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Ensayo sobre el socialismo y la transición a la democracia en Cuba

Álvarez García, Alberto F. 05 1900 (has links)
Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal. / Cuba est le seul pays de l'hémisphère occidental qui continue d'avoir un régime politique unipartiste de type soviétique, tout en entreprenant des transformations du modèle économique et en s'insérant dans l'économie mondiale. Ces caractéristiques font de ce cas un objet d'études particulièrement intéressant pour les sciences sociales, plus particulièrement pour la science politique. Le principal problème de cette recherche est énoncé par la question suivante: Les conditions actuelles à Cuba permettent-elles le passage à un régime démocratique? Cette recherche comporte deux objectifs fondamentaux: 1. Analyser le niveau actuel du processus de réforme dans le pays, tout en offrant un ensemble de scénarios prévisibles de changements; 2. Exposer les programmes de transition proposés par l'opposition démocratique auxquels participent les forces politiques modérées, libérales, de la démocratie chrétienne, social-démocrates, néo-marxistes, syndicalistes, etc, de même que la situation de ces groupes dans les années plus récentes. Ce texte comprend trois parties: Le premier chapître présente le cadre théorico­conceptuel de la recherche et englobe l'apport essentiel de la «transitologie» aux conceptions de la démocratie et les particularités importantes pour la compréhension du processus de transition d'un gouvernement autoritaire à la démocratie. Dans le deuxième chapitre, nous analysons les contradictions principales de la République néo-coloniale qui menèrent a la Révolution de 1959, puis à la transition au socialisme en 1961, et à l'institutionnalisation du modèle soviétique au cours des années 1970. Le troisième chapitre reflète les aspects essentiels de la crise du socialisme d'État, qui apparaissent dans la seconde moitié des années 1980, les difficultés plus sérieuses auxquelles il fallait faire face dans la transition vers un régime politico-dérnocratique, et des bases prograrnrnatiques de la transition mise en place par l'opposition pacifique modérée. Les conclusions générales de la recherche sont les suivantes: La politique officielle cubaine privilégie la réforme économique contr6lée, tout en refermant les espaces à l'opposition et en maintenant l'unipartisme ainsi qu'une conception «susbstantive» de la démocratie, comme étant la seule permise pour le pays; 2. Les changements du modèle économique commencés durant les années 1990, orientés principalement vers l'ouverture à une économie de marché, et vers la réduction de la planification centralisée - dans le sens large du terme -, peuvent favoriser la modification du régime, mais ne peuvent produire à eux seuls des changements politiques. La transition politique à la démocratie, comme le démontre une bonne partie des études de la transitologie, requiert des facteurs contingents dont entre autres, le rôle des leaders, les stratégies d'actions choisies, la nature des accords conclus entre les forces politiques et par les agissements des acteurs externes; 3. Le post-totalitarisme charismatique vers lequel a évolué la révolution, s'est révélé incapable de construire un régime politico­démocratique en dépit de la mise en place de politiques sociales méritoires, parce que celui-ci n'a pas incorporé une conception plus engagée de la démocratie incluant les droits politiques et les libertés civiques. Pour l'opposition, la transition à la démocratie est un processus incompatible avec l'option gouvernementale de la Période Spéciale d'ouverture au marché, qui a cependant maintenu l'unipartisme; 4. Un aspect important de la politique cubaine dans l'étape post-totalitaire s'explique par la confrontation entre deux projets de changement. Le premier est celui des secteurs «durs» du gouvernement et de l'opposition qui sont en faveur de la subversion violente. Les partisans ce ce projet adoptent une position intransigeante de confrontation et refusent toute négociation avec l'adversaire. Le second projet est celui des forces politiques modérées qui luttent pour arriver au dialogue, à la négociation pacifique et à une transition étroitement liée à la démocratie. La relation entre ces deux projets est caractéristique de la dynamique des changements actuels à Cuba, en même temps qu'elle asseoit les bases des scénarios futurs de la transition; 5. La réforme gouvernementale avec le passage vers l'économie de marché, tout en étant incomplète, place le pays sur la route d'une possible transition politique. Les scénarios futurs de cette transition sont nombreux, peuvent de réaliser à travers des méthodes pacifiques ou violentes, et sont susceptibles de ne pas conduire à la démocratie. Ces scénarios incluent: Scénarios de transitions avec un role prédominant de l'élite: La succession imposée controlée par le secteur dur (le scénario chinois) qui se déroule actuellement; la transition imposée et controlée par le secteur modéré de la coupole (le scénario soviétique); et la transition pactée (le scénario espagnol). Les scénarios de la transition dans un axe des acteurs de masses: La transition par réformes (le scénario tchécoslovaque); 2. La transition révolutionnaire (le scénario roumain); et 3. Sont aussi prévisibles certains scénarios mixtes. La méthodologie de recherche est basée sur l'apport de la «transitologie» développée