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Les impacts sociaux de la mine Raglan auprès des communautés inuit de Salluit de KangiqsujuaqBlais, Jonathan 23 April 2018 (has links)
Ce mémoire vise à documenter et analyser les impacts sociaux de la mine Raglan, en opération depuis 1998, sur les communautés inuit de Salluit et de Kangiqsujuaq afin de mieux saisir les conséquences de tels projets sur les populations inuit du Nunavik. L’ouverture et la mise en opération de projets miniers de cet ampleur n’est certes pas sans conséquences pour les populations locales particulièrement en contexte nordique. De fait, les redevances minières versées aux communautés, le système de fly-in, fly-out bien souvent mis en place, les emplois créés ou même l’utilisation du territoire qui diffère de par la présence d’un complexe minier apporte son lot de changement. Cependant, nous en savons peu sur les impacts sociaux des projets miniers réalisés au Nunavik. En étudiant et en comparant les impacts sociaux de Raglan sur les communautés de Salluit et Kangiqsujuaq, cette recherche vise à combler ces lacunes et apporter un nouvel éclairage sur l'impact de l'exploitation minière au Nunavik. MOTS CLÉS : Impacts sociaux, exploitation minière, Nunavik, Salluit, Kangiqsujuaq, Inuit, mine Raglan, Entente Raglan, ententes sur les répercussions et avantages (ERA). / This research is an attempt to document and analyze the social impacts of the Raglan Mine on the communities of Salluit and Kangiqsujuaq in order to further understand the consequences of such projects on the inuit populations of Nunavik. Nunavik is facing an unprecedented mining boom. Extractive companies are attracted by its considerable mineral resources. Following the promotion of mining development by the Quebec Government, the level of exploration and exploitation is unprecedented North of the 49th parallel. However, the large-scale development of the mining industry is not without consequences for the Inuit people of Nunavik that will be the first to feel the impacts of these mining projects. However, we know little about the social impacts of mining projects taking place in Nunavik. By studying and comparing the social impacts of Raglan on the communities of Salluit and Kangiqsujuaq, this research aims to help bridge these gaps and bring on new light to the impact of mining development in Nunavik. KEYWORDS: social impacts, mining development, Nunavik, Salluit, Kangiqsujuaq, Inuit, Raglan mine, Raglan Agreement, Impacts and benefits agreements (IBA).
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Les dimensions silencieuses de l'acceptabilité sociale en contexte autochtoneFortin, Julie 13 December 2023 (has links)
Cette thèse propose une analyse des dimensions silencieuses de l'acceptabilité sociale en contexte autochtone, qui peuvent limiter la capacité de délibération et de négociation des communautés. Du point de vue de l'industrie, la notion de « licence sociale pour opérer » sert à légitimer les projets en mettant de l'avant des valeurs de dialogue et de consensus. Or, malgré les avancées importantes qui découlent de l'adoption de normes internationales en matière de responsabilité sociale, le respect des engagements fait parfois défaut, particulièrement dans le cas des compagnies d'exploration juniors. En effet, la précarité de ces compagnies, le fait qu'elles soient moins scrutées que leurs homologues bien établies et leur besoin d'obtenir rapidement le soutien de la population pour convaincre les investisseurs, causent une pression importante sur les communautés locales et placent ces-dernières dans une position de vulnérabilité, surtout si elles disposent de ressources limitées. Par ailleurs, le partage de bénéfices avec les communautés et le financement d'infrastructures, en palliant les lacunes de l'État, engendrent une relation de dépendance économique et contribuent à la détérioration du tissu social des communautés. Enfin, malgré la promotion du dialogue, tant par l'État que par l'industrie, les membres des communautés qui veulent participer aux négociations doivent adopter le discours corporatif, une exigence qui a pour effet d'exclure certains thèmes et individus des discussions, tels que les femmes, les jeunes et les personnes