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Contribution à l’étude du genre dramatique des saṭṭaka, pièces en langue prakrite : la Karpūramañjarī et ses successeurs / Contribution to the study of the dramatic genre called saṭṭaka, Prakrit stage-plays : the Karpūramañjarī and its successorsFodor, Melinda 11 December 2017 (has links)
Cette thèse est la première étude approfondie et transversale sur le sattaka, un genre dramatique indien dont la particularité réside dans sa langue, le prâkrit. Le nom de ce genre remonte à Kohala (IIe-IVe siècles), mais est devenu connu grâce à la Karpuramanjari de Rajashekhara (IXe-Xe siècles, Kannauj) qui cite, pour la première fois, dans le prologue de cette pièce, sa définition. Selon celle-ci, il s’agit d’un genre apparenté à la natika, genre hybride du théâtre classique. Le prâkrit - terme générique de divers dialectes - s’est développé parallèlement au sanskrit, en tant que langue littéraire. Ses variétés régionales ont été attribuées aux divers personnages dans le théâtre classique pour indiquer leur statut social. Rajashekhara, rompant avec les règles plurilinguistiques du théâtre classique appliquées, entre autres, à la natika, a conçu son sattaka entièrement en prâkrit, en accord avec les règles sur les qualités phonétiques des langues littéraires dans l’art poétique indien. Son choix de langue a fait l’objet de nombreuses spéculations parmi les théoriciens et sa Karpuramanjari est devenue le standard pour les auteurs des sattaka tardifs. Dans cette thèse, après avoir retracé l’évolution de ce genre, nous analysons non seulement les diverses théories attestées au sujet de la langue et de la structure dramatique de la Karpuramanjari, mais également les pièces, afin d’élucider la question suivante : qu’est-ce que le sattaka ? Ce travail vise également à promouvoir les recherches connexes sur l’évolution de l’art dramatique durant le Moyen Âge, sur les auteurs, ainsi que leurs époques. Cette étude comporte de nombreuses citations des sattaka, dont nous donnons la première traduction française et, pour certains, la toute première traduction. / This thesis is the first in-depth and comprehensive study on Sattaka, an Indian dramatic genre whose characteristic lies in its language, the Prakrit. The name of this genre goes back to Kohala (2nd to 4th centuries), but it has become known by Rajashekhara’s Karpuramanjari (9th-10th centuries, Kannauj) who gives, for the first time, in the prologue of this play, its definition. According to this, it is a genre related to the Natika, a hybrid genre of classical theater. Prakrit - the generic term for various dialects – has developed in parallel with Sanskrit as a literary language. Its regional varieties have been attributed to various characters in classical theatre in order to indicate their social status. Rajashekhara, breaking with the multilingual rules of classical theater applied, inter alia, to the Natika, composed his Sattaka entirely in Prakrit, in accordance with the rules on phonetic qualities of literary languages in Indian poetics. His choice of language has been the matter of discussion among theoricians and his Karpuramanjari has become the standard for the later authors of Sattakas. In this thesis, after having traced the evolution of this genre, we analyze not only the various theories about the language and the dramatic structure of the Karpuramanjari, but also the plays themselves, in order to elucidate the following question: what is a Sattaka? This work also aims to promote related research works on the evolution of dramatic art during the Middle Ages, on the authors, as well as on their times. This study contains numerous citations of Sattakas, of which we give the first French translation and, for some of them, the very first one.
