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L'herméneutique dans l'oeuvre d'Emmanuel Levinas

Caron-Lanteigne, Julien 07 1900 (has links)
Ce mémoire est consacré au problème de la place de l’herméneutique dans l’œuvre d’Emmanuel Levinas. Au premier abord, l’œuvre semble présenter une forte ambivalence quant à la valeur que le philosophe accorde aux catégories herméneutiques. D’abord, dans les œuvres proprement philosophiques, Levinas présente une critique sévère de la compréhension dans laquelle il décèle un geste de totalisation et d’appropriation du sens contre lequel il élèvera une pensée de l’éthique comme « philosophie première ». D’autre part, un autre pan du corpus levinassien, celui des Lectures talmudiques, est consacré au déploiement d’une herméneutique des textes religieux de la tradition juive où Levinas fait puissamment intervenir les catégories éthiques propres à sa philosophie au sein de son activité exégétique. L’un des paradoxes intéressants que nous présente donc l’œuvre levinassienne est celui d’une philosophie s’érigeant en bonne partie sur une critique de la catégorie centrale de l’herméneutique, la compréhension, et qui ne se décline pas moins elle-même en une théorie de l’interprétation des textes. Afin de résoudre ce paradoxe, il nous faut d’abord exposer la critique de la compréhension qui est consubstantielle au projet philosophique de Levinas. En nous appuyant sur quelques textes centraux de son œuvre, nous expliciterons à la fois le déficit éthique de la compréhension que pointe Levinas et les possibilités de sens au nom desquelles cette critique s’accomplit. Nous verrons ainsi ce qui conduit Levinas à suggérer qu’autrui, en son visage, témoigne d’un sens qui ferait exception à la structure gnoséologique du sensé que suppose l’herméneutique. Dans un deuxième temps, nous tenterons de cerner les raisons qui peuvent légitiment conduire Levinas à faire usage, dans le contexte de son herméneutique talmudique, des « concepts » nés de sa critique de la compréhension. L’étude du rapport entre éthique et herméneutique, entre texte et visage, nous conduira à identifier le principe directeur de l’herméneutique levinassienne et à articuler la façon dont il se rattache à l’éthique du visage. Finalement, nous tenterons de faire valoir la pertinence philosophique de l’herméneutique levinassienne en étudiant la manière dont elle peut rendre compte de phénomènes fondamentaux liés à l’interprétation des textes. / This thesis presents a study about the place of hermeneutics in the work of Emmanuel Levinas. At first glance, the writings of the philosopher seem quite ambiguous concerning the value that ought to be given to hermeneutics. In his strictly philosophical works, Levinas presents a severe critique of understanding (compréhension) which he views as a totalising approach of meaning. Against the reduction of meaning to understanding, Levinas will defend the idea that the structure of meaning is primary ethical, the relationship to the other being the privileged site where the world, the self as well as the idea of God first become meaningful. Nonetheless, in the other part of the levinassian corpus, that of his Talmudic Readings, Levinas develops an hermeneutics of his own using the ethical categories of his major philosophical works and applying them to his exegetical activity. We are then faced with this paradox, inherent to the work of Levinas, of a philosophy which largely develops itself as a critique of the central category of hermeneutics (i.e. comprehension) but which can nonetheless also present itself as a theory of interpretation (i.e. hermeneutics) in a significant portion of Levinas’ writings. Resolving this apparent paradox will necessitate that we first present the philosophical project of Levinas and the critique of hermeneutics which is consubstantial to it. Using a few central texts of the philosopher’s work, we will try to point with precision at the ethical deficit which Levinas sees in hermeneutics and to identify the possibilities of meaning that, according to Levinas, are being left behind by the primacy conferred to comprehension. We will then see what leads Levinas to suggest that the face (visage) of the other bears a meaning that constitute an exception to the hermeneutical structure of meaning which philosophy, at least explicitly since Heidegger, supposes. In a second step, we will attempt to present the reasons that justify Levinas’ use, in his Talmudic Readings, of the ‘concepts’ born out of his critique of comprehension in order to better grasp the unity of his work. The study of the relationship between ethics and hermeneutics, between the text and the face, will lead us to identify the guiding principle of what might be called levinassian hermeneutics and to articulate how it relates to the ethics of the face. Finally, we will attempt to assert the relevance of the ‘‘philosophical hermeneutics’’ of Levinas by presenting how it can account for two fundamental phenomena related to interpretation, namely the mode through which the subject enters into relation with a text and the individuation of the subject taking part in this relation.
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L’art comme contestation démocratique

Gorchkov, Alexandre 04 1900 (has links)
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L'herméneutique dans l'oeuvre d'Emmanuel Levinas

Caron-Lanteigne, Julien 07 1900 (has links)
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La représentation du temps dans l'Iliade et l'Odyssée

Leclair, François 08 1900 (has links)
Thèse numérisée par la Direction des bibliothèques de l’Université de Montréal / L'objet lointain de ce travail situe la recherche dans le champ de l’Histoire de la Philosophie. Nous voudrions, en effet, remonter le plus haut possible dans l’histoire de la pensée grecque pour découvrir, s'il y a lieu, la conception originelle du temps dans ces premiers textes écrits qui nous sont parvenus. Sceptique devant la division souvent arbitraire établie entre la littérature et la philosophie, et cela au niveau même des Facultés universitaires, nous n'avons pas hésité à choisir comme point de départ de notre enquête les premiers textes littéraires grecs: l’Iliade et l’Odyssée, poésie homérique.
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Elenchos et poésie : l'effet esthétique de Socrate dans le "Charmide" de Platon

