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Portrait des habitudes de jeu de patients atteints de la maladie de ParkinsonNadeau, Dominic 13 December 2024 (has links)
Le risque de développer un problème de jeu chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson (MP) est de plus en plus documenté. Un type de médicament visant à contrôler les symptômes moteurs, l’agoniste dopaminergique, serait l’un des principaux facteurs liés à son développement. Par le biais d’une synthèse narrative présentée dans le chapitre 3, les mécanismes neurobiologiques et les autres facteurs en lien sont discutés. Un important constat ressort toutefois : l’étude des habitudes de jeu de ces patients est pratiquement absente. Ce constat est surprenant puisque la littérature sur le jeu regorge d’informations à prendre en considération dans le développement de ce trouble, telles que les types de jeu pratiqués, les montants dépensés, les raisons pour jouer et la présence de proches. Le deuxième article consiste donc à répondre à cette lacune relevée en faisant le portrait de leurs habitudes de jeu. Vingt-cinq personnes souffrant de la MP ont été recrutées et parmi celles-ci, quinze ont joué dans les six derniers mois. L’examen de leurs habitudes de jeu révèle que les jeux préférés sont la loterie et la machine à sous et qu’elles ont, en majorité, débuté la pratique de ces jeux avant l’établissement du diagnostic de la MP. Les patients sont moins intéressés à jouer aux machines à sous comparativement à un échantillon de joueurs âgés de plus de 55 ans mais, en contrepartie, ce jeu est celui auquel les plus grands montants étaient dépensés chez les participants qui ont rapporté avoir développé un problème de jeu. Les participants jouent pour le plaisir ou pour gagner de l’argent, mais des raisons non répertoriées, liées à leur maladie, ont été relevées. Ces patients n’ont pas recours à des proches aidants pour les aider dans la pratique de leur jeu favori et ces derniers ont manifesté leur méconnaissance de la pratique de jeux de hasard et d’argent des participants. Parmi l’ensemble des participants rencontrés, trois d’entre eux se sont révélés être des joueurs à risque. En plus de jouer aux machines à sous, des croyances erronées et des motivations spécifiques à jouer ont été relevées chez ces derniers. La réflexion découlant de ces résultats pourra stimuler la recherche dans l’étude des variables psychosociales en lien avec le développement d’un problème de jeu chez ces patients. / The risk of developing a gambling disorder in Parkinson’s disease (PD) is increasingly documented. A type of drug that control motor symptoms, the dopamine agonist, is one of the main factors related to the development of this disorder. Through a narrative synthesis presented in chapter 3, the neurobiological mechanisms and other related factors are discussed. However, an important finding is clear: the study of gambling habits of these patients is virtually absent. This is surprising since the gambling literature is packed with information to consider in the development of this disorder, such as type of game played, amounts spent, reasons to play and the presence of relatives. The second article aims to address this deficiency by establishing a portrait of their gambling habits. Twenty-five people with PD were recruited and among these, fifteen have gambled in the last six months. The review of their gambling habit reveals that favorite games are lottery and slot machine and they mostly started playing these games before the diagnosis of PD. They are less interested in playing slot machines compared to a sample of players aged over 55 but, in return, this game is the one to which the largest amounts were spent in participants who reported having developed a gambling problem. Participants reported gambling for fun or to make money, but several reasons related to their disease have been identified. These patients did not seek help of caregivers to assist them in the practice of their favorite game. Moreover, these caregivers revealed their ignorance of the participant’s gambling habits. Among all participants met, three of them were at risk gamblers. In addition to playing slot machines, erroneous beliefs and specific motivations to gamble were found among these. The reflection from these results will stimulate research in the study of the psychosocial variables related to the development of gambling problems in these patients.