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L'Émerillon, ou, le Val des regrets : un jeu vidéo utilisé comme moyen d'expressionPépin, Yan January 2006 (has links) (PDF)
Ce mémoire de maîtrise en multimédia relate les principales étapes de la production de L'Émerillon ou le Val des Regrets, un conte interactif en trois dimensions rendu en temps réel et distribué sur cédérom. Avec ce projet, nous avions comme principaux objectifs d'étudier la portée communicationnelle et expressive des jeux vidéo, de même que de développer une méthodologie de travail pour la réalisation d'environnements virtuels interactifs avec des moyens restreints. L'aventure de L'Émerillon ou le Val des Regrets se déroule dans la forêt de Brocéliande en Bretagne armoricaine, environ cent ans après la mort du légendaire roi Arthur. Dans cet univers mythique, le joueur est appelé à incarner un vieux chevalier à la recherche d'un oiseau (l'émerillon) qui lui fut donné par son amante, mais qui s'est mystérieusement échappé. Partant en quête, le vieil homme rencontre, dans le Val des Regrets, plusieurs apparitions de lui-même à divers stades de sa vie qu'il doit confronter pour enfin retrouver la sérénité. Ce n'est qu'au bout d'un long voyage intérieur qu'il parviendra enfin à Ynis Wittrin, l'Île de Verre, où il retrouvera son amante, mais où, entraîné par l'émerillon, il accèdera aussi à un autre niveau de conscience qui l'amènera à partir de nouveau à l'aventure. Le jeu forme une boucle. de façon à ce que la quête du chevalier ne se termine jamais, pour illustrer le caractère perpétuel de la recherche du bonheur et de la découverte de soi. Pour progresser dans le jeu, le joueur doit résoudre des énigmes faisant appel à sa coordination et ses réflexes, son sens logique, et sa capacité à faire un choix rapidement. L'objectif final du jeu est de faire réfléchir le joueur sur le sens de sa propre vie à travers les actions qu' il a entreprises dans la peau du vieux chevalier. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Jeux, Vidéo, Légendes arthuriennes, Moyen-Âge, Conte interactif, Interactivité, Bretagne, Brocéliande.
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Démonstration de la nature mythologique de la figure du roi Arthur (VIe-XIIe siècles)Pigeon, Geneviève 05 1900 (has links) (PDF)
Notre travail de recherche en sciences des religions veut démontrer que la figure du roi Arthur, telle qu'elle se manifeste en Grande-Bretagne entre les VIe et XIIe siècles, répond aux exigences théoriques du mythe. Afin de bien cerner les principaux enjeux impliqués par une telle démarche, l'analyse a été partagée en trois grandes parties, ou chapitres. Cette division permet d'aborder en premier lieu la question des sources écrites accessibles aux chercheurs arthuriens pour la période et l'espace géographique concernés, soit : De Excidio et Conquestu Britanniae de Gildas (v. 540) ; Historia ecclesiastica gentis Anglorum de Bède (v. 731); Historia Brittonum du pseudo-Nennius (v. 830) ; Historia Regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth (v. 1135-1138). La démarche s'attache ensuite à une étude de la royauté occidentale (France et Grande-Bretagne) guidée par les catégories proposées par H. Martin dans Mentalités médiévales (1996), de même qu'à une réflexion portant sur le « déplacement du sacré » qui s'opère, au détriment de la royauté traditionnelle et au profit de l'Église de Rome. Le travail amorcé se concrétise en troisième chapitre grâce à une définition du mythe inspirée notamment par les travaux de M. Eliade, G. Durand (Pérennité, dérivations et usure du mythe, 1996) et P. Berger et T. Luckmann (La construction sociale de la réalité, 1996), qui est suivie de la démonstration de la nature mythique de la figure royale arthurienne. Notre réflexion pluridisciplinaire, située à la frontière de différentes juridictions théoriques, permet de redistribuer et d'agencer autrement les morceaux de la fascinante énigme qu'est le mythe arthurien pour en proposer une interprétation qui, si elle ne répond pas à toutes les questions, aura au moins le mérite de faire dialoguer les solitudes disciplinaires. L'approche suggérée par ce travail est unique dans la mesure où le sujet central, soit la figure du roi Arthur, est étudié dans ses dimensions synchronique et diachronique dans les domaines de l'écrit, du politique et du religieux. Or, les ouvrages qui sont consacrés au roi Arthur voient en ce personnage un fait historique, folklorique ou légendaire, passant sous silence une grande partie de sa valeur mythologique. Il nous semble pourtant que les connaissances disponibles au sujet de ce personnage nous permettent de le voir autrement que comme un remarquable outil de propagande, ou qu'un personnage légendaire grandiose. Arthur est plus que ce morceau de puzzle judicieusement utilisé par les grands du XIIe siècle ; il est une construction mythologique complexe, élaborée pendant plus de sept siècles. Nous acceptons d'emblée les démonstrations et les conclusions des auteurs qui nous ont précédés dans les dernières années en ce qui concerne l'utilisation de la figure arthurienne dans la propagande idéologique de la dynastie des Plantagenêts (rois d'Angleterre, 1128-1485), et plus particulièrement celles d'A. Chauou dans L'idéologie Plantagenêt (2001). Nous croyons cependant qu'une étude de la construction du mythe est essentielle au débat, et cette analyse doit forcément se situer en amont de l'explosion de la matière de Bretagne sur la scène littéraire française au XIIe siècle. À l'issue de ce travail, il est démontré que la figure du roi Arthur, telle qu'elle se manifeste dans les textes de Gildas, de Bède, du pseudo-Nennius et de Geoffroy de Monnouth, répond bien aux exigences paradigmatiques du mythe. Plus précisément, notre recherche montre comment, confrontés à des pouvoirs centralisateurs venus de l'extérieur (les Anglo-Saxons, les Danois), les Bretons trouvent dans la figure royale arthurienne un continuum qui rassure, guide, explique et réconforte. Leur faiblesse militaire et stratégique est en quelque sorte rachetée par ce roi « historique », dont les qualités indéniables jettent de l'ombre sur les rois des peuples ennemis. C'est donc en se nourrissant du langage et des fonctions symboliques de la royauté occidentale que la figure arthurienne maintient son efficacité paradigmatique, demeurant « présente » et signifiante malgré les siècles qui passent.
