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Étude exploratoire de l'influence des actions posées par l'enseignant de classe ordinaire sur la qualité de l'intégration sociale de l'élève présentant une déficience intellectuelleRicard, Véronique January 2007 (has links) (PDF)
Depuis quelques années, de plus en plus d'élèves présentant une déficience intellectuelle (EPDI) sont intégrés à l'école ordinaire au primaire. La qualité de l'intégration sociale de ces élèves est un sujet de préoccupation pour leurs parents et pour leurs enseignants. En effet, leur intégration sociale pose problème puisque certains de ces élèves sont acceptés par leurs pairs tandis que plusieurs sont rejetés. Un des facteurs susceptibles d'influencer l'intégration sociale des élèves qui présentent une déficience intellectuelle concerne les actions posées par l'enseignant de la classe ordinaire. Plus précisément, il est possible que l'organisation d'interactions entre l' EPDI et ses pairs, que la teneur émotive des interventions faites auprès de l'EPDl ainsi que le discours en faveur de l'intégration véhiculé auprès des élèves ordinaires jouent un rôle sur la qualité de l'intégration sociale de ces élèves. L'objectif de ce mémoire est de tenter de déterminer le lien entre la qualité de l'intégration sociale des élèves présentant une déficience intellectuelle et les actions posées par l'enseignant de la classe ordinaire au primaire.
L'intégration sociale de 12 élèves présentant une déficience intellectuelle intégrés en classe ordinaire de la 3e à la 6e année est évaluée par le biais d'un test sociométrique. Les actions que pose l'enseignant de la classe ordinaire afin de promouvoir, ou non, l'intégration sociale de ces EPDI sont examinées au moyen d'entrevues individuelles. De plus, un questionnaire remis aux élèves des 12 classes ordinaires est utilisé pour valider l'information recueillie auprès de l'enseignant.
Les résultats indiquent que la qualité de l'intégration sociale des EPDI est en lien direct avec les actions que pose l'enseignant de la classe ordinaire. Suite à la passation d'un test sociométrique, les EPDI qui obtiennent un haut score sont ceux intégrés dans les classes où l'enseignant pose beaucoup d'actions afin de promouvoir l'intégration sociale de cet EPDI. À l'inverse, les EPDI moins bien intégrés socialement sont ceux qui se retrouvent dans les classes où l'enseignant pose peu d'action pour favoriser leur intégration sociale. Parallèlement, les résultats obtenus au questionnaire des élèves indiquent que lorsque deux adultes sont présents à temps plein dans la classe, par exemple un enseignant et un technicien, les élèves sont confus en ce qui a trait à la personne responsable de la classe. Les élèves ne font pas la différence entre l'enseignant et la personne ressource. Des suggestions sont formulées afin de mieux comprendre la nature des actions que peut poser un enseignant de classe ordinaire au primaire afin de promouvoir l'intégration sociale des EPDI. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Intégration scolaire, Intégration sociale, Classe ordinaire, Élèves présentant une déficience intellectuelle, Compétences sociales, Statut social, Acception des pairs, Actions des enseignants.
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Jeu de tâches portant sur la représentation graphique du cube pour des élèves ayant des incapacités intellectuelles légèresCorbeil, Thania January 2008 (has links) (PDF)
Notre recherche s'intéresse à l'enseignement de la géométrie et de l'espace pour des élèves ayant des incapacités intellectuelles légères. De façon précise, nous proposons de faire évoluer leurs connaissances à propos de la représentation graphique du cube, et certaines de ses propriétés, par le biais d'un jeu de tâches didactiques. L'évolution est montrée par une analyse de protocoles qui tente de cerner de quelle façon s'enchaînent les différentes productions et interactions survenues entre les acteurs des séances d'expérimentation. De plus, l'analyse des tâches expérimentées montre leur potentiel au regard de l'engagement des élèves, tout en précisant certaines de leurs limites relatives à la nature de la tâche (contenu, pertinence, consignes données), au matériel didactique employé et à la chronologie des tâches au sein des séances. Nos résultats montrent que les élèves ayant des incapacités intellectuelles légères peuvent bénéficier de tâches variées et dynamiques pour accéder aux connaissances spatiales et géométriques dans la mesure où le jeu de tâches expérimenté favorise l'investissement mathématique des élèves. Le jeu de tâches se distingue nettement des méthodes typiques d'enseignement direct et répétitif dans les classes d'élèves ayant des incapacités intellectuelles. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Cube, Représentation graphique, Jeu de tâches, Incapacités intellectuelles, Enseignement, Géométrie.
