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Le concept de la liberté chez Jean-Paul SartreLukusa, Kambaji, Lukusa, Kambaji 20 November 2024 (has links)
La liberté de l'homme est un thème récurrent chez Sartre. C'est que cette dimension existentielle de l'être humain lui apparait comme le privilège et le fardeau de l'homme. Le problème de la liberté est vieux comme le monde. Les différents systèmes philosophiques l'ont abordé. Les uns ont opté pour la liberté d'indifférence inclinant ainsi vers le hasard. D'autres ont préconise l'acceptation de la nécessite, se faisant pourtant les partisans du déterminisme. Ainsi, avant Sartre, la liberté se voulait un acte volontaire détermine par un ordre de vérités absolues ou par les exigences de structure interne du sujet. Se levant contre toute philosophie conceptualiste, Sartre laisse la philosophie classique à cette discussion qu'il juge fastidieuse et stérile et formule une notion de la liberté tout à fait originale. Avec lui, la liberté devient le principe déterminant de toute réalité et de toute intention humaine; c'est un pouvoir créateur, une pure spontanéité, une indépendance absolue. C'est un « rien » qui s'insinue entre les motifs et l'action. Elle n'est pas une propriété particulière de notre nature; elle s'identifie au contraire à elle et la constitue. L'être humain est tel qu'il se veut et qu'il a projeté d'être dans l'avenir; rien d'autre que ce qu'il se fait. A cette thèse fondamentale convergent des points essentiels de sa philosophie: absurdité de l'univers, négation de Dieu, grandeur et faiblesse de l'homme; sentiments d'angoisse, de solitude et de nausée. La liberté, la responsabilité, l'angoisse, la solitude, la volonté d'enfermer l'homme dans l'homme, l'horreur du tout fait, d'entrer dans le système, de se conformer aux conventions sociales, telles sont les thèses que Sartre a exprimées dans la partie la plus célèbre de son œuvre entre 1936 et 1946. Cette nécessité pour l'homme de se mettre en jeu dans le monde au lieu de se contenter d'en jouir, d'agir en face de l'univers et des situations qu'il nous offre et nous impose, Sartre l'a interprétée depuis 1946, en se transformant, d'écrivain psychologique et moraliste, en un analyste politique et social. Ce qui nécessitait l'engagement, car la liberté réclame un emploi. C'est cette condition concrète de l'homme que Sartre a analysée phénoménologiquement tout au long de son œuvre que nous avons suivie. Son système dont il tire sa théorie de la liberté repose sur une double donnée tout à contingente: l'être en-soi et l'être pour-soi, deux substances irréductibles l'une à l'autre, mais en rapport de dépendance mutuel. L'être en-soi est ce qu'il est, tandis que l'être pour-soi est subjectivité absolue, pure conscience d'exister, un manque, un trou; il surgit du sein de l'en-soi comme néant; il existe. Existence est liberté. Celle-ci est une forme du néant. L'existence est aussi un élan vers l'être, elle aspire à coïncider avec elle-même. Cette unité est impossible et contradictoire. Cette totalité réalisée, c'est Dieu. L'homme projette d'être Dieu; il ne le sera jamais; il est une passion inutile. Ce Dieu n'existe pas car, s'il existait, l'homme ne serait pas libre, son existence ne précédant pas son essence. L'homme est condamné a être libre. Le cosmos est contingent, de trop, incréé et gratuit, et Sartre repousse les simplifications du déterminisme mécaniste. D'autre part le ciel est vide d'un Dieu qui fixerait des idéaux transcendants a l'homme. Non l'homme est libre, c'est lui qui choisit d'être ce qu'il est, qui fixe ses valeurs et décide du bien et du mal. L'ordre social et les diverses structures sociales ne sont pas de valeur en soi, mais bien ses propres créations; d'où leur contingence. Sartre s'insurge contre les gens de mauvaise foi qui s'abritent derrière ces créations humaines, qui les érigent en critères de leurs actions, qui s'identifient aux rôles sociaux qu'ils jouent. Ils ont peur d'assumer leurs responsabilités, de reconnaitre leur liberté. Ils pensent que leur liberté est une propriété de leur nature; alors qu'elle est l'étoffe de leur être, leur choix, elle est une transcendance. Cette liberté se réalise par ses projets et son activité. Cette liberté n'est limitée par rien d'autre qu'elle-même; la facticité et la situation ne la suppriment pas mais la limitent. Elle dessine elle-même les situations où elle se trouve et est fondement de toute valeur. Une valeur est un idéal à réaliser