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Etude phénotypique des démences extrapyramidales : apport de la neuropsychologie dans le diagnostic différentiel. / Phenotypic study of extrapyramidal dementia : interest of neuropsychology to differenciate diseases.Mondon, Karl 21 March 2011 (has links)
Les situations cliniques associant des troubles moteurs et une détérioration cognitive sont fréquentes et déroutantes pour le clinicien, qui est confronté à la difficile question du diagnostic différentiel entre plusieurs cadres nosographiques dont la maladie de Parkinson avec démence (MPD) et la démence à corps de Lewy Diffus (DCLD). Dans ce travail, nous avons étudié les caractéristiques neuropsychologiques pouvant différencier les deux affections. Nous avons, dans une première étude, montré que la mémoire de reconnaissance visuelle était altérée de façon différente. Dans un second travail, nous avons spécifié les caractéristiques de ces altérations en les rapprochant des classiques profils « cortical » et « sous cortical » de démence. Nous avons ainsi montré que la MPD présentait une altération de la mémoire de reconnaissance visuelle intermédiaire entre la Maladie d’Alzheimer et la DCLD. Enfin, dans une dernière partie, nous proposons des perspectives de recherche dans la continuité de ces travaux. / Clinical manifestations associating motor and cognitive impairment are frequently encountered and difficult for the clinician who is required to address the problem of making the correct differential diagnosis, particularly to differentiate Parkinson's disease with dementia (PDD) from Lewy bodies dementia (LBD). In this study, we examined the neuropsychological characteristics which allow us to differentiate the two disorders. In the first study, we demonstrated that visual recognition memory is disturbed differently in the two cases. In a second study, we specified the characterisstics of the modifications encountered by using the classic "cortical" and "subcortical" dementia profiles. We also showed that, in PDD, the alteration in visual recognition memory is intermediary between Alzheimer's disease and LBD. Finally, in the last part of our study, we suggest future avenues of research needed to complete our work.
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A retrospective study of cholinesterase inhibitors for Alzheimer's disease : the effect of cerebrovascular disease on patient outcomes and the impact of biases on the results.Charbonneau, Claudie 04 1900 (has links)
Introduction: La démence peut être causée par la maladie d’Alzheimer (MA), la
maladie cérébrovasculaire (MCEREV), ou une combinaison des deux. Lorsque la
maladie cérébrovasculaire est associée à la démence, les chances de survie sont
considérées réduites. Il reste à démontrer si le traitement avec des inhibiteurs de la
cholinestérase (ChEIs), qui améliore les symptômes cognitifs et la fonction
globale chez les patients atteints de la MA, agit aussi sur les formes vasculaires de
démence.
Objectifs: La présente étude a été conçue pour déterminer si la coexistence d’une
MCEREV était associée avec les chances de survie ou la durée de la période
jusqu’au placement en hebergement chez les patients atteints de la MA et traités
avec des ChEIs. Des études montrant de moins bons résultats chez les patients
souffrant de MCEREV que chez ceux n’en souffrant pas pourrait militer contre
l’utilisation des ChEIs chez les patients atteints à la fois de la MA et la MCEREV.
L'objectif d'une seconde analyse était d'évaluer pour la première fois chez les
patients atteints de la MA l'impact potentiel du biais de « temps-immortel » (et de
suivi) sur ces résultats (mort ou placement en hebergement).
Méthodes: Une étude de cohorte rétrospective a été conduite en utilisant les bases
de données de la Régie de l’Assurance Maladie du Québec (RAMQ) pour
examiner la durée de la période jusqu’au placement en hebergement ou jusqu’au
v
décès des patients atteints de la MA, âgés de 66 ans et plus, avec ou sans
MCEREV, et traités avec des ChEIs entre le 1er Juillet 2000 et le 30 Juin 2003.
Puisque les ChEIs sont uniquement indiquées pour la MA au Canada, chaque
prescription de ChEIs a été considérée comme un diagnostic de la MA. La
MCEREV concomitante a été identifié sur la base d'un diagnostic à vie d’un
accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’une endartériectomie, ou d’un diagnostic
d'un accident ischémique transitoire au cours des six mois précédant la date
d’entrée. Des analyses séparées ont été conduites pour les patients utilisant les
ChEIs de façon persistante et pour ceux ayant interrompu la thérapie. Sept
modèles de régression à risque proportionnel de Cox qui ont varié par rapport à la
définition de la date d’entrée (début du suivi) et à la durée du suivi ont été utilisés
pour évaluer l'impact du biais de temps-immortel.