par des auteurs comme Philippe C. Schmitter, Guillermo ODonnell, Adam Prezeworski, Terry L. Karl, Juan J. Linz et autres. Ce cadre théorico-explicatif analyse la démocratisation comme étant un phénomène complexe, résultant de l'influence primordiale de facteurs subjectivo-contingents, du choix stratégique des acteurs et de configurations particulières locales et historiques. Le point de départ de la transitologie est une interprétation Schumpetérienne de la démocratie, définie comme un ensemble de procédés légitimes et stables, comme une pratique politique au cours de laquelle les citoyens élisent leurs gouvernements par un vote libre et compétitif. En suivant cette orientation, la définition de la democratie utilisée dans cette étude est la suivante: «La démocratie politique moderne est un système de gouvernement dans lequel les gouvernants sont faits responsables de leurs actes dans le domaine public auprès des citoyens, qui eux agissent indirectement à travers la compétition et la coopération de leurs représentants élus» (Schimitter y Karl, 1993, 18). Ce concept se réfère à quatre dimensions de la démocratie: 1. La concurrence, pour des postes et des politiques; la participation à travers les partis et d'autres organisations; la responsabilité (accmmtability) des gouvernants et le contrôle des militaires par le pouvoir civil. La transitologie est associée à une approche néo-évolutionniste qui reconnaît le caractère non linéaire du processus social, la rationalité et la connaissance limitée des acteurs, l'apprentissage des expériences en cours, l'incertitude, la diversité des niveaux d'analyse, la sélection limitée et la semi-causalité. Quelques-uns des auteurs cités plus haut, signalent que leur analyse n'est pas fondée sur «les principes déductifs d'un choix rationel ou d'inertie historique», mais plutôt sur «l'observation inductive d'une gamme limitée d'expériences récentes faites en Europe et en Amérique Latine et sur leur application .. en Europe de l'Est ... légères différences et des options de peu d'importance - dont la pertinence est ignorée par ceux-là mêmes qui en font l'expérience - mais qui peuvent avoir de graves conséquences et orienter un système de directions bien distinctes et durables» (Karl y Schmitter 1991, 284). Cette méthode appliquée à l'étude des transitions menant à la démocratie, représente une alternative aux théories conventionnelles sur la démocratie des décennies antérieures, et témoigne d'une méthodologie plus modeste et dénuée des prétentions globalisantes du changement social. Une seconde orientation méthodologique de l'étude est qu'elle récupère la convergence des aspirations normatives existant entre le néo-pluralisme et le néo­marxisme en termes de préoccupations communes sur les inconvénients pour un gouvernement démocratique contemporain ce qui revient à dire que : « . .la base restreinte de ressources de nombreux groupes empêche une pleine participation; la distribution du pouvoir politique et socio-économique donne des opportunités et des limites pour les options politiques et la participation inégale en politique: le gouvernement n'est pas suffisamment accessible » (Held 1987, 247). Cet élément nous amène à conclure en précisant sur les conditions d'une transition d'un régime socialiste. Nous mettons en avant qu'une proposition démocratique émanant du socialisme -- mais différente du modèle «soviétique», devra : établir un lien entre le politique et le social, sans oublier la pluralité de la société; donner une plus grande crédibilité à la participation des citoyens; admettre le pluralisme; réinterpréter les relations entre l'État, les acteurs politiques, la société civile et veiller au r-espect des libertés individuelles. Un tel projet suppose qu'il va falloir créer des façons nouvelles de fonctionner en politique: il faut contrer les excès étatistes, des partis politiques et corporativistes du populisme, ainsi que le développementalisme et le socialisme bureaucratique. En faisant l'analyse du futur modèle politique de Cuba, cette recherche s'inscrit dans une tradition d'interprétation qui a ses lointaines racines dans le marxisme. Selon cette interpretation, il n'est pas possible de construire une démocratie socialiste tant et si longtemps qu'on n'y incorpore pas les aspirations de libertés civiles et politiques qui ont leur origine dans le libéralisme, et si celle-ci n'est pas accompagnée des réclamations de liberté et d'égalité sociales, propulsées par les courants démocratiques radicaux, et la pensée socialiste universelle. La conclusion centrale de cette recherche est que la démocratisation de la société cubaine implique : l'ouverture à un système pluraliste, l'institutionnalisation de la pluralité politique, la dépersonnalisation des pouvoirs de l'État, la création d'une culture de tolérance et l'ouverture des canaux de négociation et de dialogue avec l'opposition interne, l'exil et les États-Unis. Pour réaliser cette étude, nous avons fait appel à diverses sources de recherces telles que: l'analyse de la bibliographie scientifique, l'étude des articles de la presse spécialisée sur les questions cubaines, des recherches réalisées par les équipes de travail du Centre d'Études sur l'Amérique durant sa première époque avant mars 1996, en plus de nombreuses entrevues réalisées par l'auteur auprès de chercheurs, professeurs universitaires et des dirigeants tant gouvernementaux que de l'opposition à Cuba et en exil.
