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Leçon d'histoire pour une droite dans l'opposition ? : les mobilisations de droite contre le Cartel des gauches dans la France des années Vingt. / A history lesson for a right-wing in political opposition? : the right-wing mobilizations against the Cartel des gauches in France in the 1920sDubois, Jean-Etienne 11 December 2013 (has links)
Alors que la reconstruction matérielle du pays s’achevait au milieu des années Vingt, il en allait de même pour le champ politique français. A partir de 1924, le retour à une nette bipolarisation entre gauche et droite eut un effet structurant sur le champ politique français, qui n’avait plus connu une telle configuration depuis le début du XXe siècle. Les élections de 1924, marquées par la victoire du Cartel des gauches face au Bloc national, apparaissent comme une césure politique, largement négligée par l’historiographie de l’entre-deux-guerres depuis les travaux de Jean-Noël Jeanneney sur le Cartel des gauches dans les années 1970. De leur passage dans l’opposition en 1924-1926, les droites françaises tirèrent un certain nombre de leçons. La principale était que le verdict des urnes pouvait être renversé en cours de législature : en juillet 1926, la majorité cartelliste, affaiblie par les contradictions entre socialistes et radicaux face à une crise financière et monétaire qui s’aggravait, laissa définitivement place à une majorité d’union nationale, réunie sous l’autorité du principal adversaire des gauches lors de la campagne de 1924, Raymond Poincaré. Pour les droites de nouveau vaincues en 1932 et en 1936, c’était un précédent à retenir. Autre leçon, les mobilisations anticartellistes, dans leur diversité, au sein du champ politique ou du champ social, avaient contribué à affaiblir la majorité radicale et socialiste : l’action militante, politique et sociale, avait une capacité d’influence non négligeable au sein du régime parlementaire de la Troisième République. De 1924 à 1926, les organisations anticartellistes politiques ou associatives, à l’instar de celles entendant représenter les intérêts des catholiques ou des commerçants et artisans, développèrent une culture et des pratiques politiques d’opposition, qu’elles firent rejouer tout au long de l’entre-deux-guerres. Cette expérience démontra également la persistance, dans l’opposition, des divisions structurelles du champ politique des droites, en raison du maintien de clivages tant doctrinaux (sur la laïcité, la politique étrangère ou le parlementarisme), que stratégiques (attitude d’intransigeance ou de conciliation vis-à-vis des radicaux). Dans leur ensemble, ces divisions, mais aussi les débats et les pratiques politiques qui s’épanouirent pendant ces deux années, perdurèrent jusqu’au milieu des années Trente. / In the mid-twenties, France was achieving its reconstruction, both economical and political. In 1924, and for the first time since the beginning of the century, the general election took place in a context of a clear bipolarization between left and right, which had a structuring effect on French political field. The victory of the Cartel des gauches at this election appears as a political break-point, that the historiography about political life during interwar years has rather neglected since Jean-Noël Jeanneney’s studies upon Cartel des gauches in the seventies. The organizations of the right-wing learnt a few important lessons from this period when they were in the parliamentary opposition. The most important one was that the political majority coming out democratic election could be changed in the middle of the parliamentary legislature. Indeed, in July 1926, weakened by the growing divisions between radicals and socialists incapable of giving an answer to the increasing financial and monetary crisis, the cartellist majority fell definitely. Raymond Poincaré, the main opponent of the left in 1924, came back to the Council presidency, leading a new parliamentary majority of national union. When the right had been defeated again in 1932 and 1936, it remembered this precedent. Another lesson was that the various social and political mobilizations against the Cartel des gauches had played a significant role to weaken the socialist and radical majority. The community movements, such as catholic or professional ones, and the political organizations mobilized in this period, built a culture and abilities of being in political opposition, that they have reactivated later during the interwar years. This episode proved also the persistence, in political opposition, of structural divisions of the political field of the French right-wing, due to the permanence of doctrinal and strategic splits (the first ones about questions of secularism, foreign policy or parliamentary nature of institutions; the second ones about the political attitude toward the radicals, between uncompromising attitude and conciliation). These divisions, but also the nature of the political debates and the political practices which were developed during these two years, had lasted until the mid-thirties.
