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Conduites d'appropriation individuelle et collective du soutien social : une recherche-action dans le cadre d'un dispositif d'aide aux personnes en situation de souffrance au travailMichaëlis, Nicolas 26 September 2012 (has links) (PDF)
Cette recherche vise à apporter une contribution à la controverse scientifique sur la variabilité des effets du soutien social, développée à partir d'études qui mettent en évidence des effets délétères du soutien social. Qu'est ce qui peut expliquer qu'un même soutien social puisse avoir des effets positifs pour certains de ses destinataires et des effets négatifs pour d'autres ?C'est au regard du modèle théorique d'une socialisation plurielle et active, que nous posons l'hypothèse du rôle des conduites d'appropriation du soutien dans l'explication de cette variabilité.Afin d'étudier les conduites d'appropriation dans leurs dimensions individuelle et collective, un dispositif de recherche-action a été mis en place dans le cadre de la consultation " Souffrance au Travail " du Service des Pathologies Professionnelles et Environnementales du CHU Purpan à Toulouse.L'approche longitudinale et la comparaison de deux Groupes d'Analyse des Situations de Travail ont permis d'analyser et de modéliser les conduites individuelles et collectives d'appropriation de ce soutien, mises en œuvre par les participants à ces deux groupes, à savoir des personnes en situation de souffrance au travail adressées à la Consultation et volontaires pour contribuer à cette recherche.Les relations observées entre appropriation individuelle, appropriation collective et effets du soutien étayent des propositions au plan théorique ainsi qu'au plan des pratiques de soutien en direction des personnes en situation de souffrance au travail.
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Conduites d'appropriation individuelle et collective du soutien social : une recherche-action dans le cadre d'un dispositif d'aide aux personnes en situation de souffrance au travail / Individual and collective social support appropriation : an action-research within suffering at work counseling centerMichaëlis, Nicolas 26 September 2012 (has links)
Cette recherche vise à apporter une contribution à la controverse scientifique sur la variabilité des effets du soutien social, développée à partir d’études qui mettent en évidence des effets délétères du soutien social. Qu’est ce qui peut expliquer qu’un même soutien social puisse avoir des effets positifs pour certains de ses destinataires et des effets négatifs pour d’autres ?C’est au regard du modèle théorique d’une socialisation plurielle et active, que nous posons l’hypothèse du rôle des conduites d’appropriation du soutien dans l’explication de cette variabilité.Afin d’étudier les conduites d’appropriation dans leurs dimensions individuelle et collective, un dispositif de recherche-action a été mis en place dans le cadre de la consultation « Souffrance au Travail » du Service des Pathologies Professionnelles et Environnementales du CHU Purpan à Toulouse.L’approche longitudinale et la comparaison de deux Groupes d’Analyse des Situations de Travail ont permis d’analyser et de modéliser les conduites individuelles et collectives d’appropriation de ce soutien, mises en œuvre par les participants à ces deux groupes, à savoir des personnes en situation de souffrance au travail adressées à la Consultation et volontaires pour contribuer à cette recherche.Les relations observées entre appropriation individuelle, appropriation collective et effets du soutien étayent des propositions au plan théorique ainsi qu’au plan des pratiques de soutien en direction des personnes en situation de souffrance au travail. / This study aims at contributing to the scientific controversy about the variability of social support effects, based upon studies which highlight deleterious effects of social support. How can we explain that a same social support can generate positive effects for some of its recipients while generating negative effects for others? According to the plural and active socialization theoretical model, we assume that social support appropriation behaviors play a role in explaining this variability. In order to examine the appropriation behaviors in their individual and collective components, a research action program has been drawn within the Suffering at Work Counseling of the occupational and environmental pathologies service of Purpan’s University Hospital, in Toulouse. The longitudinal approach and the comparison of two ‘workplace situations analysis’ groups have enabled us to analyze and model the collective and individual social support appropriation behaviors processed by the members of both groups who volunteered to participate in the study. These individuals have been experiencing work-related suffering and were thus referred to the counseling service. The observed relationships between individual appropriation, collective appropriation and social support effects support theoretical and practical proposals about the prevention of work-related suffering.
