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Pensée sociale de l'alcoolisme féminin : enjeux psychothérapeutiques et stratégies de prévention. / Social thinking on female alcoholism : psychotherapeutic issues and prevention strategiesTaschini, Elsa 01 April 2016 (has links)
Dans cette thèse, nous avons examiné la pensée sociale de l’alcoolisme féminin (N=726). En effet, il nous semble qu’elle puisse être impliquée dans le maintien de représentations négatives de l’alcoolisme, allant de pair avec une dépréciation de la femme alcoolique (N=80). De plus, il nous semble que cette pensée sociale implique de prendre en compte les images et les émotions utilisées dans les messages de santé portants sur la consommation d’alcool chez les jeunes femmes (N=80). Enfin, sur le plan de la prise en charge, cette pensée sociale nous a amené à nous interroger sur les difficultés à être abstinent, particulièrement lorsque les attentes vis-à-vis de l’alcool sont positives chez les patients alcooliques. Aussi, nous sommes-nous intéressés à un autre objectif thérapeutique plus contesté, celui de la consommation contrôlée (N=15) en le comparant à celui de l’abstinence (N=15).Premièrement, les résultats ont mis en évidence que l’alcoolisme féminin apparait comme jugé plus négativement que l’alcoolisme masculin. Deuxièmement, on a observé que les femmes alcooliques tendent à être plus « sensibles » à ressentir de la honte. Ces résultats semblent attester d’un travail thérapeutique indispensable sur cet affect dans la prise en charge de l’alcoolisme féminin. Troisièmement, nos résultats sur les techniques de prévention dans le cadre de la TCP ont mis en évidence le rôle essentiel que joue le cadrage des messages de santé auprès d’une population spécifique comme celle des jeunes femmes. Enfin, les résultats nous ont offert des perspectives intéressantes sur les bénéfices cognitifs et comportementaux liés au processus d’abstinence. / This thesis has four main objectives in the study of public health issue represented byfemale alcoholism: (1) to explore the representational and attributional specificities of femalealcoholism in general population (Women = 492; Men = 234) and the influence of alcoholconsumption practices on its construction as a “social” object by comparing it to malealcoholism, (2) to evaluate, from a clinical point of view, the predisposition to shame andguilt in a group of patients with an Alcohol Use Disorder (AUD; criteria DSM-5) (Women =20; Men = 20) compared to a control group (Women = 20; Men = 20), (3) to devise, withinthe model of the Theory of Planned Behaviour (TPB), a primary prevention technique foroccasional heavy alcohol use or binge drinking and drunkenness amongst students between 18and 25 years old (Women = 80) by testing the effect of images and texts, positive vs.negative, and finally, (4) to assess, from a therapeutic point of view, amongst women with anAUD (Women: n = 16 and Men: n = 14), on the one hand, cognitive changes through thedevelopment of addictive beliefs regarding alcohol, and on the other hand, behaviouralchanges through the development of coping strategies, in relation to the two main treatmentgoals offered in Substance Abuse Departments in France: abstinence (n = 15) and controlleddrinking (n = 15).First, we observed the duality of alcohol consumption for the two objects of femaleand male alcoholism and the major influence on these results exercised by the participants’drinking habits. Second, we noted a greater predisposition to shame and guilt amongst womenwith an AUD. Therefore, on the one hand, female alcoholism appears to be judged morenegatively than male alcoholism and on the other hand, female alcoholics tend to be moresusceptible to suffering this negative affect. These results seem to attest a necessarytherapeutic work on the affect of shame in the treatment of female alcoholism. Third, ourfindings on prevention techniques within the model of the TPB highlighted the essential roleof the framing of health messages and the positive or negative emotions they arouse amongsta specific population considered "at risk" of developing pathologies due to alcoholconsumption, even though young women consume less than men. Last, our results offeredinteresting perspectives on the cognitive benefits related to the abstinence process and thedecision to abstain, compared to controlled consumption, as well as on the motivationsassociated with alcohol consumption and its relinquishment.
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Etude du malaise dans les échanges communicatifs chez les apprenants coréens et japonais en situations d’apprentissage du français langue étrangère en France / Interactional discomfort felt by Korean and Japanese learners in studying French as a foreign language in FranceLee, Ji-Eun 26 October 2012 (has links)
Malgré l’hétérogénéité qu’une classe de FLE peut représenter, il existe un élément communément partagé par les apprenants coréens et japonais et ce, quels que soient le niveau, leur spécialité d’études ou encore la durée de leur séjour en France, à savoir le sentiment de ne pas bien ou suffisamment bien parler le français. Ce constat et l’insécurité qu’il occasionne sont souvent basés sur des critères subjectifs, découlant de l’idée associée à un type de français idéalisé ainsi que de l’objectif d’apprentissage qu’ils sont censés atteindre. Mais cette dépréciation et l’auto-dépréciation qu’elle entraîne quant à leur niveau de français peuvent également être engendrées par les attitudes des locuteurs autochtones qui leur font ressentir leur lacune, ceci pouvant finir au demeurant, par un sentiment de malaise à des degrés plus ou moins variés, notamment selon leur vécu communicatif avec ces derniers. A partir du moment où leurs expériences communicatives sont marquées par un jugement dépréciatif répétitif à l’égard de leur français, l’auto-dépréciation renforcée par une hétéro-dépréciation finit par générer un malaise certain qui se transforme peu à peu en une sorte d’agent défavorisant qui tirerait sa force d’un apprentissage du français aux résultats contestés. Même si les deux publics partagent une attitude linguistique dépréciative, des normes communicationnelles ou encore un dispositif linguistique semblables, les enquêtes dévoilent que les caractéristiques du malaise ressenti par les apprenants coréens ne sont pas toujours similaires à celles des apprenants japonais, puisque leurs français n’est pas appréhendé de la même manière par les interlocuteurs autochtones français. / Despite the existing heterogeneity in the class of “French as a foreign language”, there is an element shared by both Korean and Japanese learners, regardless of their study level, field of study, or the duration of their stay in France : a common feeling of not being able to speak French well enough. That observation and the resulting insecurity it causes are often based on subjective criteria, resulting from the idea of an idealized French as well as the learning goals they are supposed to reach. But this depreciation and self-depreciation can also be caused by the attitudes of native speakers which make the learners feel their weakness. From the moment their communicative experiences are marked by a repetitive disparaging judgment towards their French, self-depreciation reinforced by hetero-depreciation eventually generates some discomfort which gradually transforms itself into a kind of a penalizing agent that would take its strength from learning French with questionable results. Even if both public shares a similar depreciative linguistic attitude, communicative standards or similar linguistic dispositions, investigations show that the characteristic unease felt by Korean learners is not always similar to that felt by Japanese learners, as their French is not apprehended in the same way by French native speakers.
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