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Les représentations du féminisme chez les lectrices de Châtelaine

Yanick, Valérie 15 June 2024 (has links)
Ce mémoire porte sur le sens qu'accordent les lectrices du magazine québécois Châtelaine au discours féministe diffusé entre 2014 et 2016, et ce, dans un contexte médiatique influencé par le postféminisme. Encadrée par une approche constructiviste et féministe, la démarche qualitative déployée a permis à la chercheuse de dégager en quoi les représentations du féminisme chez les lectrices relèvent d'une sensibilité postféministe et de nuancer les défis que pose ce discours au projet politique féministe. Les dix entretiens menés auprès des lectrices ont révélé leurs multiples conceptions du mouvement féministe et leurs positionnements parfois paradoxaux au sein de discours post et proféministes. Leur appréciation du magazine Châtelaine comme agent de sensibilisation au féminisme soutient la thèse de la capacité émancipatrice des médias féminins, malgré certaines critiques adressées au magazine. Enfin, le rôle de la recherche sur l'interprétation des textes et sur l'identification féministe témoigne de l'importance de situer la réception dans son contexte immédiat et plus large et de la pertinence des recherches féministes en communication publique.
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Écriture et existence

Proulx, Michèle, Proulx, Michèle 12 April 2024 (has links)
No description available.
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Femmes, réseaux et subversion : l'organisation féministe de l'avortement illégal au Québec (1969-1988)

Raby, Marie-Laurence 20 November 2023 (has links)
Dans ce mémoire, je m'intéresse à l'organisation de services d'avortement par des groupes féministes québécois entre 1969 et 1988, alors que l'avortement est illégal au Canada. Ces réseaux féministes se mettent en place au lendemain du Bill omnibus de Pierre-Eliott Trudeau (1969), qui autorise uniquement les avortements dits thérapeutiques et à condition qu'ils soient pratiqués dans les hôpitaux agréés. Les centres hospitaliers franco-québécois tardent toutefois à offrir ce service et les rares qui le font pratiquent très peu d'interventions au tournant des années 1970. Plusieurs groupes féministes créent donc des services de référence pour diriger les femmes vers des médecins montréalais qui acceptent de pratiquer des avortements dits sur demande¹, donc en dehors du cadre légal instauré par la réforme de 1969. Entre 1973 et 1976 cependant, les militantes se butent à une répression orchestrée par l'État québécois et décident de réorienter leurs services de référence vers New York. Puis, l'arrêt en 1976 des poursuites contre le Dr. Morgentaler crée une jurisprudence favorable à la pratique d'avortements en dehors des centres hospitaliers. À partir de cette date, les gouvernements successifs doivent alors tolérer les avortements effectués dans des cliniques privées étant donné le flou juridique qui entoure désormais cette pratique. Cette timide ouverture de l'État met fin à la période transnationale des réseaux féministes et leur permet de mettre sur pied des centres de santé des femmes offrant des avortements sur demande, ce qui débouche sur l'institutionnalisation de ce type de services. La période couverte par cette recherche se termine en 1988 avec la décriminalisation de l'avortement au Canada par l'arrêt Morgentaler c. la Reine. Cette recherche porte un intérêt particulier à la médicalisation de l'avortement ainsi qu'à l'adéquation entre féminité et maternité qui reflètent la position de l'État sur l'avortement jusqu'en 1988. Les groupes féministes s'opposent à ces prescriptions normatives en prônant la démédicalisation des services d'avortement et en soulignant le caractère sociopolitique du rôle reproductif attribué aux femmes. Ainsi, les réseaux d'avortement qu'ils mettent en place jouent un rôle éminemment subversif. ¹On parle d'avortement sur demande pour désigner les avortements effectués sans l'ingérence d'un comité d'avortement thérapeutique. Cette étiquette renvoie à la capacité de choisir des femmes. Une autre dénomination utilisée est l'avortement libre. / In this essay, I examine the organization of abortion services by Quebec feminist groups between 1969 and 1988, when abortion was illegal in Canada. These feminist networks were set up in the wake of Pierre-Eliott Trudeau's