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La douleur du dévoilementMerola, Chloé January 2016 (has links) (PDF)
Ce mémoire qui accompagne mon projet de fin de maîtrise, suit également tout mon processus créatif depuis le début de ma recherche en arts. Mon travail partait d'une intention maladroite et introspective, que j’assimilais à une sorte de thérapie : essayer de déjouer les mécanismes de l’inconscient pour guérir le mal-être que j'éprouve et trouver un équilibre dans ma vie actuelle. Je pars de souvenirs intimes et les sublime afin de mettre en forme mon travail artistique et d'exorciser, d'expier ma douleur et ma mémoire.
A travers cette recherche personnelle et autoréférentielle, j'ai su trouver d'autres intérêts explorés tout au long de mes écrits : des questionnements sur la présence de l'intimité et du personnage dans la performance, l'importance du champ émotionnel et la façon dont l'abstraction des émotions peut être matérialisée, le statut de l'artiste contemporain et de l’oeuvre d'art actuelle ainsi que l'importance du partage du résultat de mon cheminement avec le spectateur dans une relation empathique. Au cours de ma recherche, j'ai également pointé le terme d'installaCtion et la relation particulière qu’elle permet d’instaurer avec le spectateur, témoin du l’histoire que je raconte. Je cherche à l'impliquer émotionnellement et parfois physiquement dans l'installaCtion, qui ne fonctionnerait pas sans sa présence.
La structure de mon mémoire repose sur l’instauration de mon losange émotionnel : ce blason aux contours rouges témoigne de ma vie intérieure et relie le cerveau, le coeur, les poumons et le système digestif. Cette classification de mon flux d'émotions me permet de mieux comprendre mon processus créatif et de l'analyser par un jeu d'association de notions et d'idées en relations avec ma vie organique. Le losange est aussi le reflet de la somatisation, la douleur psychique transposée en douleur physique, une thématique qui me touche car elle entretient des mécaniques énigmatiques en relation avec le cerveau et le souvenir.
Le titre de mon mémoire, La douleur du dévoilement, relate de la difficulté de mener à bien une recherche éprouvante pour l'implication personnelle et émotionnelle qu'elle demande et de mon rapport intime et particulier avec le public.
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L'oubli en mémoire : la création de générations par le brouillage de l'image-matriceMorin, Catherine 21 November 2024 (has links)
Mon travail en estampe, que ce soit en lithographie, en gravure ou en sérigraphie, se base sur le principe de la création de générations par le brouillage répété de l'image-matrice. L'œuvre élaborée à partir de photographies est confrontée à une altération de l'image-initiale par un processus de transformation. Cela est la source même de la création des diverses générations ou états qui seront engendrés. Images floues et précises à la fois, mes œuvres laissent transparaître un mystère, dégagé par les variations de nuances, lesquelles jouent sur la netteté des images. La résultante de chaque phase du procédé de création permet de noter des pertes, des effacements et des transformations qui ont mené à la création de l'image. Mais encore, il y a renforcement de la temporalité de l'image-matrice en la faisant revivre dans un autre contexte. Les effets de transparence, l'utilisation de monochromes noir et blanc, le travail des textures et le souci du détail sont également des aspects omniprésents dans ma démarche artistique. Enfin, mon travail laisse place aux erreurs de parcours pour les mettre à profit.
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Faire voir l'absenceBouchard, Janik 24 April 2018 (has links)
Ce mémoire traite du processus créatif et de l’avènement de l’image dans l’œuvre, par la lumière. Comment remonter le temps en sculptant la lumière par des signes secrets afin de représenter la survivance de la brûlure? Comment représenter l’image qui, témoin de ma vulnérabilité, brûle encore? La base onirique de cette recherche représente l’intervalle du temps dans la mémoire, où se révèle l’émotion latente, montrant un passé proche et/ou éloigné, d’images réduites en cendres. La lumière est le matériau de base; c’est elle qui (re) construit l’image dans l’espace-temps, qui fixe un contact visuel avec une forme, un geste, un moment. Elle est un vecteur de création qui épouse la forme en plus de révéler et de dramatiser le lieu physique de manière inattendue. Son interaction évidente avec le vide et la transparence s’accompagne d’un questionnement théorique suscité par l’éveil d’un geste animé par les concepts d’imagination, d’émotion, de mémoire et de temps multiples. Chaque signe annonce sa disparition; c’est la conjuration d’une chose absente et des traces qui ont survécu à la perte. Vivre, c’est assumer lucidement la tension entre les absolus.
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De Chirico y la arquitectura. Enigmas y mitos del S.XXPuig Costa, Janina 20 June 2013 (has links)
La obra de Giorgio de Chirico (1888-1978) abarca todo el siglo
XX, su pintura retrata el periodo artístico que inician las vanguardias
en París, continua el surrealismo, y cierra el pop-art de Andy Warhol.