Résultats: 4,428 patients ont répondu aux critères d’inclusion pour la MA avec
MCEREV; le groupe de patients souffrant seulement de la MA comptait 13,512
individus. Pour le critère d’évaluation composite considérant la durée de la
période jusqu’au placement en hebergement ou jusqu’au décès, les taux de survie
à 1,000 jours étaient plus faibles parmi les patients atteints de la MA avec
MCEREV que parmi ceux atteints seulement de la MA (p<0.01), mais les
différences absolues étaient très faibles (84% vs. 86% pour l’utilisation continue
de ChEIs ; 77% vs. 78% pour la thérapie avec ChEIs interrompue). Pour les
critères d’évaluation secondaires, la période jusqu’au décès était plus courte chez
les patients avec la MCEREV que sans la MCEREV, mais la période jusqu’au
vi
placement en hebergement n’était pas différente entre les deux groupes. Dans
l'analyse primaire (non-biaisée), aucune association a été trouvée entre le type de
ChEI et la mort ou le placement en maison d'hébergement. Cependant, après
l'introduction du biais de temps-immortel, on a observé un fort effet différentiel.
Limitations: Les résultats peuvent avoir été affectés par le biais de sélection
(classification impropre), par les différences entre les groupes en termes de
consommation de tabac et d’indice de masse corporelle (ces informations
n’étaient pas disponibles dans les bases de données de la RAMQ) et de durée de
la thérapie avec les ChEIs.
Conclusions: Les associations entre la coexistence d’une MCEREV et la durée de
la période jusqu’au placement en hebergement ou au décès apparaissent peu
pertinentes cliniquement parmi les patients atteints de la MA traités avec des
ChEIs. L’absence de différence entre les patients atteints de la MA souffrant ou
non de la MCEREV suggère que la coexistence d’une MCEREV ne devrait pas
être une raison de refuser aux patients atteints de la MA l’accès au traitement avec
des ChEIs. Le calcul des « personne-temps » non exposés dans l'analyse élimine
les estimations biaisées de l'efficacité des médicaments. / Introduction: Dementia may be caused by Alzheimer’s disease (AD),
cerebrovascular disease (CVD), or a combination of both. When CVD is
associated with dementia, survival is thought to be reduced. It is unclear whether
treatment with cholinesterase inhibitors (ChEIs), which has been found to
improve cognitive symptoms and global function in AD patients, has similar
benefits in vascular forms of dementia.
Objectives: The present study was designed to determine whether co-existing
CVD is associated with survival or time to nursing home placement (NHP) among
AD patients treated with ChEIs. Findings of poorer outcomes in patients with
versus without CVD might argue against the use of ChEIs for AD patients in
whom CVD co-exists. The objective of a second analysis was to assess for the
first time in patients with AD the potential impact of immortal time (and followup)
bias on risk for these outcomes.
Methods: A retrospective cohort study was undertaken using the Régie de
l’Assurance Maladie du Québec (RAMQ) databases to examine the time to NHP
or death for AD patients aged 66+, with or without CVD, treated with ChEIs
between July 1, 2000, and June 30, 2003. Because ChEIs are approved only for
AD in Canada, a ChEI prescription was used as a surrogate for an AD diagnosis.
Concomitant CVD was identified on the basis of a lifetime diagnosis of stroke or
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endarterectomy, or a diagnosis of transient ischemic attack within the six months
prior to the index date. Separate analyses were performed for patients with
persistent ChEI use and those who discontinued ChEI therapy. Seven Cox
proportional hazard regression models which varied in the definition of the index
date (start of follow-up) and the duration of follow-up were used to evaluate the
impact of immortal time bias.
Results: 4,428 patients met inclusion criteria for AD with CVD; 13,512 were
classified as having AD alone. For the composite endpoint of NHP or death,
1,000-day survival rates were lower among AD patients with versus without CVD
(p<0.01), but absolute differences were very small (84% vs. 86% with continuous
ChEI use; 77% vs. 78% with discontinuous ChEI therapy). Of the secondary
endpoints, time to death was shorter for patients with versus without CVD, but
time to NHP did not differ between groups. In the primary, unbiased analysis, no
association was found between ChEI treatment type and death or NHP. However,
after introduction of immortal time bias, a strong differential effect was observed.
