Suite à une recherche portant sur divers écrits à tendance poétique, des impressions spontanées ou même des comportements individuels, nous observons que l'Île d'Orléans est l'un des lieux dont l'envergure symbolique envahit profondément la conscience québécoise. Depuis le deuxième voyage de Jacques Cartier en Nouvelle-France (1535), de multiples témoignages ont insisté sur l'harmonie visuelle ainsi que sur un charisme S caractère social naguère contenus par cet espace. Sur une période de près de quatre cent cinquante ans, cette perception idéalisée perdure alors que dans les faits l'Île a été associée, entre autres et peu ou prou, à la guerre, et cela même lors de la période amérindienne. Allant au-delà des faits, cette contradiction est indicative d'une ambivalence typique du symbolique. En vertu de cette distanciation entre un certain idéal et les faits S travers le temps, nous prenons la permission de supposer que l'Île d'Orléans serait de nos jours et aurait été un lieu d'enchère régi par une contrainte de consommation (achat pour signifier), plutôt que par les lois ordinaires du marché (achat pour usage ou satisfaction d'un besoin). Quelques exemples contemporains et relatifs à un tel phénomène donnent un sens - en même temps qu'ils la supportent à cette hypothèse de départ.
Identifer | oai:union.ndltd.org:LAVAL/oai:corpus.ulaval.ca:20.500.11794/46922 |
Date | 01 November 2024 |
Creators | Houde, Sylvie |
Contributors | Ritchot, Gilles |
Source Sets | Université Laval |
Language | French |
Detected Language | French |
Type | mémoire de maîtrise, COAR1_1::Texte::Thèse::Mémoire de maîtrise |
Format | vii, 127 feuillets, application/pdf |
Rights | http://purl.org/coar/access_right/c_abf2 |
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