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La dynamique de groupe dans l’enseignement du français langue étrangère (FLE) au lycée en Suède : Problématique de la participation orale au sein des groupes informels et restreints / Group dynamics in the teaching of French as a Foreign language (FLE) in Swedish upper-secondary schools. : Oral participation within small and informal groupsCroset, Grégoire January 2017 (has links)
In this analytical research paper, the notions of second language acquisition and group dynamics are discussed in order to assess whether the latter is lacking in today’s Swedish upper-secondary schools’ French classes. In its theoretical section, this paper focuses on the foreign language didactics taught to students of foreign language education programs in Sweden and, most particularly, on their approach to the advantages and the benefits of group work and group dynamics. The didactic models of Lundahl (2012) and Tornberg (2015) are presented as well as the notions of primary and secondary groups found in Thornberg’s (2006) work. In its analytical section, this paper presents a written interview, built on Lundahl and Skärvad’s (1999) model, which was sent to ten upper-secondary school French teachers. This paper then provides an analysis of their answers based on Georgi’s model, as presented by Dimenäs (2007), and compares the main points to the theory. It emerges from the teacher’s answers that they tend to prefer middle sized groups, as they believe them to be best suited for a good work atmosphere and quality group dynamics. However, and contrary to the working hypothesis of this paper, most of the teachers seem not to think that small groups are an issue. In fact, it appears from their answers that they prefer to work with smaller rather than larger groups, which they find difficult to maneuver.
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La motion transubjective : un mouvement d’autoréalisation de soi impulsé par la méthode du psychodrame existentiel / The Transubjective motion : a movement of one’s being selfrealization triggered by the existential psychodrama methodGal, Corinne 21 October 2017 (has links)
Cette thèse montre comment le travail thérapeutique, en psychodrame existentiel de groupe, permet un accès direct à « l’être-du-patient », sans sacrifier du temps au démêlage des représentations. Dans ce cadre, la motion individuelle sollicitée se transforme, via l’intersubjectivité, pour se loger « entre » (aida) les membres du groupe. Elle y prend une forme transubjective qui s’amplifie par résonnance, pour délivrer une tonalité climatique singulière au groupe. J’ai nommé cette nouvelle dynamique : motion transubjective. Fonctionnant rythmiquement sur les pôles « ouverture-fermeture », la motion transubjective ouvre à l’espace corporel du Sentir, du « sens commun », et favorise un ajustement apaisé des patients au monde qui les entoure.Pour servir la thèse et modéliser ce concept, trois recherches-actions sont présentées (menées auprès de différentes populations : travailleurs sociaux, personnes atteintes de V.I.H. et personnes souffrant de psychose). Elles révèlent la valeur opératoire de la motion transubjective, au cœur même de l’intersubjectivité humaine, que cette dernière soit celle des foules, celle qui tient en contact les membres d’un groupe ou l’aida que créent ensemble le thérapeute et son patient. Enfin, ces trois recherches-actions concourent, en psychologie clinique, à la modélisation d’un processus émergent d’autoréalisation de soi, dans la rencontre avec le monde, qui se déploie dans la sphère de la corporalité.Outre la proposition d’un outil groupal -le psychodrame existentiel- cette thèse en discute les conditions de mise en œuvre (en termes de dispositif d’intervention clinique) afin d’en comprendre les leviers thérapeutiques. / This thesis shows how therapeutic work, in an existential psychodrama group, enables the therapist to access directly to “the-patients’-being”, without spending some time unravelling representations. In this context, the individual motion is triggered. Then, it transforms, via intersubjectivity, to place itself “between” (aida) the members of the group. There, it turns into a transubjective form which expands through resonance to deliver a peculiar climatic tone to the group. I have named that new dynamism: transubjective motion. As it functions dynamically according to the “opening-closing” poles, the transubjective motion permits the opening to the Feeling body space to the “common sense” space, enabling the patient to have a pacified relationship to the world around.In order to demonstrate our thesis and to model the concept, three researches-actions are presented (they were conducted among different populations: social workers, persons suffering from H.I.V and psychotic patients.) They reveal the operational value of the transubjective motion, situated at the heart of human intersubjectivity, whether it reveals itself in a crowd, between the members of a group, or the aida created by the therapist and his/her patient. Finally, those three researches-actions contribute, in clinical psychology, to the modelling of an emergent process of one’s being selfrealization through the relationship to the world around, expressing itself in the area of corporality.Beyond proposing a group therapy method -the existential psychodrama- this thesis analyses the conditions for its implementation (in terms of clinical intervention experience) in order to understand its therapeutic efficiency.