Limitations: Results may have been affected by selection (misclassification) bias,
between-group differences in smoking and body mass index (information on
which was not available in the RAMQ databases), and duration of ChEI therapy.
Conclusions: Associations between co-existing CVD and time to NHP or death
appeared to be of little clinical relevance among AD patients treated with ChEIs.
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The lack of difference between AD patients with and without CVD suggests that
CVD should not be used as a reason to deny AD patients access to ChEI
treatment. Properly accounting for unexposed person-time in the analysis
eliminates biased estimates of drug efficacy.
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Development and evaluation of a nursing psycho-educational program focused on communication for family caregivers in early Alzheimer's diseaseKlodnicka Kouri, Kristyna January 2008 (has links)
Thèse numérisée par la Division de la gestion de documents et des archives de l'Université de Montréal
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Profils d'utilisation d'antipsychotiques en conditions réelles dans la population de personnes âgées démentes vivant à domicile : impact des interventions de communication de risqueCraig, Camille 11 1900 (has links)
Les antipsychotiques (APs) sont fréquemment prescrits pour les troubles comportementaux associés à la démence. Or, ces produits ont fait l'objet de trois mises en garde (2002, 2004, 2005) en raison d'une augmentation du risque d'événement cérébrovasculaire et de décès.
L’objectif de ce mémoire est d’évaluer l'utilisation d’APs dans la population de personnes âgées démentes vivant à domicile, et de déterminer l’effet des mises en garde sur les profils observés.
Une cohorte rétrospective de 10,969 personnes âgées démentes ayant débuté un traitement par AP entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2009 fut identifiée à partir des banques de données de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ). Des séries chronologiques segmentées ont permis de quantifier l’effet des mises en garde sur l'utilisation d’APs. L'effet de la mise en garde de 2005 sur les caractéristiques des patients traités ainsi que sur les profils d'utilisation (dose et durée) a été évalué, respectivement par des modèles de régression logistique et de régression linéaire multivariés.
Le taux délivrance d'APs atypiques a augmenté au cours du temps jusqu'à la mise en garde de 2005 pour ensuite diminuer de 8.96% (IC 95% : -11.91% – -6.02%). L'analyse par produit a révélé la même tendance pour la rispéridone, le seul AP approuvé au Canada pour les personnes âgées démentes. En revanche, le taux de délivrance de quétiapine, qui est hors-indication, a continué d'augmenter. Le taux d'initiation de traitement par APs a cependant diminué au cours du temps pour tous les produits. Les mises en garde ne semblent pas être associées avec un changement dans les caractéristiques des patients traités, ni avec les doses et durées d’utilisation.
Le manque d'efficacité des mises en garde est probablement en partie lié à l'absence d'alternatives thérapeutiques pour le traitement des troubles psychologiques et comportementaux chez les patients atteints de démence. / Antipsychotics (APs) are frequently prescribed for the management of behavioural and psychological symptoms of dementia (BPSD). However, three safety warnings have been issued (2002, 2004 and 2005) due to an increased risk of cerebrovascular event and mortality.
The aim of this thesis was to evaluate AP usage in the population of community-dwelling elderly with dementia, and to determine the effect of safety warnings on usage patterns.
A retrospective cohort of 10,969 elderly with dementia who initiated an AP treatment between January 1st, 2000 and December 31st, 2009 was identified through in the databases of Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Segmented time series analysis was used to quantify the effect of safety warnings on AP dispensing rate. The effect of the 2005 warning on the characteristics of treated patients and on usage patterns (dose and duration) was evaluated, respectively through multivariate logistic and multiple linear regression models.
Atypical AP dispensing rates increased until the 2005 safety warning and decreased by 8.96% (95% CI: -11.91% – -6.02%) thereafter. Analysis by individual products yielded similar trends for risperidone, the only AP approved in Canada for elderly with dementia. However, usage of quetiapine, which is off-label, kept increasing. For all products, rate of treatment initiation decreased over time. Safety warnings did not seem to be associated with either changes in prescribed treatment dosage or duration, nor with prescription channeling toward lower risk patients. Apparent lack of efficacy of safety warnings is likely due, in part, to absence of effective treatment alternatives for BPSD.