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Étude exploratoire de la conception de service privilégiée par les intervenants travaillant auprès de personnes adultes présentant une déficience intellectuelleCouto, Nadia January 2006 (has links) (PDF)
Issue du questionnement professionnel de l'auteure, cette recherche exploratoire s'intéresse à la problématique de la variété de conceptions dans les services offerts aux personnes présentant une déficience intellectuelle. Les objectifs poursuivis sont d'identifier les principales conceptions présentes dans les services offerts à ces personnes et de décrire les conceptions de service privilégiées par les intervenant(e)s selon les milieux de vie (travail, loisir, habitation) et selon le niveau d'autonomie des personnes concernées (autonomes, semi-autonomes, non autonomes). En nous fondant sur l'approche écologique, c'est-à-dire sur le type de relation que la personne avec une déficience intellectuelle peut établir avec les différents environnements sociaux, nous avons identifié trois conceptions de service: ségrégationniste, intégrationniste et participationniste. Nous avons élaboré un questionnaire qui a été distribué dans un centre de réadaptation en déficience intellectuelle de la région montréalaise. Ce questionnaire permet aux répondant(e)s d'exprimer leur niveau d'accord avec les trois conceptions de service identifiées dans cette recherche. L'analyse et la discussion des résultats apportent des pistes de réflexion, notamment au regard de la politique du Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (2001a, b). En effet, il appert au terme de l'étude que la conception de service privilégiée par les intervenants pour les trois milieux de vie (travail, loisir, habitation) est la conception de service participationniste en ce qui concerne les personnes perçues comme autonomes. Toutefois, pour les personnes vues comme non autonomes, la conception de service privilégiée par les répondants est la conception ségrégationniste. Par ailleurs, des facteurs tels que le niveau d'autonomie des personnes présentant une déficience intellectuelle, les années d'expérience professionnelle et la formation académique des intervenant(e)s semblent affecter différemment le niveau d'accord des intervenant(e)s avec les trois conceptions de service. Au-delà des résultats, la contribution scientifique de cette recherche est d'apporter un regard écologique sur la variété d'orientations dans les services offerts aux personnes présentant une déficience intellectuelle. De plus, l'outil de collecte de données a été identifié par le comité d'évaluation comme un atout dans l'étude de l'intervention auprès d'adultes et d'enfants et comme un instrument pertinent dans l'identification des conceptions que
professionnel(le)s et parents ont des services. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Déficience intellectuelle, Conceptions de service, Ségrégation sociale, Intégration sociale, Participation sociale.
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Les besoins de soutien des personnes présentant un retard mental manifestant des comportements problématiquesLamoureux-Hébert, Mélanie January 2006 (has links) (PDF)
L'American Association on Mental Retardation (AAMR), dans la dixième version de son manuel sur la définition du retard mental (Luckasson et al. 2002/2003), élargit le concept de retard mental et maintient une orientation fonctionnelle, une approche écologique et une utilisation du soutien à des fins de classification et d'apport de services. Un soutien adéquat et personnalisé pourrait réduire les incapacités d'une personne lui permettant ainsi de participer aux activités de la communauté et d'améliorer sa qualité de vie ainsi que son bien-être.
