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Ecriture et barbarie postmoderne. Lecture poétique de la disgrâce dans « Disgrace » et « Waiting for the Barbarians » de J.M. Coetzee, « Les Ecailles du ciel » et « L’Aîné des orphelins » de Tierno Monénembo et « L’Aube » et « Le cas Sonderberg » d’Elie WieselMbanda Bakolosso, Davy Gildas 02 December 2014 (has links)
Cette thèse porte sur l’impuissance de l’ambition littéraire à transcrire fidèlement la barbarie absolue. A partir de la poétique de la disgrâce, elle interroge d’abord le rapport entre écriture et expérience extrême puis, met en exergue les stratégies narratives régissant les récits qui tentent une littérarisation d’expériences jugées indicibles. Elle est ensuite une réflexion sur le statut même de la littérature contemporaine. L’analyse poétique conduit à affirmer dans une première partie que les récits de la catastrophe sont construits autour d’un dilemme : l’indicible, fondé sur l’impuissance du langage rationnel à la nommer, et la nécessité malgré tout de dépasser les frontières de « l’impossible à dire ». Et c’est le renversement de l’écriture de la disgrâce en disgrâce de l’écriture comme procédé esthétique qui permet ce dépassement. La deuxième partie permet de constater la récurrence de certains invariants se présentant comme éléments pertinents de littérarité. C’est notamment le cas du recours à la désacralisation de l’écriture. Celle-ci engendre une littérature du vide, de l’incertitude. C’est ensuite la notion de fragmentation du sujet qui place véritablement nos œuvres tantôt dans la littérature postmoderne occidentale ou bien dans littérature de la postcolonie africaine. / This thesis deals with the unability of literary ambition to faithfully transcribe absolute barbarism. Using the poetics of disgrace, it questions the relationship between writing and extreme experience on the one hand, and brings out the narrative strategies governing the stories attempting a novelization of experiences judged unspeakable on the other. It is then a reflection on the very status of contemporary literature.The poetic analysis leads us to affirm in a first part that tales of catastrophe are built on a dilemma: the unspeakable; based on the powerlessness of rational language to name it and the necessity, despite it all, to transcend the frontiers of the “impossible to say”. And it is the reversal of the writing of disgrace into the disgrace of writing as an aesthetical means which allows this transcendence. The second part allows us to see the recurrence of some invariants presenting themselves as pertinent elements of writing. This engenders a literature of the void, of uncertainty. It is then the notion of the subject’s fragmentation which truly places our works either in western postmodern literature or in African postcolonial literature.
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De la mémoire au présent. Approche poético-herméneutique du roman francophone : lecture de l’œuvre romanesque de Kossi Efoui / Memory to the present. Poetic-hermeneutic approach the Francophone novel : reading the novels Kossi EfouiAllogho Mantwani, Canissius 30 May 2015 (has links)
Le présent travail explore les préfigurations et les configurations mémorielles, du moins les revenances comme un retour sur les profondeurs d'une anamnèse qui engage la réflexivité d'un sujet. Ce travail cherche à valoriser le potentiel herméneutique de la mémoire au présent. Il se désolidarise d'une vision strictement passéiste de l'acte mnésique pour emprunter les contours d'une mémoire toujours à venir. Car, s'il faut entendre le souvenir comme ce qui fait revenir le passé, il n'est pas certain que ce dernier appartienne exclusivement au passé. L'acte de la souvenance se produit dans une sorte de duplicité/dédoublement qui se traduit par le fait que quelqu'un puisse se souvenir à moment donné de quelque chose. Ce qui veut dire qu'il y a une présence du sujet à lui-même, une présence qui le manifeste et le met en route en direction du passé. Cette présence à soi est du ressort d'une temporalité spécifique. Il faut absolument qu'un temps se soit écoulé pour qu'on puisse s'en rappeler ici et maintenant. Le présent élabore la mémoire, s'emploie à son effectivité, c'est-à-dire à sa reconstruction. Ainsi, en insistant sur les constructions ontologiques et historiques, les considérations éthiques et politiques de la mémoire, notre réflexion sur la représentation du passé traite des rapports de la conscience subjective et/ou collective au temps, à l'histoire, au devenir. À cet égard, contre une certaine épistémè qui