personnel et organisation collective. La troisième approche aborde enfin l’organisation du travail et la gestion collective sur des bases collaboratives que mettent en oeuvre les cinq collectifs de l’Occupation Immeuble Scénique Hôpital Psychiatrique São Pedro comme la réalisation d’une utopie concrète, une nouvelle grammaire de vie commune qui unit travail et projet de vie en communauté (LALLEMENT, 2015). Les théories mobilisées pour comprendre le phénomène analysé dans cette étude – le travail organisé de façon collaborative – renvoient ainsi à une seule et même question : la capacité d’action des acteurs dans le contexte des transformations récentes qui modèlent la société capitaliste contemporaine. / Esta tese versa sobre a relação entre trabalho e arte na sociedade contemporânea. Para tanto, dedicou-se a analise dos procedimentos de inovação desenvolvidos pela metodologia de criação e a correlata organização do trabalho em teatro contemporâneo, conhecida como processo colaborativo. As características apresentadas pelo fenômeno analisado nos apontam para três abordagens distintas, porém, inter-relacionadas. A primeira, discute a capacidade crítica da arte (BOURDIEU, 1996; CHIAPELLO, 1998) e, em seguida, a potencialidade de sua renovação (BOLTANSKI e CHIAPELLO; BOLTANSKI, 2015; MUNK, 2015). Tal discussão nos permitiu entender o processo colaborativo como uma possibilidade renovada da capacidade crítica da arte que, ao buscar resgatar o que foi apropriado e instrumentalizado pelo capitalismo, faz avançar o “ideal” do paradigma contemporâneo do trabalho, por projetos. A segunda, toma a organização do trabalho em moldes colaborativos como subjacente ao movimento de resistência e de lutas por políticas públicas de fomento direto ao teatro, surgido a partir do processo de privatização da cultura (WU, 2006). Situação esta que, em seu conjunto, vem ao encontro da teoria de Touraine (2007), segundo a qual estaríamos vivenciando o enfraquecimento, ou até mesmo, o desaparecimento das instituições sociais que dão suporte aos indivíduos, condição esta que sinaliza o que o autor entende ser a passagem de um paradigma a outro em nossa interpretação da realidade social Tomamos esse movimento coletivo organizado por artistas e grupos, alijados dos mecanismos de patrocínio empresarial via incentivo fiscal, como emblemático das ações do sujeito que emerge do centro do novo paradigma cultural - aquele que não querendo se subter à lógica do mercado e do consumo, busca definir seu próprio destino articulando direito pessoal e organização coletiva. E a terceira, aborda a organização do trabalho e a gestão coletiva em moldes colaborativos, mantidas pelos cinco coletivos que fazem parte da Ocupação Condomínio Cênico Hospital Psiquiátrico São Pedro, como a realização de uma utopia concreta, na medida em que se apresenta como uma nova gramática de convivência, que une trabalho e projeto de vida em comum (LALLEMENT, 2015). De forma que as teorias mobilizadas para a compreensão do fenômeno avaliado neste estudo - o trabalho que se realiza em moldes colaborativos - dizem respeito a uma única questão: a capacidade de ação dos atores no contexto das recentes transformações que configuraram a sociedade capitalista contemporânea.
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Quelle place pour l’utopie dans la philosophie politique ?Cayer, Nicholas 05 1900 (has links)
Ce mémoire propose d’analyser la place de la réflexion utopique au sein de la philosophie politique. En tant qu’idéal permettant de porter un regard critique sur la société ainsi qu’une mise en lumière des perspectives de transformation de celle-ci, l’utopie est un concept pertinent pour la réflexion politique. L’utilisation de l’utopie selon ces termes est toutefois critiquée. Pour justifier la réactualisation de l’utopie, nous analysons deux critiques qui ont été formulées à son égard avant de proposer une reconceptualisation de celle-ci. Le premier chapitre traite de la critique concernant l’incapacité de la réflexion idéale à être appliquée dans le monde. Nous mobilisons les apports théoriques du débat entre la théorie idéale et non idéale afin d’y répondre. Cette discussion nous fournit une meilleure compréhension du concept de faisabilité ainsi que de la capacité de la théorie idéale à guider l’action. Le deuxième chapitre se concentre sur l’autoritarisme inhérent aux idéaux utopiques. L’utopie serait la recherche d’un idéal de perfection absolue qui doit être imposé par la violence. Cette critique est partiellement répondue par des exemples d’utopies ne se conformant pas à cette définition. Le troisième chapitre propose de repenser le concept d’utopie. L’utopie réaliste de Rawls est analysée, mais elle s’avère inadéquate pour notre propos. Notre attention est tournée vers les perspectives de Böker et McKenna nous permettant de jeter les bases d’une nouvelle conception de l’utopie. Nous terminons par un retour positif sur notre question principale : l’utopie doit être réactualisée dans la philosophie politique comme une dimension essentielle. / The purpose of this master’s is to analyze the role of utopian thinking within political philosophy. Utopia, being an ideal used to criticize and transform present society is a useful concept for political thought. However, using utopia in these terms is criticized. To justify reintroducing this concept within political philosophy, we analyze two criticisms against utopia before reconceptualizing our main concept. The first chapter deals with the inability of ideal thought to address real world issues. To respond to this criticism, we analyze the recent debate between ideal and non-ideal theory. This discussion provides us with a renewed understanding of the role of feasibility and action-guiding in ideal theory. The second chapter deals with the authoritarian character of utopian ideals. Within this perspective, utopia is a pursuit of social perfection which can only be enforced through violence. This criticism is partially responded with examples of utopia which do not conform with this definition. The third chapter proposes to rethink the concept of utopia. The first perspective to be analyzed is Rawls’s realist utopia, but it does not adequately reintroduce utopian thought within political philosophy. In turn, the theories of Böker and McKenna enable us to think of utopia in a more open and dynamic perspective. To finish this master’s, we return to our first inquiry. Not only does utopia has a role within political philosophy, it should be seen as an essential part.