ayant un mode de vie plus traditionnel. Dans le champ des relations publiques, malgré la prolifération de modèles théoriques axés sur le dialogue, aucun d'entre eux ne permet de bien saisir les relations de pouvoir asymétriques entre les acteurs impliqués dans ces processus de façon réaliste et empirique, du point de vue des publics. Notre recherche vise à combler cette lacune, en proposant trois idéaux-types relationnels qui caractérisent les rapports entre les communautés autochtones et les compagnies minières. De façon plus précise, l'objectif général de cette thèse consiste à comprendre comment, dans le cadre des projets miniers en phase d'exploration, la capacité de négociation et de délibération des communautés autochtones est influencée par les relations de pouvoir entre les acteurs, les perceptions du projet, les émotions qu'il engendre, de même que ses impacts sur la cohésion sociale. Ces éléments sont caractérisés comme des dimensions silencieuses de l'acceptabilité sociale en contexte autochtone. Cette recherche adopte la posture épistémologique du pragmatisme critique, inspiré de la philosophie sociale de Dewey. Cette posture vise d'une part à mettre en relief les relations de pouvoir qui limitent la capacité d'expression et d'émancipation des individus, et d'autre part à restituer leur expérience vécue, afin de nourrir la réflexion critique et de soutenir leur capacité démocratique. Dans cette optique, notre perspective théorique se déploie sur trois axes. Le premier, ancré dans les approches socioculturelles en relations publiques, nous permet d'analyser les « registres silencieux » du pouvoir déployés par l'industrie minière pour assurer sa légitimité, notamment les campagnes de lobbyisme et les programmes de responsabilité sociale. Le deuxième axe nous permet de faire une analyse sociohistorique en abordant les politiques coloniales au Canada, de même que les stratégies d'adaptation, de résistance et de résilience mises en place par les Autochtones. Enfin, le troisième axe, davantage ancré en psychologie sociale et en anthropologie, porte sur les émotions, la façon dont elles sont influencées par la culture et par les bouleversements environnementaux, de même que sur leurs différentes modalités d'expression en contexte autochtone. Dans une perspective de décolonisation de la recherche, notre cadre théorique mobilise les travaux de nombreux chercheurs autochtones dans des disciplines variées telles que la psychologie, le travail social, l'anthropologie, les études autochtones, les sciences de l'environnement et la géographie culturelle. Cette thèse s'appuie sur deux études de cas, soit la communauté crie de Nemaska et le village inuit d'Aupaluk. En collaboration avec les organisations locales, les données ont été recueillies à l'aide d'entretiens semi-dirigés, d'observation participante, d'un sondage, d'un groupe de discussion et d'analyses documentaires. Une analyse typologique nous a permis d'inscrire les données recueillies dans le contexte historique, structurel et social plus large desquelles elles sont issues et d'identifier trois idéaux-types de rapports entre les compagnies minières et les communautés autochtones : l'union forcée, le bienfaiteur et la reprise de contrôle. Ces trois idéaux-types relationnels viennent combler un manque dans la littérature sur l'acceptabilité sociale et sur les approches dialogiques en relations publiques et présentent un portrait plus complexe et nuancé des rapports entre les communautés autochtones et l'industrie minière. Enfin, ces trois idéaux-types constituent des grilles d'analyse permettant de juger de la nature du consentement d'une communauté à l'égard d'un projet, une dimension centrale à l'acceptabilité sociale. / This thesis proposes an analysis of the silent dimensions of social acceptability in an indigenous context, which can limit the communities' capacity for deliberation and negotiation. From an industry perspective, the notion of "social license to operate" is used to legitimize projects by promoting notions of dialogue and consensus. However, despite the significant advances that have been made through the adoption of international standards on social responsibility, compliance with commitments is sometimes lacking, particularly