trop souvent définit la mémoire comme le miroir exclusif de l'expérience passée, cette recherche interroge le passé, non pas dans une percée nostalgique déterminante, mais plutôt dans une intention de légitimation du consentement de l'être à refuser la gangrène de la mort et l'usure du temps. Que l'individu se souvienne, clairement, confusément, sans effort, avec l'assurance et l'ivresse d'un bonheur ou le déplaisir d'une angoisse traversée par la honte et la mélancolie, il va sans dire que ce dernier n'a plus à choisir entre un devoir et un oubli de mémoire, entre passé et présent, entre un déjà-là et un-pas-encore-là. Se souvenir veut dire se rappeler pour dépasser le mal, pour changer de place, pour être vivant. De ce point de vue, la pratique poético-herméneutique de la mémoire au présent consiste précisément à comprendre l'existence et le devenir de l'être en situation. / This work explores the foreshadowing and memory configurations, at least the revenances as a return to the depths of a history that engages the reflexivity of a subject. This work seeks to enhance the potential of hermeneutics memory to the present. It disengages a strictly backward-looking vision of the mnemonic act to borrow the outlines of memory still to come. For if it means the memory as making back the past, it is not certain that it belongs exclusively to the past. The act of remembrance occurs in a kind of duplicity / duplication resulting in the fact that someone can remember at some point something. This means that there is a presence of the subject himself, a presence that the manifesto and puts it off in the direction of the past. This self-presence is the responsibility of a specific temporality. It is imperative that a time has passed for us to remember here and now. This develops memory, works to its effectiveness, that is to say, its reconstruction. Thus, emphasizing the ontological and historical buildings, ethical and political considerations of memory, our thinking about the representation of the past deals with the relationship of subjective consciousness and / or collectively to time, to history, to become. In this regard, against some episteme that too often defines memory as the sole mirror of past experience, the research questions the past, not in a nostalgic decisive breakthrough, but rather an intention to legitimize the consent of the be denied gangrene of death and the passage of time. That the individual can remember, clearly, confusedly, without effort, with the assurance and the intoxication of happiness or displeasure of anxiety crossed by shame and melancholy, it goes without saying that it does has to choose between duty and memory forgetting, past and present, between an already-there-and not even then. Remember means remembering to overcome evil, to change places, to be alive. From this point of view, poetic-hermeneutic practice of this memory is precisely to understand the existence and fate of being in situation.
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Le discours didascalique et ses enjeux dans le théâtre de F. G. Lorca / Stage directions as speech in F. Garcia Lorca's plays : significance and purposeGarnero, Sandra 13 July 2015 (has links)
L’objet de notre étude est l’analyse du discours didascalique du poète et dramaturge espagnol, Federico García Lorca. Trois pièces constituent notre champ d’investigation : Bodas de sangre, Yerma et La casa de Bernarda Alba. Les didascalies, en tant que discours émanant de la voix auctoriale, ont fait l’objet de nombreuses recherches et publications depuis l’essor de la linguistique de l’énonciation et de l’analyse du discours dramatique. Ce travail propose une poétique singulière des didascalies et démontre qu’elles forment un code sémiotique particulier, stratégique et poétique au sein du discours théâtral lorquien : loin de ne constituer qu’un péritexte fonctionnel qui se limite à accompagner et à préciser les conditions de mise en scène du discours entre personnages, elles représentent le véritable centre névralgique du théâtre poétique de Lorca. Elles participent pleinement de la construction du sens profond de l’œuvre et livrent des clés interprétatives essentielles fonctionnant à différents niveaux de lecture et de réception théâtrale. La lecture de certaines didascalies représente un véritable plaisir pour le spectalecteur. Elles peuvent être considérées dans une perspective poétique et interprétées dans la matérialité même de leur signe linguistique comme des supports textuels et phoniques. Elles demeurent dans la plupart des cas l’apanage du lecteur car, renversement