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La problématique de l'uniformité dans la Démocratie en Amérique d'Alexis de Tocqueville

Jacques, Daniel January 1993 (has links)
Thèse numérisée par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.
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Le principe de résistance à l'oppression et la recherche d'un droit général du peuple contre l'état

Vahlas, Alexis January 1995 (has links)
Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.
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La critique waldronienne de la révision judiciaire, ses fondements démocratiques et son potentiel

Beaudoin, Simon 30 January 2025 (has links)
Jeremy Waldron est un penseur d’origine néozélandaise s’intéressant aux rapports entre les législatures et les cours de justice. Tout au long de sa carrière, il a publié des articles critiquant la révision judiciaire et défendant la « dignité de la législation. » Ses travaux l’ont amené à s’opposer à H. L. A. Hart, à John Rawls ainsi qu’à Ronald Dworkin, et lui ont attiré de nombreuses critiques, entre autres celles de Richard Stacey et de Cécile Fabre. Sa thèse est qu’en vertu du droit de participation du peuple à la vie politique, ce dernier ne devrait pas être laissé hors de prises de décisions touchant à ses droits. Les cours de justice n’ayant pas de légitimité populaire, elles devraient s’effacer devant la volonté du peuple transmise par la législature. S’appuyant sur des penseurs classiques comme Aristote, Locke et Kant, Waldron démontre le surprenant soutien de ces derniers aux thèses de la sagesse populaire, de la primauté de la législation et de l’obéissance à la loi. Le présent mémoire a pour but d’explorer cette théorie originale et de la confronter à ses critiques. Après avoir, dans le premier chapitre, réuni les éléments nécessaires à une compréhension de l’argument participatif contre la révision judiciaire, nous nous intéresserons, dans le second, à un certain nombre d’arrêts des cours des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni, ce qui nous aidera à mieux saisir comment les juges perçoivent leurs rapports avec les législateurs. Le troisième chapitre sera celui où nous mettrons de l’avant les conséquences pratiques de l’application de la théorie de Waldron, mais aussi les critiques à son égard. Après avoir conclu que les précautions que notre auteur tente de mettre dans la présentation de sa théorie sont mises en échec par ses prémisses mêmes, nous tenterons de la modérer en montrant, grâce aux arguments de Leonid Sirota, comment elle pourrait être compatible avec la révision judiciaire en matière de fédéralisme. / Jeremy Waldron is a thinker of New Zealand origin interested by relations between the legislatures and courts. Throughout his career, he has published articles criticizing judicial review and defending the “dignity of legislation.” His work led him to oppose H. L. A. Hart, John Rawls as well as Ronald Dworkin, and have won him many critics, including those of Richard Stacey and Cécile Fabre. His thesis is that, by virtue of the right of popular participation in political life, it should not be left out of decisions affecting its right. The courts having no popular legitimacy, they should yield to the will of the people transmitted by the legislature. Drawing on classical thinkers like Aristotle, Locke and Kant, Waldron demonstrates the surprising support of these thinkers to the theses of popular wisdom, the primacy of the legislation and law’s obedience. This submission’s intention is to explore this original theory and confront it to its critics. Having, in the first chapter, put together the necessary elements for an understanding of the participatory argument against judicial review, we will consider, in the second chapter, a number of rulings from the USA, Canada and the United Kingdom courts, which will help us to understand how judges perceive their relationship with legislators. The third chapter will be where we will put forward the practical consequences of the application of Waldron’s theory, but also its critics. After concluding that the precautions that our author tries to put in the presentation of his theory are put in check by its very premises, we will try to moderate the resulting theory by showing, through Leonid Sirota’s arguments, how it could be compatible with federalism’ based judicial review.