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De l’Encyclopédie des Nuisances à la pensée anti-industrielle : retour sur la construction idéologique d’une utopie contemporaine. / from the “Encylopédie des Nuisances” to the “anti-industrial” thought : study of the ideological construction of a contemporary utopian visionTourreilles, Aurélien 11 January 2019 (has links)
L’Histoire de la gauche radicale en France connaît deux influences majeures souvent considérées comme incompatibles : le marxisme et l’anarchisme (ou la pensée libertaire). Pourtant face aux échecs répétés des tentatives révolutionnaires à base prolétarienne en Europe, et au manque de « poids » des théories libertaires au sein de la contestation radicale du monde contemporain, la « gauche révolutionnaire traditionnelle » semble aujourd’hui être « dépassée » voire « démodée ». Si depuis les évènements de Mai 68 nombre de courants radicaux de gauche, parfois appelés « ultra-gauche », sont apparus en France, il semblerait qu’émerge aujourd’hui, au sein de la gauche radicale, contestataire et révolutionnaire une volonté de s’unir autour d’une ambition commune : faire la Révolution. C’est d’ailleurs ce que tentent d’expliquer Olivier Besancenot et Michael Löwy dans leur ouvrage intitulé : Affinités révolutionnaires . Souvent associés dans la lutte, les partisans de ces deux écoles de pensée semblent se séparer sur le plan des idées. D’inspiration marxiste et libertaire la pensée anti-industrielle reflète cette volonté unificatrice. Issu de la contestation radicale de Mai 1968, la pensée anti-industrielle se développe en France au cours des années 1980 à travers la revue Encyclopédie des Nuisances dirigée par Jaime Semprun. Rejetant le marxisme comme dogme et considérant qu’aucune critique radicale ne permet à cette époque de réellement comprendre correctement l’organisation du monde et l’idéologie dominante, les penseurs de l’Encyclopédie des Nuisances souhaite proposer à travers ce Dictionnaire de la déraison dans les sciences, les arts et les métiers, une forme de bilan reprenant les échecs de mai 1968 et « les immenses succès remportés depuis 68 par la domination modernisée » afin de « les voir dans toute leur ampleur et dans leurs conséquences, sans se dissimuler en quoi ils étaient, bien plus qu’une simple restauration, une contre-offensive décisive, achevant de ruiner à peu près tout ce sur quoi la critique sociale avait cru jusque-là pouvoir se reposer » . Par la suite, c’est en Mars 2010 que Manuel Amoros a rédigé un manifeste intitulé Nous les anti-industriels dans lequel il tenta de définir la position des penseurs anti-industriels. Il conclut en définissant la pensée anti-industrielle comme suit : La pensée contre le développement, ou anti-industrielle, ne représente pas une nouvelle mode, une critique purement négative de la pensée scientifique et des idéologies progressistes, ni un vulgaire primitivisme qui proposerait de retourner à un moment quelconque de l’Histoire ou de la préhistoire. Elle n’est pas non plus une simple dénonciation de la domestication du prolétariat et du despotisme du capital. Encore moins est-elle quelque chose mystificatrice comme une théorie unitaire de la société, chasse gardée de la dernière des avant-gardes ou du dernier des mouvements. Elle va plus loin que cela. Elle est le stade le plus avancé de la conscience sociale et historique. C’est une forme déterminée de conscience, de la généralisation de laquelle dépend le salut de l’époque. Si les Encyclopédistes peuvent être considérés comme les premiers auteurs appartenant à la pensée anti-industrielle et le manifeste comme étant le socle théorique de base de cette pensée, il ne faut pas négliger d’autres auteurs et d’autres maisons d’éditions qui se rattachent aujourd’hui à ce courant. Citer tous les auteurs anti-industriels. Constitution de corpus. Une fois ces auteurs « recensés », il est intéressant de noter que cette pensée anti-industrielle semble rassembler l’ensemble des critiques radicales du monde contemporain afin d’en dégager une globale, permettant à la fois d’en saisir toutes les « caractéristiques » et « les nuisances », mais également de définir les bases du monde à venir qui devrait se substituer au monde contemporain. / .This PhD thesis aims at understanding the ideological construction of a revolutionary political thought that came to existence in France during the 1980s. This work is the result of our will to understand – in the Weberian sense of the term – not only what motivated the thinkers of the “Encyclopédie des Nuisances” to start a situational analysis of the social critique of the time, but also the