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Évaluation de l'acuité visuelle chez la personne âgée atteinte de troubles de la cognitionChriqui, Estefania 04 1900 (has links)
Objectif : L'évaluation de l'acuité visuelle (AV) chez la personne âgée atteinte de troubles cognitifs peut être limitée par le manque de collaboration ou les difficultés
de communication du patient. Très peu d'études ont examiné l'AV chez les patients atteints de déficits sévères de la cognition. L’objectif de cette étude était d’évaluer l'AV chez la personne âgée vulnérable ayant des troubles cognitifs à l'aide d'échelles variées afin de vérifier leur capacité à répondre à ces échelles.
Méthodes: Trois groupes de 30 sujets chacun ont été recrutés. Le premier groupe était constitué de sujets jeunes (Moy.±ET: 24.9±3.5ans) et le second, de sujets âgés
(70.0±4.5ans), ne présentant aucun trouble de la cognition ou de la communication. Le troisième groupe, composé de sujets atteints de démence faible à sévère (85.6±6.9ans), a été recruté au sein des unités de soins de longue durée de l’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal. Le test du Mini-Mental State Examination (MMSE) a été réalisé pour chaque sujet afin de déterminer leur niveau cognitif. L’AV de chaque participant a été mesurée à l’aide de six échelles validées (Snellen, cartes de Teller, ETDRS-lettres,-chiffres,-Patty Pics,-E directionnel) et présentées selon un ordre aléatoire. Des tests non paramétriques ont été utilisés afin de comparer les scores d’AV entre les différentes échelles, après une correction de Bonferroni-Holm pour comparaisons multiples.
Résultats: Le score moyen au MMSE chez les sujets atteints de démence était de 9.8±7.5, alors qu’il était de 17.8±3.7 et 5.2±4.6 respectivement, chez les sujets atteints de démence faible à modérée (MMSE supérieur ou égal à 13; n=11) et sévère (MMSE inférieur à 13; n=19). Tous les sujets des groupes 1 et 2 ont répondu à chacune des échelles. Une grande majorité de sujets avec démence ont répondu à toutes les échelles (n=19) alors qu’un seul sujet n’a répondu à aucune échelle d’AV. Au sein du groupe 3, les échelles d’AV fournissant les scores les plus faibles ont été les cartes de Teller (20/65) et les Patty Pics (20/62), quelque
soit le niveau cognitif du sujet, alors que les meilleurs scores d’AV ont été obtenus avec les échelles de Snellen (20/35) et les lettres ETDRS (20/36). Une grande
proportion de sujets avec démence sévère ont répondu aux cartes de Teller (n=18) mais le score d’AV obtenu était le plus faible (20/73). Au sein des trois groupes, l’échelle de lettres-ETDRS était la seule dont les scores d’AV ne différaient pas de ceux obtenus avec l’échelle de Snellen traditionnelle.
Conclusions: L’acuité visuelle peut être mesurée chez la personne âgée atteinte de troubles cognitifs ou de la communication. Nos résultats indiquent que les échelles
les plus universelles, utilisant des lettres comme optotypes, peuvent être utilisées avec de bons résultats chez les personnes âgées atteintes de démence sévère. Nos
résultats suggèrent de plus que la mesure d’acuité visuelle doit être tentée chez toutes les personnes, peu importe leur niveau cognitif. / Purpose: The evaluation of visual acuity (VA) in cognitively impaired older individuals may be limited by a reduced ability to cooperate or communicate. To date, no study has been performed to guide the clinician as to which VA chart to use in older individuals with moderate to severe dementia. This is important knowing that dementia affects more than 30% of seniors above 85 yrs of age, many of whom will be affected by the most severe stages of the disease. The objective of this research was to assess VA in older institutionalized individuals with moderate to severe dementia, using various acuity charts, and to verify their ability to respond to each of these charts.