Les comportements problématiques, chez les personnes présentant un retard mental, constituent un défi important autant au plan de l'intervention qu'à celui de la recherche. Si on souhaite réduire les comportements problématiques, il est important que les interventions ne ciblent pas seulement la réduction du comportement lui-même, mais cherchent activement des effets plus larges tels qu'un changement de style de vie, une augmentation des comportements appropriés, une intégration et une participation à la communauté, un développement maximum de l'autonomie et, dans une perspective globale, une augmentation de la qualité de vie (Koegel, Koegel et Dunlap, 1996; Scotti et al. 1996; Wagner, 2002). Ainsi, l'augmentation de la qualité de vie devrait être une composante importante de toute intervention visant la réduction de comportements problématiques (Scotti et al. 1996; Crimmins, 2000). La planification du soutien dans le but d'améliorer entre autres la qualité de vie devient, dans cette optique, une solution pertinente à envisager pour tenter de réduire les comportements problématiques. Par conséquent, pour que la personne qui présente des comportements problématiques développe son potentiel et s'intègre dans la communauté, il est important qu'elle reçoive un soutien personnalisé et continu. Connaître la nature et l'intensité du soutien requis permettrait de mettre en place un plan de soutien individualisé visant la réduction de l'occurrence des comportements problématiques par l'amélioration générale du fonctionnement, du bien-être et de la qualité de vie. Cette étude visait à explorer les besoins de soutien des personnes présentant un retard mental et des comportements problématiques afin d'avoir une compréhension clinique des relations entre les besoins de soutien et les comportements problématiques. La présente thèse est constituée de deux articles. Le premier présente une étude portant sur la traduction et l'adaptation culturelle du Supports Intensity Scale réalisées à l'aide de la méthode par comités de Tassé et Craig (1999), et cela, afin d'évaluer l'intensité des besoins de soutien pour une population francophone du Québec présentant un retard mental. Des analyses factorielles de type exploratoire ainsi que des mesures de validité et de fidélité ont été effectuées sur un échantillon de 245 personnes présentant un retard mental afin de valider la version traduite de l'Échelle d'intensité de soutien (SIS-F). Les résultats de l'étude permettent de conclure que le SIS-F évalue l'intensité des besoins de soutien et aide à la planification du soutien d'une population québécoise francophone.
Pour sa part, le deuxième article présente les résultats d'une étude qui visait à explorer les besoins de soutien des personnes présentant des comportements problématiques afin d'avoir une meilleure compréhension clinique des relations avec les besoins de soutien et ces comportements. L'étude souhaitait vérifier, auprès de 191 personnes de 16 à 75 ans présentant un retard mental léger ou moyen, si des besoins de soutien sont associés de façon différentielle à la présence de comportements problématiques évalués à l'aide du Scales of Independent Behavior-Revised (Bruininks, Woodcock, Weatherman, et Hill ,1996). Les résultats de l'étude permettent de faire ressortir que l'intensité des besoins de soutien est plus importante lorsqu'un individu présente des comportements problématiques particulièrement si la fréquence est élevée. De plus, ils nous indiquent que les besoins de soutien sont plus intenses au plan des interactions sociales et du maintien du bien-être émotionnel. Cette étude illustre l'importance de mettre l'emphase sur la mise en place de mesures de soutien spécifiques visant les habiletés sociales, la communication réceptive et expressive, la gestion du stress et celle de la colère. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Retard mental, Comportements problématiques, Besoins de soutien, Traduction et adaptation culturelle, Supports lntensity Scale.
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Enquête concernant les pratiques liées au consentement à la recherche chez des personnes présentant une déficience intellectuelleGiard, Marie-France January 2009 (has links) (PDF)
Lors de recherches auprès de sujets humains, les chercheurs doivent respecter certains principes éthiques essentiels. L'obtention d'un consentement libre et éclairé est un élément central de l'éthique de la recherche (Doucet, 2002). Pour les chercheurs ayant comme participants des personnes qui présentent une déficience intellectuelle, le respect de ce consentement pose un défi particulier. En plus des caractéristiques liées aux critères diagnostiques de la déficience, d'autres particularités spécifiques à cette population rendent le processus de consentement à la recherche plus complexe. Des mesures rigoureuses doivent alors être mises en place afin de protéger les droits à l'autodétermination et à la protection des personnes sollicitées (Dalton et McVilly, 2004). Malgré l'importance du consentement à la recherche, les chercheurs ayant comme sujets des personnes présentant une déficience intellectuelle ont très peu de lignes directrices permettant de les guider dans le processus de consentement (Fisher, 2003; Freedman, 2001). Par ailleurs, il existe peu d'écrits scientifiques sur l'éthique et les procédures de recherche en déficience intellectuelle (Dye et al., 2004). Deux objectifs principaux ont motivé cet essai doctoral. Le premier est d'explorer les pratiques et les procédures actuellement en cours dans les Centres de réadaptation en déficience intellectuelle et troubles envahissants du développement (CRDITED) du Québec relativement au consentement à la recherche lorsque les sujets sollicités présentent une déficience intellectuelle. Le