qui ne peut se dévoiler qu'à une liberté active qui la fait surgir. Chacun choisit librement ses valeurs, sa morale et sa vérité; ce qu'il choisit est bon et vrai pour lui absolument. Mais ce choix est absurde et injustifiable. L'homme se trouve ainsi charge d'une responsabilité écrasante, car il est responsable et de ses actes, de leurs, conséquences, et de lui-même et du monde entier dont il porte tout seul le poids. Pas d'excuses possibles, pas de remords ni de regrets, mais l'angoisse, cette appréhension réflexive de nous-mêmes. C'est une structure permanente de notre être, inhérente à notre condition. L'homme s'angoisse devant le néant et la liberté, sinon il est salaud et de mauvaise foi. Notre étude s'est articulée autour de cette triple dimension: ontologie, théologie et morale. Nous l'avons passée au crible afin d'y déceler la part de vérité et les faiblesses que comporte la position Sartrienne. Sartre a bien fait de nous avoir aidés à prendre conscience de notre responsabilité et de notre liberté. Mais le Dieu qu'il a décrit est un homme supérieur et la liberté qu'il lui a arrachée au profit de l'homme est contraire à l'expérience quotidienne.
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Faire et être : catégories de la réalité humaine chez SartreBélanger, Daniel 03 December 2024 (has links)
Comme la condition de l'action est la liberté et que la réalité humaine est avant tout action, projet, la réalité humaine est libre. C'est la fin de l'action qui rend celle-ci compréhensible. Or, la fin que se donne l'être humain est d'être fondement de soi (Être-en-soi-pour-soi). C'est donc là le sens de l'entreprise humaine. Toutefois, l'atteinte de cet objectif est impossible. Le « Faire », qui dans cette perspective est un moyen pour être, est donc vain. Cependant, comme la liberté est à l'origine de la fin choisie, un nouveau choix reste possible. La liberté qui se prend elle-même pour fin retrouve le « Faire » comme seule possibilité authentique d'exister, le faire étant l'exercice même de la liberté. Les catégories « Faire » et « Être » constituent l'alternative devant laquelle l'être humain se doit de choisir.
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Le rapport à autrui dans l'être et le néant de Jean-Paul SartrePoulin, Rita 05 November 2021 (has links)
Ce mémoire propose une étude de la conception du rapport à autrui chez Jean-Paul Sartre, telle qu'elle est présentée dans L'être et le néant. L'ontologie sartrienne montre la réalité humaine dans un rapport à l'autre qui se vit difficilement, mais qui, du même coup, expose avec un réalisme peu commun la difficulté de vivre ensemble. Ce rapport à l'autre se veut, cependant, constitutif de chaque existence personnelle, ce qui le rend d'autant plus laborieux et inéluctable pour chaque conscience. Notre étude comporte trois parties: la présentation des fondements de l'ontologie phénoménologique sartrienne, l'examen des principales structures de l'être-pour-soi, et finalement, la dimension ontologique du pour-autrui et les relations concrètes entre les individus.
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An investigation of the parallels between Sartre's bad faith and Nietzsche's slave morality.Speirs, James. January 2011 (has links)
The following dissertation examines Sartre’s notion of bad faith before identifying parallels
found in Nietzsche’s Genealogy of Morals. Bad faith is often construed as lying to oneself;
however, this entails an individual being both the deceiver and deceived which presents a
number of paradoxes. By reconceptualising bad faith as self-deception rather than lying to
oneself these paradoxes are avoided. Nietzsche’s Genealogy examines the development of
modern morality and explains its genesis through identifying a specific psychological
tendency, namely, ressentiment. Ressentiment is central to the Genealogy as it results in the
idealisation of asceticism and the development of the bad conscience into guilt. These are
core elements of what Nietzsche terms slave morality. By exposing ressentiment as a
manifestation of bad faith this dissertation highlights the self-deception lying at the
foundation of slave morality. Nietzsche believes that it is slave morality which
predominantly constitutes modern morality, and manifestations of bad faith in Nietzsche’s
account of modern morality therefore give credence to Nietzsche’s call to revalue our values. / Thesis (M.A.)-University of KwaZulu-Natal, Durban, 2011.