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Injustice du système international actuel et quête d'un nouvel ordre mondial électif : le cosmopolitisme institutionnel en question

Miambanzila, Michel Esdras Franck 17 December 2024 (has links)
J'entends défendre une position qui s'inscrit dans le cadre du projet de démocratie globale. Cette position se distancie cependant de certaines thèses en philosophie politique contemporaine, notamment les thèses du cosmopolitisme institutionnel, qui présupposent que le système international actuel serait fondé sur un schème de coopération injuste conçu pour les intérêts des pays occidentaux et défavorable en général aux pays les plus pauvres. Le problème de ces thèses est qu'en présupposant cela, elles finissent généralement par en appeler à une profonde refonte démocratique des institutions internationales. Nous soutiendrons qu'un tel parti pris, qui ne nous semble d'ailleurs pas plausible, perd de vue les véritables lieux où il conviendrait de soutenir les réels processus démocratiques. Si nous concédons que les institutions internationales actuelles rencontrent quelquefois d'énormes difficultés face à certaines problématiques mondiales, une telle reconnaissance ne conduit pas en déduire qu'elles sont foncièrement injustes. Nous arguerons que le projet de démocratie globale devrait plus se préoccuper de réels processus démocratiques qui ont cours dans toutes les régions du monde, en accompagnant les peuples et les individus qui, à l'intérieur des États encore autocratiques ou despotiquement doux, ont soif de liberté. Dès lors, il n'est pas seulement question d'un simple transfert des vivres et de ressources monétaires vers les pays pauvres. Il faut bien plus s'intéresser aux divers facteurs (politiques, économiques et sociaux) de nature à susciter chez une population l'éveil de la conscience citoyenne, l'urgence de la participation, la passion du débat public raisonné, et la défense des libertés et de la qualité de vie, autant de paramètres qui sont nécessaires à l'éclosion de réels processus démocratiques. De fait, notre approche vise à renforcer l'esprit de colégislateur et l'empowerment des peuples et des individus, ouvrant ainsi à la démocratie d'infinies possibilités d'ancrage autant au niveau national qu'international.
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Des vertus de la démocratie : étude sur les origines de la cité chez Protagoras

Chartier, Emilie Anne 20 March 2024 (has links)
Tableau d'honneur de la Faculté des études supérieures et postdoctorales, 2019-2020 / La présente étude vise à reconstruire la pensée politique du sophiste Protagoras en s’appuyant sur le mythe et le discours que lui attribue Platon dans le dialogue qui porte son nom. Il s’agira d’abord de retracer les conditions de possibilité de la cité démocratique ainsi que les arguments invoqués par le sophiste pour reconnaître au sens commun la pleine capacité de participer à la délibération collective. Nous interrogerons par la suite les limites potentielles de sa théorie démocratique à la lumière du modèle platonicien de la cité idéale. La considération de ces limites nous permettra de faire ressortir le rôle central qu’occupe la formation civique et l’éducation dans la pensée politique protagoréenne. Enfin, nous tâcherons d’évaluer les liens entre cette pensée et la doctrine relativiste de Protagoras. Plus précisément, nous mesurerons la portée théorique de l’abandon du critère de vérité lorsqu’il est interprété dans le cadre d’une réflexion politique portant sur les fondements institutionnels de la démocratie.