in the case of junior exploration companies. Indeed, the precariousness of these companies, the fact that they are less scrutinized than their well-established counterparts, and their need to quickly gain public support in order to convince investors, cause significant pressure on local communities and place them in a vulnerable position, especially if they have limited resources. Furthermore, profit sharing with communities and financing of infrastructure, by compensating for the shortcomings of the state, creates a relationship of economic dependence and contributes to the deterioration of the social fabric of communities. Finally, despite the promotion of dialogue by both government and industry, community members who want to participate in the negotiations must adopt the corporate discourse, a requirement that has the effect of excluding certain issues and individuals from the discussions, such as women, youth and people with more traditional lifestyles. In the field of public relations, despite the proliferation of dialogue-based theoretical models, none of them adequately capture the asymmetrical power relations between actors in a realistic and empirical way, from the perspective of the publics. Our research aims to fill this gap by proposing three ideal-types that illustrate the relationships between Indigenous communities and mining companies. More specifically, the overall objective of this thesis is to understand how, in the context of mining projects in the exploration phase, the negotiation and deliberation capacity of indigenous communities is influenced by the power relations between actors, the perception of the project, the emotions generated, as well as the impacts of the project on social cohesion. These elements are characterized as silent dimensions of social acceptability in an indigenous context. This research is in line with the epistemological posture of critical pragmatism, inspired by Dewey's social philosophy. This posture aims on the one hand to highlight the power relations that limit the capacity of expression and emancipation of individuals, and on the other hand to restore their lived experience, with a view to nourishing critical reflection and supporting their democratic capacity. In this perspective, our theoretical perspective is deployed on three axes. The first, rooted in socio-cultural approaches to public relations, allows us to analyze the "silent registers" of power deployed by the mining industry to ensure its legitimacy, notably lobbying campaigns and social responsibility programs. The second axis allows us to make a socio-historical analysis by addressing colonial policies in Canada, as well as the strategies of adaptation, resistance and resilience put in place by Indigenous peoples. Finally, the third axis, more rooted in social psychology and anthropology, deals with emotions, how they are influenced by culture and environmental upheavals, as well as their different modes of expression in an indigenous context. From the perspective of decolonizing research, our theoretical framework mobilizes the work of many Indigenous scholars in a variety of disciplines such as psychology, social work, anthropology, Native studies, environmental sciences and cultural geography. This thesis consists of two case studies, the Cree community of Nemaska and the Inuit village of Aupaluk. In collaboration with local organizations, data was collected through semi-structured interviews, participant observation, a survey, a focus group and document analysis. A typological analysis allowed us to situate the data collected within the broader historical, structural and social context from which it emerged and to identify three ideal-types of relationships between mining companies and indigenous communities: forced union, benefactor and control shift. These three relational ideal-types fill a gap in the literature on social acceptability and dialogical approaches to public relations and present a more complex and nuanced picture of the relationships between indigenous communities and the mining industry. Finally, these three ideal-types provide analytical grids for judging the nature of a community's consent to a project, a central dimension of social acceptability.