paradoxal, le metteur en scène est souvent dans l’impossibilité de les représenter totalement sur scène. Ces didascalies correspondent à la première phase de ce travail et sont nommées didascalire. D’autres didascalies concernent d’une façon plus concrète et pratique les détails de la future mise en scène et possèdent une fonction performative et conative. Elles ne sont plus textuelles : le message originel se transforme en d’autres systèmes de signes. Elles font l’objet de la seconde phase de cette étude et sont appelées didascascène. Les parties liminaires (titres – sous-titres et dramatis personae par exemples), les nuances chromatiques et les indications spatio-temporelles, sont revêtues d’une valeur prophétique et d’une portée métathéâtrale : elles portent en germe tous les éléments de l’œuvre et élaborent une réflexion sur le théâtre lui-même. Lorca, dans cette partition didascalique compose une poétique du silence révélant les sentiments profonds des différents personnages de la trilogie. Les didascalies sont le souffle et la respiration du texte qui prend corps et vie devant nos yeux : leur déchiffrement permet d’accéder aux arcanes de l’œuvre. / The aim of this study is to analyse Garcia Lorca's poetic and dramatic use of stage directions with special reference to three plays : Bodas de Sangre , Yerma and La casa de Bernada Alba .There is no denying that since the birth of enunciative linguistics and drama speech analysis, a lot of in-depth research publications have been devoted to stage directions as reverberations of the author's voice . This study will offer a poetic reading of Lorca's stage directions and aim at demonstrating that the latter contribute to creating a specific semiotic code with both a strategic and poetic intent within Lorca's dramatic speech. Far from being a mere functional peritext only meant to organise and set up the staging of discourse between the characters, Lorca's stage directions embody the nerve centre of his poetic drama. They play an active part in building up the innermost meaning of his works, and offer essential keys for interpretation at various levels of reading and theatrical reception. Reading some of these stage directions is a source of enjoyment for the viewer-reader . If we consider them as mere linguistic signs, they can indeed be interpreted in a poetical perspective as text aids through their sound effects when spoken aloud. Yet ,they are restricted to the reader's exclusive benefit as , paradoxically enough, the stage director is very often unable to stage them in their entirety , even by summoning all the senses . These stage directions, analysed in the first phase of this study, can be labelled as 'reading directions '. The other kind of stage directions consists of the more concrete and physical details that can help organise the futur staging of the play. They have an action-inducing and conative function and , as such, are not textual - the author's original message being coded into another system of signs - These 'staging directions' are the focus of the second part of this study. The preliminary parts ( titles, subtitles and dramatis personae for instance), the varied hues, space and time indications are endowed with a metadrama and prophetical value. Indeed, they carry the seeds of all the main characteristics of Lorca's works and weave thoughts about the very essence of drama. By turning his stage directions into a real musical score, Lorca composes a poetry of silence revealing the innermost feelings of the various characters present in the trilogy. The stage directions breathe life into the text , which takes on flesh and blood under our eyes. Deciphering them enables the reader to lift the veil on the mysteries of Lorca's works.
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L'oeuvre poétique de Léopold Sédar Senghor : esthétique de la reception, procès de la création / Poetic work of Léopold Sédar Senghor : esthetics of receptionand lawsuit of creationSingare, Issiaka Ahmadou 15 December 2012 (has links)
