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Bombardement aérien et norme d’immunité des non-combattants / Aerial bombing and norm of non-combatant immunityRandretsa, Thierry 19 December 2013 (has links)
Norme séculaire et universelle, l’immunité des non-combattants a été gravement affectée par l’avènement de l’arme aérienne. L’introduction de la troisième dimension dans la guerre a permis d’attaquer des objectifs à l’arrière des lignes de front. Dans le contexte de la guerre totale, le bombardement stratégique a érigé la population et les biens civils en objectifs militaires afin de porter atteinte au moral de la première et de hâter la fin du conflit. Le résultat a été le massacre de millions de civils pour un bilan militaire plutôt mitigé. Ces bombardements tranchent avec la pratique actuelle par laquelle les États-majors s’efforcent de prévenir au maximum les dommages collatéraux. Comment expliquer un tel gouffre dans la manière d’envisager le bombardement aérien ?La population est devenue le centre de gravité des conflits contemporains. Que ce soit dans les interventions humanitaires ou dans la stratégie de la contre-insurrection, il convient de la préserver et de la conquérir sous peine de voir la mission échouer. Cette approche est exacerbée par la géographie moderne de la guerre se déroulant au sein de la population. Elle est compliquée par l’asymétrie morale opposée par les belligérants non-étatiques, se distinguant peu des civils et opérant à proximité ou à l’intérieur de zones peuplées. Dès lors, un paradigme de la modération s’applique aux bombardements aériens poussant parfois le commandement à aller au-delà du droit international humanitaire, là où, pendant une bonne partie du XXème siècle, ils étaient encore soumis au paradigme de la force de la guerre traditionnelle. / Immunity of non-combatants is a secular and universal norm which has been severely affected by the advent of air power. The introduction of the third dimension in the war led to attack targets behind the front lines. In the context of total war, strategic bombing has elevated population and civilian objects as military targets in order to undermine the morale of the first and hasten the end of the conflict. The result was the massacre of millions of civilians for a military rather mixed record. These bombings contrast with the current practice whereby staffs strive to maximize the prevention of collateral damage. How to explain such a gap in the approach of aerial bombardment?The population has become the center of gravity of contemporary conflicts. Whether in humanitarian interventions or in counter-insurgency, it should be preserved and conquered in order to avoid mission failure. This approach is exacerbated by modern geography of the war taking place within the population. It is complicated by the moral asymetry of the non-state belligerents, who are not very distinguished from civilians. Furthermore, they operates near or within populated areas. Therefore, a paradigm of moderation applies to aerial bombing, sometimes pushing the command to go beyond the international humanitarian law. For much of the twentieth century, they were still subject to the paradigm of the strength of the traditional war.
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La France et la crise des euromissiles, 1977-1987 / France and the Euromissile crisis, 1977-1987Parisi, Ilaria 25 November 2017 (has links)
La crise des euromissiles trouve son origine en octobre 1977, lorsque le chancelier allemand Helmut Schmidt exprime son inquiétude face à l’aggravation du déséquilibre militaire en Europe, consécutive au déploiement des missiles soviétiques de moyenne portée SS-20. Plus précis que les systèmes qu’ils remplacent et dotés de têtes nucléaires multiples, les SS-20 pourraient neutraliser la mise en œuvre de l’escalade nucléaire de l’OTAN. Qui plus est, les armes de moyenne portée de l’organisation militaire intégrée versent dans un état d’obsolescence. La question qui se pose est de ce fait celle de savoir quelles sont les garanties sécuritaires que les Américains offrent à l’Europe, alors que la parité stratégique, bientôt consacrée par le traité SALT II, rend improbable l’engagement de la dissuasion centrale américaine en faveur du Vieux Continent. La montée de la menace soviétique et la méfiance européenne vis-à-vis de la protection militaire américaine sont alors les deux éléments au centre du débat atlantique qui caractérise la décennie 1977-1987 et qui se conclut par le traité de Washington, sanctionnant l’élimination de toutes les armes nucléaires soviétiques et américaines de moyenne portée d’Europe.Cette situation risque d’affecter la France pour deux raisons. Tout d’abord, l’aggravation du déséquilibre militaire engendré par les SS-20 confèrerait à Moscou un droit de véto sur toute évolution politique future du continent, que cela ait trait à la construction européenne ou à la résolution de la question allemande. Deux dossiers sur lesquels Paris n’accepte pas d’être marginalisé. Ensuite, la manifestation d’une méfiance européenne vis-à-vis de l’engagement américain en Europe semble amener certains alliés, la RFA au premier chef, à chercher un équilibre militaire propre au continent européen. Or, loin de garantir plus de sécurité, un équilibre « eurostratégique » n’aurait pour conséquence que d’éloigner la dissuasion américaine d’Europe ; en outre, il finirait par imposer des limitations aux forces nucléaires des puissances nucléaires tierces comme la France. Dès lors, la crise des euromissiles concerne la France dans la mesure où sa politique d’indépendance et sa politique de défense risquent d’être mises à mal par les évolutions du débat atlantique à propos de la sécurité de l’Europe, qui constitue l’environnement stratégique dans lequel Paris inscrit sa propre sécurité. / The origins of the Euromissile crisis date back to October 1977, when Helmut Schmidt publicly expressed his anxieties about the nuclear imbalance in Europe, following the deployment of the Soviet SS-20 missiles. The new Soviet system was more accurate than its predecessors and equipped with three nuclear warheads. NATO’s aging nuclear medium-range missiles could not match the Soviet technology and NATO’s nuclear escalation strategy proved weakened. At a time when SALT II fixed a rough strategic nuclear parity between the Soviet Union and the United States, Europe wondered whether the American extended deterrence was still reliable. The increasing Soviet threat and the deepening European defiance vis-à-vis the American military protection were the two central elements of the Euromissile crisis, which lasted until 1987, when the Washington treaty sanctioned the elimination of all Soviet and American medium-range nuclear forces in Europe.The French concern about the Euromissile crisis was twofold. Firstly, Moscow might profit from its military superiority in Europe in order to extend its influence over the Western part of the continent. As a consequence, the Soviet Union might acquire a veto over any European political development, for example as regards the European integration process or the resolution of the German question, issues on which France was eager to play a major role. Secondly, the European distrust towards the American military protection could lead to the establishment of a “eurostrategic” balance, or a balance between the Soviet and the American nuclear weapons in Europe. This would definitely have weakened the value of the American extended nuclear deterrence in Europe, but also in due course included third country nuclear forces into the military European balance as a part of the Western military effort. In this case, France would be deprived of a major element of her defense policy. As a consequence, France got involved in the Euromissiles crisis to preserve her strategic environment from any Soviet European ambition and to defend her policy of national independence from any attempt to diminish her military force at a time of increased East-West confrontation.
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La PSDC et la gestion civile des crises : le rôle de l'UE dans la gestion civile des crises et sa contribution au maintien de la paix et de la sécurité internationales : la dimension de la reconstruction post-conflit de la PSDC replacée dans le cadre de l'action extéreure de l'UE / CSDP and civilian crisis management : EU's role in civilian crisis management and its contribution to maintaining peace and international security : CSDP's post-conflict reconstruction dimension within EU's external action frameworkHatzidiakos, Andréas Christos 02 July 2015 (has links)
L’apaisement de l’antagonisme Est-Ouest suite à la chute du Mur de Berlin, modifie l’équilibre stratégique mondial et suscite le réveil de conflits dits « gelés ». Dans ce contexte, les Etats européens saisissent la nécessité de se doter d’un cadre politico-stratégique commun (PESC) afin de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationales. Avec la mise en place de la PESC, puis d’une dimension opérationnelle à son action extérieure (PSDC), l’UE ambitionne à devenir un acteur stratégique majeur pour la gestion des crises. Le développement de capacités « non-militaires » – civiles – de la PSDC, dédiées à la conduite d’activités de reconstruction post-conflit, constitue une véritable valeur ajoutée. Malgré la jeunesse de sa PSDC, l’UE représente indéniablement une force positive pour la sécurité coopérative aux côtés des autres acteurs de la sécurité. Les défis actuels appellent néanmoins à une réactualisation de la stratégie sécuritaire européenne. / The end of the Cold War modified the fragile security equilibrium established for over fifty years, bringing frozen conflicts to the forefront of the international security environment. Confronted with this new reality, EU member states seized the necessity of developing a common political and strategic framework (CFSP), in order to help maintain peace and international security. The establishment of the CFSP and of an operational dimension to its external action (CSDP), illustrate the EU’s ambition to becoming a key strategic player in crisis management. By developing civilian capabilities within its CSDP, destined for post-conflict reconstruction activities, the EU aims at providing a real added value to modern crisis management. Despite the insufficiencies of its newly created CSDP, the EU positively contributes to cooperative security alongside other security actors. Current security challenges nevertheless require an updating of its strategy.