Methods: Three groups of 30 subjects each were recruited. The first group consisted of young subjects (Avg ± SD: 24.9 ± 3.5 yrs) and the second one, older subjects (70.0 ± 4.5 yrs) with no history of cognitive or communication disorders. The third group (85.6 ± 6.9 yrs) included subjects with mild to severe dementia residing in long-term care units. The Mini Mental-State Examination (MMSE) was
performed for each institutionalized subject to verify their cognitive level. The VA of each participant was measured using six validated VA charts (Snellen, Teller cards, ETDRS-letters, -numbers, -Patty Pics, -Tumbling E's) presented in random order. Non parametric tests were used to compare VA scores obtained between the various charts, after Bonferroni-Holm corrections for multiple comparisons
Results: The average MMSE scores of subjects with dementia was 9.8 ± 7.5, while it was 17.8 ± 3.7 and 5.2 ± 4.6, for those with mild to moderate (MMSE ≥ 13; n=11) and severe (MMSE < 13; n= 19) dementia. All subjects in groups 1 and 2 responded to each of the charts. A large proportion of subjects with dementia responded to all charts (n= 19) while only one did not respond to any chart. In group 3, VA charts with the lowest scores were the Teller cards (20/65) and Patty Pics (20/62), regardless of the level of dementia, while the best VA scores were obtained with the Snellen (20/35) and ETDRS-letter (20/36) charts. More subjects with severe dementia responded to the Teller cards (n= 18) but the VA obtained was the lowest (20/73). Across all groups, the ETDRS-letter chart was the only one whose scores did not differ from those obtained with the standard Snellen chart. Time to read the letter charts was faster than for the other optotypes.
Conclusions: Visual acuity can be measured, and should at least be attempted, in older cognitively impaired individuals having a reduced ability to communicate. Our results indicate that the most universal scales, using letters as optotypes, can be used with good results in people with more severe dementia. Testing requires, however, more time and encouragement in individuals with more severe cognitive deficits in order to obtain and maintain their collaboration.
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Le temps et la mémoire chez la personne "cérébro-lésée"Manifacier-Fournier, Marie-Josée 01 December 2009 (has links) (PDF)
Le temps et la mémoire chez la personne " cérébro-lésée " Le temps et la mémoire participent au fondement de notre humanité. Les personnes atteintes de pathologies neurologiques interrogent de façon particulière les liens que les hommes tissent avec leur temporalité et leur mémoire. Au cours de ce travail, nous avons tenté de dégager ce qui était spécifique du temps vécu et de l'atteinte mémorielle dans la clinique neurologique. Temps disloqué des patients " déments ", temps déchiré des patients atteints d'un accident vasculaire, ces deux modalités temporelles seront étudiées sous l'angle de l'éprouvé temporel. Nous avons également tenté de réfléchir autour des questions de la durée et du changement. Que devient l'identité de ces personnes touchées au coeur de leur être ? En précisant ce qui anime le rapport dialectique qui s'articule entre le temps et la mémoire, et qui est l'oeuvre de l'esprit, nous évoquons ce qui atteste de la continuité de la vie psychique, au-delà de l'apparaître et des potentialités " rationnelles ". L'accompagnement de ces patients requiert une présence, un don du temps
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Perceptions et réactions des soignants et membres de famille à l’égard d’une intervention de réminiscence auprès de personnes atteintes de démence légère à modérée en soins de longue duréeCiquier, Gabrielle C. 08 1900 (has links)
La majorité des personnes atteintes de démence en soins de longue durée (SLD) souffre d’une détérioration de la cognition, des interactions sociales, de la santé mentale et de la qualité de vie (QdV). Par conséquent, les proches aidants et les soignants de cette population peuvent éprouver des difficultés, tel que le stress, en raison de la complexité du syndrome. Il s’avère essentiel de valider des interventions psychosociales adaptées à la population atteinte de démence et à ses aidants. La réminiscence, une intervention psychosociale misant sur les capacités résiduelles des personnes atteintes de démence, se fonde sur la remémoration des souvenirs anciens agréables. L’objectif général du mémoire était de valider la mise en œuvre d’une intervention de réminiscence menée par le personnel soignant auprès des personnes atteintes de démence et leurs familles dans un centre de SLD, en faisant appel aux avis experts des soignants et des familles des personnes atteintes de démence dans le contexte d’entrevues. Une évaluation pré-post intervention a permis de mesurer la santé mentale et la QdV des personnes atteintes de démence avant l’intervention, une semaine après et trois mois après l’intervention. Les résultats indiquent que la réminiscence a été bien appréciée par les soignants, les personnes atteintes de démence et leurs familles, et valident sa mise en œuvre en SLD. Des améliorations significatives (Wilcoxon p < 0,025) à court et à long terme ont été observées au niveau de la santé mentale et la QdV des personnes atteintes de démence. / The majority of older adults with dementia living in long-term care (LTC) suffer from a decline in cognition, social interactions, mental health, and quality of life (QoL). As a result, family members and caregivers of this population tend to undergo difficulties, such as stress, due to the complexity of the syndrome. It is therefore essential to validate psychosocial interventions that are suitable for both individuals with dementia and their caregivers. Reminiscence, which involves retrieval of past and pleasurable memories, is a psychosocial intervention that focuses on the residual faculties of individuals with dementia. The overall objective of the thesis was to validate the implementation of a reminiscence intervention led by caregivers for individuals with dementia and their family members in an LTC setting, by collecting the expert opinions of professional caregivers and family members through interviews. Treatment effectiveness was also examined using a pre-post intervention design to measure mental health and QOL of individuals with dementia at baseline, one week after, and three months after intervention. Results indicate that reminiscence was well appreciated by individuals with dementia, caregivers, and family members and validate its implementation in LTC. Findings also show significant short- and long-term improvements (Wilcoxon p < .025) in residents’ mental health and QoL.
