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Biodiversité des plantes médicinales québécoises et dispositifs de protection de la biodiversité et de l'environnement

On estime le nombre d'espèces de plantes médicinales utilisées par 80 % de la population mondiale dans les médecines traditionnelles et dans le secteur pharmaceutique entre 53 000 et
72 000. Cela représente de 13 % à 17 % des
422 000 espèces végétales supérieures connues dans le monde, dont 2 874 espèces sont utilisées en Amérique du Nord, particulièrement par les peuples autochtones, ainsi que dans le système de santé moderne. Toutefois, déjà 21 % des espèces médicinales identifiées dans le monde, soit 15 000, sont menacées par différents facteurs. Au Québec, parmi la liste des 59 plantes désignées menacées ou vulnérables, 26 sont des plantes médicinales, ce qui réprésente 44 % des espèces végétales désignées menacées ou vulnérables. La rapide diminution des habitats naturels et de la biodiversité contribue également à la perte d'une richesse culturelle et naturelle liée aux savoirs médicinaux traditionnels. L'utilisation et l'importance accrue de la biodiversité médicinale, tant pour les produits de santé naturels que pour le développement pharmaceutique, devrait pourtant exiger de protéger davantage et de valoriser les fruits de cette biodiversité. Paradoxalement, il n'y a toujours pas d'inventaire complet des espèces médicinales sauvages indigènes dans les différents dispositifs législatifs et réglementaires relatifs à l'utilisation et à la conservation de la biodiversité du Québec et du Canada. Cette absence de considération ou du moins ce retard à mettre en oeuvre une politique globale et cohérente dans ce domaine étonne d'autant plus que le Québec accueille le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique. C'est pour tenter de commencer à combler cette lacune que nous avons réalisé une liste des plantes médicinales sauvages indigènes du Québec que nous présentons dans le cadre de ce mémoire. Cette recherche exploratoire, présentée sous la forme d'étude de cas unique, tente de dresser l'état des lieux tant des plantes médicinales que des politiques publiques supposées les encadrer, les protéger et assurer leur développement, à la lumière notamment des dispositifs législatifs et réglementaires provinciaux, nationaux et internationaux de protection de la biodiversité déjà en vigueur. L'analyse critique de ces politiques publiques vise à tenter d'évaluer dans quelle mesure les plantes médicinales sauvages indigènes du Québec sont actuellement protégées de la surexploitation et de la destruction des habitats naturels. Notre analyse de ces dossiers s'inscrit dans les approches écosystémique et écosanté, soucieuse d'éviter une approche éconocentriste, souvent présentée comme principal argument pour justifier la conservation de la biodiversité. La prise en compte des plantes médicinales dans l'élaboration des politiques publiques demeure récente, voire parfois encore inexistante. La biodiversité médicinale sauvage indigène du Québec est inadéquatement protégée par les politiques publiques et la protection de ces ressources naturelles représente une nécessité de plus en plus pressante. Nous concluons en suggérant certaines pistes d'action pour la protection et la valorisation de la biodiversité médicinale du Québec et du Canada. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Santé, Environnement, Plante médicinale, Biodiversité, Herboristerie, Conservation, Protection, Législation, Convention, Politiques publiques, Médecines alternatives et complémentaires, Savoirs traditionnels.

Identiferoai:union.ndltd.org:LACETR/oai:collectionscanada.gc.ca:QMUQ.967
Date January 2008
CreatorsLéger, Annie
Source SetsLibrary and Archives Canada ETDs Repository / Centre d'archives des thèses électroniques de Bibliothèque et Archives Canada
Detected LanguageFrench
TypeMémoire accepté, PeerReviewed
Formatapplication/pdf
Relationhttp://www.archipel.uqam.ca/967/

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