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Les sports, le scoutisme et les élites indochinoises : de l'entre-soi colonial à la libération nationale (1858-1945) / Sports, scouting and indochinese elites : from colonial separatism to national liberation (1858-1945)Fossard, Brice 01 December 2017 (has links)
Cette thèse analyse le processus de diffusion des sports modernes dans les cinq territoires qui ont formé l’Indochine entre 1858 et 1945. Cette thèse a pour objectif de comprendre pourquoi et comment les mouvements de jeunesse et les sports occidentaux se sont développés, dans une société très majoritairement rurale avec un niveau de vie très faible. L’enjeu historique est de comprendre comment ces divers mouvements ont contribué à former une fraction de la jeunesse indochinoise – par hypothèse majoritairement urbaine et lettrée en français – et d’envisager le rôle de ces mouvements et activités dans la formation d’un nationalisme vietnamien moderne. Il s’agit également, sur un second plan, d’analyser les processus de transferts et d’appropriations culturelles qui sont au cœur de ces nouvelles pratiques et de comprendre comment celles-ci transforment les cultures locales. Dans cette perspective, on s’interrogera sur ces transformations : celles-ci sont-elles gouvernées par le mimétisme ou la concurrence mimétique, l’hybridation ou s’agit-il d’un simple transfert ? Ces questions engagent ensuite à comprendre comment ces deux plans – plan politique de la construction du nationalisme vietnamien, plan culturel des transformations impliquées par les nouvelles pratiques – s’articulent et s’alimentent. Par ailleurs, la genèse des politiques sportives coloniales est abordée. Enfin la comparaison avec d’autres espaces colonisés, français, britanniques ou hollandais, permet d’illustrer la singularité de la configuration indochinoise. / This doctoral thesis analyzes the process that led to the spreading of modern sports over the five States which formed Indochina from 1858 until 1945. This study aims to explain why and how the youth movements and western sporting activities spread in a predominantly rural society whose standards of living were low. The historical stake is to understand how these different movements contributed to shaping up a part of Indochinese youth assumed as mainly urban and literate in French, and to consider the part played by these movements and their activities into the development of modern nationalism in Vietnam. The second aim is to analyze the transfer process and cultural appropriation which are at the heart of these new practices and to understand how they change the local cultures. In that respect, we will examine these transformations: were they brought about through imitation, mimetic competition, hybridization or just through a plain transfer? Those questions then lead us to understand how the two levels, firstly a political one with the building up of Vietnamese nationalism, secondly a cultural one with the changes involved by those activities, link up and feed off one another. Moreover the genesis of sporting colonial policies is dealt with. And the comparison with other colonial territories, French, British or Dutch, helps to illustrate the particularity of the Indochinese configuration.
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L'émergence des phénomènes associatifs en Amérique centrale (Nicaragua, Salvador. 1960-2009) / Emergence of the Non-Profit Sector in Central America (Nicaragua, El Salvador. 1960-2009)Moallic, Benjamín 29 June 2018 (has links)
Au début des années 1990, au terme d’une décennie de guerres internes, le Salvador et le Nicaragua ont été les théâtres d’une multiplication sans précédent d’associations de développement et d’ONG humanitaires. Provenant des anciennes mouvances révolutionnaires du Front sandiniste de libération nationale au Nicaragua et du Front Farabundo Martí pour la libération nationale au Salvador, ces organisations nouvelles ont été le signe de l’apparition d’un militantisme professionnel et technicisé proche de « l’humanitaire-expert » et en rupture avec les engagements politico-militaires qui avaient jusqu’alors dominé les scènes militantes centraméricaines. Comment dès lors comprendre l’émergence de ces phénomènes associatifs ? Nés à la croisée de