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Le populisme comme matrice de la politique extérieure : Le cas du Venezuela. / Populism as a matrix for forein policy. The forein policy. : The venezuelan case.

Cette thèse a pour objet les corrélations existant entre le leadership charismatique populiste et la politique extérieure vénézuélienne alors que, traditionnellement, ces deux objets sont considérés indépendamment l’un de l’autre. L’étude géo-historique de la construction de l’État-Nation vénézuélien aux XIXe et début du XXe siècles explique celle d’une « identité de corps ». L’État précède la Nation qui se construit par le conflit externe et la reconnaissance mutuelle, à la faveur de leaderships politiques dominants (personnalistes et/ou autoritaires) et, pour surmonter le traumatisme suscité par ces conflits et l’échec du projet supranational réunificateur (Grande Colombie), de représentations politiques mythifiantes du peuple et du pouvoir. Ce processus présage le façonnage d’une matrice populiste du politique ayant vocation à compléter cette identité en prolongeant l’interpellation du peuple, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ce travail se focalise alors sur les mécanismes de construction et de routinisation du leadership charismatique populiste d’Hugo Chávez Frías et étudie les canaux de diffusion et de globalisation de ce type de leadership qui sont aussi ceux de la diplomatie multiple « bolivarienne ». Ainsi, le peuple n’est plus seulement un groupement de nationaux vénézuéliens mais une communauté « bolivarienne » plus élargie. Le populisme n’est plus envisagé comme un moment ni comme s’exprimant exclusivement sur le territoire national, mais comme un système global qui alimente autant qu’il se nourrit de l’autre et de l’extérieur. La politique extérieure peut alors être analysée sous l’angle d’une politique transnationalisée. / This thesis aims to show evidence for existing correlations between populist charismatic leadership and the Venezuelan foreign policy, whilst these two topics are traditionally considered independently from each other. The geo-historical study of the construction of the Venezuelan nation state in the nineteenth and early twentieth centuries explains its « corporate identity ». The state precedes the nation that builds up from external conflict and mutual recognition, for dominant political leadership reasons (personalistic and / or authoritarian), and to overcome the trauma caused by the conflict and the failure of the unifying supranational project (Gran Colombia) by mythifying political representations of the people and power. This process suggests the shaping of a populist political matrix aiming to complete this identity by prolonging the appeal to the people, both inside and outside the country. The work then focuses on mechanisms aiming at building and routinizing Hugo Chávez Frías’s charismatic and populist leadership. It also studies the broadcasting channels and the globalization of this type of leadership which are similar to the « Bolivarian » multiple diplomacy. Thus, the people are no longer just a group of Venezuelan nationals but a much wider « Bolivarian » community. Populism is no longer conceived as a moment nor considered as expressing itself exclusively within the country, but as a global system that feeds as much as it is fed from others and from the outside. Foreign policy can thus be analyzed in terms of a transnationalized policy.

Identiferoai:union.ndltd.org:theses.fr/2013PA030139
Date05 December 2013
CreatorsJoffres, Adeline
ContributorsParis 3, Blanquer, Jean-Michel
Source SetsDépôt national des thèses électroniques françaises
LanguageFrench
Detected LanguageFrench
TypeElectronic Thesis or Dissertation, Text

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