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Les femmes et l'extrême droite politique en République fédérale d'Allemagne. Le Parti national-démocrate d’Allemagne (NPD) à l’épreuve du genre (1964-2017) / Women and the Far Right in the Federal Republic of Germany. The Case of the National Democratic Party of Germany (1964-2017)Dubslaff, Valérie 15 November 2017 (has links)
Cette thèse interroge les continuités de l’extrême droite allemande après 1945 en s’intéressant aux femmes du Parti national-démocrate d’Allemagne (NPD) créé en 1964 en République fédérale. Focalisée sur les actrices, elle éclaire les spécificités des générations de femmes qui s’y sont succédé, des militantes « postfascistes », légalistes et républicaines des années 1960 aux militantes « néofascistes », nationales-révolutionnaires et antisystème des années 2000. Partant du constat de leur marginalité politique, ce travail étudie les rapports de genre et questionne l’agency féminine dans une extrême droite masculiniste. Afin de surmonter leur isolement, les femmes nationales-démocrates ont ponctuellement élaboré des stratégies d’auto-affirmation, passant notamment par des rassemblements féminins : après la fondation d’un Conseil des Femmes en 1968 et de groupes de femmes en 1976/1977, le Cercle des Femmes nationalistes, fondé en 2006, marque l’aboutissement de leurs revendications antisexistes, revendications qui posent également la question du rapport ambivalent qu’elles entretiennent avec le féminisme politique. Cette thèse propose, enfin, une analyse de l’idéologie des femmes nationales-démocrates : en politisant le « domaine féminin » (famille, culture, société), elles ont contribué à définir la ligne du NPD qui, au gré des transformations historiques, est passé de son souverainisme nationaliste initial à un nationalisme identitaire dans les années 1970/1980, avant d’aboutir, après 1990, à un nationalisme völkisch. Cette thèse pose ainsi un regard inédit sur les processus de féminisation dans l’extrême droite allemande et propose une lecture différente de l’histoire de la République fédérale. / This PhD thesis deals with the continuities of the far right in Germany after 1945 by examining the special case of extremist women in the National Democratic Party of Germany, founded in the Federal Republic of Germany in 1964. It analyses the characteristics of the generations of national-democratic women who succeeded each other, from the “postfascist” legalist and democratic activists of the 1960s to the national-revolutionary and anti-system “neofascists” of the 2000s. It examines their political marginality within the party and therefore questions the female agency in the masculinist far right. In order to break out of their isolation, national-democratic women have occasionally developed some self-affirmation strategies : after the foundation of a Federal Women’s Council in 1968, they founded Women’s Groups in 1976/1977 and a Circle of nationalist Women in 2006. This women’s organisation can be considered as the culmination of their antisexist claims, it therefore puts into question their relationship with political feminism. This thesis finally analyses the women’s ideology : through their “female domain” (family, culture, society), they have contributed to the definition of the NPD’s general party line which changed from a sovereigntist nationalism in the 1960s to an identitarian nationalism in the 1970s/1980s, and finally to a völkisch nationalism from 2000 onwards. Thus, this thesis sheds a light on feminisation processes on the far right and offers a different understanding of German history.
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Du Front national au Rassemblement national : l'évolution du parti à l'aune des théories du marketing politique et du rebranding.Grondin, Louise-Jeanne 02 1900 (has links)
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Männerparteien? Le gender gap dans le vote d’extrême droiteMarlier, Jeanne 04 1900 (has links)
Dans la plupart des pays, les hommes sont plus enclins que les femmes à voter pour
des partis d’extrême droite. Ce mémoire contribue à notre compréhension de ce gender
gap en analysant le vote pour l’extrême droite lors des dernières élections européennes
dans 22 pays, en utilisant les données l’European Election Voter Study (2019). Dans
un premier temps, nous adoptons une approche exploratoire en analysant dans quelle
mesure les indicateurs socio-économiques et les positions idéologiques contribuent à
expliquer cet écart. Nous nous concentrons ensuite sur les facteurs contextuels en
testant deux explications tirées de la littérature. En nous appuyant sur une collecte de
données originale, nous cherchons d'abord à évaluer si une plus grande représentation
des femmes parmi les élus d’extrême droite entraine davantage de femmes à voter pour
ces partis. Nous cherchons ensuite à vérifier si les femmes sont plus portées à voter
pour des partis d’extrême droite moins extrême, en utilisant les données du Chapel Hill
Expert Survey (2019). Les résultats montrent que 38% du gender gap dans le vote
d'extrême droite est expliqué par les différences entre les positions des hommes et des
femmes dans l’opinion publique, tandis que les indicateurs socio-économiques ont une
contribution négligeable. Nous montrons également que l'effet positif du
positionnement idéologique sur l'échelle gauche-droite sur le vote d’extrême droite est
plus faible pour les femmes. De plus, le fait d'être en faveur de l'intervention de l'État
dans l'économie motive le vote d’extrême droite uniquement chez les femmes. Sur le
plan contextuel, nous montrons que plus la position des partis d’extrême droite est
extrême en ce qui concerne l'intervention de l'État dans l'économie, plus le gender gap
augmente. / In most countries, men are more likely to vote for radical right parties than women.
This thesis contributes to our understanding of this – yet to be explained – gender gap.
For doing so, I look at the radical right votes in the last European elections in 22
countries, using data from the European Election Voter Study (2019). In a first step, I
take an exploratory approach and systematically analyze whether and to what extent
socio-economic indicators and issue positions contribute to this gender gap. I then focus
on contextual factors by testing two explanations drawn from the literature. Relying
on original data, I first assess whether a greater representation of women among radical
right elected officials motivates more women to vote for these parties. I then test
whether women are more drawn to less extreme radical right parties, using data from
the Chapel Hill Expert Survey (2019). The results suggest that 38% of the gender gap
in voting for radical right parties is explained by differences in men’s and women’s issue
positions while the contribution of socio-economic indicators is negligible. I also show
that the positive effect of ideological placement on the left-right scale on radical right
voting is weaker for women. Furthermore, being in favour of state intervention in the
economy motivates radical right voting only for women. On the contextual level, I find
that the more extreme the stance of radical right parties is regarding state intervention
in the economy, the greater the gap becomes.
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