bouleversements sociaux et politiques majeurs, entre la fin des guerres, l’effondrement des gestes révolutionnaires et l’avènement de régimes démocratiques, ces faits associatifs ont d’abord été le fruit d’une conversion de leurs dirigeants. Anciens cadres révolutionnaires du parti-État sandiniste et des guérillas salvadoriennes, ceux-ci occupaient en effet déjà à la fin des années 1980 la tête des mouvances associatives du Front sandiniste et du Front Farabundo Martí. Or c’est là, au sein de ces nébuleuses, que ces acteurs se sont saisis de schèmes humanitaires nouveaux et de registres managériaux, entraînant dans leur sillage « l’ONGisation » de leurs organisations et l’investissement de causes féministes, indigénistes ou environnementalistes. De sorte que l’histoire de ces associations et de leur émergence est l’histoire de cette conversion. D’où le choix de ce travail de retracer le parcours de ces militants depuis leur basculement dans la lutte armée et les organisations révolutionnaires jusqu’à leur conversion à l’humanitaire-expert et leur insertion dans le monde des ONG. Ce faisant, ce travail met en résonance plusieurs analyses. Une réflexion d’abord sur les modalités de basculement dans la violence armée et d’incorporation aux organisations de guérillas. Une réflexion ensuite sur les logiques de conversion politique et de reconversion professionnelle des acteurs politico-militaires. Une réflexion enfin sur la naissance des milieux associatifs et la constitution de carrières militantes. Et au travers de ces analyses se dessine in fine une enquête plus générale sur la nature même des phénomènes associatifs au Salvador et au Nicaragua, leurs usages et leurs fonctions, et montrent le rôle de « supports » sociaux et politiques qu’ils jouent aujourd’hui dans les nouvelles démocraties centraméricaines. / At the beginning of the 1990s and after a decade of internal wars, El Salvador and Nicaragua were the stages of an unprecedented growth of development’s organizations and humanitarian NGOs. Originating from the former revolutionary movements of Sandinista National Liberation Front in Nicaragua and from Farabundo Marti National Front in El Salvador, those new organizations were a sign of professional technologized militancy close to « expert humanitarian work » but also breaking with the military-political commitments which had preponderated over the Central American activist scene so far. How then can we understand the emergence of those voluntary phenomena? Resulting from major social and political disruptions, as well as the end of wars, the collapsing of revolutionary actions and the advent of democratic regimes, those voluntary actions first started with the conversion of their leaders. As former revolutionary officers of the Sandinista state-party and of the Salvadorian guerrillas, by the end of the 1980s those were already heads of the non-profit movements of Sandinista Front and Farabundo Marti Front. Yet this is in the middle of this political maze that those leaders seized upon a new humanitarian framework as well as managerial repertories, bringing in their wake the « NGOzation » of their organizations and their commitment to the feminist as well as indigenist and environmentalist causes. In this way, the history of the emergence of those organizations is actually the history of that conversion. Hence the choice that has been made to work on recounting the activists’ paths from the moment they turned into an armed conflict and revolutionary organizations to their actual conversion into expert humanitarian work and the world of NGOs. In order to do this work several analyses have been compared; first, a reflection about the ways and means of their changeover into armed violence and their enlistments in guerrillas’ organizations; then a thought about the mindset of political conversion and the career change of the military-political leaders; then finally a reflection about the birth of the non-profit domain and the development of activists’ careers. And so, through these analyses appears a more general study on the true nature of voluntary phenomena in El Salvador and Nicaragua, and on their practices and functions, that shows the roles they play as social, political supports in the new Central American democracies nowadays.