deuxième est d'identifier les besoins actuels de ces établissements relativement au consentement à la recherche. Afin d'atteindre les objectifs fixés, un schéma d'entrevue a été construit et validé auprès de cinq experts dans le domaine de la déficience intellectuelle. Douze CRDITED ont participé à cette étude. Un répondant par établissement a alors été rencontré afin de procéder à l'entrevue qui portait sur trois thèmes principaux : les procédures utilisées pour l'obtention du consentement à la recherche, l'évaluation de l'aptitude au consentement à la recherche et l'identification des besoins de l'établissement. Le premier chapitre de cet essai présente le contexte théorique ayant motivé cette étude. La définition de la déficience intellectuelle est présentée ainsi qu'une brève description des services offerts à cette population et de la recherche dans ce domaine au Québec. Certains principes de la recherche auprès de sujets humains et une description du consentement à la recherche sont également abordés. Le deuxième chapitre présente la méthodologie utilisée, où l'échantillon, la procédure ainsi que le traitement et l'analyse des données y sont décrits. Pour sa part, le troisième chapitre de cet essai présente un article qui sera soumis à une revue scientifique dans le domaine de la déficience intellectuelle ou de l'éthique à la recherche. Les résultats de l'étude y sont présentés et nous permettent de mieux connaître les pratiques liées à l'obtention du consentement à la recherche auprès de personnes présentant une déficience intellectuelle et les besoins des CRDITED. Les résultats présentent un résumé des principaux aspects mentionnés par les répondants lors de l'entrevue. Ceux-ci permettent de constater qu'aucun établissement n'a de procédure systématique afin d'obtenir le consentement à la recherche. Par ailleurs, un certain nombre de besoins sont identifiés par les répondants afin d'améliorer les pratiques actuelles et sont présentés dans l'article. Ce chapitre se conclut par une discussion qui présente certaines indications permettant de guider les chercheurs et les professionnels lors du processus de consentement à la recherche. Finalement, la conclusion de cet essai présente les apports de cette étude, des suggestions de recherches ultérieures ainsi que les limites de l'essai. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Déficience intellectuelle, Consentement à la recherche, Évaluation de l'aptitude, Éthique.
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Enquête sur les services reçus et les besoins de parents d'une personne présentant une déficience intellectuelle et création d'un programme de soutienPicard, Isabelle 01 1900 (has links) (PDF)
Bien que de nombreux services soient offerts aux parents de personnes présentant une déficience intellectuelle, des études québécoises ont illustré d'importantes lacunes dans le soutien offert à ces parents (Conseil de la famille et de l'enfance, 2007; Lamarre, 1998; MSSS, 2001; OPHQ, 1998, 2009; Table de concertation sur le soutien aux familles de la région de Montréal, 1999). D'ailleurs, près de 90% des parents de personnes ayant une déficience intellectuelle affirment avoir besoin de soutien afin d'arriver à remplir leur rôle adéquatement (AQ1S, 2000; Douma, Dekker et Koot, 2006). Le premier volet de cette étude visait à recenser les différents besoins de soutien (information, répit, soutien psychologique, etc.) des parents québécois de personnes présentant une déficience intellectuelle. Les types de services actuellement reçus par ces parents, la provenance de ces soutiens ainsi que le niveau d'aide perçue face à ces services ont aussi été recensés. Pour cette enquête, tous les centres de réadaptation en déficience intellectuelle et troubles envahissants du développement (CRDITED) du Québec ont été sollicités. Un questionnaire d'enquête était ensuite envoyé à 25% des parents biologiques de chaque CRDITED acceptant de participer, soit un total de 2795 familles. De ce nombre, 616 familles ont rempli le questionnaire, dont 567 ont été retenues pour les analyses. Les résultats révèlent des différences significatives quant aux besoins des parents selon le niveau de la déficience intellectuelle et l'âge de la personne présentant une déficience. Les besoins les plus exprimés par les parents concernent la prévision de l'avenir et le vieillissement de la personne présentant une déficience intellectuelle. Le deuxième volet consistait à développer un programme de soutien visant à répondre à certains des besoins les plus fréquemment exprimés par ces parents afin de favoriser leur bien-être et leur expérience parentale positive. Puisque les parents d'adolescents ont exprimé le plus haut taux de besoins de soutien lors de l'enquête, le programme a été créé spécifiquement pour ce groupe. Ce programme comportait dix rencontres d'information sur différents thèmes et a été comparé à un groupe contrôle (groupe d'entraide). Ces groupes ont été effectués auprès de 30 parents d'adolescents âgés entre 10 et 19 ans. Cette étude évaluait l'efficacité d'un tel programme d'information dans la diminution du stress parental et son impact sur d'autres variables associées (symptômes dépressifs et anxieux, etc.), en comparaison au groupe contrôle. Malgré que ces mesures ne révèlent pas de différence significative entre les groupes ni de différence significative suite à l'intervention, les résultats indiquent tout de même une satisfaction globale élevée pour les deux modalités d'intervention selon l'évaluation subjective des parents. Ce constat justifie l'offre de ces deux options d'intervention.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : déficience intellectuelle, parents, services, besoins de soutien, programme de soutien, création et évaluation de programme.