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Les nouveaux défis et enjeux de la politique étrangère de la France en Afrique francophone subsaharienne / The new challenges and issues of the foreign policy of France in French-speaking Sub-Saharan AfricaGomis, François 26 November 2014 (has links)
Des années 1960 jusqu’à la fin de la guerre froide, voire au-delà, l’influence voire la prépondérance de la France sur les territoires francophones d’Afrique noire est presque totale. Cependant, en ce XXIème siècle naissant, la compétition mondiale dans la recherche de nouveaux débouchés et de la sécurisation de l’approvisionnement énergétique amène inexorablement les grandes puissances à entrer en ‘‘conflit d’intérêts’’ par la pénétration réciproque des « arrière-cours ». Ceci est particulièrement vrai pour la France qui voit des pays tels que les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie, les pays du Golfe, etc., faire une entrée fracassante dans une région géographique qu’elle considère depuis longtemps comme sa « chasse gardée » compte tenu des liens historique, linguistique et politique. Ces nouveaux défis et enjeux pour la politique africaine de la France se mesurent désormais, à l’aune des transformations à l’œuvre sur la scène internationale avec la mondialisation et l’émergence de nouvelles puissances du Sud. Les défis et les enjeux sont importants pour l’action extérieure de la France et sa place dans le monde, compte tenu de la concurrence féroce des nouveaux acteurs et des changements des sociétés africaines en cours. Néanmoins elle possède encore des atouts économiques, diplomatiques et stratégiques susceptibles de lui permettre d’élaborer, grâce à l’espace culturel francophone, un projet original, ambitieux et porteur d’espoir. Pour ce faire, il faudra répondre aux deux interrogations suivantes : Comment réformer cette politique traditionnelle basée sur des relations étroites et privilégiées avec les dirigeants africains sans toutefois compromettre les avantages comparatifs de la France sur place? Quelle stratégie politique mettre en œuvre pour identifier les véritables intérêts communs des Français et des Africains francophones, en tenant compte des opportunités et des menaces, et les développer dans un partenariat mutuellement bénéfique ? / From 1960s to the end of the cold war, even beyond, the influence even the supremacy of France in the French-speaking territories in Sub-Saharan Africa is almost total. However, in this 21st century, the world competition in the research of new markets and the security of the energy supply leads inexorably the great powers to enter in “conflict of interests” by the mutual penetration of the “back-yards”. This is particularly true for France which has countries such as the United States, China, India, Brazil, Turkey, the Gulf Arab States, etc., to make a dramatic entrance in a geographical area where she judged it for a long time as her “exclusive domain” considering the historical, linguistic and political links. These new challenges and issues for the African policy of France are measured from now on, in the light of the transformations at work in the world with the globalization and the emergence of new powers of the South. The challenges and the issues are important for the external action of France and its place in the World, considering the fierce competition between new stakeholders and the ongoing African society changes. Nevertheless it still has economic, diplomatic and strategic assets which enable him to elaborate, thanks to the francophone cultural center, an original project, ambitious and promising. With this aim in mind, it will be necessary to answer to the two following questions: How to reform this traditional policy based on close and privileged relationships with African leaders without compromising, however, the comparative advantages of France on the spot? Which political strategy has to be implemented in order to identify the real common interests of the French and the French-speaking Africans, by taking into account the opportunities and threats, and to develop them in a mutually beneficial partnership?
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