RESUMEŒuvre poétique, publié en 1990 par les éditions du Seuil rassemble la totalité de la création littéraire de Léopold Sédar. Les poèmes qui y sont insérés, examinés à la lumière des déclarations de leur auteur, font déceler trois périodes de création : celle des « poèmes perdus », celle des « poèmes divers » et celle des poèmes de la maturité répartis entre les titres de recueils que sont : Chants d'Ombre (1945), Hosties noires (1948), Ethiopiques (1956), Nocturnes (1961), Lettres d'hivernage (1973), Elégies majeures (1979). Les « poèmes perdus » sont présentés comme des « poèmes imparfaits », les « poèmes divers » comme ceux qui, contrairement aux premiers, se rapprochent de l'esthétique négro-africaine et les poèmes de la maturité comme des textes illustrant « le modèle nègre ».L'existence de ces trois étapes se justifie par le fait que Senghor a commencé à rédiger des poèmes avant de concevoir un projet poétique. Déjà, sur les bancs du collège, à Dakar, il versifiait et, une fois à Paris, dans le courant des années 1930, il se consacre, en militant nationaliste, à « la défense et l'illustration des valeurs civilisatrices du monde noir » injustement méconnues ou méprisées. L'une des conséquences de ce militantisme fut la découverte et la formulation des lois de l'esthétique négro-africaine ; lesquelles furent suivies de la formulation d'un projet : créer une nouvelle poésie nègre de langue française. Il entend réaliser ce projet, confie l'avoir réalisé, d'une part, à l'attention d'un public constitué par « mon peuple » et « le peuple de France » ; d'autre part, en rompant avec la poétique française traditionnelle pour renouer avec la poétique négro-africaine. Le militantisme dans le cadre de l'affirmation de la négritude a donc mené Senghor à se choisir : un public, une thématique et une poétique.Que Senghor soit l'auteur d'une œuvre poétique de premier plan est incontestable : poète franco-sénégalais, il a élargi les sources d'inspiration de la poésie française et créé une nouvelle poésie nègre. Cependant, la réalisation de son projet poétique amène à poser deux questions : a-t-il réellement écrit pour le public qu'il s'est choisi ? Ses poèmes constituent-ils réellement une illustration des lois de l'esthétique négro-africaine telles qu'il les a présentées dans plusieurs de ses essais ? Voilà les deux questions auxquelles le présent travail entend répondre. Il y sera question, en premier lieu, d'une biographie conçue pour éclairer la signification des poèmes. Ensuite, l'accent sera mis sur la quête et la découverte de la poétique négro-africaine et des conséquences qui en découlèrent. Enfin, la réflexion portera sur le processus créateur de la réalisation et l'esthétique de la réception. / ABSTRACTSŒuvre poétique, published in 1990 by Le Seuil Edition gathers all the literary creation of Léopold Sédar Senghor. Poems inserted in, examined in the light of the statements made by the author, make reveal three periods of creation : the one of “lost poem”, the one of “various poems” and that of maturity poems shared among titles of collections which are : Chants d'Ombre (1945), Hosties Noires (1948), Ethiopiques (1956), Nocturnes (1961), Lettres d'hivernage (1973), Elégies majeures (1979). The “lost poems” are shown as “imperfect poems”, the “various poem” as those which, opposite to the first ones, are close to Negro-African aesthetics and the poems of maturity are shown as being the texts illustrating by the “negro template”.Existence of these three steps is justified by the fact that Senghor started to poetize before designing a poetical project. Before, on the benches of school in Dakar, he put into verse and, once in Paris, during the years 1930s, he devoted, while being a nationalist activist, to “defence and illustration of civilizing values of the black world” unjustly ignored of despised. One of the consequences of that activism was the discovery and the formulation of a project : create a new Negro French language poetry. He thinks to implement that project, confides having executed it, on the one hand, to the attention of an audience composed of “my people from France”; on the other, breaking with French traditional poetry to take up with Negro-African again. Activism in the framework of assertion of negritude therefore led Senghor to choose for himself an audience, a theme and Poetry.The fact that Senghor is the author of uppermost poetical work is unquestionable: as a Franco-Senegalese poet, he widened sources of inspiration of French Poetry and created a new Negro Poetry. However, implementation of his poetical project leads to ask two questions: was he the one who actually wrote for the audience he chose? Do his poems actually constitute an illustration of laws of Negro-African aesthetics as he presented them in many of his essays? These are two questions which the present word undertakes to answer. It will concern, at first a biography designs do enlighten meaning of poems. Then, emphasis will be put on the quest and discovery of Negro-African poetry and consequences which derived from. Finally, reflection will relate to the creating process of the implementation and aesthetics of acceptance.