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Analyse des interactions dans les groupes :de la détermination des types d'interactions aux liens avec la performance, la satisfaction et le conflit perçuThery, Amélie 15 December 2017 (has links) (PDF)
Cette thèse de doctorat vise à améliorer la compréhension de la dynamique des groupes, et en particulier à apporter une analyse des liens entre types d’interactions jouées dans des équipes et performance, satisfaction et conflit perçu.Dans un premier temps, la question de l’outil visant à coder les interactions est abordée. Une revue de littérature exhaustive sur les grilles de codage des interactions existantes est effectuée et indique leurs limites et, dès lors, la nécessité de créer une nouvelle grille de codage des interactions. La création d’un nouvel outil tridimensionnel, nommé INSIDE TEAMS3D (IT3D), ainsi que d’un manuel de codage précis, est détaillée. La grille de codage INSIDE TEAMS3D (IT3D) prend en compte la nature des interactions, la convergence entre interactions (accords, désaccords), ainsi qu’une composante socio-émotionnelle (constituante affective ou relationnelle). Son caractère user-friendly, son utilisabilité en temps réel et la fiabilité intercodeurs sont vérifiés.Dans un second temps, des données liant interactions, performance, satisfaction et conflit perçu, sont recueillies auprès de 41 groupes se réunissant et impliquant 264 membres. L’analyse des liens entre types d’interactions jouées et la performance des groupes constitue la première partie de la recherche. La compréhension des liens entre types d’interactions, satisfaction et conflit perçu par les membres est au cœur de la seconde partie de la recherche.Des pistes de développement futur et d’application dans des milieux professionnels sont enfin évoquées. This PhD thesis aims at improving our understanding of group dynamics, and particularly at bringing an analysis of the connections between types of team interactions and performance, satisfaction and perceived conflict. Firstly, the issue of the tool necessary to code interactions is raised. A comprehensive literature review on existing interaction coding systems is done, highlighting their limitations and therefore the need for a new interaction coding system. The creation of a new tri-dimensional tool, called INSIDE TEAMS3D (IT3D), and a coding manual is detailed. The interaction coding system INSIDE TEAMS3D (IT3D) takes into account the functional meaning of interactions, the convergence among interactions (agreements, disagreements) and the interpersonal emotional meaning of interactions (affective or relational part). Its user-friendliness, its usability under live conditions and its interrater reliability are ensured. Secondly, data on interactions, performance, satisfaction and perceived conflict, are gathered from 41 groups and 264 members during meetings. The first part of the research is dedicated to the analysis of the connections between interactions types and group performance. The understanding of the connections between interactions types, satisfaction and perceived conflict is central to the second part of the research.Avenues for future development and possible professional applications are discussed. / Doctorat en Sciences économiques et de gestion / info:eu-repo/semantics/nonPublished
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Dynamique de groupe et reconnaissance sociale dans un groupe d’expédition éducativeOuellet, Lorie 08 1900 (has links)
Le domaine du plein air est un champ traditionnellement masculin où les filles et les femmes
éprouvent généralement des difficultés à être reconnues par leurs pairs et subissent plusieurs
formes de discrimination. Cette faible reconnaissance, ainsi que la discrimination subie par
plusieurs d’entre elles, ont des impacts négatifs sur leur participation, leur confiance en elle, leur
sentiment d’appartenance, le développement de leurs habiletés techniques, et même, sur leur
longévité professionnelle dans le domaine. Plusieurs activités de plein air se déroulent en
contexte de groupe dans lesquels les inégalités de genre du domaine sont susceptibles d’émerger
et de se reproduire. Ainsi, les groupes d’expédition sont des contextes privilégiés pour observer
comment opèrent l’émergence et le fonctionnement des inégalités de genre dans le domaine du
plein air.