ideological evolution that permitted the development of an anti-industrialist movement at the beginning of the twenty-first century. In 2010, thanks to the anti-industrialist manifesto the movement appeared. Our hypothesis is that the birth of these particular contemporary utopian views is the result of two decisive factors: on the one hand, the disappointment of some activists towards the May 1968 events in France; and on the other hand, the sense of urgency concerning the sophistication of the industrial world through nuclear power, and the new information and communication technology. We argue that these different evolutions seem to lean towards the creation of a contemporary utopian thought offering to readjust the social critique to the new living standards of individuals.
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Stefan Zweigs Europagedanke in Die Welt von Gestern : Europäische Einigkeit in einer Zeit des Zusammenbruchs / Stefan Zweig’s Idea of European Unity in Die Welt von GesternSutherland, Scott January 2021 (has links)
In den letzten Jahren hat der Europagedanke Stefan Zweigs erneut Interesse geweckt, sowohl in der Forschung als auch in den Medien und in der Politik in einer Zeit, in der Beobachter Parallelen zu der Gegenwart suchen und versuchen einen Zeitgeist der Instabilität und Negativität in Europa und im Westen zu erklären. Zweigs Memoiren Die Welt von Gestern (1942) stellen ein bekanntes, frühes Beispiel eines entwickelten Europagedankens dar, obwohl sein Wert oft debattiert wird. In dieser literaturwissenschaftlichen Arbeit wird der Text derMemoiren und der Europagedanke, der darin ausgedrückt wird, analysiert. Der Fokus der Analyse liegt auf drei Motiven: Der Flucht ins Geistige, dem idealen Habsburger Mythos und dem Sieg in der Niederlage. Zweig benutzt diese Motive, um einen Europagedanken vorzulegen, der kulturelle und geistige Gemeinsamkeiten betont und der auch eine utopische Vision der Konzilianz und Freiheit fördert, die im scharfen Kontrast zu Europas damaligen Zusammenbruch in den 1930er und 40er Jahren steht. Obwohl sich diese Europavision zu Zweigs Lebzeiten als unerreichbar erwies, umfasst Zweigs Europagedanke auch einen moralischen Heroismus, und verspricht seinen Befürwortern, darunter Zweig, eine geistige Permanenz und die Hoffnung auf eine bessere Zukunft. / Stefan Zweigs Europatanke har under senare år blivit föremål för förnyat intresse i såväl akademin som i medier och i politiken i en tid då man sökt historiska paralleller till vår samtid och försökt förklara en tidsanda som kännetecknas av instabilitet och negativitet i Europa och i västvärlden i stort. Zweigs memoarer Die Welt von Gestern (1942) utgör ett välkänt, tidigt exempel på en gedigen reflektion kring Europatanken. Dock är meriterna hos Zweigs Europatanke omdebatterade. Denna litteraturvetenskapliga studie analyserar texten i Zweigs memoarer och den Europatanke som ges uttryck för däri med fokus på tre motiv: den s.k. Flucht ins Geistige, den idealistiska, habsburgska myten, och idén om segern i nederlaget. Zweiganvänder dessa motiv på ett sofistikerat sätt och lägger fram en Europatanke som betonar kulturella och konstnärliga gemensamheter och en utopisk vision som kännetecknas av försonlighet och frihet, och som står i stark kontrast med Europas pågående kollaps på 1930-och 40-talet. Zweigs Europatanke visade sig inte vara genomförbar under Zweigs livstid menden omfattade även en moralisk heroism och utlovade sina anhängare, däribland Zweig själv, ett löfte om intellektuell och andlig permanens. / Stefan Zweig’s idea of European unity has in recent years received renewed interest. This is true not just in academia, but also in media and politics, as observers have sought parallels to our own present day and to explain a Zeitgeist of instability and negativity in Europe and the Western world. Zweig’s memoirs Die Welt von Gestern (1942) provide a famous early example of an articulated reflection on European unity, however, its merits are often debated. This literary study analyses the text of Zweig’s memoirs and the idea of European unity expressed therein with a focus on three motifs: the Flucht ins Geistige, the idealistic Habsburg mythos, and the “victory in defeat”. Zweig employs these motifs in sophisticated ways to present an idea of European unity which emphasises cultural and artistic commonalities, a utopian vision of magnanimity and freedom in sharp contrast to Europe’s ongoing collapse in the 1930s and 40s and finally one which, although unattainable in Zweig’s lifetime, embodies a moral heroism and the promise of permanence for its supporters, Zweig among them.