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Les épiciers-apothicaires de Montpellier, 1204-1349 : stratégies d'alliances et mobilité socialeBeaulieu, Maxime January 2013 (has links)
De 1204 à 1349, la ville de Montpellier représente un joyau du monde marchand dans le pourtour de la Méditerranée. Des denrées de toutes sortes provenant des confins de l'Orient y seront acheminées pour être ensuite livrées un peu partout dans les villes occidentales et aux foires annuelles. La ville jouit donc d'une renommée indiscutable, au point qu'elle fut longtemps convoitée, avant d'être finalement achetée en 1349, par la couronne de France. Au cours de cette période, bien qu'elle soit la propriété des différents seigneurs qui se sont succédés, Montpellier est une commune, administrée par des représentants élus de ses métiers. Dans ce contexte de prospérité économique et d'administration communale, les familles montpelliéraines tentent d'établir diverses alliances qui leurs permettraient de se hisser au sommet de la hiérarchie sociale. Les épiciers-apothicaires font partie de ces familles qui utilisent différentes méthodes à des fins stratégiques de mobilité sociale. Faisant partie d'un corps de métier appelé "métiers des épices", ils sont généralement des individus prospères et respectés. Parmi leurs confrères, on retrouve les poivriers; ce sont de riches marchands d'épices en gros, possédant des comptoirs un peu partout en Méditerranée, et disposant d'un accès privilégié aux postes de consuls majeurs ainsi qu'à d'autres charges administratives importantes. Naturelle et avantageuse, une alliance, familiale ou professionnelle, avec ces marchands constitue une possibilité d'ascension économique et sociale pour une famille d'épiciers-apothicaires. Ce mémoire a donc pour objectif de démontrer l'utilisation de différentes stratégies associatives par les épiciers-apothicaires de Montpellier à des fins de mobilité sociale.
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Les émotions liées à la violence chevaleresque dans le Haut livre du Graal, un roman arthurien du XIIIe siècleBrynczka, Tomek 11 1900 (has links) (PDF)
Ce travail examine les émotions liées à la violence dans le Haut livre du Graal, aussi appelé Perlesvaus, un roman arthurien du début du XIIIe siècle. Le but visé est triple : identifier les émotions de la violence, dégager les différentes normes sociales qui y sont à l'œuvre, et trouver un sens à cette violence. Réputé particulièrement brutal, ce roman est une source tout indiquée pour débusquer et analyser l'expérience affective liée à la violence. Émotions et violence sont fortement associées dans l'historiographie du Moyen Âge, et pendant la majorité du XXe siècle, cette combinaison était un gage d'anarchie et de chaos. Plus récemment, les travaux sur la violence proposent plutôt une violence très présente, mais rationnelle et fonctionnelle, utilisée selon des règles de société. La perception des émotions a aussi évolué de façon semblable. D'abord irrationnels et source de désordre, les affects sont aujourd'hui compris comme agissant selon des normes sociales. En analysant les 2039 indicateurs d'émotions en lien avec la violence relevés dans le Perlesvaus un portrait, ou plutôt plusieurs portraits, émergent. Les différents types de personnages réagissent chacun à sa façon, offrant une perspective nouvelle sur les différentes normes utilisées. Entre autres, une différence se profile nettement entre les chevaliers dits négatifs, tournés vers le matériel et les chevaliers positifs tournés vers des valeurs plus spirituelles, mais également entre les femmes et les hommes. L'expérience émotive dans ce roman n'est pas aléatoire, mais cohérente, et son analyse ouvre une voie de plus pour aborder l'histoire du Moyen Âge.