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Une histoire des Mouvements Unis de Résistance (de 1941 à l'après-guerre). Essai sur l'expérience de la Résistance et l'identité résistanteVast, Cécile 10 November 2008 (has links) (PDF)
Il s'agit ici d'interroger la singularité d'une identité modelée par l'expérience de la Résistance, à travers l'ensemble formé par trois mouvements de résistance non communistes de la zone sud fondés en 1941 (Combat, Libération Sud et Franc-Tireur), regroupés en 1943 dans les Mouvements Unis de Résistance (MUR), puis en 1944 dans le Mouvement de Libération nationale (MLN). Ce cadre d'étude permet la multiplication des angles d'observation, et le choix dune démarche comparative rend compte de la diversité des composantes, des ancrages géographiques, des préoccupations et des vécus. Une place particulière est accordée au parcours d'Alban Vistel : responsable de Libération-Sud à Vienne puis chef régional des MUR, sa personnalité imprègne l'histoire des mouvements unis de la région de Lyon. L'approche par le détour de l'identité rompt avec la vision d'une Résistance conçue comme un bloc et confirme l'idée d'un édifice en construction. Entre 1941 et le début de 1943, c'est par référence à l'entité "mouvements" que s'exprime l'appartenance identitaire. Par la suite, jusqu'à la Libération, cette identité de groupe se transforme en identification totale à l'idée "Résistance". La pluralité des services et des lieux de résistance diversifie les modes d'appropriation de l'expérience et donne à cette identité résistante son caractère multidimensionnel. Quelques grands éléments constitutifs, inégalement mais peu à peu partagés, structurent la singularité de la Résistance : Témoignage, appropriation du temps, dimension légendaire, responsabilité sociale et élitisme, idéal unitaire, identification à la France comme idée, éthique de l'action.
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The definition of terrorism in international law / Terorizmo apibrėžimas tarptautinėje teisėje / La définition du terrorisme en droit internationalVaštakas, Linas 26 June 2013 (has links)
In light of the widely acknowledged absence of the definition of terrorism in international law and once again unsuccessful attempts to agree on it in April 2013 at the United Nations, this thesis aims to propose such a definition.
Chapter One firstly attempts to answer why international law needs to define terrorism. It analyzes international criminalization of terrorism, sectoral anti-terrorism conventions and the obligations to fight terrorism imposed on states by the Security Council. Disagreeing with the views expressed by Rosalyn Higgins and John Dugard, the author advances arguments how such a definition could help solve problems of efficiency and legitimacy in all these fields.
Chapter Two then asks why, if a definition is needed, it does not already exist. The Chapter surveys the major historical attempts to define terrorism, aiming to identify the greatest obstacles and advances to agreeing on a definition. Notably, it finds that the main obstructions were disagreements whether states and national liberation movements can be actors of terrorism. Aside from treaty definitions, the author also analyzes and criticizes the arguments in the 2011 Ayyash judgment by the Special Tribunal for Lebanon over the alleged emergence of a peacetime definition of terrorism in customary international law.
Chapter Three then draws on the first two Chapters and analyzes the elements of the definition of terrorism: actors, conduct, intent, targets, motive and scope. It aims to explain... [to full text] / Atsižvelgdamas į plačiai pripažįstamą faktą, kad tarptautinėje teisėje nėra terorizmo apibrėžimo, ir į dar kartą nepavykusius Jungtinių Tautų Organizacijos 2013 m. balandžio mėnesio bandymus dėl jo susitarti, šis darbas siekia pasiūlyti tokį apibrėžimą.
Pirmasis skyrius iš pradžių bando paaiškinti, kodėl tarptautinėje teisėje reikalingas terorizmo apibrėžimas. Skyriuje nagrinėjami tokie klausimai kaip tarptautinis terorizmo kriminalizavimas, sektorinės kovos su terorizmu konvencijos ir Saugumo Tarybos valstybėms nustatyti įsipareigojimai kovoti su terorizmu. Prieštaraudamas Rosalyn Higgins ir John Dugard išreikštoms nuomonėms, autorius pateikia argumentus, kaip toks apibrėžimas galėtų išspręsti efektyvaus reguliavimo problemas visose minėtose srityse.
Antrasis skyrius tuomet klausia, kodėl, jeigu apibrėžimas reikalingas, jis vis dar neegzistuoja. Skyrius apžvelgia pagrindinius istorinius mėginimus apibrėžti terorizmą, siekdamas nustatyti pagrindines kliūtis ir svarbiausius pasiekimus tariantis dėl apibrėžimo. Autorius atskleidžia, kad pagrindinės kliūtys kilo dėl nesutarimų, ar valstybės ir nacionalinio išsivadavimo judėjimai gali būti terorizmo vykdytojai. Be sutartyse pateikiamų apibrėžimų, autorius nagrinėja ir kritikuoja Specialiojo Tribunolo Libanui 2011 m. Ayyash byloje pateiktus argumentus, kad taikos metu taikomas terorizmo apibrėžimas neva jau susiformavo tarptautinėje paprotinėje teisėje.