Omnibus Bill (1969), which allowed only therapeutic abortions to be performed in accredited hospitals. However, Franco-Quebec hospitals were slow to offer this service, and the few that did so performed very few procedures at the turn of the 1970s. Feminist groups, which were emerging at the same time, created abortion referral services to direct women to Montreal doctors, performing so-called abortions on demand, outside the legal framework established by the 1969 reform. Between 1973 and 1976, the referral service was subject to state repression. In response to this difficult political climate in Quebec, feminist activists redirected their service to New York. The termination of the prosecution of Dr. Morgentaler in 1976 created jurisprudence favorable to the practice of abortions outside of hospitals, marking the end of the transnational period of feminist networks. Between 1976 and 1988, successive governments interpreted the legal uncertainty surrounding abortion in Quebec to allow abortions performed in private clinics. This timid opening by the state allowed feminists to set up women's health centers where they offered abortions on demand, marking the institutionalization of feminist abortion networks. The period covered by this research ends in 1988 with the decriminalization of abortion in Canada through the Morgentaler v. the Queen decision. This research is particularly interested in the medicalization of abortion and the adequacy of femininity and maternity, which permeate the state's position on abortion in various ways until 1988. Feminist groups oppose these normative prescriptions by advocating the demedicalization of abortion services and emphasizing the socio-political character of women's reproductive role. Thus, feminist abortion networks play a highly subversive role.
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The non-traditional political engagement of 'Pious Illiberal Muslim Activist' women in 2019 Tunisia / Engagement politique non traditionnel des militantes musulmanes pieuses illibérales en Tunisie en 2019

Bonci, Alessandra 12 November 2023 (has links)
Cette étude contribue à la littérature sur le genre, la théorie des mouvements sociaux et le nationalisme en mettant en lumière l'engagement politique des femmes pieuses et leur compréhension de la citoyenneté dans la Tunisie post-révolutionnaire. Le cadre théorique de ce travail s'enracine dans le concept d'« autorité identitaire » élaboré par Nielsen (2020). Cette étude porte sur les stratégies de résistance des femmes contre ce qu'elles perçoivent comme un État impie leur imposant un modèle rigide d'identité nationale, la Tunisianité. La recherche empirique pour ce travail a été menée à Tunis, entre 2018 et 2020, à travers des entretiens semi-structurés avec de pieuses militantes musulmanes illibérales dans deux associations coraniques, les membres du parti non électoral Hizb ut-Tahrir, une femme salafiste, une militante indépendante, une S17, et des fonctionnaires d'État, les wa'ydhat. Au sein des associations coraniques, j'ai effectué l'observation participante pendant huit mois à Tunis. J'ai tendance à voir la population très hétérogène de cette étude comme une force car j'ai réussi à observer de multiples exemples de ce que j'appelle des femmes musulmanes pieuses et illibérales et leurs différentes revendications politiques. Les résultats de la recherche empirique montrent que: • Les « activistes musulmanes illibérales pieuses » ne rentrent pas dans la théorie de la soumission, car elles font preuve d'agence à travers leur engagement politique non traditionnel (voir Chapitre 1, 2) ; • Les « activistes musulmanes illibérales pieuses », en particulier celles des associations coraniques, sont, contrairement au sens commun, des citoyennes politiquement conscientes (voir chapitre 4) ; • Les « activistes musulmanes illibérales pieuses » s'opposent consciemment à la notion de Tunisianité (voir chapitres 5, 6, 7) • Les « activistes musulmanes illibérales pieuses » ont crée des espaces d'autonomie par rapport à leurs homologues masculins (voir chapitre 8). Sur le plan méthodologique, j'ai trouvé que: • L'enquête comme méthode de recherche n'est pas particulièrement efficace pour étudier de petits groupes où la confiance doit être mise en place avant l'enquête (voir chapitre 3). / This study contributes to the literature on gender, social movement theory and nationalism