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Lien entre les caractéristiques du milieu, les caractéristiques personnelles et le réseau social chez des personnes ayant une déficience intellectuelleParadis, Suzanne 08 1900 (has links) (PDF)
Dans la perspective d'une plus grande participation sociale de la part des personnes ayant une déficience intellectuelle, et dans le contexte actuel de compression des services de soutien offerts par des intervenants payés, la notion de réseau social prend un sens d'une grande actualité. Les personnes ayant une déficience intellectuelle doivent pouvoir développer et maintenir le plus possible elles-mêmes un réseau de soutien qui leur permette de répondre à leurs besoins, que ce soit sur le plan émotionnel, matériel, social, normatif ou de l'estime de soi. Dans cet esprit, il est important de comprendre ce qui facilite l'établissement et le maintien du réseau social, tant en ce qui concerne les caractéristiques de la personne elle-même que les caractéristiques de l'environnement. Dans cette recherche, les caractéristiques de la personne que sont ses habiletés sociales et son niveau d'autonomie de même que les caractéristiques de son milieu (activités de jour, plateau de travail et stage et milieu résidentiel, famille naturelle ou appartement supervisé) sont considérées au regard de leur lien avec quatre caractéristiques du réseau social, à savoir la taille, la densité, la composition et la réciprocité des relations. Les questions de recherche sont les suivantes : l. a) Quel est le lien entre d'une part les habiletés sociales et l'autonomie de l'individu et d'autre part la taille, la densité et la réciprocité de son réseau? 1. b) Quel est le lien entre d'une part les habiletés sociales et l'autonomie de l'individu et d'autre part la composition de son réseau? 2. a) Quel est le lien entre d' une part le milieu de vie, en termes de milieu de résidence et de milieu d'activité de jour, et d'autre part le réseau de la personne (taille, densité, réciprocité)? 2. b) Quel est le lien entre d'une part le milieu de vie, en termes de milieu de résidence et de milieu d'activité de jour, et d'autre part le réseau de la personne en terme de composition? 3. Quel est le lien entre d'une part le milieu de vie, en termes de milieu de résidence et milieu d'activité de jour et d'autre part les habiletés sociales et l'autonomie de l'individu? 4. a) Quelle est la magnitude relative des liens entre d'une part les caractéristiques de l'individu et d'autre part son milieu, et son réseau social (taille, densité, réciprocité)? 4. b) Quelle est la magnitude relative des liens entre d'une part les caractéristiques de l'individu et d'autre part son milieu, et son réseau social en terme de composition? L'échantillon, composé de 55 personnes adultes ayant une déficience intellectuelle, a été recruté auprès de deux centres de réadaptation en déficience intellectuelle de la région de Montréal. Les habiletés sociales et l'autonomie ont été évaluées par un intervenant connaissant bien la personne, par l'entremise de questionnaires, et le réseau social a été recueilli par la chercheure, en entrevues individuelles. Les résultats indiquent que les habiletés sociales et l'autonomie, prises séparément, ont un lien avec la composition du réseau. Pour ce qui est du milieu d'activités de jour et du milieu de résidence, les résultats de la recherche indiquent que ni le milieu d'activités de jour ni le milieu de résidence n'ont d'impact significatif sur le réseau social en termes de taille, de réciprocité et de densité. Pris conjointement, le milieu d'activités de jour et le milieu de résidence n'ont pas d'impact significatif sur le réseau social. Donc, les individus ont un réseau social comparable, en termes de taille, de réciprocité et de densité, quelle que soit leur activité de jour ou leur milieu de résidence. Si le