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Subjectivité poétique, credo poétique et résistance dans les pratiques de la scène / Subjetividad poética, credo poético y resistencia en las prácticas de la escena / Poetic subjectivity, poetic credo and resistance in the performing artsPessolano, Carla 10 April 2019 (has links)
La question du croisement entre pratique et réflexion sur la pratique se trouve actuellement au centre de l’analyse théâtrale. Pour l’étudier, il est important de souligner que la réflexion que les artistes peuvent développer sur leur œuvre ne ferme en aucune manière le sens de l’œuvre en soi. Tout matériel scénique possède une pensée qui lui est inhérente, c’est pourquoi ces réflexions (de l’artiste sur son œuvre et de l’œuvre en tant que telle) cohabitent avec d’autres (celles que peuvent apporter les critiques, les chercheurs, les historiens etc.). Pour cette présente recherche, nous prétendons mettre au centre la réflexion des artistes quant à leurs pratiques car nous considérons que, dans de nombreux cas, ces réflexions sont de réelles théories non formalisées. Nous considérons comme clé le fait de hiérarchiser cette pensée et lui donner un espace spécifique, en prenant en compte que pour le réaliser, il n’en suffit pas seulement de le transcrire mais de le systématiser et pour cela, il est nécessaire que nous puissions avoir des catégories qui soient externes à celui-ci. En suivant cette méthode, nous prétendons échapper aux deux espaces traditionnels dans lesquels se situent habituellement les chercheurs ou les critiques pour travailler avec la matérialité réflexive de l’artiste : ceux qui croient que ce que dit l’artiste est une vérité définitive et ceux qui oublient cet apport car le considèrent comme une médiation inutile entre sa production critique et l’œuvre en soi.L’intention du présent travail sera donc de favoriser un développement théorique qui contemple ces théories et ces cadres d’articulation avec ce que nous avons trouvé au cours de notre parcours et qui, en association avec nos propres concepts, activent un espace de réflexion à partir de la confrontation avec le théâtre de Buenos Aires, duquel nous provenons. / The idea from where we start our research for this dissertation is that there is a strong thinking in Argentine scenic tradition that theory emerges from a reflexive scenic practice (and in most cases not in a systematic manner.) This phenomenon we analyze in several case studies becomes visible through the theoretical problematization of three thematic axes (poetic creed, poetic subjectivity and resistance.) To do so, we take a group we acknowledge as national renowned artists in the field of thought generation about acting practices, considering those practices as a liaison between body and resistance. We intend to work on a certain discursive materiality, focusing on the theory that is generated specially from the scenic practice. By doing it -and through the study of six case studies: Alberto Ure, Eduardo Pavlovsky, Ricardo Bartís, Alejandro Catalán, Bernardo Cappa and Analía Couceyro- we aim to stress that the thought generation about acting practices in Argentine Theater is in force for several years. / Para esta investigación de tesis partimos de la idea de que en la tradición teatral argentina hay un profuso pensamiento emanado de la práctica escénica que puede ser concebido en términos de teoría (en la mayoría de los casos no sistemática). Es desde la problematización teórica de tres ejes (credo poético, subjetividad poética y resistencia) que este fenómeno que analizamos en diversos casos testigo se vuelve visible: nos referimos puntualmente a un grupo de artistas que pensamos como referentes nacionales en lo que a reflexión acerca de la praxis de actuación respecta y que tienden a concebir esa praxis como confluencia entre cuerpo y resistencia. Se pretende trabajar sobre determinadas materialidades discursivas, haciendo foco especialmente en el pensamiento que se produce desde la escena. Al hacerlo, buscaremos evidenciar, a través del estudio de seis casos ejemplares (Alberto Ure, Eduardo Pavlovsky, Ricardo Bartís, Alejandro Catalán, Bernardo Cappa y Analía Couceyro) que la reflexión en torno a las prácticas de actuación en el teatro argentino está vigente desde hace años.
