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La place de l'homme dans la nature selon AristoteMontambault, Laurent 12 November 2021 (has links)
Dans la hiérarchie naturelle, les plantes viennent avant les animaux, et les animaux avant l'homme. Mais parce qu'il est capable de connaissance rationnelle et bien qu'il exerce toutes les autres opérations vitales, l'homme apparait situé au sommet. Sa conformation serait-elle la cause qui fait de l'homme l'animal le plus conforme à la nature? Le fait que l'homme, les autres animaux et les plantes soient organisés de façon «intelligente» s'explique-til par le hasard ou la nécessité? Ne faut-il pas plutôt envisager l'évolution biologique et humaine de façon téléonomique et, par conséquent, comme une vérité première.
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La relation de l'homme et de Dieu chez AristoteRichard, Yolande 27 November 2024 (has links)
Depuis Homère jusqu'à la patristique, l'idée de l'homme s'est, dans la pensée grecque, montrée indissociable de celle des dieux. L'homme grec est de la race des dieux. Il a en lui, et naturellement, un élément divin. « Sa nature et son essence sont divines », écrit Aristote dans Les Parties des Animaux. Mais quel est le sens de cette « divinité »? Quelle relation existe-t-il entre l'homme et Dieu? C'est à ces questions que nous répondons. La relation de l'homme et de Dieu n'est pas, chez Aristote, une relation à sens unique, comme l'ont cru bon nombre de commentateurs. Cette relation est double et nous avons tenté de le montrer en essayant de comprendre un peu mieux, d'une part, qui est le Dieu d'Aristote, et, d'autre part, de quelle façon et par quels moyens l'homme essaie de se rapprocher du divin. Notre thèse comprend trois parties : I. La première, qui porte principalement sur la causalité divine manifeste deux choses: d'abord, que Dieu agit sur le monde, - et il va sans dire sur l'homme -, non pas simplement à la manière d'une cause finale, mais aussi en tant que cause efficiente; ensuite, que ce n'est pas par hasard que tous les êtres, - et plus particulièrement l'homme - désirent Dieu, mais bien pour répondre à l'appel de Dieu lui-même qui les meut par amour. Dans la pensée d'Aristote, tout part de Dieu et tout y retourne, tout découle de lui et tout tend vers lui. La relation qui existe entre l'homme et Dieu est donc à la fois descendante et ascendante, elle implique à la fois « préoccupation » de Dieu pour l'homme et tension de l'homme vers Dieu. II. Mais si l'homme désire Dieu, de quelle façon peut-il répondre à son attraction? En évitant deux écueils, la hubris d'une part, et la médiocrité d'autre part. Se rapprocher de Dieu n'est pas tenter de devenir Dieu. Se rendre semblable à lui n'est pas non plus l'égaler. Si Aristote a exalté l'homme, ce n'est pas en en faisant un surhomme, ou même un dieu, mais bien en respectant ses limites. Il a convié l'humain à préférer en toutes choses le possible à l'impossible, le convenable à l'inconvenant, et à choisir ce qu'il peut réaliser et ce qui lui est accessible. Il est donc nécessaire que l'homme se connaisse lui-même, qu'il connaisse sa nature et ses prédispositions, afin de donner à l'humain la place qui lui revient, et au divin, celle qu'il mérite. III. Dans la troisième partie, enfin, nous avons vu par quels moyens se réalise chez l'homme l'assimilation à Dieu. Parce que «sa nature et son essence sont divines», l'homme se doit de s'efforcer de ressembler à Dieu; il y a dans sa «divinité» un aspect de donné, mais aussi des actions à faire et à assumer: dans certaines situations, on le sait, l'homme imite Dieu en faisant véritablement, - et il va sans dire autant que possible -, comme Dieu; c'est le cas notamment des activités qui sont directement reliées à l'intellect et qui sont les plus proprement humaines. Mais on rencontre par ailleurs d'autres situations où c'est justement en ne faisant pas comme Dieu que l'homme parvient à s'assimiler à lui. Il suffit alors de penser à la génération, au mouvement, à l'amitié, etc. Tous ces moyens sont à la disposition de l'homme qui veut rejoindre Dieu dans la mesure où il le peut. Ils donnent un sens à sa destinée et lui ouvrent enfin la voie de l'immortalité bienheureuse.