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Les récits de voyage des XIVe et XVe siècles lemmatisés : apports lexicographiques au Dictionnaire du moyen français / Lemmatised travel stories of the 14th and 15th centuries : lexicographic contributions to the Dictionnaire du moyen françaisHerbert, Capucine 26 February 2016 (has links)
À partir d’un corpus lemmatisé de récits de voyage des XIVe et XVe siècles directement écrits en français, nous proposons de réfléchir dans ce travail à une nouvelle méthode d’apports lexicographiques au DMF2012 (Dictionnaire du Moyen Français 2012). Dès ses débuts, le DMF a été conçu en mettant en œuvre une « lexicographie évolutive » (Robert Martin) : il s’est constitué par étapes de travail successives, chacune d’elles donnant lieu à une nouvelle version du dictionnaire, consultable en ligne. Jusqu’à la version de 2009, le DMF était composé essentiellement de lexiques que l’on pouvait consulter groupés ou séparément. Une période de synthèse de ces différents lexiques s’est engagée dans le cadre de la version du DMF2010, ouvrant la voie à une réflexion sur une nouvelle méthode de travail. Était-il encore possible de proposer beaucoup de nouvelles entrées à un dictionnaire en comptant déjà 62 371 ? Comment compléter le plus efficacement possible les articles déjà existants ? Cette thèse expose une méthode d’enrichissement du dictionnaire, de la constitution du corpus à la conception d’un travail lexicographique au format inédit, adapté au DMF2012. Une réflexion est également menée sur l’apport singulier des récits de voyage à la connaissance de la langue de la fin du Moyen Âge. Pour mener à bien cette étude, nous avons utilisé le lemmatiseur LGeRM (Lemmes Graphies et Règles Morphologiques) et son développement, « l’outil glossaire », tous deux conçus par Gilles Souvay, ingénieur-informaticien à l’ATILF (Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française). Nous nous sommes interrogée sur leur usage afin d’adopter une démarche de recherche méthodique et efficace. / Based on a lemmatised corpus of travel stories from the 14th and 15th centuries and written in French, this study intends to look at new methods of lexicographic contributions to the DMF2012 (Dictionnaire du moyen français 2012). When it was created, the DMF was conceived with an “evolving lexicography” (Robert Martin) : it was constituted step by step, each one leading to a new version of the dictionary, available on line. Until the 2009 version, the DMF was mostly made of lexicons that could be looked up in groups or separately. A compilation of different lexicons started in the new version of the DMF2010, leading to a reflection on a new method to enrich the dictionary. Was it possible to propose many new terms to a dictionary that already had 62 371 entries ? How could the existing articles be efficiently completed ? This thesis aims at exploring a method to enrich the dictionary, from the compilation of a corpus to the creation of a lexicographic work with a new structure, adapted to the DMF2012. After that work, it is possible to determine the particular contribution of travel stories to the knowledge of the language used at the end of the Middle Ages. To carry out this study, we have used the LGeRM lemmatiser (Lemmes Graphies et Règles Morphologiques) and its expension “outil glossaire”, both developed by Gilles Souvay, a computer engineer at the ATILF (Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française). We also had to think about a way to use these tools, leading to a methodical and efficient approach.
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Resíduos do amor medieval em Marília de Dirceu, de Tomás Antônio GonzagaSoares, Jéssica Thais Loiola January 2015 (has links)
SOARES; Jéssica Thais Loiola. Resíduos do amor medieval em Marília de Dirceu, de Tomás Antônio Gonzaga. 2015. 148f. – Dissertação (Mestrado) – Universidade Federal do Ceará, Programa de Pós-graduação em Letras, Fortaleza (CE), 2015. / Submitted by Márcia Araújo (marcia_m_bezerra@yahoo.com.br) on 2016-03-28T16:45:29Z
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Previous issue date: 2015 / O presente trabalho tem como objetivo principal verificar que Marília de Dirceu, conjunto de liras do poeta árcade Tomás Antônio Gonzaga, apresenta elementos híbridos provenientes dos imaginários medieval e neoclássico. Além disso, procura constatar que o modo de amar ibérico do século XIII foi capaz de atravessar os séculos e os mares para manter-se ativo no imaginário brasileiro do século XVIII. Por fim, intenta demonstrar que as culturas não são blocos estanques que andam cada qual por uma direção, mas que se entrecruzam de forma vívida. O principal embasamento teórico desta pesquisa é a Teoria da Residualidade, sistematizada por Roberto Pontes (1999), segundo a qual não há nada novo na cultura nem na literatura, pois todo período apresenta resíduos de tempos anteriores. Assim, esta investigação mostra-se relevante para a comunidade acadêmica porque adota uma perspectiva inovadora para a análise de Marília de Dirceu, ainda não defendida por nenhum pesquisador de que tenhamos conhecimento.