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Souveraineté, démocratie et gouvernance mondiale chez David Held : le problème de la démocratie au-delà de l’État national

Bossé, Martin 04 1900 (has links)
Dans le contexte de la mondialisation contemporaine, le développement d’une structure de gouvernance à plusieurs niveaux nous oblige à revoir notre compréhension de la souveraineté de l’État et de l’exercice de la démocratie. Notre objectif consiste à présenter la pensée de David Held au sujet des conséquences de ces transformations de la gouvernance politique sur la théorie démocratique. Dans un premier temps, nous analyserons les conséquences de l’atténuation de la souveraineté de l’État, dorénavant partagée avec diverses organisations supranationales, sur la théorie de l’État démocratique moderne. Nous verrons comment Held répond au déficit démocratique constaté au sein de ces organisations, en adaptant le principe de subsidiarité au système de gouvernance multicouche émergeant, et ce, afin de rétablir la congruence entre les décideurs et les destinataires de leurs décisions, caractéristique de l’activité (libérale) démocratique. Dans un deuxième temps, nous présenterons les fondements normatifs du modèle théorique qu’il préconise pour assurer la démocratisation de ce nouveau système de gouvernance. Nous verrons pourquoi, selon Held, la poursuite de l’idéal démocratique exige aujourd’hui la mise en oeuvre d’une variété de droits, inspirés des valeurs sociales-démocrates, qu’il faut enchâsser dans le cadre constitutionnel de toutes les institutions de gouvernance du monde contemporain. De plus, nous dégagerons les objectifs institutionnels qu’il faut atteindre afin de parvenir à la réalisation d’une social-démocratie mondiale. Nous conclurons avec une brève analyse critique de son interprétation du principe de subsidiarité et de son approche “du haut vers le bas” (top-down) des processus conduisant à la démocratisation des institutions supranationales. / In the context of contemporary globalization, the development of a multi-layered structure of governance forces us to reexamine our understanding of the sovereignty of states and of the practice of democracy. Our objective consists in outlining the thinking of David Held concerning the consequences of these transformations of political governance on democratic theory. First, we shall analyze the consequences of the weakening of the sovereignty of states, from now on shared with diverse supranational organizations, on the theory of the modern democratic state. We shall see how Held responds to the democratic deficit noticed within these organizations, by adapting the principle of subsidiarity to the emerging multilayered system of governance, in order to restore the congruence between decision-makers and the recipients of political decisions, characteristic of the (liberal) democratic activity. Secondly, we shall present the normative foundations of the theoretical model which he recommends to ensure the democratization of this new system of governance. We shall see why today, according to Held, the pursuit of the democratic ideal requires the enactment of clusters of rights, inspired by social-democratic values, which it is necessary to set in the constitutional framework of all the institutions of governance of the contemporary world. Furthermore, we shall see what institutional objectives it is necessary to meet for the realization of a global social democracy. We shall end with a brief critical analysis of his interpretation of the principle of subsidiarity and of his top-down approach to processes leading to the democratization of supranational institutions.
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Souveraineté, démocratie et gouvernance mondiale chez David Held : le problème de la démocratie au-delà de l’État national

Bossé, Martin 04 1900 (has links)
Dans le contexte de la mondialisation contemporaine, le développement d’une structure de gouvernance à plusieurs niveaux nous oblige à revoir notre compréhension de la souveraineté de l’État et de l’exercice de la démocratie. Notre objectif consiste à présenter la pensée de David Held au sujet des conséquences de ces transformations de la gouvernance politique sur la théorie démocratique. Dans un premier temps, nous analyserons les conséquences de l’atténuation de la souveraineté de l’État, dorénavant partagée avec diverses organisations supranationales, sur la théorie de l’État démocratique moderne. Nous verrons comment Held répond au déficit démocratique constaté au sein de ces organisations, en adaptant le principe de subsidiarité au système de gouvernance multicouche émergeant, et ce, afin de rétablir la congruence entre les décideurs et les destinataires de leurs décisions, caractéristique de l’activité (libérale) démocratique. Dans un deuxième temps, nous présenterons les fondements normatifs du modèle théorique qu’il préconise pour assurer la démocratisation de ce nouveau système de gouvernance. Nous verrons pourquoi, selon Held, la poursuite de l’idéal démocratique exige aujourd’hui la mise en oeuvre d’une variété de droits, inspirés des valeurs sociales-démocrates, qu’il faut enchâsser dans le cadre constitutionnel de toutes les institutions de gouvernance du monde contemporain. De plus, nous dégagerons les objectifs institutionnels qu’il faut atteindre afin de parvenir à la réalisation d’une social-démocratie mondiale. Nous conclurons avec une brève analyse critique de son interprétation du principe de subsidiarité et de son approche “du haut vers le bas” (top-down) des processus conduisant à la démocratisation des institutions supranationales. / In the context of contemporary globalization, the development of a multi-layered structure of governance forces us to reexamine our understanding of the sovereignty of states and of the practice of democracy. Our objective consists in outlining the thinking of David Held concerning the consequences of these transformations of political governance on democratic theory. First, we shall analyze the consequences of the weakening of the sovereignty of states, from now on shared with diverse supranational organizations, on the theory of the modern democratic state. We shall see how Held responds to the democratic deficit noticed within these organizations, by adapting the principle of subsidiarity to the emerging multilayered system of governance, in order to restore the congruence between decision-makers and the recipients of political decisions, characteristic of the (liberal) democratic activity. Secondly, we shall present the normative foundations of the theoretical model which he recommends to ensure the democratization of this new system of governance. We shall see why today, according to Held, the pursuit of the democratic ideal requires the enactment of clusters of rights, inspired by social-democratic values, which it is necessary to set in the constitutional framework of all the institutions of governance of the contemporary world. Furthermore, we shall see what institutional objectives it is necessary to meet for the realization of a global social democracy. We shall end with a brief critical analysis of his interpretation of the principle of subsidiarity and of his top-down approach to processes leading to the democratization of supranational institutions.