in shedding light on the political engagement of pious women and their understanding of citizenship in post-revolutionary Tunisia. The theoretical frame of this work is rooted in the concept of "identity authority" elaborated by Nielsen (2020). This study focuses on women's strategies of resistance against what they perceive being an impious state imposing on them a rigid model of national identity, the Tunisianité. Empirical research for this work was conducted in Tunis, between 2018 and 2020, through semi-structured interviews with pious illiberal Muslim women activists in two koranic associations, the members of the non-electoral party Hizb ut-Tahrir, one Salafi woman, one independent activist, one S17, and religious civil servants, the wa'ydhat. Within the koranic associations, I carried out participant observation for eight months in Tunis. I tend to seethe highly heterogeneous population of this study as a strength as I managed to observe multiple examples of what I call pious, illiberal Muslim women and their different political claims. The empirical research findings show that: • "pious illiberal Muslim women activists" cannot fall under the submission theory, as they show agency through their non-traditional political engagement (see Chapter 1, 2); • "pious illiberal Muslim women activists", especially those in the koranic associations, are, against conventional wisodm, politically conscious citizens (see Chapter 4);• "pious illiberal Muslim women activists" consciously oppose the notion of Tunisianité (see Chapters 5, 6,7)• "pious illiberal Muslim women activists" managed to find spaces of autonomy from their male counterparts (see Chapter 8) On a methodological level, I found that: • survey as research method is not particularly efficacious for studying small groups where trust need to be implemented before the survey (see Chapter 3).
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Luttes féministes en Haïti : étude exploratoire des enjeux culturels, motivations et projets qui sous-tendent l'engagement féministe

Mahotière, Chantal 13 April 2018 (has links)
Cette recherche porte sur les luttes féministes en Haïti. À partir de nos premières observations sur les relations entre l'évolution de la situation des femmes haïtiennes et les luttes féministes en Haïti, nous cherchions à identifier les principales raisons qui motivent certaines femmes haïtiennes à militer comme féministes, à comprendre les enjeux culturels auxquels sont confrontées les femmes dans la société haïtienne et les stratégies mises en oeuvre pour faire face à ces enjeux. Compte tenu du caractère exploratoire de cette étude et de la nature des données, que nous nous proposions d'analyser et d'interpréter, nous avons choisi une approche qualitative, dans une perspective de recherche féministe. En effet, en analysant les témoignages de 12 militantes féministes, nous avons mis l'accent sur le sens que ces femmes, en tant que sujets engagés dans un processus de transformation sociale, donnaient à leur discours et à leur pratique féministe. Le modèle d'analyse, construit à partir des concepts clés de la problématique et de la méthodologie de notre étude, nous a permis d'entrevoir la dynamique qui sous-tend l'engagement féministe de douze femmes de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Cet engagement se comprend sous l'éclairage d'une conception du féminisme comme un mouvement social à trois dimensions: celle d'un discours critique, dénonçant l'idéologie machiste et sexiste qui imprègne la culture dominante de la société haïtienne; celle d'une pratique militante, axée sur l'affirmation de l'identité féministe, la défense, la revendication et la promotion des droits des femmes; et celle d'un projet de transformation sociale, susceptible de rassembler les femmes et de donner à leurs luttes quotidiennes le sens et le dynamisme nécessaires pour produire des résultats tangibles. De ces témoignages, il ressort que les répondantes sont conscientes que leurs luttes ne peuvent être isolées, mais s'inscrivent dans la mouvance des luttes féministes menées en Haïti au cours des vingt dernières années et plus globalement dans le mouvement féministe à travers le monde. Ce mouvement féministe leur offre un espace de vision et d'utopie concrète pour situer leur projet féministe dans une perspective globale de transformation des rapports sociaux entre les sexes et les genres.