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Médiévalité et sémiotique de la communication des entreprises et des institutions publiques / Medievality and semiotics in corporate and public institutional communicationBocquet, Martine 10 May 2013 (has links)
Cette thèse vise à explorer les dynamiques et processus médiévaux ou néo-médiévaux à l’œuvre dans la communication des entreprises et des institutions publiques. Le propos d'ensemble n'est pas d'étudier les systèmes de communication médiévaux, même si, à plusieurs endroits, certains de leurs aspects les mieux connus sont convoqués. Cette recherche exploratoire a pour objet d'étudier d'une manière générale ce qui, dans la communication contemporaine des entreprises et des institutions publiques pourrait révéler la présence de processus de résurgences, de mutations et de prégnances médiévales, et affecter les registres de cette communication. Une place importante est donnée aux contextes. Des axiologies ont été repérées comme caractérisant l’époque médiévales, entendue dans la perspective d'un long Moyen Âge. À ces axiologies, le nom de médiévalité a été donné. Ces axiologies rapportées aux contextes contemporains, forment le substrat du propos.Dans un premier temps, la recherche s'attache à des processus d'ordre politique, économique et culturel, structurant de nos jours le terrain de la communication des entreprises et des institutions publiques. Des conclusions sont tirées, quant aux manifestations et aux signes de cette médiévalité dans la communication des entreprises et des institutions publiques. Ceci ramène la sémiotique d'où tout part et où tout revient. Car, si des phénomènes d'ordre politique et d'ordre sémiotique structurent le terrain sur lequel la communication a lieu, celle-ci se développe à partir de ces deux logiques, qu'elle contribue en retour à faire vivre. Les fondements médiévaux de la sémiotique contemporaine sont abordés, puis la manière dont la médiévalité se manifeste dans la sémiotique de la communication des entreprises et des institutions publiques.En conclusion, d'une part, il faut aller chercher la médiévalité derrière son masque, dans des processus subtils qui sous tendent notre modernité et que la sémiotique révèle ; d'autre part, les champs d'étude liant approche historique et phénomènes communicationnels peuvent s'avérer riches de potentialités pour la recherche. Dans les domaines abordées par les Sciences de l'Information et de la Communication, l'hypothèse de la médiévalité peut permettre le développement d'une clef de compréhension des problématiques sur lesquelles portent les investigations de celles-ci. Cela passe par le rétablissement d'une référence historique parfois délaissée, malgré les incursions de plus en plus fréquente de chercheurs dans les périodes lointaines. Il paraît légitime que les Sciences de l'Information et de la Communication s'interrogent sur la possibilité de tels champs de recherche. / The aim of this thesis is to explore medieval or neomedieval dynamics and processes at work in corporate and public institutionnal communication. The prupose here is not the study of medieval communication systems in themselves, even if some of their best-know aspects are mentioned. Rather, the present exploratory research seeks largely to observe traces of processes of medieval resurgences and changes and to analyse the possible pervasise influence of these factors in different areas of corporate and public institutional communication. Contexts occupy an important place here. The Middle Ages period, to be understood from the perspective of a lonh Middle Ages, is caracterized here by identified axiologies. These value systems habe benne named medievality. the Study of the relations of these value systems in a modern context forms the basis of this research.First, the study focuses on political, economical and cultural processes which structure present day corporate and public institutional communication. Conclusions are then drawn from sins and from factors pointing to the presence of medievality in the contemporary context. This leads back to semiotics, from where everything originates and to where everythings returns. For, even as political and semiotics phenomena set the groundwork for communication, this communication in turn helps to sustain the two processes from which it develops. The research then goes on to study the medeival foundations of contemporary semiotics and points out demonstration of semiotics medievality in corporate and public institutional communication.To conclude, on the one hand, medievality hides behind a mask of subtle processes underlying modernity, processes revealed by semiotics. On the other hand, the use of several fields of study to analyse communicational phenomena from a historical standpoint may offer a wealth of oppotunities for the research. The medievality hypothesis may also allow for the development of a key to the understanding of problematics in the fields of Information and Communication Sciences. Restoring a historical reference is thus essential, a dimension somewhat neglected in spite of increasing number of research incursions in the distant past. It seems legitimate that Information and Communication Sciences explore the possibilities of research in these fields.