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L'expérience des femmes avec les jeux de hasard et d'argent : parcours de vie et identitéBérubé, Elsa 02 February 2024 (has links)
Sur le plan populationnel, il semble que 30 % des personnes qui s'adonnent aux jeux de hasard et d'argent (JHA) et qui développeraient des difficultés sur ce plan seraient des femmes (Kairouz, Nadeau et Paradis, 2014). Bien que ces dernières démontrent une pratique active de JHA, qui s'avère parfois problématique, peu d'études portent spécifiquement sur la population de femmes joueuses (Kairouz, Nadeau et Paradis, 2014). La réalité des femmes demeure souvent diluée au profit de nombreuses études menées majoritairement auprès d'hommes et davantage associée à une pratique de JHA masculine. Afin de pallier cette absence de données relatives au vécu des femmes joueuses et de mieux comprendre les spécificités lies à leur expérience, ce mémoire vise à comprendre 1) comment les trajectoires du parcours de vie des femmes joueuses influencent ou ont été influencées par leur trajectoire de jeu et 2) comment ces femmes négocient leur identité de joueuse à l'intérieur de leur parcours de vie. Des entrevues semi-dirigées ont été réalisées auprès de 12 femmes joueuses âgées de 18 ans et plus, ayant reçu de l'aide au cours des 18 derniers mois pour des difficultés en lien avec leurs habitudes de JHA. Les résultats obtenus révèlent une diversité de parcours de vie des participantes ainsi que la présence de quatre types de trajectoires spécifiquement liées à la trajectoire de jeu : familiale et relationnelle, de maternité, conjugale et professionnelle. Il ressort des résultats que les trajectoires sont dynamiques, interreliées et qu'il existe une influence mutuelle entre la trajectoire de jeu et les diverses trajectoires des joueuses. Sur le plan identitaire, certaines femmes agiraient en discontinuité à leurs valeurs pouvant mener à une confusion au sein des diverses dimensions identitaires. Les participantes auraient d'ailleurs tendance à rejeter leur identité de joueuse par la mise en valeur d'une identité positive d'elles-mêmes.
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Les variables cognitives associées au trouble obsessionnel-compulsifRhéaume, Josée 30 August 2021 (has links)
Malgré le fait que les traitements basés sur l'exposition et la prévention de réponse ont clairement démontré leur efficacité avec le Trouble Obsessionnel- Compulsif (TOC), les résultats cliniques avec cette combinaison sont loin d'être optimaux. La thérapie cognitive pour le TOC est prometteuse. Les quatre études présentées ici ont pour but d'approfondir la compréhension des variables cognitives associées au TOC. La première étude appuie empiriquement le lien entre la surestimation du danger, la responsabilité et le perfectionnisme et les symptômes obsessionels-compulsifs (OC). La deuxième étude démontre que la correction des croyances idéographiques sans aucune forme d’exposition ou de prévention de réponse représente un traitement efficace avec les vérificateurs compulsifs. La troisième étude suggère qu'au moins un des mécanismes impliqués dans le traitement cognitif et le traitement comportemental impliquerait la précédence d'un changement cognitif sur la diminution de symptômes. Utilisant la même méthodologie, la quatrième étude démontre les liens bidirectionnels entre les états émotionnels indépendants, les cognitions et les symptômes. De plus, cette étude suggère que le processus de changement entre ces trois variables pourrait être différent chez les patients qui répondent bien ou non au traitement. Ces quatre études fournissent un appui empirique aux modèles théoriques formulés pour expliquer le TOC. Elles comportent également des implications cliniques considérables.