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Visions of Waters in Lower Murray Country / Visions Aqueuses en Lower Murray CountryRouliere, Camille 02 November 2018 (has links)
L’eau a creusé son chemin jusqu’au cœur des discussions sur le développement durable. Les discours autour de la gestion des eaux soulignent à la fois son abondance dévastatrice et son absence critique : la montée des eaux se juxtapose à la désertification ; les tornades et les inondations répondent à des périodes de sécheresse prolongées. Alors que nous polluons, canalisons et dessalinisons à un rythme toujours croissant, la nature ambiguë de notre relation avec l’eau devient visible. Pendant que nous continuons d’endommager ce qui, par-dessus tout, rend la vie possible, la précarité augmente pour l’ensemble de la population. Il n’est donc pas étonnant qu’un changement de paradigme dans notre compréhension des eaux, devant engendrer une modification dans leur utilisation, soit présenté comme l’un des plus grands et plus pressants défis de notre époque. Ma recherche répond à ce défi. Elle porte sur la poétique de l’espace, c’est-à-dire sur l’étude de la manière dont les êtres humains vivent et interagissent avec leur environnement à travers les arts. Plus précisément, j’explore les relations entre les humains, les eaux et les sons (à la fois propres et générés par les humains) dans la Lower Murray Country (Australie Méridionale). Mon but est de révéler et théoriser ces relations qui évoluent en parallèle afin d’élaborer une cartographie mettant à jour toute une gamme de manières de percevoir et de comprendre ces eaux, et d’être ensuite à même d’utiliser cette pluralité pour remettre en question—et potentiellement imaginer à nouveau—leur construction et représentation culturelles. Afin d’atteindre ce but, j’érige “les eaux” en leitmotiv qui me permet d’unifier ma recherche et me déplacer entre des espaces physiques et théoriques pour mettre en dialogue les individus et leur environnement, tant au niveau local que général. En particulier, je me sers du mouvement des eaux que forment le courant et la résonance pour opérer cette synthèse, mouvement que j’associe à la rythmanalyse et la réverbération (d’après les philosophes Henri Lefebvre et Fran Dyson, respectivement). Je me suis également inspirée du travail du philosophe et poète Édouard Glissant. En particulier, son concept de Relation est une clef pour me permettre de traduire textuellement ces mouvements des eaux. J’applique cette méthodologie aqueuse à presque deux siècles de production musicale—allant des pratiques ngarrindjeri et des ballades coloniales à la musique classique contemporaine et l’art sonore ; et presque deux siècles de modifications touchant au “caractère sonore” des eaux de la Lower Murray Country—matérialisée à travers la déforestation défigurante, la retenue des eaux, l’irrigation mais aussi la salinité croissante des eaux comme des sols. Ainsi, cette thèse se construit selon le principe d’accumulation d’exemples prôné par Glissant (Poetics of Relation 172-4). Elle est structurée autour de quatre sections—quatre visions punctiformes des eaux écrites comme un prélude à une potentielle infinité d’autres. Furtives, partielles, orientées et fragmentées, ces visions procèdent de périodes particulièrement significatives : de périodes pouvant subir des changements, de périodes charnières où des altérations radicales peuvent poindre ou apparaître effectivement. / Waters are contested entities that are currently at the centre of most scientific discussions about sustainability. Discourse around water management underlines both the serious absence and devastating overabundance of water: rising sea levels compete against desertification; hurricanes and floods follow periods of prolonged drought. As we increasingly pollute, canalise and desalinate waters, the ambiguous nature of our relationship with these entities becomes visible. And, while we continue to damage what most sustains us, collective precarity grows. It is therefore unsurprising that shifting our understanding, and subsequent use, of water has been described as one of the biggest—and most pressing—challenges of our time.My research answers to this challenge. It centres on spatial poetics, that is, on the manner in which people engage and interact with their environment through art. More precisely, I explore the relationships between humans, waters and sound—both intrinsic and human-produced—in Lower Murray Country (South Australia). My aim is to unveil, theorise and create maps of these co-evolving relationships to reveal an array of manners to perceive and relate to these waters; and then draw on this plurality to question—and potentially reimagine—their cultural construction and representation. In order to do so, I transform waters into a leitmotif which enables me to weave my investigation together and move in-between theoretical and physical spaces to bring people and their environments into dialogue, both at the local and global levels. In particular, I draw on the watery movements of flow and resonance to operate this weaving, and associate these with rhythmanalysis and resounding (after philosophers Henri Lefebvre and Fran Dyson, respectively). I am also inspired by the work of philosopher and poet Édouard Glissant and use his concept of Relation as a key to enable me to translate these watery movements textually.I apply this aqueous theoretical frame to nearly two centuries of sonic production—ranging from Ngarrindjeri performance and colonial ballads through to contemporary classical music and sound art; and to nearly two centuries of evolution in the sonic character of Lower Murray Country’s waters—ranging from disfiguring deforestation and damming through to rising salinity and irrigation. As such, this thesis is built on the “accumulation of examples” advocated by Glissant (Poetics of Relation 172-4). It is structured around four sections—four punctiform visions of waters written as a prelude to a potential infinity of others. Furtive, partial, oriented and fragmented, these visions denote times of particular significance: times open to challenge; times of hinges and articulations where radical alteration (can) occur.