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Les représentations sociales d'étudiantes feministes en Turquie vis-à-vis de la domination masculine et de l' égalité des sexes : entre laïcité, tradition et religion / Social representations of male dominance and gender inequality from feminist students in Turkey : between secularism, tradition and religion

Ozcakal, Akile 22 September 2017 (has links)
La recherche que nous menons tend à interroger la domination masculine et l’égalité des sexes en tant que sujets conflictuels au sein de la société turque. Cette domination soumet la femme au père puis au mari, ainsi qu’à tous les hommes de son entourage. Les étudiantes féministes laïques et kémalistes considèrent que cette domination trouve ses origines dans le Coran qui encouragerait la soumission des femmes. Les étudiantes féministes islamiques stipulent que c’est la tradition et les multiples interprétations du Coran qui expliquent la domination masculine. De plus, la laïcité est également en tension chez ces groupes d’étudiantes. Les étudiantes laïques et kémalistes craignent de voir disparaitre le principe de la neutralité inscrit dans la laïcité, au détriment d’une Turquie devenant de plus en plus religieuse. Les étudiantes islamiques, quant à elles, critiquent ouvertement la laïcité qui serait source de discrimination et surtout responsable de l’inégalité entre les sexes. Les deux groupes d’étudiantes féministes ont vécu des expériences qui influencent leurs représentations sociales et leurs comportements, qui seront analysés à travers ce travail de recherche. / In our research, we aim at understanding the reasons of male dominance and gender inequality; a conflictive topic within Turkish society. This dominance imposes the women to obey firstly to their father and then to their husband, as well as all the men around her. Feminist students that also define themselves as secular and “Kemalist” consider that this dominance find their roots in the Quran, which would encourage female submission. As to the Islamic feminist students, they point out that tradition and various interpretations of the Quran may explain this male dominance. Moreover, secularism is also a cause of tension between Kemalist and Islamic students. The Kemalist students are afraid that the principle of neutrality that is a part of secularism will disappear, at the expense of a more religious Turkey. On the other side, Islamic students criticize secularism, as the origin of women segregation and responsible of the inequalities between genders. Indeed, both feminist students groups have distinct experiences that influence their social perceptions and behaviours, which will be analysed through this research work.
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Les féministes et le changement social en Belgique: programmes, stratégies et réseaux / Feminists and social change in Belgium, 1918-1968: program, strategy and networks

Jacques, Catherine 13 December 2007 (has links)
Les Féministes et le changement social en Belgique (1918-1968). Programmes, stratégies et réseaux. Catherine Jacques. <p>Thèse de doctorat présentée sous la direction de Mme Eliane Gubin (Université libre de Bruxelles)et de Mme Christine Bard (Université d’Angers) en vue d’obtenir le titre de docteure en histoire.<p><p>Alors que l’histoire des femmes est relativement bien implantée en Belgique, il n’existe encore aucune étude qui envisage l’ensemble des mouvements féministes dans leur rapport à la société civile et politique. L’époque choisie s’étend de 1918 à 1968. Si les prémisses du féminisme et ses activités jusqu’en 1914, ainsi que sa reconversion durant les années de guerre, ont fait l’objet d’un certain nombre d’études, en revanche de multiples pans de l’activité féministe de l’entre-deux-guerres aux années 1960 demeurent largement méconnus. Pour les aborder, il convient d’évaluer d’abord l’impact de la guerre 14-18 sur les mouvements féministes et sur la condition des femmes. En effet le conflit les a profondément marquées, et les féministes en particulier qui s’étaient fortement impliquées dans le courant pacifiste de la Belle Epoque. Pendant la guerre, toutes ou presque, se sont engagées dans des activités patriotiques ou caritatives et certaines, au lendemain des hostilités, les prolongent au sein du mouvement féministe, dont elles deviennent d’importantes représentantes. <p>L’armistice conclue, les différentes associations féministes se reconstituent mais elles adaptent leurs revendications au contexte nouveau :la thèse analyse entre autres les relations entre féministes d’avant et d’après guerre, afin d’évaluer