Esta investigación propone un recorrido arquitectónico por su
imaginario metafísico, un lugar donde se reúnen enigmas modernos
con mitos clásicos, chimeneas y fábricas con pórticos y ágoras, para
poner de manifiesto la naturaleza de un futuro igual al pasado. Sus
maniquís y autómatas escenifican el eterno retorno de Nietzsche en
medio de plazas urbanas o inmersos en profundas habitaciones, desde
donde alertan al espectador sobre el carácter permanente de la
arquitectura y la ciudad, descifrando sus símbolos descubriremos el
espíritu del mañana y la clase de vida que proyectamos para nuestros
hijos y descendientes.
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Ménades : recherches sur la genèse iconographique du thiase féminin de Dionysos des origines à la fin de la période archaïque /Villanueva-Puig, Marie-Christine. January 2009 (has links)
Texte remanié de: Thèse de doctorat--Art et archéologie--Paris 1, 2000. / Bibliogr. p. 17-18. Notes bibliogr. Index.
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Dikten i "den nya fredens värld" : Litteraturdebatt i tidskriften Samtid och Framtid 1944–1949Öst Gustafsson, Hampus January 2015 (has links)
This thesis analyses the literature debate in the overlooked Swedish magazine Samtid och Framtid 1944–1949. The magazine was first published at the end of World War II on the initiative of publisher Johan Hansson. After an interesting start, the terms of the debate in the magazine were changed after a power struggle on the editorial level. Thus, the magazine never became the influential arena for literary discussions that it first had potential of becoming. With its initial focus on how to construct a new post-war world, the debates in the magazine, however, provide an interesting material for an investigation of attempts to renegotiate the position of literature in society. This is conducted through a perspective that focuses on the debaters’ use of metaphors, but also their specific experiences of the past and their expectations on the future. Central oppositions between aesthetic and committed ideals are highlighted, but also between individualism and collectivism. It is also demonstrated that the debates successively turned more concrete, not least focusing on the very influential Swedish literary generation of the 1940s.
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L'éloge de La Grise : le cheval et la culture populaire au Québec (1850-1960)Baron, Martin, January 1997 (has links)
Thèses (M.A.)--Université de Sherbrooke (Canada), 1997. / Titre de l'écran-titre (visionné le 20 juin 2006). Publié aussi en version papier.
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Le chantier cyclique du construit, de l'effacement et de ce qui les relieFalardeau, Isabelle 08 February 2024 (has links)
Dans ce mémoire, je donne un aperçu de ma perception de ce qui m'entoure et de la manière dont j'aborde le monde à travers ma pratique artistique. Mes déplacements sur le territoire se font à l'intérieur de sites et de paysages que je m'approprie avec la photographie. Je travaille à partir de parcelles extraites du réel, des fragments issus du champ visuel et physique existant, et j'exploite leur effacement partiel à l'aide de la surexposition et du traitement des images. Le brouillage résultant advient également et inévitablement pour moi dans le souvenir que j'ai de mes prises de vue. Une fois que j'ai quitté les lieux photographiés, je m'en fais une représentation paysagère qui s'éloigne déjà du vécu in situ. Je reconstruis dès lors, à partir de cette nouvelle réalité brouillée et fragmentaire, quelque chose de concret et de praticable, qui permettra un renouvellement de l'expérience par le corps. Je travaille mes constructions en intégrant des vestiges de territoire, donnant ainsi une forme renouvelée à l'espace et au temps dont ils se sont dissociés dans la mémoire et l'acte photographique. De cette façon, je prends concrètement part au chantier cyclique du construit, de l'effacement et de ce qui les relie.
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Conversations matérielles (récits poreux/mécaniques liminales)Desrosiers, Julie 26 April 2024 (has links)
*Conversations matérielles (récits poreux/mécaniques liminales)* est un projet de mémoire-création qui questionne les relations entre humain et non-humain, à travers une recherche sur l'intériorité de l'objet, son langage et sa puissance d'agir et d'échanger. Dans des petits chantiers poreux, des natures mortes et des tableaux vivants, les matières brutes, ou plus domestiquées, agiront les unes sur les autres pour former et déformer des récits, suggérant leur propre dimension du vivant.
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Fabriquer le sensibleDionne, Camille 04 September 2024 (has links)
Ce mémoire-création propose une réflexion, des questionnements et quelques réponses sur le développement de ma pratique en peinture. Le corpus d'œuvres ainsi que le texte qui l'accompagne présentent la façon dont je conçois chaque tableau et le processus ayant mené à sa création tels des univers sensibles, véhicules d'affects agissant comme des formes de matérialisation de la mémoire et des souvenirs formant la trame de ma vie. Chaque tableau détient une part de vérité et de fiction que je suis la seule à pouvoir déceler. C'est à partir d'un tiraillement actif entre le passé et aujourd'hui ainsi que de cette zone floue qui accompagne chacun de mes souvenirs que je crée chaque œuvre tel un espace où cohabitent plusieurs moments, plusieurs lieux et plusieurs temps. À ces derniers éléments s'ajoute tout le pouvoir de l'imagination, de l'âme et de l'esprit qui me permet de créer ces nouveaux lieux, présents dans mes œuvres, devenus possibles seulement par la peinture. Peindre à partir d'éléments qui ont fait partis de sa vie, c'est conjurer un peu du temps qui s'enfuit inexorablement sans que l'on ne puisse rien y faire pour créer un nouveau présent.
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