Trečiajame skyriuje, remiantis pirmųjų dviejų skyrių išvadomis, nagrinėjami... [toliau žr. visą tekstą] / Rappelant l'absence de la définition du terrorisme en droit international, cette thèse vise à proposer une telle définition.
Le Chapitre Un explique le besoin de définir le terrorisme. Par la suite, le Chapitre analyse la criminalisation du terrorisme international, les conventions sectorielles contre le terrorisme et les obligations de combattre le terrorisme imposée par le Conseil de sécurité. En désaccord avec les opinions exprimées par Rosalyn Higgins et John Dugard, l'auteur avance des arguments défendant une telle définition, et expliquant comment elle pourrait contribuer à résoudre les problèmes d'efficacité et de légitimité dans tous ces domaines.
Le Chapitre Deux demande alors pourquoi, si une définition est nécessaire, elle n'existe pas. Ce Chapitre examine les principales tentatives historiques pour définir le terrorisme. Il essaie d'identifier les principaux obstacles et avancées à l'accord. On en conclut que les principaux obstacles étaient les désaccords concernant le fait que les Etats et les mouvements de libération nationale puissent être des acteurs du terrorisme. Mis à part les définitions conventionnelles, l'auteur analyse également et critique les arguments de l'arrêt de Ayyash 2011 par le Tribunal spécial pour le Liban sur la prétendue émergence d'une définition du temps de paix du terrorisme en droit international coutumier.
Le Chapitre Trois s'appuie ensuite sur les deux premiers chapitres et analyse les éléments de la définition du terrorisme: les... [toliau žr. visą tekstą]
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Les missions du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pendant la guerre d'Algérie et ses suites (1955-1963) en Algérie, au Maroc et en Tunisie / The Missions of the International Committee of the Red Cross (ICRC) during the Algerian War and its Aftermath (1955-1963) in Algeria, Morocco and TunisiaBesnaci-Lancou, Fatima 15 December 2016 (has links)
Cette thèse porte sur les missions du Comité international de la Croix Rouge (CICR) pendant la guerre d’Algérie et ses suites. Le CICR intervient, d’une part, dans le cadre de guerres opposant des États et, d’autre part, en cas de conflit armé non international afin de tenter d’assurer le respect des règles humanitaires. Au cours des « évènements » algériens, les arrestations massives de membres et militants du Front de libération nationale (FLN) finissent par saturer les prisons et contribuent à la création de centres d’assignation. Par ailleurs, dès l’indépendance de l’Algérie, des milliers de supplétifs de l’armée française sont internés dans des camps, puis incarcérés pour nombre d’entre eux. L’objectif de ce travail doctoral est l’étude des principales initiatives entreprises par le CICR afin de faire appliquer quelques règles du droit humanitaire aux personnes concernées, pendant les sept années et demi de guérilla et après l’indépendance algérienne. Il est essentiellement question de prisons et de camps d’internement où les délégués contrôlent les conditions matérielles, le traitement et la discipline appliqués aux nationalistes et, plus tard, aux Européens pro-Algérie française arrêtés à partir du début de l’année 1961 ainsi qu’aux anciens supplétifs, de février à août 1963. Il s’agit également d’actions mises en place par le CICR afin d’accéder aux prisonniers français aux mains du FLN. Ce travail aborde également, dans une moindre mesure, diverses actions d’aide humanitaire en direction des populations réfugiées au Maroc ou en Tunisie et des personnes déplacées puis reléguées par l’armée française dans des camps de regroupement. / This thesis examines the missions of the International Committee of the Red Cross (ICRC) during the Algerian War and its aftermath. The ICRC intervenes both in wars between states and in non-international armed conflicts, in an attempt to ensure the respect of humanitarian rules. During the “events” in Algeria, mass arrests of members and militants of the FLN (Algerian National Liberation Front) led to overcrowding in the prisons and was a factor in the establishment of internment camps. Immediately after independence, thousands of Muslim auxiliaries in the French army were interned in camps; many were subsequently imprisoned. This study looks at the main initiatives taken by the ICRC to ensure that the rules of humanitarian law were applied to the people involved during the seven and a half year of guerrilla warfare and after Algeria’s independence. It focuses on prisons and internment camps in which its delegates inspected material conditions and the treatment and discipline applied to nationalists and, later, to Europeans known to be pro French Algeria, who were arrested from the beginning of 1961, and former auxiliaries, interned between February and August 1963. It also examines initiatives taken by the ICRC to gain access to French prisoners in the hands of the FLN and, to a lesser degree, various humanitarian actions to help refugees in Morocco and Tunisia as well as people forcibly displaced by the French army and grouped together in camps.