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De la politique à la morale : entre les cultures : lire Politiques de l’amitié de Jacques Derrida / From politics to ethics : between cultures : read Politics of friendship of Jacques Derrida

Cui, Huan 19 January 2013 (has links)
Suivant la tendance de la coopération internationale, la recherche comparative entre les cultures devient de plus en plus importante. Dans la mesure où la sinologie et la culture de l’Occident se croisent sur certains points de vue notamment autour de la philosophie politique de Derrida fondée sur la recherche du terme d’amitié. Face à la violence politique au nom de la justice, de la démocratie ou des droit de l’homme, Derrida énonce que c’est la politique actuelle est dominée par la maladie auto-immunitaire, par laquelle la démocratie s’enferme à l’intérieur du territoire de l’Etat, dans la mesure où l’authenticité de la démocratie, à savoir la démocratie universelle n’est pas encore présente. Considérant que les réformes dans le cadre de la politique n’aident pas à résoudre l’auto-immunité, Derrida pense qu’il nous faut retourner à l’idéologie en repensant le terme d’amitié en tant que racine des relations humaines en société, dans le but d’accéder à l’idée de l’hospitalité inconditionnelle et par conséquent à la démocratie universelle. C’est aussi pourquoi Derrida commence sa recherche de la philosophie politique à partir du terme d’amitié. En ce sens, Derrida traite de l’amitié canonique dans l’histoire occidentale, à savoir l’amitié antique, l’amitié chrétienne et l’amitié rationaliste, en aboutissant à la conclusion que l’amitié canonique de l’Occident favorise le même en supprimant la différence, dans la mesure où la consanguinité, la frontière jouent un rôle fondamental tout au long de l’histoire occidentale, ce qui détermine la démocratie conditionnelle fondée sur la souveraineté de l’Etat-nation. Cette manière de partir de l’amitié existe également dans le Confucianisme en tant qu’essentiel de la culture sinologique traditionnelle. Car l’image de frère, à savoir la consanguinité persiste tout au long de l’histoire sinologique en tant qu’axe, dans la mesure où les structures du clan et de la famille monopolisent la politique féodale de la Chine. Ce qui nous permet de constater la similarité plutôt que la divergence entre les cultures. De plus, face à l’amitié fondée sur la consanguinité et la frontière, Derrida propose une nouvelle sorte d’amitié qui offre l’hospitalité inconditionnelle dans le but de supprimer l’auto-immunité politique en aboutissant à « la démocratie à venir », bien que son infini absolu provoque un écart entre l’idéologie et la pratique. Nous constatons en effet l’amour universel de Mo Tzu dans la culture sinologique traditionnelle correspondant à l’amitié de Derrida qui se détache de la consanguinité, par laquelle, la société « Da-Tong » qui implique la démocratie universelle se présente toujours comme la société idéale dans l’histoire de la Chine. Cela risque de provoquer aussi un écart entre l’idéologie et la politique pratique, dans la mesure où les deux cultures se croisent plutôt qu’elles ne divergent. Cette étude vise, par la mise en regard entre les cultures, à clarifier la transition de la politique à la morale, dans le but de traiter de « la démocratie à venir » et la société « Da-Tong » avec une attitude objective face à la critique de l’Utopie. Au cours de cette étude nous constaterons que la conversation entre les cultures devient de plus en plus importante sous le cosmopolitisme universel. / Following the trend of international cooperation, comparative research across cultures becomes increasingly important. Consequently Sinology and Western culture could intersect at certain points of view, particularly around Derrida’s political philosophy research based on the term friendship. Faced with political violence in the name of justice, democracy or human rights, Derrida states that the current policy is dominated by the disease of “autoimmunity”, by which democracy is locked to the within the territory of the State. So the universal democracy as the authenticity of democracy is not yet present. Considering that the reforms in the policy framework does not help to solve the “autoimmunity”, Derrida believes that we should return to the ideology by reflecting the term friendship as the root of human relations in society, in order to access the idea of the unconditional hospitality and therefore the universal democracy. This is why Derrida begins his research of political philosophy from the term friendship. In this sense, Derrida discusses the canonical friendship, namely the ancient friendship, Christian friendship and rationale friendship, in the western history, in concluding that the canonical friendship