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Effet de l'exposition en réalité virtuelle pour le traitement des problèmes de jeu de hasard et d'argentBergeron, Claudia 22 February 2024 (has links)
Titre de l'écran-titre (visionné le 14 février 2024) / La thérapie cognitivo-comportementale est le traitement privilégié pour les problèmes de jeu. Toutefois, cette intervention présente encore quelques défis, tels que des taux élevés d'abandon de traitement et des rechutes fréquentes. La restructuration cognitive, considéré comme l'élément central du traitement, peut s'avérer difficile pour les patients. Dans de telles situations, l'utilisation de la thérapie comportementale par exposition pourrait agir comme alternative au traitement usuel. Via l'exposition, les joueurs peuvent développer leur confiance en leur capacité à résister au désir de jouer, leur permettant ainsi de faire face plus efficacement à toute situation suscitant l'envie de jouer. La réalité virtuelle (RV) permettrait d'éveiller chez le joueur un désir de jouer comparable à celui ressenti en temps réel, et ce de façon plus fidèle que l'exposition en imagination. Cependant, aucune étude n'a encore examiné l'utilisation de la RV en tant qu'outil visant le développement de la confiance du joueur en sa capacité à résister au désir de jouer, autrement dit son sentiment d'efficacité personnelle (SEP). Ce mémoire explore l'efficacité de l'exposition en RV pour augmenter le SEP des joueurs. Il est constitué d'une étude à cas unique qui vise à évaluer l'effet d'un traitement d'exposition en RV sur le SEP, le désir de jouer, les pensées dysfonctionnelles, les comportements de jeu et le nombre de critères diagnostiques du trouble lié au jeu d'argent (TLJA). De plus, l'étude vise à recueillir des données sur la satisfaction et l'implication des participantes dans le traitement. Deux femmes à la retraite, présentant un problème de jeu aux appareils de loterie vidéo, ont participé à un programme de traitement de six séances impliquant des sessions d'expositions en RV. Les méthodes de collectes de données incluaient la tenue de journaux d'auto-enregistrements quotidiens et la passation de questionnaires auto-administrés. Des analyses visuelles, statistiques et descriptives ont été effectuées pour évaluer l'effet du traitement sur les variables à l'étude. Les résultats montrent une diminution des comportements de jeu et de la sévérité du TLJA chez les deux participantes, et ces améliorations se sont maintenues un mois après le traitement. Toutefois, l'effet sur les autres variables étudiées est mitigé, alors qu'une seule participante montre des améliorations significatives au niveau du SEP, du désir de jouer et des pensées dysfonctionnelles. La synthèse des résultats montre que certains facteurs pourraient influencer les résultats du traitement, tel que l'objectif ciblé, le niveau de motivation et des limitations liés à l'âge, au revenu et à l'accessibilité du jeu. Des études supplémentaires avec des échantillons plus larges permettront d'en savoir davantage sur l'efficacité de ce traitement.
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Évaluation de la compréhension des items du DSM-IV-MR-J auprès d'adolescents du premier cycle du secondairePelletier, Amélie 11 March 2021 (has links)
La présente étude évalue la compréhension du DSM-IV-MR-J auprès d'adolescents de 12 à 15 ans. Cet instrument sert à l'identification des joueurs pathologiques. Le DSM-IV-MR-J est d'abord administré en classe. Les participants, sélectionnés selon leur score, sont ensuite répartis entre les groupes contrôle et expérimental. Le questionnaire est administré une seconde fois aux participants du groupe contrôle en présence d'un expérimentateur. Les participants du groupe expérimental expliquent quant à eux l'ensemble des questions du DSM-IV-MR-J lors d'une entrevue individuelle. L'expérimentateur rectifie les items incompris et une deuxième administration suit. Les résultats démontrent que pour l'ensemble des participants, 22% des questions s'avèrent incomprises. De plus, des baisses de scores sont observées entre les deux passations et se révèlent plus prononcées pour les participants du groupe contrôle que pour ceux du groupe expérimental. Des changements de catégories diagnostiques apparaissent aussi pour les deux groupes lors de leur seconde administration. Une baisse de 20% du nombre de joueurs à risque/pathologiques est observée dans le groupe expérimental et atteint 29,4% dans le groupe contrôle. L'utilisation du DSM-IV-MR-J comme instrument auto-diagnostique du jeu pathologique est abordée lors de la discussion.