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Études d'association pangénomique appliquées à la recherche de nouveaux facteurs de risque génétique de la maladie d'AlzheimerChouraki, Vincent 20 June 2013 (has links) (PDF)
Les démences regroupent un ensemble de pathologies cérébrales affectant progressivementles fonctions cognitives et survenant plus fréquemment chez les personnes âgées. L'augmentationdu nombre de cas liée au vieillissement de la population et la lourdeur de la prise encharge font des démences un problème de santé publique important.La maladie d'Alzheimer (MA) est la plus fréquente des démences. Elle apparaît généralementaprès 65 ans et possède une forte composante génétique. En dehors de certainesformes familiales précoces liées à des mutations dans les gènes du précurseur de la protéineamyloïde, et des présénilines 1 et 2, la grande majorité des cas résulte de l'interaction defacteurs environnementaux avec divers gènes de susceptibilité.L'approche gène candidat a permis l'identification de nombreux gènes associés au risquede MA. Cependant, en raison de problèmes techniques et méthodologiques, seul le gène del'apoprotéine E (APOE) a pu être identifié de manière robuste par cette approche. Les étudesd'association pangénomiques permettent d'identifier sans a priori des variations génétiquesfréquentes associées à une maladie sur l'ensemble du génome. À partir de 2009, plusieursconsortia ayant pour objectif de réaliser ce type d'étude dans le champs de la MA ont identifiéquatre nouveaux gènes d'intérêt pour la MA, CLU, PICALM, CR1 et BIN1. Cependant,ces gènes n'expliquent qu'une petite partie de la variabilité génétique de la maladie et denombreux autres variants restent à découvrir.Durant cette thèse, nous avons d'abord chercher à répliquer les résultats des principauxgènes identifiés par approche gène candidat en utilisant les données du consortium EuropeanAlzheimer's Disease Initiative (EADI). Nous avons pu montrer qu'une grande partie deces gènes présentait un faible niveau d'association avec la MA. En utilisant l'approche pangénomique,nous avons ensuite pu identifier 19 gènes associés au risque de MA en dehorsd'APOE, dont 11 n'ayant pas été identifiés par les précédentes études, via la mise en placed'une collaboration informelle entre consortia puis au sein du International Genomics ofAlzheimer's Disease Project (IGAP).Nous nous sommes également interessés à plusieurs phénotypes intermédiaires associésà la MA, et en particulier aux taux plasmatiques des peptides amyloïde b (Ab), en partantde l'hypothèse qu'ils pourraient permettre la recherche de variants impliqués dans des mécanismesphysiopathologiques pré-symptomatiques. Ce travail a permis l'identification d'uneassociation potentielle entre le gène CTXN3 et les taux plasmatiques d'Ab1−42.En conclusion, l'utilisation des études d'association pangénomiques a permis d'identifierde nombreux nouveaux gènes associés au risque de MA. Ces gènes ouvrent des voies derecherche intéressantes pour mieux comprendre la physiopathologie de la MA et permettrele développement de traitements efficaces qui font actuellement défaut.