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Montpellier et sa lagune. Histoire sociale et culturelle d'un milieu naturel (XIe-XVe siècles)Galano, Lucie January 2017 (has links)
Le littoral du Bas-Languedoc oriental accueille l’une des plus importantes lagunes du continent européen. Une représentation péjorative était attachée à ce milieu durant la période moderne et au début du XXe siècle. La même dépréciation était-elle décelable dans la représentation que les sociétés médiévales avaient de ce milieu particulier ? Il s’agit de mettre en lien les spécificités naturelles du milieu et les conjonctures politiques, économiques et sociales. L’espace concerné par cette recherche s’étend des rivages de Balaruc jusqu’aux environs du Vidourle sur une période allant du milieu du XIe au début du XVe siècle. Sont étudiés ici les cadres politiques qui entouraient l’espace lagunaire et prenaient en charge sa gestion ; les techniques servant à exploiter le milieu et les bénéfices économiques qui en étaient tirés ; l’influence de la navigabilité de la lagune dans le dynamisme des échanges entre la région, la ville de Montpellier et le reste de la Méditerranée. La représentation de l’espace lagunaire n’avait alors rien de péjoratif et témoigne plutôt de l’adaptation des sociétés à leur environnement. La question de l'aménagement du milieu par les institutions urbaines de Montpellier et plus précisément par le consulat de mer, au cœur du propos, permet de considérer les rapports que la ville entretenait avec son arrière-pays lagunaire, et ainsi, de saisir l'influence de ce milieu sur son développement.
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L’identité romaine dans le discours impérial byzantin selon les œuvres et compilations de Constantin VII Porphyrogénète (913-959)St-Pierre, Louis-Patrick January 2017 (has links)
L’Empire « byzantin » figure parmi les États médiévaux les plus méconnus en dehors de la sphère académique, bien que cette dénomination soit paradoxalement anachronique, voire fautive. Celui que nous qualifions ainsi est en fait la continuité de l’Empire romain d’Orient durant le Moyen Âge. Cette affirmation peut paraître contre-intuitive d’un point de vue contemporain, puisque le caractère romain fait pour nous référence à l’Antiquité, à la langue latine et à l’Occident. À l’inverse, les Byzantins étaient orientaux et s’exprimaient en grec. Comment alors concevoir que ces derniers se soient dit Romains ? Pour ce faire, il est nécessaire de laisser de côté la polarisation entre Latin et Grec, entre Antiquité et Moyen Âge, et de se demander non pas si les Byzantins ont eu raison de se qualifier comme Rhômaioi (terme grec pour « romain »), mais qu’a pu signifier pour eux une telle appartenance ? Ce questionnement, qui figure au centre de ce mémoire, peut en partie trouver réponse en explorant le discours de l’une des principales instances ayant manifesté la préoccupation de maintenir l’identité romaine en Orient, à savoir les autorités impériales de Constantinople. En tant que personnage officiel, érudit, patron de nombreux lettrés et compilateur prolifique, l’empereur Constantin VII (913-959) agit comme auteur représentatif. Ses compilations De Ceremoniis (Le Livre des Cérémonies), De Administrando (De L’Administration de l’Empire) et De Thematibus (Le Livre des Thèmes) laissent en effet paraître des éléments sous-jacents à la construction de la romanité orientale et médiévale. Celle-ci se conceptualise tout d’abord à l’aide de la langue grecque, que l’on voit à l’époque comme la langue « romaine », et par le rattachement à un État que l’on place en continuité directe avec l’Empire de la Rome antique. À cela s’ajoute d’autres marqueurs (coutumes, religion, valeurs sociales) que l’on associe au fait romain et qui permettent de concevoir une certaine distinction face à des groupes étrangers.
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