Ce projet de recherche doctorale vise à développer une meilleure compréhension des processus
entourant la reconnaissance sociale dans les groupes d’expédition éducative, et ce, en portant
une attention particulière au genre. Une étude de cas ethnographique comprenant de
l’observation participante au cours d’une expédition de canotage de quatre semaines a été
menée auprès d’un groupe d’étudiants (17 hommes et 7 femmes) engagés dans un programme
de formation universitaire de premier cycle en intervention plein air.
Un cadre conceptuel sociologique bourdieusien a été utilisé afin de rendre compte des différents
processus pouvant influencer la reconnaissance sociale des membres d’un groupe d’expédition.
Les concepts de champ, d’espèces de capital et d’habitus ont permis de mener trois analyses
distinctes mais interreliées. La première étude est basée sur la signification et la valeur
symbolique des tâches et des activités inhérentes à la conduite d’une expédition de canot et porte
sur la division sexuée du travail en expédition. Cette étude montre comment le genre, les
représentations du genre de même que la classe sociale interagissent pour orienter les stratégies
d’amélioration ou de maintien de statut. La deuxième et la troisième mobilisent certains constats
issus des travaux sur les hiérarchies de statut dans les groupes ayant des objectifs à atteindre.
Plus précisément, la deuxième étude est basée sur le postulat selon lequel la perception de
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compétence et les attentes de performance à l’égard d’une personne jouent des rôles
déterminants dans les processus d’attribution de statut dans les groupes. L’analyse des données
a permis d’identifier différentes stratégies consistant à laisser implicitement sous-entendre, dans
ses actions ou ses discours, la possession d’une certaine expertise. Cette analyse a aussi permis
de mettre en évidence comment les rapports sociaux de genre jouaient des rôles importants dans
les processus de distinction liés à la compétence et comment les compétences de certaines
femmes étaient parfois ignorées ou encore utilisées par d’autres participants pour apparaître plus
compétents qu’elles. Enfin, la troisième analyse s’appuie principalement sur les concepts de
capital social et de champ comme espace de luttes dans lequel les agents cherchent à influencer
le mode de perception et d’appréciation légitime. Cette troisième analyse a permis d’identifier
des stratégies consistant à gérer les relations et les interactions sociales avec autrui de façon à en
tirer des avantages en termes d’amélioration ou de maintien de statut au sein d’un groupe. Cette
étude a permis de montrer comment les rapports sociaux de genre et de classe interagissent et
influencent les relations et les interactions sociales dans le groupe et donc, les processus de
reconnaissance sociale.
L’ensemble de ces analyses permet de mieux comprendre les logiques d’action et le
fonctionnement, en contexte d’expédition, des inégalités fondées sur le genre et la classe sociale.
Parallèlement, ces études ont aussi permis d’examiner certains enjeux relatifs à l’apprentissage
et à la gestion des risques en contexte d’expédition éducative. À cet effet, des pistes
d’intervention praxéologiques susceptibles de favoriser une dynamique de groupe plus inclusive
et d’accroître le bien-être des participants, leur apprentissage et leur sécurité ont été proposées. / The outdoor field is a traditionally male-dominated field where girls and women generally have
difficulty being recognized by their peers and suffer from many forms of discrimination. This low
recognition, as well as the discrimination experienced by many of them, have negative impacts
on their participation, confidence, sense of belonging, development of their technical skills, and
even on their professional longevity in the field. Many outdoor activities occur in a group context
where gender inequalities in the field are likely to emerge and recur. Thus, expedition groups are
privileged contexts to observe how the emergence and functioning of gender inequalities in the
outdoor field operate.
This doctoral research project aims to develop a better understanding of the processes underlying
social recognition in an educational expedition group, with particular attention to gender. An
ethnographic case study involving participant observation during a four-week canoeing
expedition was conducted with a group of students (N=24; 17 men and seven women) engaged
in an outdoor adventure leadership undergraduate program at a university in Quebec (Canada).