milieu de résidence et le milieu d'activités de jour n'ont pas d'impact sur le réseau social en ce qui concerne la taille, la densité et la réciprocité, ils en ont un en ce qui concerne la composition. La proportion de membres de la famille est plus grande pour les participants habitant dans leur famille naturelle, alors que la proportion d'intervenants payés est plus grande chez les individus habitant en appartement. Il existe un lien entre les activités de jour et la composition dans le réseau de la personne. Les participants de l'étude qui fréquentent le plateau ont une proportion de membres de leur famille, de compagnons de travail et de membres du voisinage nettement plus élevée que ceux qui sont en stage. Par contre, ceux qui sont en stage ont une proportion d'amis, d'intervenants payés et de compagnons de loisirs plus élevée. Il est à noter, cependant, que quel que soit le milieu résidentiel, le milieu d'activités de jour, le niveau des habiletés sociales ou 1' autonomie, la proportion des membres de la famille est toujours plus élevée que la proportion d'amis ou même d'intervenants payés.
Le fait que les habiletés sociales et l'autonomie de la personne aient un impact sur son réseau donne des pistes d'intervention aux intervenants sur le terrain. Des études ultérieures pourront permettre d'établir si des habiletés particulières, tant au point de vue relationnel que de l'autonomie, ont un impact plus direct sur la capacité d'une personne à établir et maintenir son réseau.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : déficience intellectuelle, réseau social, Bronfenbrenner, caractéristiques personnelles, caractéristiques du milieu
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Élaboration d'une méthode d'évaluation des préférences liées à des activités socioprofessionnelles de personnes présentant une déficience intellectuelle dont le mode de communication est non verbalCobigo, Virginie January 2008 (has links) (PDF)
Les personnes présentant une déficience intellectuelle éprouvent parfois de la difficulté à exprimer leurs préférences verbalement notamment en raison de limitations des habiletés de communication et d'introspection. Cela constitue une entrave majeure à la promotion de leur autodétermination et de leur qualité de vie. Il est, par conséquent, nécessaire de se doter d'outils permettant d'évaluer des préférences sans recours au langage. Cette thèse de doctorat a pour objectif d'élaborer une méthode d'évaluation par observation des préférences liées à des activités socioprofessionnelles. Cette méthode a été élaborée suite à l'analyse critique des écrits scientifiques sur le sujet. Par la suite, des intervenants en milieu socioprofessionnel ont utilisé cette méthode pour évaluer les préférences de 19 adultes présentant une déficience intellectuelle. Des entrevues réalisées auprès d'eux ont permis d'évaluer l'utilité et la facilité d'utilisation de cette méthode. La méthode d'évaluation élaborée se révèle efficace pour évaluer les préférences de personnes présentant une déficience intellectuelle. Seuls les résultats d'une évaluation sont non valides puisque la personne n'a choisi que les objets présentés à sa gauche. Les comportements de sélection physique d'un objet semblent être les plus valides pour évaluer les préférences d'une personne. Les autres comportements observés dans cette étude ne sont pas toujours concordants avec les fréquences de sélection. Les intervenants ayant utilisé la méthode d'évaluation expriment un taux de satisfaction élevé. Ils recommandent l'utilisation de la méthode pour évaluer les préférences de personnes qui éprouvent de la difficulté à exprimer leurs préférences verbalement. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Déficience intellectuelle, Autodétermination, Préférences, Évaluation, Observation, Intérêts socioprofessionnels, Valeur d'usage.