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Étude des retombées économiques d'une mine : cas de Voisey's Bay et du NunatsiavutSafali, Deogratias 31 December 2024 (has links)
L’étude porte sur les retombées économiques de la mine de Voisey’s Bay sur les conditions socioéconomiques des communautés de Rigolet, Makkovik, Hopedale, Nain et de Postville. Elle adopte une approche multidimensionnelle à la fois descriptive et comparative. Les données utilisées proviennent des recensements de la population de 1991, 1996, 2001 et de 2006 conduits par Statistique Canada. Elle utilise aussi les données de l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011. Les données internes à la mine proviennent des Rapports de responsabilités sociales de la firme VBNC qui se charge d’exploiter la mine. Nous avons également en recours aux données des rapports du Gouvernement du Nunatsiavut depuis sa mise en place en 2005. Cette étude s’inscrit dans un contexte d’exploitation des ressources naturelles. Elle montre que, contrairement à des considérations voulant que celles-ci constituent une source de richesses, leurs effets sur les conditions socioéconomiques des communautés locales restent mitigés. Les firmes minières s’acharnent à maximiser leurs profits et les conditions de vie des communautés locales n’en bénéficient que partiellement. Pour notre étude, nous faisons l’hypothèse que cette mine ait eu de nombreuses retombées directes ou indirectes (emplois, achats de biens et services, taxes minières, investissements et redevances) et que celles-ci ont modifié les conditions de vie des communautés concernées. Nous avons opté pour une méthodologie basée sur un modèle de retombées économiques de la mine de Voisey’s Bay; un outil conçu avec l’inspiration de la grille d’évaluation des projets miniers, gaziers et pétroliers sur les conditions socioéconomiques de Paul Kishchuk. Ce modèle nous a permis d’analyser les effets de Voisey’s Bay sur la démographie, le marché du travail, la scolarité, le revenu et le logement. Les dimensions identifiées font état d’une légère amélioration sur les conditions de vie des communautés, bien que l’effet ne puisse pas être totalement attribué à la mine, étant donné le rôle important joué par le Gouvernement du Nunatsiavut depuis sa création.
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Une analyse anthropologique des rapports entre l'entreprise et la communauté dans deux villages miniers abitibiensDupuis, Jean-Pierre January 1991 (has links)
Thèse numérisée par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.
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Capitalisme, rapport salarial et régulation de la main-d'oeuvre : la classe ouvrière noire dans les camps de l'Union minière du Haut-Katanga, 1925-1967Bakajika, Banjikila Thomas 11 April 2018 (has links)
La présente étude porte sur l'évolution du rapport salarial entre ses travailleurs et l'Union minière du Haut-Katanga (UMHK) de 1925 à 1927. Nous voulons saisir les mécanismes mis en place par cette entreprise en vue de constituer une main-d'oeuvre stable et qualifiée. Dans ce but, nous analysons la politique sociale de l'entreprise, son impact sur le processus de formation de la classe ouvrière et les réactions des travailleurs. Dans la mesure où les sources nous le permettent, nous examinons les stratégies et les moyens de leur application mis en place par l'UMHK pour mettre en place dans ses camps une société ouvrière qui lui serait dévouée. La thèse analyse également la part des ouvriers dans ce processus de formation de classe ouvrière qui a été parfois accéléré, parfois bloqué par les décisions prises par l'UMHK et par d'autres institutions coloniales. Elaborée sur la base des documents d'archives et des sources orales (interviews et récits de vie d'anciens travailleurs et de leurs enfants ), l'étude montre que la pénétration du capitalisme industriel dans le Haut-Katanga a créé les conditions de formation d'une classe ouvrière. L'UMHK a géré sa main-d'oeuvre d'une manière originale. Le rapport salarial paternaliste a permis d'inculquer aux ouvriers une conscience sociale différentielle, en partie le résultat d'une vie en vase clos. En effet, c'est la rémunération qui réglait le niveau de vie du travailleur de l'UMHK. La nourriture, les vêtements de travail, le logement, l'enseignement et les soins médicaux tous offerts en nature au travailleur et à sa famille ont permis à l'entreprise de contrôler la reproduction de la force du travail. De ce fait, le trait le plus saillant de l'évolution de la conscience de la classe ouvrière à l'UMHK a été la reconnaissance de former un monde des privilégiés distincts des autres couches de la société u: aine qui ne bénéficiait pas de mêmes conditions matérielles de vie et de travail. L'étude montre qu'au début la réaction des Africains a été caractérisée par la résistance aux recrutements et par la désertion au travail. Ensuite, la politique de stabilisation, instaurée par l'Union minière en 1928, a permis aux Africains de constituer un élément actif et dynamique du processus de formation de la classe ouvrière. Les travailleurs ont progressivement pris conscience de leur condition ouvrière et nous pouvons même parler de la naissance d'une culture ouvrière dans les camps de l'UMHK. / Québec Université Laval, Bibliothèque 2013
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