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La tradition philosophique de la nature humaine et la femme africaineDjossou, Ariane M. 18 February 2022 (has links)
Philosopher est un acte rationnel portant sur l'univers et sur les êtres qu'il renferme, mais c'est aussi une activité qui est souvent formulée et perçue comme relevant d'une abstraction dépourvue de liens véritables avec la réalité de l'être humain. Le but de cette thèse est de montrer tout d'abord, que les philosophes ne sont pas si abstraits que cela à propos de la nature humaine; que leur pseudo-abstraction déguisée légitime bien des faits sociaux, tels les rapports hiérarchiques entre l'homme et la femme; et que cette pseudo-abstraction dément la prétention de la philosophie occidentale à la neutralité et à l'universalité. D'autre part, la thèse montre que les conceptions africaines du monde, qui ne prétendent pas à la neutralité ni à l'universalité, et qui affichent ouvertement l'utilité de la sexuation des êtres, notamment l'utilité sociale de la femme, ne sont pas exemptes de contradictions et d'injustices subtiles à l'égard des rapports entre l'homme et la femme. Une vision actuelle et futuriste des rapports entre les sexes invite donc à prendre réellement conscience de l'interaction des idées et des faits, à penser la différence sans la dévaluer, et à affirmer au sujet de la femme et/ou de l'homme des vérités non hiérarchiques.
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Le Motif de la requête chez Paul Ricœur. Du désir à la reconnaissanceHoule, Jean-François 26 March 2024 (has links)
Thèse en cotutelle entre l'Université Laval, Québec, Canada et l'École des hautes études en sciences sociales, Paris, France / Les notions de requête, d'appel et d'exigence, ainsi qu'un ensemble de notions connexes (demande, injonction, sollicitation, revendication), ont acquis dans la philosophie continentale contemporaine un statut fondamental, tant au niveau ontologique (Heidegger, Marion, Chrétien) qu'éthique (Levinas, Waldenfels, Honneth, Taylor, Fraser). À la faveur d'une analyse des usages que fait Paul Ricœur de ces notions, qui forment ce que nous appelons le réseau notionnel de la requête, nous mettons au jour la fonction essentielle qu'occupe le motif de la requête dans son anthropologie philosophique. La portée et les limites de la conception ricœurienne de l'appel et de la réponse, que nous reconstruisons à la faveur de l'étude du traitement qu'il réserve aux problèmes de la motivation, de la fragilité affective, du bonheur et, enfin, du rapport à autrui, peuvent ainsi être déterminées. La dialectique de l'appel et de la réponse se révèle particulièrement significative dans la théorie ricœurienne de la volonté et de l'affectivité - éléments fondamentaux de son anthropologie -, sa conception de la vie religieuse, ainsi que ses réflexions éthiques sur la justice, les relations de soin, le pardon et la reconnaissance. Nous procédons à la critique et à l'enrichissement de ce motif en vue du développement de ce que nous appelons la dialectique de la requête (requérir, être interpellé, répondre), dont la vocation épistémologique est à la fois ontologique, anthropologique et éthique. À cette fin, nous mobilisons, outre la littérature portant sur l'œuvre de Ricœur ou inspirée par elle (Abel, Michel, Porée, etc.), les travaux de penseurs tels que Marcel, Levinas et Waldenfels sur les phénomènes de l'appel, de l'injonction ou de la requête (Anspruch), ainsi que des études philosophiques portant sur des phénomènes tels que le care, la justice, l'amour, le pardon ou la reconnaissance (Boltanski, Honneth, Jankélévtich, etc.). Nous mettons également à profit des enquêtes sociologiques (Elias, Saglio-Yatzimirsky, Durand). Nous concluons que, dès lors qu'elle postule l'interdépendance des personnes humaines, une anthropologie philosophique telle que l'anthropologie ricœurienne de l'homme agissant et souffrant doit reconnaître aux gestes de la requête et de la réponse un rôle crucial dans l'existence humaine. / The notions of call, demand, and requisition, as well as a set of related notions (injunction, commandment, solicitation, claim), have acquired a fundamental status in contemporary continental philosophy, both at the ontological (Heidegger, Marion, Chrétien) and ethical (Levinas, Waldenfels, Honneth, Taylor, Fraser) levels. Through an analysis of Paul Ricœur's uses of these notions, which constitute what we call the notional network of demand, we show that the pattern of demand is crucial for is hermeneutical phenomenology. The scope and limits of Ricœur's conception of call and response, which we reconstruct through the study