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Étude exploratoire sur l'entrée à l'école des enfants ayant un retard global de développement : pratiques et perceptions des éducatrices de centres de réadaptation en déficience intellectuelleTherrien, Josée January 2008 (has links) (PDF)
L'entrée à l'école est un moment de déséquilibre pour plusieurs familles d'enfants ayant une déficience intellectuelle. Cette étape génère du stress causé par les changements dans les services et les exigences d'une nouvelle situation. Pour contrer ces difficultés, de nombreux auteurs recommandent la planification des transitions afin d'arrimer les services dans une continuité et de prévoir les ressources nécessaires. Cette planification a aussi pour but d'assurer l'individualisation et la concertation des interventions. Malgré cette importance accordée à la transition vers l'école, peu d'études québécoises sont disponibles sur cette question. Parmi les enfants ayant des besoins spéciaux, plusieurs ayant un retard global de développement et suivis par les centres de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI) entrent chaque année à l'école. Avant la période scolaire, des éducatrices de ces centres offrent, dans plusieurs cas, le principal service à ces enfants et à leurs parents. Ces intervenantes sont, par conséquent, des témoins privilégiés des pratiques de transition. Cette étude exploratoire a pour objectif de décrire les pratiques et les perceptions de vingt éducatrices de CRDI sur les transitions en prématernelle ou en maternelle. Les éducatrices détaillent, lors d'une entrevue, leurs actions et leurs perceptions sur la transition vers l'éducation préscolaire. Elles présentent aussi la situation d'un enfant ayant vécu récemment l'entrée à l'école. Les résultats sont présentés sous forme d'un article. Ils révèlent que les liens, entre les éducatrices et les intervenants scolaires, avant que ne débute la classe, consistent surtout en des visites des écoles et dans l'échange d'informations sur les enfants. Les classes commencées, les éducatrices participent au plan d'intervention et certaines observent l'enfant dans sa classe. Toutefois, ces actions sont laissées à l'initiative des éducatrices et des milieux scolaires. Les éducatrices déplorent le manque de mesures administratives pour coordonner les services tout en soulignant l'importance de respecter l'autodétermination et les besoins différents des familles. Elles indiquent également que les parents vivent un stress considérable avant l'entrée à l'école, une situation aggravée par un manque d'information des parents sur les mesures de scolarisation.
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Étude des pratiques éducatives en milieu de garde pour développer la communication et les habiletés sociales des enfants (3-5 ans) qui présentent un retard global et significatif de développementJulien-Gauthier, Francine January 2008 (has links) (PDF)
Cette recherche vise à connaître les pratiques éducatives auprès des enfants qui ont un retard global et significatif de développement, dans les milieux de garde du Québec. Son originalité réside dans les domaines de développement choisis: la communication et les habiletés sociales. Il s'agit également d'une recherche « sur le terrain », dont la « validité écologique » est reconnue (Swartz et Carta, 1996). Elle s'appuie sur le cadre conceptuel du « retard du développement intellectuel » (Dionne et al., 1991), condition que présentent les enfants qui participent à la recherche. Les pratiques éducatives sont étudiées à partir de l'identification des stratégies d'intervention utilisées par les éducatrices, de l'analyse des actions planifiées et de l'évaluation des principaux besoins des enfants, dans le contexte du milieu de garde. La méthode utilisée est l'étude de cas (étude multicas), à laquelle participent 35 milieux de garde, de 10 régions du Québec. Les données sont recueillies lors d'une période d'observation de quatre à six heures, dont un épisode de 60 minutes est enregistré sur bande vidéo. Les instruments utilisés sont la « Grille d'identification de stratégies pour développer la communication et les habiletés sociales » (Julien-Gauthier, 2005) et la traduction française de « l 'AEPS » (Bricker, 2002). Les résultats montrent l'utilisation de 56 stratégies d'intervention: 11 stratégies sur l'environnement, 11 stratégies prélinguistiques et 34 stratégies directives pour développer la communication et les habiletés sociales. Les pratiques éducatives sur l'environnement sont utilisées dans la plus grande proportion des milieux. Les stratégies d'intervention pour développer la communication apparaissent second rang et sur ce plan, l'utilisation de formes de communication gestuelle ou imagée est à développer. L'utilisation de stratégies pour développer les habiletés sociales, qui figure au troisième rang, doit s'appuyer sur les caractéristiques cognitives et personnelles des enfants ayant un retard de développement. L'utilisation de formes alternatives de participation aux routines et activités pourrait être envisagée. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Retard de développement, Inclusion, Éducation préscolaire, Socialisation.
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