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Pour un theatre "dialectique" : étude comparative de deux pratiques esthétiques les Mains sales et Mère courage et ses enfantsVinciguerra, Maria January 1989 (has links)
This thesis examines the theoretical foundations of Brecht's and Sartre's "dialectical" theatre. Proceeding first from their most significant theoretical writings, it then studies representative plays--Mutter Courage und ihre Kinder and Les Mains sales--in an attempt to make explicit the relationship between theory and artistic practice. The textual analysis proper develops certain aspects of theme, structure and reception which in turn reveal meaningful differences and contradictions. Sartre's "dramatic" theatre in fact evidences a sort of ideological creativity whereas Brecht's "epic" theatre presents a more primordial artistic creativity. Therefore, though the concept of dialectical theatre (essentially political and/or historic) is a common thought-structure to both dramatists, its actualization differs. I will argue that Sartre's work shows a view of the art process as ideologically predetermined and almost ineluctable. Brecht's more primordial work, on the other hand, shows process as a creative anagnorisis, more immediate and archetypal. In the last chapter, I will give an overview of the changes in consciousness produced by these approaches of "dialectical" theatre and substantiate these by criticism that has dealt with the subject.
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A study of atheist and Christian existentialism as exemplified in Sartre and Marcel, considered in the light of the Jungian concepts of individuation and re-birthBradshaw, John January 1955 (has links)
No description available.
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Os sentidos da existência a partir da obra o ser e o nada de Jean-Paul SartreJalil, Cristina Moreira 10 December 2016 (has links)
Submitted by Cristina Jalil (tinajalil@hotmail.com) on 2017-08-15T15:04:50Z
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Dissertação - definitivo.pdf: 1329111 bytes, checksum: 3c26f1b75153360b233f52272c466d7d (MD5) / CAPES / Nesta dissertação, buscamos investigar os sentidos da existência humana à luz da filosofia de Sartre, mais especificamente em sua obra O Ser e o Nada (1943). Partimos da compreensão do filósofo de que, no que diz respeito à realidade humana, a existência precede a essência e, portanto, não é possível a este modo de ser contar com sentidos prévios ao seu existir. Procuramos, a partir disso, indagar as condições de possibilidade nas quais os sentidos da existência humana aparecem e se constituem. Afinal, se os sentidos não estão dados previamente, cabe questionar de que modo eles são feitos. Com o intuito de investigar os sentidos, portanto, procuramos, ao longo do texto, apresentar as condições de existência do Para-si e sua relação com o mundo – relação na qual o sentido se mostrará fundamental. / In this dissertation, we aim to investigate the meaning of human existence based on Sartre’s
philosophy, precisely on his work “Being and Nothingness” (1943). Starting with the
philosopher comprehension about the human reality, that the existence precedes the essence,
thus, it’s not possible for this kind of being to depend on prior meanings before its existence.
We’ll search, with this bottom support, to ask the conditions of possibilities which the
meaning of human existence rises and its self-constituted. At last, if the meanings are not
given previously, it’s proper to question how they are done. Intending to investigate the
meanings, therefore, we’ll seek to show along this text, the conditions of existence of the
Being-for-itself and its relation with the world – this relation will show itself extremely
fundamental for the constitution of the meaning.