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Poétique transgénérique du second théâtre beckettien / Transgeneric poetics of Beckett’s late theatreRichard, Charlotte 18 December 2018 (has links)
À partir de La Dernière Bande, la scène beckettienne est envahie d’êtres solitaires qui tentent de se raconter et de se prendre comme objets de leurs discours, afin de meubler le vide angoissant dans lequel ils se trouvent. S’orientant vers la représentation de l’intériorité, le second théâtre est ainsi marqué par le développement de la narration au cœur du spectacle dramatique. Parfois surnommées « dramaticules » par Beckett lui-même, les courtes pièces qui le constituent reposent sur des scénographies saisissantes, faites d’ombres, de corps démembrés ou de voix désincarnées. Écrites aussi bien pour la scène, la radio ou la télévision, ces œuvres mêlent les modes narratif et dramatique et brouillent les frontières entre les genres. Elles témoignent de l’influence de l’écriture romanesque de Beckett sur son œuvre dramatique. À travers elles, Beckett met en scène la narration et contribue à renouveler le langage dramatique. Il porte au théâtre la quête qu’il mène en parallèle dans son œuvre romanesque, dans une tentative pour forger un véritable théâtre de l’innommable. / From Krapp’s Last Tape, Beckett’s stage is invaded by solitary beings who try to narrate themselves and to be the object of their speeches when faced with the frightening emptiness of their condition. Turning toward the representation of interiority, the late theatre is thus marked by the development of the narrative at the heart of the dramatic spectacle. Sometimes named “dramaticules” by Beckett himself, the short plays that make it up rest on striking scenographies, composed of shadows, dismembered bodies or disembodied voices. Written as much for the stage as for the radio or television, these works mix narrative and drama and blur the boundaries between genres. They show the impact of Beckett’s narrative writing on his dramatic work. Though them, Beckett stages narration and contributes to renewing the dramatic language. He stages the quest that he simultaneously conducts in parallel in his novels, in an attempt to create a true theatre of the Unnamable.
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Poétique et géopoétique de Lorand Gaspar / The poetics and the geopoetics of Lorand GasparSouki, Jihen 06 July 2015 (has links)
La poésie de Lorand Gaspar, par la constance de sa variété même et sa réticence à cultiver une forme fixe, semble autoriser l’hypothèse d’une "poétique du mouvement", qui se découvre en résonance avec toute une conception immanentiste du monde, advenue dès l’enfance du poète et cultivée au fil de l’expérience. Fortement indicative d’une relation analogique avec le système neuronal ― d’où la lecture que nous proposons d’une "neuropoétique" ―, cette poétique cinétique, tissée dans la tension stylistique d’une "continuité discontinue", serait pénétrée d’une poétique adverse, à la fois contraire et complémentaire, qui semble incliner vers les formes spécifiques d’une géographie élective. Fondée par une puissante thématique du relief et par l’expérience, fondamentale dans la vie de Gaspar, de la nature, cette théorie "géotropique" entend déployer la construction esthétique, dans l’œuvre, d’un "relief poétique", ou encore, pour dire en un mot l’instillation de la géologie dans la forme du poème, d’une géopoétique. La poétique de Lorand Gaspar, essentiellement contrastive, serait la conjugaison de ces deux mouvements linguistiques, de cette tension entre finitude et infini, qui montre que le poème de Gaspar n’est pas un élan simple dans le monde, mais un monde où le sujet, à travers l’invention poétique, tend, aussi bien, à se dégager de l’infini "mouvement" où il est engagé. / Lorand Gaspar’s poetry bears a constant variety that resists the development of a fixed form. It thereby seems to allow for the hypothesis of a "poetics of motion" which echoes the poet’s immanence-based conception of the world, occurred to him since his childhood and fostered over the years of experience. Strongly pointing at an analogical relationship with the neuronal system, which accounts for our reading of a "neuropoetics", this kinetic poetics, woven in the intricate stylistics of a "discontinuous continuity", is likely infused with an adverse poetics, both contradicting and complementing it, which seems to tend towards the specific forms of a peculiarly chosen geography. Informed by a forceful theme of the relief and the fundamental experience of nature in Gaspar’s life, this "geotropic" theory means to display the aesthetic making up of a "poetic relief", or, of a geopoetics, a word that conveys the ingraining of geology into the form of the poem. Lorand Gaspar’s poetics, which is essentially contrastive, would bring together those two linguistic movements, this tense interplay between the finite and the infinite, which shows that Gaspar’s poem does not merely spring up to the world, but is, in itself, a world where the subject, through the poetic invention, also tends to break free from the infinite "movement" in which he is involved.