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Les adolescents à risque de développer un problème aux jeux de hasard et d'argentSavard, Cathy 18 April 2018 (has links)
Bien que les adolescents constituent l'une des sous-populations où la prévalence des problèmes de jeu de hasard et d'argent (JHA) est la plus élevée, encore peu d'informations sont connues. Il a cependant été démontré que ce ne sont pas tous les adolescents qui participent à un JHA au cours de leur vie qui développeront un problème de jeu. Il s'avère donc important d'augmenter les connaissances sur les adolescents à risque de développer un problème de jeu afin d'identifier des sous-groupes particulièrement à risque et d'implanter des programmes de prévention adaptés à leurs besoins. Il est d'autant plus pertinent de poursuivre le travail de réflexion amorcé sur les raisons qui expliquent pourquoi certains adolescents demeureront joueurs occasionnels alors que d'autres développeront un problème de jeu. La présente thèse a pour objectif d'élaborer un nouveau modèle conceptuel sur le développement et le maintien des problèmes de jeu à l'adolescence par le biais d'un article théorique et d'étudier les habitudes de jeu des adolescents en centre jeunesse par l'entremise d'un article empirique. Plus précisément, l'article théorique propose un nouveau modèle intégratif sur le développement et le maintien des problèmes de jeu à l'adolescence en regroupant les forces des théories et modèles déjà existants. Ce modèle, présenté par étape, constitue l'un des rares à proposer une vision globale du jeu, allant de la première participation au jeu au développement du jeu pathologique. En ce qui concerne l'article empirique, les résultats de cet article révèlent que les adolescents en CJ ne présentent pas tous un risque accru de développer un problème de jeu. En effet, les adolescents suivis sous la loi de la protection de la jeunesse (LPJ) ressemblent à ceux du secondaire en ce qui concerne leurs habitudes de jeu, alors que les adolescents suivis sous la loi sur le système de justice pénale pour adolescents (LSJPA) constituent définitivement un sous-groupe à risque pour le développement de problèmes de jeu. Cette étude permet donc l'identification d'un sous-groupe particulièrement à risque pour le développement de problèmes de jeu. À l'instar de ces résultats, il serait pertinent d'évaluer de façon systématique les habitudes de jeu des adolescents suivis sous la LSJPA au début de leur prise en charge par les CJ, et à quelques reprises au cours de leur suivi. Ceci permettrait un dépistage plus rapide des problèmes de jeu chez ces adolescents de façon à leur offrir, d'emblée, des interventions appropriées.
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Évaluation du South Oaks Gambling Screen-Revised Adolescent : instrument identifiant le jeu pathologique chez les adolescentsRhéaume, Nadia 11 March 2021 (has links)
Bouchard (1998) trouvait que 26,9 % des items du South Oaks Gambiing Screen-Revised Adolescent (SOGS-RA) étaient incompris chez les jeunes du deuxième cycle du primaire. La présente étude poursuit cette recherche en vérifiant la compréhension des items du SOGS-RA auprès de 126 adolescents de niveaux secondaire III, IV et V. L’évaluation du questionnaire comporte quatre étapes. Le SOGS-RA est d ’abord administré en classe. Suit une entrevue individuelle où chaque participant sélectionné explique la signification des questions. Les questions incomprises lui sont ensuite expliquées avant qu’il ne réponde une seconde fois au questionnaire. Les résultats démontrent qu’en moyenne, les jeunes éprouvent de la difficulté à saisir le sens de 11,7 % des items. De plus, la deuxième administration du questionnaire diminue de 47,1 % le nombre de joueurs pathologiques et de 34,6 % le nombre de joueurs potentiels. L’utilisation du SOGS-RA comme instrument d’identification du jeu pathologique chez les adolescents est abordée lors de la discussion.
