L'impact de la consanguinité sur la fécondité, la stérilité et la mortalité infantile a été étudié dans 5 mariages entre oncle et nièce (1:2), 251 mariages entre cousins (2:2) et 358 mariages entre cousins et petits-cousins (2:3) célébrés au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Trois groupes contrôles appariés aux caractéristiques démographiques et socioéconomiques des couples consanguins ont été créés. Les données nécessaires à l'étude ont été extraites d'un registre informatisé de population. Le degré de stérilité primaire était semblable dans les groupes consanguins et non consanguins. Le nombre moyen d'enfants dans les trois groupes consanguins considérés n'était pas statistiquement différent de celui trouvé dans leurs groupes contrôles respectifs (p > 0,05). Le taux de mortinatalité n'était pas significativement plus élevé parmi les groupes 2:2 et 2:3 par rapport à leurs groupes contrôles respectifs (p>0,05). La mortalité durant la première année de vie était significativement plus élevée dans les deux groupes consanguins (p<0,01) alors que la mortalité entre 1 et 15 ans ne l'était pas (p>0,05). Moins de 1% de la mortalité avant l'âge de 15 ans excluant les avortements spontanés, pouvait être attribué aux mariages consanguins. Ces résultats sont comparables à ceux obtenus dans presque toutes les études publiées à ce jour dans diverses populations.
Identifer | oai:union.ndltd.org:Quebec/oai:constellation.uqac.ca:1422 |
Date | January 1992 |
Creators | Émond, Marcelle |
Source Sets | Université du Québec à Chicoutimi |
Language | French |
Detected Language | French |
Type | Thèse ou mémoire de l'UQAC, NonPeerReviewed |
Format | application/pdf |
Relation | http://constellation.uqac.ca/1422/, doi:10.1522/1475676 |
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