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Ethique et pratique de la relation : l'oeuvre poétique de Lorand Gaspar / Ethic and practice of relation : the poetic work of Lorand GasparBernard, Jean-Baptiste 30 September 2016 (has links)
L'œuvre de Lorand Gaspar manifeste constamment le souci de proposer une approche poétique du fait de vivre fondée sur la non-discrimination, du corps aux idées, des cultures à la nature. L'objet de cette thèse est d'analyser les modalités de cette approche comme correspondant à un ensemble de relations, afin de dégager certains principes, poétiques mais aussi éthiques, en tant que cherchant à promouvoir une conception exigeante et heureuse de l'individu en prise avec le réel. Pour cela, une lecture des œuvres poétiques qui ont paru les plus représentatives a dans un premier temps été privilégiée, afin de dégager, par l'étude des textes, en particulier philologique, un cheminement de l'ensemble de l'œuvre comme mettant en place des représentations évolutives de l'existence. Ces représentations reposant sur des relations, entre le sujet locuteur, son environnement et des figures d'altérité, il a semblé dans un deuxième temps utile de revenir sur certaines relations particulières dans la pratique poétique elle-même, aux arts visuels, à des disciplines telles que les sciences naturelles, l'histoire de la médecine, l'histoire et l'ethnologie, enfin à d'autres poètes, notamment Georges Séféris et Rainer Maria Rilke. En s'attachant toujours à lire les textes dans leur détail, avec une attention particulière portée aux polysémies possibles et aux intertextes, ces lectures, s'appuyant sur certaines œuvres poétiques et récits, ont cherché à mettre en évidence les enjeux éthiques de la représentation des figures d'altérité. Enfin, un troisième volet de la réflexion, articulant la lecture philologique à une approche thématique, en examinant le traitement dans des œuvres de poésie et des essais de questions telles que la violence et le sens de l'histoire, l'Orient et ses habitants, et la poésie comme engagement humaniste, vise à étudier dans l'œuvre l'élaboration d'une éthique à la fois poétique et existentielle, et à souligner son importance dans des débats d'idée contemporains. / The work of Lorand Gaspar shows a constant concern about proposing a poetical approach of the fact of living founded on non-discrimination, from the body to ideas, from cultures to nature. The purpose of this dissertation is to analyze the modalities of this approach, in order to clarify some of its main principles, poetics but also ethics, as aiming to promote a both demanding and harmonious conception of the individual facing reality. For this, a reading of the poetic works which have seemed the most representatives has first been chosen, in order to identify, through the study of texts and especially philological study, a global progress of the work as performing dynamical representations of existence. Those representations being based on relations, between the subject, his environment and figures of otherness, it has seemed relevant, in a second time, to study more specific relations in the poetical practice itself, relations to the visual arts, to disciplines such as natural sciences, history of medicine, history and ethnology, and finally to other poets, particularly George Seferis and Rainer Maria Rilke. Always as much as possible focused on the detail of the texts, with a particular attention to the possible polysemies and intertexts, those readings, based on both poetical and narrative writings, have tended to highlight the ethical purpose of representing the otherness. Lastly, a third step of the reflection, joining the philological reading to a thematic approach, through a review of the treatment in some poetic writings and essays of questions such as violence and the meaning of history, Orient and its inhabitants, and poetry as a humanist commitment, aims to study in the work of Lorand Gaspar the process of an ethic both poetical and existential, and to point out its importance in contemporary debates.
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L'inscription de l'ironie dans l'oeuvre poétique de Paul Verlaine, des Poèmes saturniens à Jadis et NaguèrePrud'homme, Caroline January 2002 (has links)
Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.
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