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Le cinéma de Lorenzo Soler dans l'Espagne franquiste : (1963-1970) : (Les images de la réalité sociale en Espagne sous séquestre) / Lorenzo Soler's cinema in Franco's Spain : (1963-1970)‎ : (pictures of social reality in Spain impounded)

Barcelone, 1962, les routes de Lorenzo Soler et de Juan Piquer, issus de la génération de La Posguerra, se croisent de nouveau. Dans leur ville natale, Valence, ils avaient fréquenté le même collège huppé… et subi les mêmes souffrances, liées aux injustices de la société franquiste. Une amitié solide va naître. Juan Piquer est réalisateur. Sous son influence, Lorenzo Soler fondera une société de production cinématographique. Le 29 juillet 1963, une bombe éclate à La Puerta del Sol, au coeur de Madrid. Les deux jeunes Valenciens sont profondément choqués. Lorenzo Soler décide de produire un documentaire sur la période opaque de la pré-Guerre civile, l’ investissement des deux amis sera exemplaire. La première partie de la thèse dévoilera l’histoire du documentaire, tourné en 35 mm, reconstituée, en l’absence de copie, à partir des dossiers de censure. 1965, Juan Piquer repart travailler à Madrid. Dès 1964, le producteur s’était lancé dans la réalisation en tournant en 16 mm. Octobre 1965, la Mairie de Barcelone veut mettre en exergue sa politique du logement à l’égard des immigrants venus de l’Espagne du Sud, Lorenzo Soler est chargé de la réalisation de l’oeuvre de commande. Lors du tournage, il découvre el barraquismo, la gorge nouée, il tourne, mais l’oeuvre, une fois réalisée, sera mise sous séquestre. La décision du cinéaste se fera alors irrévocable, ses images témoigneront. La seconde partie de la thèse recouvrira la période 1965 - 1970 et traitera du parcours du précurseur d’un cinéma nouveau : « el cine [documental] independiente ». / In 1962, in Barcelona, Lorenzo Soler’s path crossed again Juan Piquer’s, by chance. Both were from the Posguerra generation. In their hometown, Valencia, they had attended the same posh college… and suffered the same experiences, because of the injustices of the Franco’s society. Their reunion marked the beginning of a close friendship. Juan Piquer was a film maker. Under his influence, Lorenzo Soler founded a movie production company. On July 29th 1963, a bomb exploded in downtown Madrid. The two young men were deeply shocked by the bomb attack. Lorenzo Soler then decided to produce a documentary on the obscure period that preceded the Civil War. The two friends’ commitment was exemplary. The first part of the thesis unveils the story of the documentary, from the study of the censure, because there is no copy of the movie, shot as a 35 mm film. In 1965, Juan Piquer went back to Madrid for work. In 1964, the producer started directing movies, using a 16 mm camera. In October 1965, Barcelona town council decided to promote its housing policy toward the southern Spain immigrants, Lorenzo Soler was in charge of a commissioned documentary. While shooting, he discovered el barraquismo, a lump in his throat, he shot, but his work was confiscated. Then the film maker’s decision became irrevocable, his work had to testify. The second part of the thesis deals with the career, from 1965 to 1970, of the precursor of a new cinema in Spain : el cine [documental] independiente.

Identiferoai:union.ndltd.org:theses.fr/2012DIJOL040
Date10 February 2012
CreatorsHerrou Tual, Claudie
ContributorsDijon, Larraz, Emmanuel
Source SetsDépôt national des thèses électroniques françaises
LanguageFrench
Detected LanguageFrench
TypeElectronic Thesis or Dissertation, Text

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