A Bourdieusien sociological conceptual framework was used to examine the different processes
that could influence the social recognition of expedition group members. The concepts of field,
forms of capital, and habitus offered powerful heuristic tools to conduct three distinct but
interrelated analyses. The first study is based on the significance and symbolic value of the tasks
and activities of a canoe expedition and focuses on the sexual division of labor. This study shows
how gender, gender representations, and social class interact to guide the strategies used by the
participants to maintain or uplift their social status as outdoor leaders. The second and third
studies built on and seek to contribute to the research on status hierarchies in tasks-oriented
groups. More specifically, the second study is based on the assumption that perception of
competence and expectations of performance towards a person play decisive roles in the status
allocation process in groups. Data analysis allowed us to identify various rationales underlying the
strategies used by group members to convey an impression of competence in their actions or
discourse. This analysis also highlighted how gender relations play essential roles in competence8
related processes of distinction and how the skills of some women are sometimes ignored or used
by other participants to appear more competent than experienced women. Finally, the third
analysis is mainly based on the concepts of social capital and field as a space of struggles in which
agents seek to influence the legitimate principles of perception and appreciation in force in the
group. In this third analysis, we identified six relational strategies that consist in managing social
interactions and relations with other group members in order to improve or maintain one’s status
within the group. This study showed how gender and class interact and influence relationships
and social interactions in the group and, therefore, social recognition processes.
Taken together, these analyses provide a better understanding of the logic of action and how
inequalities based on gender and social class work in the context of expeditions. Moreover, these
studies examined some issues related to learning, risk management, and inclusion in educational
expeditions. To this end, practical recommendations have been proposed to foster a more
inclusive group dynamic and increase participants' well-being, learning, and safety.
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Enquête ethnographique sur les coalitions entre les organisations communautaires et syndicales : le mouvement pour l’augmentation du salaire minimumFauvel, Mylène 02 1900 (has links)
À travers une ethnographie militante au sein des coalitions québécoises revendiquant une augmentation du salaire minimum à 15 dollars l’heure, cette thèse étudie les relations entre les organisations syndicales et communautaires impliquées dans des coalitions agissant dans une optique de transformation sociale. Les coalitions observées sur une durée de trois ans regroupaient de nombreuses organisations qui se différenciaient tant par leurs formes organisationnelles — centrales syndicales, syndicats locaux, partis politiques, comités citoyens et des organisations communautaires plus ou moins institutionnalisées — que par leurs stratégies d’action.
Conceptualisant les coalitions comme étant à la fois un lieu de transformation culturelle pour les organisations, dans le prolongement des écrits abordant les coalitions comme une stratégie de renouveau syndical, et un lieu de compétition interorganisationnelle, tel que l’appréhendent bien souvent les travaux issus du champ de la sociologie des mouvements sociaux, cette thèse interroge les tensions internes et les rapports de pouvoir au sein des coalitions syndicales-communautaires.
En mobilisant une approche interactionnelle et culturelle des coalitions inspirée des travaux de Cefaï et de Goffman pour penser l’action collective, la thèse démontre comment les organisations syndicales exercent un pouvoir d’influence important au sein des coalitions, ce qui vient limiter leur potentiel transformateur et comment les coalitions peuvent contribuer à marginaliser les personnes concernées, dont les travailleur·euse·s précaires, dans les espaces de prise de décision au sein des mouvements sociaux. La thèse met ainsi en relief que, dans les coalitions pour le 15 dollars de l’heure, le travail d’organisation et de mobilisation des travailleur·euse·s non syndiqué·e·s et à bas salaire a été assumé par des organisations non syndicales, lesquelles ont le plus souvent moins de ressources, alors que les actions mises en place au sein des coalitions se rapprochaient davantage du répertoire d’action traditionnelle des organisations syndicales, dont l’organisation d’actions médiatiques et d’actions dites « de visibilité ».