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TEMPORARY PARADISES / TEMPORARY PARADISESVolfová, Marika January 2018 (has links)
My diploma work is focused on topic of environmental responsibility, priviledge of mobility, nomadism, borders and dreaming of utopic un/realities. In site-specific instalation I combine sound, video, painting and text.
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La création d’un royaume eutopique arthurien au XIIe siècle : géographies mythiques et itinéraires arthuriens pour un monde idéal / The creation of an Arthurian eutopic kingdom in the 12th century : mythical geographies and Arthurian routes for an ideal worldVerdon, Flore 07 October 2019 (has links)
Ce travail analyse le rôle fondamental du royaume arthurien dans le récit breton du XIIe siècle. Ce lieu soulève des problématiques relatives aux fonctions de la souveraineté et tend vers la définition d’un idéal qu’on appellera « eutopique ».L’étude repose sur l’hypothèse de l’existence de deux « domaines » arthuriens qui donnent aux textes leur polarité fondamentale : le domaine courtois d’une part, qui se caractérise par une emprise masculine, celle d’Arthur, et le domaine merveilleux qui est davantage marqué par des figures féminines, souvent féeriques. Ce dernier domaine figure un envers symbolique du domaine d’origine du héros dont le parcours met en lumière une tension dialectique féconde. En effet, l’aventure le conduit du domaine courtois au domaine merveilleux, pour le ramener à la fin à la cour d’Arthur. Or ce retour ne signifie pas une régression au point de départ, mais implique au contraire la définition d’un nouvel espace, à la fois concret et idéal, à la tête duquel le héros, désormais investi de la fonction royale, règnera en assurant le bien-être de sa communauté. Ce troisième lieu est donc distinct du domaine courtois originel et en propose une variante régénérée. Le nouveau royaume qui émerge à l’issue de l’aventure chevaleresque peut ainsi être appelé « eutopique ». C’est le lieu de la construction d’un idéal humble, assurant la satisfaction des besoins humains les plus simples : l’abondance alimentaire, et de manière générale la réparation de toutes les « mauvaises coutumes » que le roi fatigué a laissé s’installer. Il se situe donc aussi aux antipodes d’idéaux plus abstraits pour poser cette aspiration simple d’une vie à mesure humaine. / This thesis analyses the fundamental role of the Arthurian kingdom in the Arthurian narrative of the twelfth century. This place raises issues related to the functions of sovereignty and tends towards the definition of an ideal that will be called « eutopic ».The study is based on the hypothesis of the existence of two Arthurian « domains » which give to the texts their fundamental polarity: on the one hand, there is the courteous domain, which is characterized by a male authority, that of Arthur, and on the other hand, the marvelous domain is comprised of fairy feminine figures. The marvelous domain is a symbolic reverse of the hero’s original domain, whose path highlights a dialectical tension. Indeed, the adventure leads him from the courteous domain to the marvelous one, to bring him back at the end to Arthur’s court. This return does not mean a regression to the starting point, but on the contrary implies the definition of a new space, both concrete and ideal, at the head of which the hero, now invested with the royal function, will reign by ensuring the well-being of his community. Therefore, this third place is distinct from the original courteous domain and proposes a regenerated variant. The new kingdom that emerges at the end of the chivalrous adventure can thus be called « eutopic ». It is a place for the construction of a humble ideal, ensuring the satisfaction of the simplest human needs: the abundance of, and more generally the restoration of all the « bad customs » that the tired king let settle down. It is the antithesis of more abstract ideals to pose this simple aspiration of human scale life.
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Der literarische Maschinenmensch und seine technologische Antiquiertheit: Wechselbeziehungen zwischen Literatur- und TechnikgeschichteDrux, Rudolf January 2004 (has links)
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