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Le processus de paix au Chiapas ou le précaire équilibre face au videTremblay, Annie 03 1900 (has links)
Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l’Université de Montréal / Le but de cette étude est l'analyse du processus de paix au Chiapas depuis 1994, entre le gouvernement mexicain et l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Les principales hypothèses sont les suivantes: le conflit chiapanèque est le résultat d'une structure sociale conflictuelle ; l'EZLN a pu s'insérer dans une région particulière du Chiapas, soit la Selva, dû à son développement en marge de l'élite chiapanèque; le processus de paix est une manière pour les parties de poursuivre leur confrontation par la voie politique ; les intérêts des parties lors du processus de paix varient selon la conjoncture politique ; et le développement d'une paix durable est favorisé par la transition démocratique. L'étude est fondée sur une recherche documentaire qui a été menée à partir de monographies et d'articles de revues spécialisées. De plus, nous avons utilisé des articles de revues d'actualité et de journaux mexicains. Dans le but d'approfondir la compréhension du cas étudié, nous avons adopté une approche à la fois descriptive et comparative. Nous avons retenu tous les faits significatifs afin d'être systématique et non seulement ceux qui correspondaient à nos attentes. Les principales conclusions de l'étude sont les suivantes : la rébellion zapatiste est la conséquence de la domination politique et économique de l'élite traditionnelle chiapanèque sur les autochtones. Vers les années quatre-vingts, les canaux traditionnels de médiation entre l'élite et les autochtones se sont fermés suite à un l'effritement du pouvoir de l'oligarchie, ce qui a suscité l'augmentation de la violence envers les communautés autochtones indépendantes. L'élite chiapanèque n'est pas disposée à une modernisation des relations politique et économique. L'insertion d'un groupe révolutionnaire dans la région de la Selva a été la conséquence de son évolution particulière: les structures communautaires de la Selva ont été soustraites au pouvoir de l'élite suite à l'influence de l'Église et des groupes de gauches qui ont laissé place à une structure organisationnelle indépendante très enracinée. Le processus de paix au Chiapas depuis 1994 a été inégal : le gouvernement mexicain a négocié avec les zapatistes lorsque la conjoncture politique le lui commandait. Les stratégies de l'EZLN ont également évolué selon les circonstances régionales, nationales et internationales. La transition démocratique et la paix durable sont reliées. La négociation de la paix doit inclure tous les acteurs significatifs et implique une modération idéologique. L'application de la paix durable est ardue selon ce qui a été vécu au Salvador et au Guatemala. Le processus de paix au Chiapas n'est pas strictement régional, il est surtout lié à la problématique de la démocratisation du Mexique. Enfin, l'analyse du processus de paix au Chiapas va nous permettre de mieux comprendre la politique mexicaine contemporaine. La rébellion zapatiste n'est pas un phénomène déconnecté de la réalité nationale puisque les événements survenus au Chiapas sont fortement liés à l'agenda politique national. L'étude du cas particulier du Chiapas nous permet également de mieux conceptualiser les dilemmes liés à la transition démocratique, notamment celle par pacte de paix, qui ne concerne pas seulement que l'Amérique latine.
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