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Approches physiopathologiques des interactions entre accident vasculaire cérébral et démence vasculaireDelattre, Claire 16 September 2013 (has links) (PDF)
Un nombre non négligeable de patients ayant subi un accident vasculaire cérébral (AVC) vont développer une démence parfois associée à un handicap fonctionnel résiduel. Mon travail a pour but de mettre en place un suivi à long terme de l'ischémie cérébrale chez le rat afin de suivre et d'identifier de manière concomitante l'évolution des lésions cérébrales, les déficits fonctionnels afin d'explorer les mécanismes sous-jacents au développement de la démence post-ischémique. Des rats mâles de souche Wistar ont subi une ischémie cérébrale transitoire. Ces rats sont suivis par IRM à 24 heures, 7 jours, puis 1, 2, 4 et 6 mois de post-ischémie. En parallèle de ces examens, les animaux subissent une batterie de tests comportementaux, comprenant à la fois une étude des fonctions motrices et mnésiques. Après le sacrifice, les cerveaux sont récupérés à des fins histologiques et moléculaires. Des déficits moteurs et mnésiques sont décelés durant notre étude au sein du groupe I/R. L'étude in vivo par IRM a démontré une différenciation de la lésion et du tissu associé, dès 7 jours de reperfusion ainsi que l'apparition de différentes zones d'atrophie apparaissant au niveau de l'hippocampe et du cortex entorhinal dès 1 mois post-ischémie et perdurant le long de l'étude. L'étude histologique montre une diminution significative de la surface cellulaire dans les différentes zones hippocampiques associée à une moindre expression du facteur neurotrophique BDNF qui expliquerait le phénomène d'atrophie. Ces résultats prouvent la pertinence du modèle d'étude préclinique à long terme chez le rat pour reproduire des troubles du comportement en post-AVC.
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La méthode de l’observation directe dans l’étude des interactions sociales entre personnes âgées vivant avec une démence en institution / Impact of a psychosocial intervention and its frequency on the well being and on the quality of life of institutionalized elderly with Alzheimer's diseaseMabire, Jean-Bernard 03 December 2015 (has links)
Nous avons peu d’informations sur les interactions sociales des personnes démentes en institution et sur les effets des interventions psychosociales sur leurs interactions sociales, qui sont favorables à une bonne qualité de vie et à un bon fonctionnement cognitif. 56 résidents d’une maison de retraite vivant avec une démence ont été observés par vidéo, afin d’analyser leurs comportements sociaux et de valider une grille d’observation des interactions sociales : le Social Observation Residents Index (SOBRI). 36 résidents ont bénéficié d’une séance de stimulation psychosociale. Leurs scores au SOBRI ont été comparés à ceux d’un groupe contrôle. La validation du SOBRI met en évidence deux profils de comportements : interactions sociales avec les résidents et avec les soignants. Une séance de stimulation psychosociale favorise significativement les interactions sociales avec les soignants. Des tendances positives sont observées dans les deux groupes sur les interactions sociales entre les résidents. Les résidents vivant avec une démence interagissent spontanément entre eux et avec les soignants. La stimulation psychosociale favorise les interactions avec les soignants. Une stimulation, quelle que soit son intensité, stimule les interactions entre les résidents. Ces résultats doivent être confirmés dans l'objectif de développer des programmes favorisant l’inclusion sociale en institution. / We have little information about the nature of social interactions of people with dementia living in nursing homes and about effectiveness of psychosocial intervention on social interactions. We know that social interactions promote a good quality of life and a good cognitive functioning. 56 residents with dementia living in a nursing home were observed by video to analyse their social behaviours and to validate an observation grid of social interactions, the Social Observation Residents Index (SOBRI). 36 residents received a session of psychosocial stimulation. Their scores on the SOBRI were compared to those of a control group. The validation of the SOBRI highlighted two profiles of behaviours: social interactions with other residents and with care staff. One session of psychosocial stimulation promotes significantly social interactions with care staff. Positives trends are observed in both groups in terms of increase of social interactions with other residents. Residents with dementia interact spontaneously with other residents and with care staff. Psychosocial stimulation promotes social interactions with care staff. A stimulation, regardless its intensity, seems to stimulate social interactions between residents. Future studies are needed to confirm these trends and to develop programs promoting social inclusion in nursing homes.
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