dans quelle mesure il y eut transmission (ou non) d’un savoir militant et d’expériences antérieures. En effet, aux côtés des associations féministes existant avant 1914 et reconstituées après 1918, naissent de nouveaux groupes, surtout à partir de la fin des années 1920. Ils se composent de femmes venues d’horizons sociaux relativement différents des militantes précédentes. Souvent universitaires, engagées dans une vie professionnelle, ces féministes formulent des revendications nettement plus radicales :c’est le cas par exemple du Groupement belge de la porte ouverte (1929) qui s’oppose clairement à toute législation protectionniste du travail différenciée selon les sexes, telle qu’elle est prônée par le Bureau international du Travail ;c’est le cas d’Egalité, une association dirigé par l’avocate et future sénatrice cooptée libérale Georgette Ciselet, qui affiche un programme féministe relativement radical en matière d’égalité civile et politique.<p>Le contexte a ici toute son importance :le féminisme d’entre-deux-guerres est en effet confronté à la mise en place de nouveaux processus d’intervention de l’Etat et aux conséquences des politiques natalistes menées par tous les gouvernements. L’idéal féminin que l’on tente d’imposer est marqué par l’assimilation quasi totale de l’identité féminine à la fonction maternelle et à la fécondité. Cette tendance, déjà forte avant guerre, s’accentue encore sous la pression de la grande crise et du chômage, que l’on croit pouvoir résorber en dégageant des postes de travail par le renvoi des femmes au foyer. Or ces tendances sont en totale contradiction avec l’implication des femmes dans l’espace public (elles sont devenues électrices communales), avec leur accès à de nouvelles filières professionnelles (infirmières, assistantes sociales), avec leur arrivée plus nombreuse dans l’enseignement secondaire et même supérieur. <p>De quelle manière et dans quelle mesure les deux générations de militantes ont-elles collaboré ?En d’autres termes, comment et par quels biais s’est assurée la transmission féministe ?Ces questions sont également abordées pour la période qui suit immédiatement la Seconde Guerre Mondiale. Celle-ci reste un domaine pratiquement inexploré, complètement occulté par l’explosion du néo-féminisme des années 1970. Longtemps, on a cru qu’en signalant l’accès des femmes au suffrage en 1948, on avait tout dit ;pour beaucoup, ces années seraient caractérisées par un mouvement féministe affadi, en léthargie en quelque sorte. Cette version, généralement admise, doit être largement nuancée. Les années 1950 et 1960 voient fleurir au contraire des revendications réformistes, même si elles adoptent encore un ton mineur et qu’elles doivent être replacées dans le contexte de l’époque. Elles sont énoncées de manière telle que les contemporains puissent les entendre. Ce féminisme en réalité très vigoureux engrange des succès et mène des combats fondamentaux, tels que l’accès complet à la citoyenneté des femmes, la féminisation des études supérieures, la réforme du code civil et des régimes matrimoniaux. Il balise à bien des égards la voie pour les revendications de la seconde vague féministe, il est donc erroné et réducteur de les présenter en rupture totale. <p>La thèse privilégie une approche thématique des revendications féministes :une partie traite des avancés dans la sphère publique (pour l’essentiel la question du droit à la citoyenneté économique et politique) et l’autre dans l’espace privé (réforme du code civil, droits des mères et réflexions sur la sexualité). <p>Ce type d’analyse permet de mieux contextualiser les revendications en les mettant en rapport avec les enjeux contemporains. A terme les éléments dégagés éclairent les processus de construction des citoyennetés civile, politique et sociale des femmes.<p>Les stratégies élaborées par les féministes sont au cœur de notre réflexion. Une attention particulière est accordée aux personnes qui conçoivent et portent ces revendications, de manière à réintégrer dans le processus d’émancipation des femmes des réseaux et des relais insérés dans des courants autres que féministes (partis politiques, syndicats, associations féminines). La mise en évidence de ces relais montre comment certaines idées, nées au sein des mouvements féministes, ont pénétré dans des groupes qui réfutaient toute adhésion à la cause féministe mais qui, à terme, en ont adopté les demandes et les ont diffusées dans un public plus large. La manière dont ces revendications féministes parviennent à “ remonter ”, à la fois au sein de structures politiques et associatives, et atteindre ainsi un grand nombre de femmes (et d’hommes) est central dans l’analyse proposée.