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Witches, Jews, and Redemption Through Sin in Jules Michelet's La SorcièreHaziza, David January 2022 (has links)
The present study aims to bring into focus the antinomian doctrine of redemption through sin as it appears in Jules Michelet’s La Sorcière. According to Michelet, the witch-cult was both vestigial paganism and an attempt at overthrowing the Christian political order. The witch redeemed mankind by sinning against the Christian order, thus anticipating the Renaissance and the Enlightenment, as well as the French Revolution.
The notion of redemption through sin, borrowed from Gershom Scholem, will enable us to compare Michelet’s and Scholem’s approaches to history and counter-history. It will also allow us to read La Sorcière against a broader religious background than is usually employed. Among the sources of Michelet, the often overlooked kabbalistic, possibly Sabbatian, subtext will be assessed in relation to his peculiar female messianism. Likewise, the episode, in La Sorcière, of the encounter between the witch and the Jew will be thoroughly studied. This may lead us to better comprehend Michelet’s theology, with the biblical God being akin, in his opinion, to that of the witches.
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Filles d'Hécate ; suivi de Contamination et performativité de la parole dans Les Enfants du sabbat d'Anne HébertBastien, Catherine 04 1900 (has links)
Mémoire en recherche-création. / La figure de la sorcière et sa parole envoûtante sont au cœur de ce mémoire de recherche-création. Le roman Filles d’Hécate explore les effets d’une parole sorcière au sein d’une communauté carcérale. Dans un pénitencier pour femmes, la narratrice et terroriste « ratée », Sarah, est témoin de la révolte de ses consœurs, menées par une mère infanticide que toutes appellent ‘Ma. Le récit à la première personne, entrecoupé de rituels à la troisième personne du pluriel, gravite autour de cette femme autrefois docile qui s’est soudainement réclamée sorcière, entraînant toute sa communauté dans une confrontation avec l’ordre établi. Dans un univers hautement surveillé et réglementé, quel est le poids de cette parole de contre-pouvoir, se propageant par les rumeurs et les superstitions ? Quel est le potentiel libérateur de ces discours de la marge pour des femmes autrement privées d’agentivité ?
L’essai Contamination et performativité de la parole sorcière dans Les Enfants du sabbat d’Anne Hébert propose, quant à lui, de penser les effets de la parole sorcière dans les structures de pouvoir qui régissent la vie au sein du couvent des Dames du Précieux-Sang. Comment la narratrice, Julie, arrive-t-elle à contaminer à la fois l’ordre établi, s’appropriant jusqu’aux pouvoirs de la mère supérieure et de l’abbé Flageole, mais aussi les discours des autorités religieuses ? Il apparaît que la parole performative mise en scène par Hébert opère un renversement des rôles nécessaire à la prise de pouvoir de Julie, conjurant par la même occasion les violences lui étant adressées. La voix transcendante de la jeune religieuse, qui traverse les lieux et les époques et qui est capable de se travestir, vient ouvrir un espace de doute et de profanité au cœur de l’apparente pureté de l’institution religieuse. La parole de Julie de la Trinité acquiert une puissance quasi divine permettant à la sorcière de revisiter son passé et de surpasser sa mère, sorcière désormais déchue. / The witch and her bewitching speech are at the center of this M.A. thesis combining research and creative writing. The novel Filles d’Hécate explores the effects of the witch speech on a carceral community. In a women’s penitentiary, the narrator and “failed” terrorist, Sarah, witnesses the revolt of her sisters, lead by an infanticidal mother that everyone calls ‘Ma. The story in the first person, punctuated with rituals in the third person, revolves around this once docile woman who suddenly has claimed to be a witch, bringing her whole community into a confrontation with the established order. In a highly supervised and regulated universe, what is the weight of this counter-power speech, mainly propagated by rumours and superstitions ? What is the liberating potential of these discourses of the margin for women otherwise deprived of agency ?
The essay Contamination et performativité de la parole sorcière dans Les Enfants du sabbat d’Anne Hébert proposes to think about the effects of the witch speech in the power structures that govern life within the “Dames du Précieux-Sang” convent. How does the narrator, Julie, manages to contaminate both the established order, subverting through appropriation the power of the Superior Mother and Abbot Flageole, but also the very discourses of the religious authorities ? It appears that the performative speech written by Hébert operates a reversal of roles necessary for Julie’s empowerment, at the same time countering the violence directed at her. Her transcendent voice, which crosses places and eras and can disguise itself, opens a space of doubt and profanity within the apparent purity of the religious institution. The speech of Julie of the Trinity acquires a quasi-divine power, allowing the witch to revisit her past and surpass her mother, now a fallen witch.
