Return to search

L'"écriture de la vie" (seikatsu tsuzurikata), une pédagogie du réalisme dans l'expression de soi au cœur de l'institution scolaire japonaise (1912-2012 ) / Writing about Life (seikatsu-tsuzurikata), a pedagogy of realism in self-expression at the Japanese school (1912-2012 )

La pédagogie appelée seikatsu tsuzurikata (litt. écriture ou rédaction de la vie) s’est développée à partir de 1912 dans le cadre du mouvement de l’« éducation libérale de Taishô » (Taishô jiyû kyôiku). Durant ces années, de nombreuses écoles privées furent établies sur la base des principes de l’éducation nouvelle développés dans les pays occidentaux. Dans certaines écoles publiques également, quelques jeunes enseignants « progressistes » s’efforcèrent de développer une pédagogie permettant notamment aux enfants de s’exprimer plus librement et intimement dans leurs rédactions. L’« expression écrite » (tsuzurikata) était en effet la seule matière à ne pas être contrainte par l’utilisation des manuels scolaires imposés par l’Etat, et elle constituait en ce sens un champ d’expérimentation relativement libre. Malgré l’oppression du gouvernement militariste avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, cette méthode fut alors suffisamment élaborée pour survivre dans des classes japonaises d’après-guerre jusqu’à aujourd’hui. Nous étudierons dans cette thèse le contexte historique dans lequel a émergé cette forme de pédagogie, qui vise un développement global des enfants, c’est-à-dire tant au niveau intellectuel (les connaissances) qu’émotionnel (la personnalité). La question qui nous guidera dans cette étude sera de comprendre comment et pourquoi cette pédagogie s’est développée dans un système éducatif qui, du fait des principes sur lesquels il s’était développé et des objectifs qui lui avaient être fixés à partir de l’ère Meiji (1868-1912), ne pouvait pourtant a priori que la rejeter. / The pedagogy called seikatsu tsuzurikata was developed after 1912 within the «Taishô liberal education movement» (Taishô jiyû kyôiku). During this period, many private schools were established on the basis of the ideas of the «New Education» imported from West. In several public schools also, some young «progressive» teachers tried to develop one pedagogy that could help the children to express more freely in their writing. The composition (tsuzurikata) was in those days the only class that had no obligation to use the textbook screened by the government. Therefore, this class offered the teachers the possibilities to do some experiments relatively freely. Although the oppression by the government before and during the Second World War, this method was elaborated enough to survive in the Japanese classes after the War until the present time. We will study in this thesis the historical context in which emerged this form of education which aims at a holistic development of children, that is to say, both intellectually (knowledge) and emotional (personality). The question that will guide us in this study will be to understand both how and why this pedagogy succeeded to develop in an educational system which, because of the principles and objectives on which it was developed from the Meiji era (1868-1912), was a priori supposed to reject it.

Identiferoai:union.ndltd.org:theses.fr/2014INAL0012
Date26 September 2014
CreatorsKawarabayashi, Akiko
ContributorsParis, INALCO, Galan, Christian
Source SetsDépôt national des thèses électroniques françaises
LanguageFrench
Detected LanguageFrench
TypeElectronic Thesis or Dissertation, Text, Image

Page generated in 0.0021 seconds