<p>Mais faire l’étude des mouvements ou des associations sans tenir compte des personnes qui les composent, laisse subsister des zones d’ombre. La sociabilité des militantes est interrogée. Celle-ci est, sans doute, un élément d’explication à la constance de certains engagements. <p>Notre étude si elle se situe sur le plan national, envisage conjointement l’impact de l’international sur l’évolution du féminisme belge. Au plan international, l’ensemble des organisations faîtières dont dépendent de nombreuses associations nationales trouvent leur place dans notre étude :le Conseil international des Femmes qui chapeaute le Conseil national des Femmes belges, l’Open Door pour le Groupement belge de la Porte Ouverte, etc. L’angle d’approche n’est pas l’organisation faîtière en tant que telle mais bien les rapports entretenus avec l’association nationale. Sans oublier les instances internationales (SDN puis ONU, OIT, BIT,etc.) auprès desquelles les associations internationales féministes exercent depuis leur création un lobbying serré en faveur des intérêts féminins qui, mesuré aux nombres des conventions et des accords en tout genre indiquent que leur influence est réelle et attestent de l’existence de véritables stratégies féministes dans l’entourage des organismes internationaux. <p>Au terme, la thèse permet de mieux comprendre le processus d’inclusion des femmes dans la société belge et éclaire sur les mécanismes de démocratisation de celle-ci par l’intégration de ses citoyennes./Feminists and social change in Belgium<p>(1918-1968)<p>Program, strategy and networks<p><p><p>Although women history is rather well established in Belgium, no survey has been made on all the women movements in the frame of their relationship with civil and political society. The studied area spans from 1918 till 1968.<p>The context is important :feminism for the inter bellum period and after the second world war must face the increasing impediment of the State in public life, generating new discriminations. This thesis uses predominantly a thematic approach of the different feminist demands :one part will deal with the progress made in the public domain (mainly the issue of the right to economic and political citizenship) and another one in the private domain (civil code reform, mothers’ rights and considerations on sexuality).<p>In the long run, the points brought forward bring to light the building process of civil, political and social citizenship of women.<p>The strategies elaborated by the feminists lie at the heart of our thought. A special point of attention is made for the people conceiving and bringing forward these demands, in order to integrate in the emancipation process of women the networks and relays used outside the women sphere (political parties, unions, women societies).<p>Even if this survey is made at the national level, it also involves the impact of what is happening at the international level on Belgian feminism.<p>Eventually, the purpose of this thesis is to better understand the inclusion process of women in Belgian society and to bring to light the impact the integration of women had on the democratization mechanism of the same Belgian society.<p><p><p><p><p> / Doctorat en Histoire, art et archéologie / info:eu-repo/semantics/nonPublished
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Le parcours critique de Jeanne Lapointe

Raby, Claudia 12 April 2018 (has links)
Jeanne Lapointe, intellectuelle d'influence et professeure passionnée, a marqué l'histoire du Québec en participant, entre autres, aux Commissions Parent et Bird. Discrète, elle demeure aujourd'hui une figure méconnue du grand public comme du milieu littéraire dans lequel elle a œuvré des années 1940 à la décennie 1990. Ce mémoire constitue une première étude en profondeur de son œuvre critique. Nous proposons une analyse de ses textes disponibles à ce jour, inédits et publiés, qui concernent explicitement la littérature. Il s'agit d'une reconstitution du parcours critique de J. Lapointe qui permet une caractérisation de sa démarche dans le champ littéraire par le biais de la poétique de la critique. Œuvrant successivement au sein de la revue Cité Libre, dans le domaine de la psychanalyse puis dans une perspective féministe, Jeanne Lapointe s'est forgé un itinéraire clairement divisé en trois grandes périodes critiques qui déterminent conséquemment les divisions de cette étude qui rend compte de la cohérence d'une pensée en évolution.
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Think we must. Politiques féministes et construction des savoirs.