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Évaluation de la perception de déficit de contrôle et de l'excès aux appareils de loterie vidéoCantinotti, Michael 12 April 2018 (has links)
La notion de déficit de contrôle (impaired controt) occupe un rôle central dans la conceptualisation des dépendances et des addictions comportementales. Dans le cas du jeu pathologique, plusieurs chercheurs ont suggéré que le déficit de contrôle joue un rôle clef dans le développement des problèmes de jeu. Cependant, l’opérationnalisation du construit provient essentiellement de la littérature sur l'alcool, et n'a pas fait l'objet d'une validation auprès de différentes catégories de joueurs. Cette recherche est composée de deux études. La première présente une cartographie conceptuelle de la représentation du déficit de contrôle aux appareils de loterie vidéo (ALV) auprès d'experts internationaux sur le jeu (n = 37), de joueurs non pathologiques (n = 34) et de joueurs pathologiques (n = 32). Les résultats indiquent que les différents groupes de participants partagent une représentation similaire de la notion de déficit de contrôle. Les éléments essentiels de cette notion gravitent autour des thèmes suivants: (1) les aspects monétaires concernant la pratique excessive du jeu, (2) les distorsions cognitives liées au jeu et (3) les conséquences négatives découlant des excès de jeu. Bien que le déficit de contrôle constitue un terme fréquemment utilisé en pratique clinique, ses multiples significations peuvent constituer une entrave à la communication scientifique. Pour accroître la validité de l'interprétation de questions portant sur le déficit de contrôle destinées à des joueurs, il est nécessaire d'expliciter à quels aspects de ce construit il est fait référence. La seconde étude effectue une validation psychométrique de la notion d'excès aux ALV. Le questionnaire d'excès aux loteries vidéo (QELVI), qui a été élaboré sur la base des items colligés lors de la première étude, possède une bonne cohérence interne et de bonnes capacités discriminantes en ce qui concerne les différentes catégories de joueurs (N- 290). L'instrument possède également une excellente validité convergente avec le construit de passion obsessive élaboré par Vallerand, Blanchard, Mageau, Koestner, Râtelle, Léonard, et al. (2003), ainsi qu'une stabilité temporelle adéquate. La discussion relève les implications cliniques et préventives de ces résultats.
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Compréhension des items du South Oaks Gambling Screen chez des enfants du deuxième cycle du primaireBouchard, Carole 27 February 2021 (has links)
Peu d’études s’intéressent aux habitudes de jeu des enfants. En 1996, Ladouceur, Ferland, Jacques, et Boudreault notent que 4,5% des enfant âgés de 9 à 12 ans montrent les caractéristiques du jeu pathologique. Ceci constitue un taux deux fois plus élevé que chez les adultes. Réalisée auprès de 84 élèves du primaire, la présente étude examine la compréhension du questionnaire employé par ces chercheurs, soit le South Oaks Gambling Screen-Adolescent Version (SOGS-RA, Winters, Stinchfîeld, & Fulkerson, 1993). Les résultats de cette étude indiquent que près d’une question sur trois est incomprise. Plus le score au SOGS-RA est élevé, moins la compréhension du questionnaire est bonne. Cependant, la compréhension n’est pas reliée au niveau de scolarité. Des explications favorisent une diminution des scores lors d’une seconde passation. La discussion souligne les implications pratiques et théoriques de ces résultats et offre des suggestions pour l’élaboration d’un nouvel instrument de mesure.
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Synthèse des connaissances sur l'abandon d'un traitement par les joueurs de jeux de hasard et d'argentDemers-Labonté, Bianca 13 December 2024 (has links)
L'abandon du traitement chez les joueurs de jeux de hasard et d'argent n'est pas sans conséquence sur la pratique clinique ainsi que la recherche empirique. La présente recension vise à dresser un portrait de l'abandon et d'identifier des stratégies favorisant la rétention en traitement. La recension de la littérature est conduite sur les bases de données Medline, PsycInfo, Francis et Google Scholar. Également, les études canadiennes non publiées sont sollicitées. 53 études sont retenues. Les taux d'abandon pendant le traitement varient de 0 à 77,8%. Des 50 variables recensées associées à l'abandon, 14 influencent significativement l'abandon. Par ailleurs, seulement le statut matrimonial, l'âge du début des comportements de jeu, l'âge du début des comportements de jeu problématique, les traits obsessifs compulsifs, la recherche de sensations, la consommation d'alcool et de drogues ainsi que la modalité de traitement apparaissent comme des variables associées à l'abandon sans qu'aucune étude contredise cette association. Les définitions de l'abandon recensées peuvent être distinguées en trois catégories : nombre de séances complétées, changement clinique et autres (refus, exclusion et mutation à un autre programme). Les motifs d'abandon retrouvés dans les études réfèrent aux caractéristiques propres à l'usager, à l'intervenant et au traitement. La sollicitation d'un proche, la réduction de l'attente, les appels de soutien, le choix de la condition de traitement ainsi que la gratuité des frais de transport sont relevés comme des stratégies potentielles de réduction des taux d'abandon.
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