En mobilisant cette fois le concept de « solidarité de coulisse » de Goffman et la conception des pratiques discrètes de résistance de Scott, la thèse expose comment, les personnes impliquées dans les coalitions, conscient·e·s du déséquilibre de pouvoir existant entre les organisations syndicales et les organisations communautaires, créent des espaces de concertation alternatifs, en coulisse des coalitions, pour résister et contester la hiérarchie au sein de la coalition. En s’éloignant ainsi de la perspective syndicalo-centrée prédominante dans la littérature, la thèse démontrent comment les coalitions transforment davantage les modes de fonctionnement et les pratiques des organisations communautaires et parasyndicales que ceux des syndicats. / This thesis examines the labour-community coalition for the $15 minimum wage in Quebec using
a militant ethnographic research approach. Forged in the aftermath of similar mobilizations in the
United States and Ontario, these coalitions brought together a variety of organizations that differed
both in their organizational forms — local unions, political parties, activist groups, citizens'
committees, and community organizations — and in their strategies of action. Defining coalitions
as both a vector of cultural change for organizations — in continuity with the literature on coalitions
as a strategy for union renewal — and as an arena for inter-organizational competition — as often
considered in the sociology of social movements literature — this dissertation examines the internal
tensions and power dynamics within labour-community coalitions.
Based on an interactional and cultural approach to coalitions inspired by Cefaï and Goffman's
framework for analyzing collective action, the thesis shows how trade union organizations wield
considerable influence within coalitions, which limits the transformative potential of coalitions,
particularly with respect to practices that promote the participation and organization of precarious
workers. It also reveals that in the $15 coalitions, the work of organizing and mobilizing non-union
and low-wage workers was assumed by non-union organizations, i.e., organizations with fewer
resources, while the actions undertaken within the coalitions were closer to the traditional repertoire
of actions of union organizations, including visibility actions.
Drawing on Goffman's notion of "backstage solidarity" and Scott's notion of infrapolitics and
everyday forms of resistance, the thesis also shows how coalition participants created alternative
spaces for concerted action in the backstage of coalitions that enabled them to resist and challenge
the hierarchy within the coalition.
As such, this thesis moves away from the union-centric perspective that dominates the literature
and demonstrates how coalitions transform the practices of community and para-union
organizations more than those of trade unions.
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Les relations affinitaires au travail : caractérisation, développement et conséquences / Friendship at work : characteristics, development and consequencesD'hont, Laura 18 May 2016 (has links)
L’objectif de cette thèse est d’éclairer un phénomène invisible mais prégnant dans les organisations : les relations affinitaires au travail. Articulant les approches en psychosociologie et en philosophie avec une littérature plus récente propre aux sciences de gestion portant sur les réseaux et les workplace friendships, la thèse permet de mieux comprendre les relations affinitaires dans leur caractérisation, leur développement et leurs conséquences en contexte de travail. Basée sur deux niveaux d’analyse, individuel et groupal, la méthodologie se déploie autour de récits de vie et de quatre études de cas d’équipes de travail aux caractéristiques organisationnelles contrastées. Quatre types de relations affinitaires au travail sont ainsi identifiés : les « amis », les « collègues amis », les « amitiés stratégiques » et les « collègues ennemis ». Leur formation est non seulement influencée par des facteurs individuels et inter individuels, mais aussi par la structure et la culture organisationnelles. Leurs conséquences contrastées portent sur le bien-être et la motivation au travail, les relations de collaboration et le fonctionnement des équipes. Cette thèse montre que les relations affinitaires s’avèrent structurantes pour le fonctionnement d’une organisation à fort potentiel de collaboration. / The purpose of this dissertation is to understand an invisible but significant phenomenon in organizations: friendship ties at work. The conceptual framework combines philosophy and psychosocial studies with network approach and workplace friendship perspectives from the management literature. It highlights the characterization, development and consequences of friendship ties at work. Through individual and group-level analysis, the methodology is based on life stories and multiple case studies of work teams. Four types of workplace friendships are identified: « personal friends », « work friends », « strategic friends » and « work enemies ». Their development is influenced by individual and inter individual factors as well as organizational structure and culture. Friendship ties have also consequences on well-being, motivation, collaboration and functioning of teams at work. The findings underline that workplace friendships are more structuring for the functioning of organizations based on strong potential of collaboration.
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