of his treatment of the problems of motivation, affective fragility, happiness and, finally, the relationship to others, can thus be determined. The dialectic of call and response is particularly significant in Ricœur's theory of will and affectivity -- fundamental elements of his anthropology --, his conception of religious life, as well as his ethical reflections on justice, care, forgiveness, and recognition. We proceed to a critique and enrichment this pattern in view of the development of what we call the dialectic of demand (to demand, to be questioned, to answer), whose epistemological vocation is at once ontological, anthropological, and ethical. To this end, we mobilize, in addition to the literature on Ricœur's work, or inspired by it (Abel, Michel, Porée, etc.), the writings from thinkers such as works of thinkers such as Marcel, Levinas and Waldenfels on the phenomena of the call, the injunction or the request (Anspruch), as well as philosophical studies on phenomena such as care, justice, love, forgiveness or recognition (Boltanski, Honneth, Jankélévtich, etc.). We further ground our analysis on sociological research (Elias, Saglio-Yatzimirsky, Durand). We conclude that a philosophical anthropology, such as Ricœur's anthropology of the acting and suffering man, as long as it postulates the interdependence of human persons, must recognize the crucial role of the acts of demand and response in human existence.
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L'intentionnalité, une théorie de l'homme dans l'œuvre de Francisco RomeroLéger, Fernand. 27 November 2024 (has links)
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Premier discours de Jean-Paul Sartre sur la liberté et la question du fondement de la réalité humaineMorin, Serge 27 January 2022 (has links)
Ce mémoire porte sur la conception sartrienne de la liberté. Afin d'éviter de porter un jugement préconçu et moralisateur sur la liberté sartrienne, ce projet tente d'élaborer et de manier les principaux concepts d'une liberté dont la caractéristique fondamentale réside dans le fait qu'elle ne s'acquiert jamais définitivement. En se limitant principalement à L'être et le néant, ce projet vise par ailleurs à faire surgir l'essence paradoxale de la réalité humaine en tant qu'elle est un être à la fois libre et contingent.
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L'idéalité en tant qu'objet nostalgiqueLafond, Claudette 29 October 2021 (has links)
L'objet de cette thèse est d'établir une liaison, une continuité entre l'homme transcendantal et l'homme empirique par la médiation du concept de nostalgie. La nouveauté consiste à utiliser ce dernier concept pour comprendre le fondement de l'idéalité. L'objet nostalgique nous renvoie au sujet nostalgique dont le travail de pensée tente de transcender la réalité empirique. L'étude se termine avec Cioran que nous qualifions de penseur nostalgique et Clément Rosset que nous présentons en tant que penseur anti-nostalgique ainsi que sur la philosophie politique de Hannah Arendt. Notre recherche approfondit les thèses de ces penseurs sous l'angle de l'idéalité et par rapport à ses interférences avec le concept de nostalgie. Elle prend son point de départ dans une brève rétrospective historique de la genèse de la "grille" analytique.
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La pensée chez HegelFrédérick, Maxime 25 March 2022 (has links)
Le but premier de ce mémoire est de répondre à la question suivante : « Comment est-il possible pour un individu humain de penser ? ». Nous avons vu en la philosophie de Hegel, où la pensée se comprend comme une singularisation absolue d'une universalité absolue, une solution à ce problème. Le plan qui sera suivie au cours de ce mémoire se divise en trois moments. Dans un premier temps, nous avons analysé le concept d'universalité. Ensuite, nous nous sommes penché sur la pensée elle-même, pour la comprendre et la circonscrire. Enfin, nous avons abordé la relation entre cette pensée universelle et un individu humain, ce qui répond à notre question initiale et clôt notre recherche.
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Paul Ricoeur et les sciences humaines : éléments pour une compréhension herméneutique des rapports à la cultureRoberge, Jonathan January 2005 (has links)
Thèse numérisée par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.
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Die Erziehung des Wilden von Aveyron : ein Experiment auf der Schwelle zur Moderne /Werner, Birgitt, January 1900 (has links)
Diss.--Oldenburg, 2003. / Bibliogr. p. 349-371.
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