Puig de la Bellacasa, María 09 December 2004 (has links)
Cette dissertation porte sur les liens entre les pratiques politiques et la construction des savoirs, académiques et scientifiques, explorés dans le mouvement féministe et les « Études féministes » contemporains, notamment anglo-américaines (women studies), depuis les années 1970. Dans la première partie, après avoir introduit le sens que donnent à la pratique « politique » certaines traditions féministes, nous présentons différentes entrées des critiques féministes des savoirs scientifiques : la critique de l'exclusion historique des femmes de la production des savoirs et des sciences et l’examen critique des préjugés sexistes intervenant dans les contenus et les critères de validation des connaissances (théorie de la connaissance ou épistémologie). La deuxième partie de la thèse propose une lecture d’auteures anglophones qui ont abordé les sciences à partir d’une perspective féministe et qui ont développé des propositions qui encouragent à la reconnaissance active du caractère partiel et situé de toute construction de savoir. Nous abordons, plus précisément : les théories sur l’incidence épistémologique de points de vue et positionnements féministes (standpoints) ; le travail de la philosophe Sandra Harding spécialement sa conceptualisation d’une « objectivité forte » ; et la conception des « savoirs situés » dans le travail de l’historienne de la biologie Donna Haraway. Ces propositions de politiques du savoir sont aussi abordées dans l’optique de montrer les problèmes spécifiques qu’elles rencontrent quand elles s’adressent aux savoirs de la tradition scientifique expérimentale. Une question traverse la thèse : Comment ces critiques et propositions tiennent-elles compte de la diversité des pratiques spécifiques de construction des savoirs ? Alors même que le cœur des propositions féministes qui nous intéressent est de situer les savoirs dans leur spécificité reste à savoir comment ces mêmes politiques féministes résistent à se désituer à savoir, à emprunter les formes d'une théorie générale pour aborder les pratiques singulières. Prendre en compte de la spécificité des pratiques exige en outre d’envisager les auteures féministes au travail dans les pratiques et problèmes singuliers qui les intéressent, et ainsi montrer la richesse de ce courant de pensée.
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Le défaut de l'âme : performance et ironie du genre dans L'Ève future d'Auguste de Villiers de l'Isle-Adam et Les chiennes savantes de Virginie Despentes

Brassard, Léonore 12 1900 (has links)
Ce mémoire s’attache à la question de la matérialité et de la théâtralité du corps genré, telle que posée par une lecture croisée entre un roman du XIXᵉ siècle et un autre de l’époque contemporaine. En effet, L’Ève future, d’Auguste de Villiers de l’Isle-Adam et Les Chiennes savantes de Virginie Despentes portent chacun une attention soutenue à la performance du genre féminin. En mettant en scène des personnages de séductrices qui conjuguent la performance de leur sexe à des métiers d’actrice ou de danseuse, les deux récits suggèrent un rapprochement entre la distance qu’implique la scène, le pouvoir de séduction, et la « réalité » du genre. Si le féminin est un théâtre, ainsi que l’arguent les personnages d’Edison et de Louise dans leur histoire respective; une mascarade selon la théorie Riviere; une catégorie politique selon Wittig; une performance dans l’analyse de Butler; ou une technologie chez Preciado; le genre existe-t-il encore à ce point? Peut-on dire que l’ironie, présente à la fois dans L’Ève future et dans Les Chiennes savantes, en jouant sur la tension entre un discours réel et un discours simulé, reconduit cette indécidabilité de la « réalité » du genre? / This thesis takes its roots in the question of the materiality and theatricality of the gendered body, as it can be understood by a cross-reading of a nineteenth century and a contemporary novel. L’Ève future, by Auguste de Villiers de l’Isle-Adam, and Les Chiennes savantes, by Virginie Despentes, are both putting an emphasis on the performance of the feminine gender. By staging characters of seductive women who combine their gendered performance with their work as actress and dancer, Les Chiennes savantes and L’Ève future are suggesting a link between the representation, the seductive power and the ‘reality’ of gender. If womanliness is a play, as Edison and Louise are alluding to in their respective stories; a masquerade according to Riviere; a political category as argued by Wittig; a performance for Butler; a technology for Preciado; does gender still exist that much? Can it be said that irony, which is found as a literary and philosophic device in both novels, by playing with the tension between the true and the fake in a discourse, is renewing the undecidability of the ‘reality’ of gender?

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