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Entre fiction et histoire : la construction de la figure de la sorcière dans la littérature contemporaineSullivan, Maryse 08 July 2019 (has links)
Dans le cadre de cette thèse, nous nous intéressons aux représentations de la sorcière dans la littérature d’inspiration historique à partir des années 1970. Nous analysons la construction de cette figure protéiforme et les métamorphoses qu’elle connaît dans l’imaginaire social lors des dernières décennies du XXe siècle. Plus précisément, nous examinons les différentes facettes de la sorcière, telles qu’elles apparaissent dans quatre romans francophones d’inspiration historique, en relation avec les discours historiques, féministes et postcoloniaux, et les autres productions culturelles de la même période. En étudiant les interactions entre les représentations de la sorcière et d’autres œuvres, travaux et tendances de l’époque, notre thèse met en lumière les problématiques abordées à travers cette figure dans les textes littéraires. La figure de la sorcière reprend notamment des enjeux qui marquent les dernières décennies du XXe siècle, tels la place des femmes et des cultures minoritaires dans la société, la représentation du corps féminin, le recul des religions traditionnelles et l’écriture de l’Histoire. Au moyen des approches sociocritique et intertextuelle, nous explorons ces enjeux et analysons la façon dont les œuvres développent ou prolongent ces réflexions en abordant la figure de la sorcière.
De manière à pouvoir tracer l’évolution de la figure et des questions qui lui sont liées, la thèse est divisée en trois parties, représentant chacune une décennie distincte. Après un préambule brossant un tableau de l’imaginaire de la sorcière au début des années 1970, une première partie se concentre sur la construction de la figure de la sorcière dans les romans Les Enfants du sabbat d’Anne Hébert et La Fontaine obscure de Raymond Jean, parus lors de la décennie 1970. Une deuxième partie, centrée sur la décennie 1980, se penche sur le roman Moi, Tituba sorcière... de Maryse Condé. Enfin, une troisième partie s’intéresse au roman Instruments des ténèbres de Nancy Huston, publié pendant les années 1990. En combinant différentes approches, cette thèse tend à mieux comprendre la fonction de la sorcière dans la littérature et les idées qui lui sont associées dans l’imaginaire social à partir de 1970.
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John Neal, une écriture-frontière / John Neal's Frontier-WritingLiagre, Sebastien 04 December 2015 (has links)
Cette thèse se propose d’étudier comment, à travers sa singulière écriture, John Neal, prenant son contemporain James Fenimore Cooper pour anti-modèle, ambitionne de réformer la littérature américaine, afin de satisfaire au besoin naissant d’indépendance et de renouveau national. Dans une certaine tradition américaine, la frontière est moins une limite territoriale qu’un seuil dynamique, un locus americanus, lieu de tous les possibles. Et c’est bien en ce sens que le romancier du Maine, homme des transgressions, homme de l’entre-deux, écrit «à la frontière» : entre littérature et engagement, entre la scène et la chaire, le masculin et le féminin, l’Indien et le Blanc, sa prose hésite, souvent. Il conviendra en somme d’analyser au plus près cette fabrique alternative de littérarité qu’est l’écriture nealienne, dans l’incertitude des commencements, lorsque l’expression du «génie national» prétend s’instaurer en critère de jugement et faire table rase des modèles d’importation. / This thesis explores how, through his singular writing style, John Neal, using fellow-writer James Fenimore Cooper as an anti-model, sets out to pioneer a thorough reformation of the so-called American literature, in an attempt to satisfy the ever-increasing need for independence and national renewal. In a certain American tradition, the frontier is less a territorial boundary than a « dynamic threshold », a locus americanus where wishful thinking comes true. Thus it is that this transgressive Maine author, a man of the neutral ground, or, rather, of the middle ground, writes «at the frontier»: between literature and committed literature, between the stage and the pulpit, the masculine and the feminine, or the Indian and the white man, his prose often wavers. Hence, our focus will be on the alternative literary vision for « the great Republic of Letters », encapsulated within Neal’s own writing, shaped as it was by the uncertainties of a nation in the making. Those were the days when «national genius» had an edge on European models. Those were John Neal’s days.
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