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La diète méditerranéenne : usages géopolitiques, enjeux patrimoniaux et représentations touristiques de l'imaginaire méditerranéen

Romagnoli, Marco 09 November 2023 (has links)
Titre de l'écran-titre (visionné le 6 novembre 2023) / Plus nous essayons d'encadrer ses significations multiples, plus ses contours conceptuels nous échappent : la diète méditerranéenne cristallise des imaginaires touristiques, culturels et alimentaires ainsi que des utopies géopolitiques, commerciales et socioculturelles. La métamorphose de la diète méditerranéenne, en l'espace de soixante ans, d'une acception médicale de la nutrition à une valeur plus sociale (comme le partage des aliments à la table) et ensuite patrimoniale par sa récente officialisation à l'UNESCO, la rendent un concept très intéressant à étudier. La recherche proposée consiste en une étude ethnologique des impacts de la patrimonialisation de la diète méditerranéenne, inscrite en 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO par un consortium de pays méditerranéens (Espagne, Grèce, Italie et Maroc en 2010, Chypre, Croatie et Portugal en 2013). De par sa densité conceptuelle et la nébulosité de sa définition, mieux comprendre la diète méditerranéenne en tant qu'œuvre patrimoniale transnationale qui se décline en patrimoine médical, agroalimentaire et socioculturel, tel est l'objectif de cette recherche doctorale. Par sa patrimonialisation à l'UNESCO, la diète méditerranéenne constitue l'énième tentative de la construction de l'espace méditerranéen et une nouvelle étape dans l'invention de la « méditerranéité » sur une base sociale et alimentaire. C'est pour cela que cette recherche se propose d'analyser le concept de diète méditerranéenne comme un rempart réactionnaire et révolutionnaire face aux problématiques propres de la modernité : du néocapitalisme à la consommation (touristique incluse) de masse. En ce sens, le projet doctoral apporte une nouvelle clé de lecture sur la fonctionnalité de la diète méditerranéenne en tant que moyen de compréhension des nouvelles tendances alimentaires mondiales, articulées dans les paradigmes de glocalisation et de durabilité contemporains. La nouveauté que la recherche annonce est l'actualisation et l'analyse comparative de l'état du bien, désormais patrimonial, qu'est la diète méditerranéenne. Pour ce faire, j'ai utilisé une approche méthodologique basée sur l'ethnographie multi-sites auprès de trois communautés différentes : la sous-région du Cilento en Italie, la ville de Soria en Espagne et Marseille en France. Cette méthodologie inclut l'observation participante in situ et les entretiens semi-dirigés avec trois catégories d'interviewés distinctes (les habitants de ces communautés, leurs représentants institutionnels locaux et les visiteurs de la destination touristique). Il a été ici question de creuser en profondeur du récit local, institutionnel et de voyage de l'échantillon de recherche afin d'examiner les représentations que les trois catégories donnent à ce patrimoine vivant et comment elles le re-créent, le représentent et le rendent viable (la viabilité d'un élément culturel étant l'objectif primaire de la Convention de l'UNESCO de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel). L'étude de terrain a donc constitué une ethnographie des répercussions de l'acquisition du « label » du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO et contribue à affiner la connaissance des études portant sur l'ethnologie (du tourisme) de l'espace méditerranéen appliquée à la matrice de la diète méditerranéenne, ainsi que sur la compréhension des risques « d'embaumement patrimonial » que la patrimonialisation de l'alimentation peut engendrer. / The more we try to frame its multiple meanings, the more its conceptual contours escape us: the Mediterranean diet gathers touristic, cultural and food imaginaries as well as geopolitical, commercial and sociocultural utopias. The metamorphosis of the Mediterranean diet makes it a very interesting concept to study. In the span of sixty years, the Mediterranean diet has gone from a medical meaning of nutrition to a social value shared by Mediterranean people, to finally becoming heritage thanks to its recent heritagization at UNESCO. By receiving this designation, the Mediterranean diet constitutes the nth attempt to construct a Mediterranean space and a new stage in the invention of "Mediterraneity" on a social and food basis. The proposed research consists of an ethnological and ethnographic study of the impacts of the heritagization of the Mediterranean diet as inscribed in 2010 on the Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity by UNESCO by a consortium of Mediterranean countries (Spain, Greece, Italy and Morocco in 2010; followed by Cyprus, Croatia and Portugal in 2013). Due to its conceptual density and the nebulosity of its definition, the objective of this doctoral research is to better understand the Mediterranean diet as a transnational heritage which conjugates in a medical, agrifood and sociocultural heritage. This research proposes to analyze the concept of the Mediterranean diet as a reactionary and revolutionary bulwark against the specific problems affecting modernity: from neocapitalism to mass (touristic) consumption. In this sense, the doctoral project brings a new key to reading the functionality of the Mediterranean diet as a means of understanding new global food trends, articulated in the contemporary paradigms of glocalization and sustainability. The novelty that the research brings is the updating and comparative analysis of the Mediterranean diet as a UNESCO intangible cultural heritage. To do this, I used a methodological approach based on multi-site ethnography in three different communities: the Cilento sub-region in Italy, the city of Soria in Spain and Marseille in France. This methodology includes in situ participant observation and semi-directed interviews with three distinct categories of interviewees (the inhabitants of the communities studied, their local institutional representatives and visitors to the tourist destination). It was a question here of digging in depth the local, institutional and travel narrative of the people who took part in the interviews. This allowed me to examine the representations that the three categories give to this living heritage and how they re-create it and make it viable (the viability of a cultural element being the primary objective of the 2003 UNESCO Convention for the Safeguarding of the Intangible Cultural Heritage). The fieldwork consists of an ethnography of the repercussions of the UNESCO intangible cultural heritage "label" acquisition. It also contributes to refining the knowledge of studies related to the ethnology (of tourism) of the Mediterranean space applied to the matrix of the Mediterranean diet, as well as to understand the risks of "heritage embalming" that the heritagization of food can generate.

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