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L’écriture du vide et de la renaissance dans l’oeuvre de Simone Veil, d’Agata Tuszyńska et de Władysław Szpilman / The Holocaust : emptiness and rebirth in the work of Agata Tuszynska, of Wladyslaw Szpilman and Simone Veil

Dans l’histoire des Juifs d’Europe rien n’illumine autant que le mouvement des Lumières (XVIIIe siècle), rien n’est plus troublant que la comparaison entre le sujet national et l'étranger (fin du XIXe siècle), rien n’est plus sinistre que la dévastation de ce qui semblait immuable, en vue d’un but déterminé : pureté raciale. Le nazisme triomphant (début du XXe siècle) a tout fait pour anéantir la diaspora juive. En dehors même de la destruction physique, la résolution de la question juive se présente comme démolition à la fois du patrimoine et de l’identité juifs. Ce qui change dès lors, c’est l’ensemble des rapports sociaux. Le sentiment d’insécurité devient une obsession, qui longtemps après la guerre continue à hanter les survivants. Ce que nous voyons dans Une histoire familiale de la peur, c’est l’impact qu’a l’Holocauste sur le devenir des Juifs polonais. Agata Tuszyńska (deuxième génération des survivants) a eu une période de déni et une période de révolte, puis est venu l’âge de l’acceptation, avec une volonté de restaurer des liens socioculturels entre le monde disparu et le monde contemporain. Le refus de jugement sur la fièvre antisémite, rend caduque la saisie du sens exacte de l’extermination au lendemain de la guerre. Le silence des rescapés couvre d’ombre des siècles d’existence des Juifs polonais. Il enferme les victimes dans un monde de souffrance incommunicable. Dans ces circonstances le deuil du génocide ne réussit pas. Ce qui les empêche de faire ce travail ce sont les défenses psychiques, l’incompréhension sociale et l’oubli de soi. La Shoah devient alors un jeu de confessions et de concepts imprécis, où s’introduisent le vide et le non-sens. / A period of triumphant Nazism (in the beginning of XXth century) imposed in all Europe an abrupt stop: it made everything to annihilate the Jewish Diaspora. Outside even of physical destruction, this resolution of the “Jewish issue” is present as demolition at the same time of the heritage and of the Jewish identity. A lack of apogee is cause by a long way of tolerance and a hard work of integration. What changes from then on, is all the social relationships. The feeling of insecurity becomes an obsession and continues to haunt the survivors long after the end of the War. We can see that in the example of “Rodzinna historia leku” (A family history of the fear) it is the impact which has the Holocaust on the future of Polish Jews. Agata Tuszynska, professor, journalist (the second generation of the survivors) had a period of denial and a period of revolt, then came the age of the acceptance, with a desire to restore socio-cultural links between the disappeared and the contemporary world. The refusal of judgment on a kind of anti-Semitic fever, according to the criterion of the good and the bad, makes null the seizure of the correct meaning of the extermination after the War. The silence of the survivors overshadows the centuries of existence of the Polish Jews. It locks the victims into a world of incommunicable suffering. It is thus obvious that, in these circumstances to mourn and come to terms with the genocide can’t be succeeded. What prevents them from making this work of memory, except the psychic defenses, the social incomprehension and the self-forgetfulness. Shoah becomes then a mix of confessions and concepts, where get the space and the nonsense.

Identiferoai:union.ndltd.org:theses.fr/2013AIXM3131
Date19 December 2013
CreatorsIwanska, Eleonora
ContributorsAix-Marseille, Rinner, Fridrun
Source SetsDépôt national des thèses électroniques françaises
LanguageFrench
Detected LanguageFrench
TypeElectronic Thesis or Dissertation, Text

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