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Filosofia e literatura no jovem Sartre: uma sustentação recíproca / Philosophy and literature in young Sartre: a support reciprocalNUNES, Emanuel Ricardo Germano January 2013 (has links)
FARIAS, Pedro Nogueira. Filosofia e literatura no jovem Sartre: uma sustentação recíproca. 2013. 135f. - Dissertação (Mestrado) - Universidade Federal do Ceará, Programa de Pós-Graduação em Filosofia, Fortaleza (CE), 2013. / Submitted by Gustavo Daher (gdaherufc@hotmail.com) on 2016-10-10T13:39:25Z
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Previous issue date: 2013 / A proposta da nossa pesquisa é analisar a relação de sustentação recíproca entre filosofia e literatura em Sartre por via da leitura dos textos filosóficos e das obras de ficção A náusea e O muro, observando no pensamento de juventude de Sartre a predominância da questão ética. Relacionando filosofia e literatura, almejamos, desta forma, esclarecer as correspondências e os entrelaces dos questionamentos éticos que unem o plano teórico e a investigação sobre a concretude da vida humana, ambos, instrumentos interdependentes de um projeto filosófico-literário de fundo ético. Observaremos também as condições éticas do compromisso histórico que se estabelece por via do engajamento do escritor: compromisso recíproco assumido entre o escritor e o leitor a partir da liberdade situada.
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A liberdade em o ser e o nada de Jean Paul SartreLima, Maria do Socorro Alves January 2005 (has links)
LIMA, Maria do Socorro Alves. A liberdade em o ser e o nada de Jean Paul Sartre. 2005. 117f. – Dissertação (Mestrado) – Universidade Federal do Ceará, Programa de Pós-graduação em Filosofia, Fortaleza (CE), 2005. / Submitted by Márcia Araújo (marcia_m_bezerra@yahoo.com.br) on 2013-11-05T13:50:51Z
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Previous issue date: 2005 / O conceito de liberdade enfocado na perspectiva sartreana: eis o objetivo de nossa dissertação. A definição de liberdade ocupa sempre um espaço solicitante de uma nova e adequada compreensão, devido ao grau de complexidade exigido por cada época. Embora o próprio Sartre reconheça que inicia seu empreendimento fora de um horizonte histórico, seu itinerário intelectual é alçado desde já por uma liberdade que esclarece o significado próprio da realidade
humana. A rigor, temos a intenção em nosso
estudo, de expor o modo como a liberdade é
apresentada em 'O Ser e o Nada, obra escrita por Jean Paul Sartre e publicada em 1943, na qual percorreremos o traçado escrito
pelo autor em seu gigantesco tratado com a finalidade de perscrutarmos com exatidão as mais diferentes etapas no interior das quais sua filosofia percorre e se desenvolve. A temática da liberdade constitui-se a partir das bases conceituais da ontologia sartreana em que o sujeito é erguido de sua subjetividade, para se engajar de forma
responsável e comprometida, nas situações e entrecruzamentos que sua liberdade confere. É
sobretudo na existência que a consciência de
liberdade, proporciona ao homem a determinação de escolher seu próprio destino. Essa autodeterminação sobressai-se, pela bravura do homem assumir seu nada de ser e projetar-se através da ação escolhendo aquilo que ele deseja ser.
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Consciência e má-fé no jovem Sartre: a trajetória dos conceitosRodrigues, Malcom Guimarães [UNESP] 23 February 2007 (has links) (PDF)
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Previous issue date: 2007-02-23Bitstream added on 2014-06-13T19:00:20Z : No. of bitstreams: 1
rodrigues_mg_me_mar.pdf: 873360 bytes, checksum: 5cb646524d6087c9105390da133dde59 (MD5) / Coordenação de Aperfeiçoamento de Pessoal de Nível Superior (CAPES) / O objetivo desta Dissertação é analisar, ao longo das obras do jovem Sartre até a publicação de L’être et le néant (1943), a gênese e o desenvolvimento das noções de “consciência” e “má-fé”, desde suas conotações psicológicas, passando pela psicanálise e chegando à ontologia, onde a trajetória de Sartre nos encaminha a uma reflexão ética. / The objective of this Dissertation is to analyze, throughout the works of young Sartre to the publication of L’être et le néant (1943), the genesis and the development of the concept of conscience and bad-faith, from its psychological meanings, going through the psychoanalysis and arriving at the ontology, where the path of Sartre directs us to an ethical reflection.
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