of the Western history favors the sameness by eliminating the difference, as far as the consanguinity, the frontier play a foundational rule throughout the Western history, which determines the conditional democracy based on the sovereignty of the nation-state. This way of beginning from the friendship exists also in Confucianism which acts as the essential of sinology, because of the image of brother, in other words the consanguinity persists throughout the sinological history as an axis, and in terms of structures of clan and family which monopolize the feudal politics of China. This allows us to note the similarities rather than the differences between the two cultures. In addition, face to the friendship based on consanguinity and the frontier, Derrida proposes a new way of friendship which contains the unconditional hospitality, in order to suppress the disease of autoimmunity, then lead to "democracy to come", even if it might causes a gap between ideology and political practice. Indeed, the “universal love” exists also in sinological history, for example in the theory of Mo Tzu. By which the society "Da-Tong" implying a universal democracy is always presented as the ideal society in the history of China. This may also make a gap between ideology and practical politics regarding the two cultures intersect instead of diverging. Face to the critiques concerning Utopia of "democracy to come" and the society "Da-Tong", this study aims at the confrontation between cultures, the transition between politics and ethics, in order to deal with these concepts with an objective attitude. In this process of comparative research we find that the conversation between cultures becomes increasingly important in universal cosmopolitanism.
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Marx et la question de la démocratie / Marx and the issue of democracy

Barnaud-Meyer, Sarah 04 July 2008 (has links)
Notre recherche déploie trois remises en question : avec sa théorie de l’histoire Marx n’évacue pas la politique mais fait de la démocratie la question de la modernité ; le communisme ne rompt pas avec la démocratie mais l’actualise ; ce n’est pas la dictature du prolétariat qui fait problème mais l’auto-constitution de la société en sujet politique. Dès sa jeunesse, Marx critique la politique au nom de l’avènement du politique car la démocratie n’est pas une forme de l’Etat moderne, mais le dépassement de la diremption de la communauté. L’Etat démocratique étant un oxymore, la démocratie vraie ou réelle est le communisme : elle est condamnée au formalisme sans la socialisation de la production et il est condamné à la dictature sur les besoins sans la socialisation de la politique. La question de la démocratie telle qu’elle est posée par Marx constitue donc un fil conducteur tant sur le plan herméneutique que politique. Demeure périlleux le procès de réalisation de la démocratie. La dictature du prolétariat constitue une expansion de la démocratie contre l’Etat, mais la dialectique de la révolution n’a pas donné lieu à un moment subjectif décisif. Reste que les sociétés démocratiques tendent à la socialisation et se heurtent aux conditions d’impossibilité d’une politique juste : un positionnement marxiste permet donc de réouvrir la démocratie comme question et d’interroger la forclusion du moment machiavelien. / Our research calls forth three reassessments : Marx’s theory of history does not expel politics, rather it raises democracy as the issue of modern times; communism does not dismiss democracy but actualizes it; it is not the dictatorship of the proletariat that poses a problem but society’s constitution into a political subject. Already in his first works, Marx criticizes the differentiated sphere of politics for the sake of immanent politics since democracy is not a form of the modern state, but what surpasses the diremption of the community.The democratic state is an oxymoron; true or real democracy is communism. The democratic state is condemned to remain formal without the socialization of the means of production, and communism is condemned to a dictatorship of the needs without the socialization of politics. The issue of democracy the way Marx states it therefore provides a main thread for hermeneutics and political analysis. Remains the precarious process of realizing democracy. The dictatorship of the proletariat is an expansion of democracy against the state, but the dialectic of revolution did not lead to a decisive subjective moment. Yet democratic societies tend toward socialization and endure the conditions of impossibility for fair politics: a marxist stand thus unfolds democracy as an issue and puts into question the closure of the Machiavellian moment.

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