Mousseau, Fanie 11 1900 (has links)
Le Charmide de Platon s’inscrit légitimement dans ce qu’il est convenu de nommer les « dialogues de jeunesse », et nous y constatons la forte présence de ce qui caractérise traditionnellement l’activité philosophique de Socrate, soit la réfutation. Cependant, tandis que les réfutations effectuées directement sur le jeune Charmide ne produisent aucun effet, celui-ci réagit fortement aux réfutations que Socrate fait subir à son tuteur Critias et auxquelles il assiste passivement. Qu’est-ce qui, dans ce qui s’apparente vraisemblablement à une réfutation indirecte, produit l’ébranlement de Charmide? Nous voulons regarder en quoi la réfutation est ici un traitement purgatif non pas par l’usage d’affirmations propositionnelles contradictoires, mais par une certaine dialectique de l’image, celles de Critias et de Socrate devant Charmide. Cette dialectique de l’image en appelant à une réflexion sur la dimension mimétique du rapport qu’entretient le jeune garçon avec ces deux hommes, nous voulons ainsi regarder en quoi la réfutation indirecte de Charmide nous dresse les contours d’une possible activité poétique de Socrate. Cette poésie résisterait à la critique que celui-ci en fait plus tard dans la République par un usage de l’image qui vise non plus à proposer des modèles fixes de la vertu, mais à montrer le mouvement de la pensée, et donc à « sensibiliser » Charmide à l’élan intellectuel qui l’habite et l’anime lui-même. Ainsi, en nous penchant sur la présence dans le Charmide de ce que nous nommons une « réfutation poétique », ce mémoire explore la possibilité de penser ensemble ce qui semble assoir l’intellectualisme socratique des premiers dialogues et la poésie qui, par son absence de visée intellectuelle, est rejetée par le Socrate de la République à moins qu’elle ne prenne la forme d’un « éloge des hommes bons ». / Plato's Charmides is part of what we refer to as the «early dialogues», and we find in these dialogues a major feature of Socrates's philosophy, mainly refutation. However, while these refutations don't have any effects on the young Charmides, he still reacts to Socrates's refutation of Critias. We wonder how this indirect refutation produces such a reaction on Charmides. We look at how refutation represents here a purgative treatment not by using contradictory propositions, but with the use of a certain dialectic of the image, the ones of Critias and Socrates facing Charmides. Examining this dialectic, which refers to the study of the mimetic dimension that the young boy maintains with the two men, we wish to reflect on how the indirect refutation of Charmides draws the outline of Socrates's possible poetical activity. This poetry resists to the critics made later in the Republic pertaining to the use of images relating to certain models of virtue, by showing the motion of thought, and hence guiding Charmides in his own intellectual motion. By reflecting on the «poetical refutation» we find in Plato's Charmides, this thesis explores the possibility of linking what seems to ground Socrates's intellectualism in the early dialogues to the poetry that is rejected par Socrates in the Republic, besides the one that pertains to the «defense of good men».
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Analyse du chapitre de la Critique de la raison pure intitulé « Du principe de la distinction de tous les objets en général en phénomènes et noumènes »

Bota, Ciprian 09 1900 (has links)
Le but de ce mémoire est d’effectuer une analyse détaillée de ce chapitre de la Critique de la raison pure de Kant à partir de l’idée qu’il présente les « résultats » de la démarche critique menée jusque-là concernant les limites de la connaissance. Le mémoire sera divisé en deux parties. Dans la première partie, nous montrerons que ce chapitre dresse un bilan provisoire et que pour cette raison il soulève deux enjeux : 1 – montrer que les concepts purs de l'entendement – en dépit de leur caractère a priori et de leur origine dans l'entendement pur – ne sont susceptibles d'un usage objectif qu'appliqués aux données de la sensibilité (A 246/B 303 : « L'Analytique transcendantale a donc cet important résultat... ») ; 2 – montrer que, à son tour, la sensibilité est elle-même limitée par l'entendement et qu'elle ne renferme pas la totalité des objets possibles (A 251 : « Tel a été le résultat de toute l'Esthétique transcendantale... »). Dans la seconde partie, nous analyserons les différences entre les deux éditions de la Critique de la raison pure concernant ce chapitre en insistant tout particulièrement sur la distinction faite dans la deuxième édition entre noumène au sens positif et noumène au sens négatif. / The purpose of this master thesis is to perform a detailed analysis of this chapter of the Critique of Pure Reason from the idea that it summaries the “results” of the critical approach did so far concerning the limits of the knowledge. The thesis is divided into two parts. In the first part, we show that this chapter provides preliminary assessment and that is why raises two issues: 1. Show that the pure concepts of the understanding – despite of their a priori character and their origin in the pure understanding – are likely to use objective data only applied to the sensitivity (A 246/B 303: “The transcendental analytic has this important result…”) 2. Show that the sensitivity itself is limited by the understanding and it does not contain all possible objects (A 251: “This was the result of all the Transcendental Aesthetic…”). In the second part, we will analyze the differences between the two editions of the Critique of Pure Reason regarding this chapter with particular emphasis on the distinction made in the second edition between noumenon in the positive and negative sense.
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Le dialogue herméneutique et ses sources platoniciennes : étude sur la place de Platon dans l'herméneutique de Gadamer

Boutet, Rudolf 08 1900 (has links)
Avant tout réputé pour avoir hissé l’herméneutique au premier plan du paysage philosophique contemporain, H.-G. Gadamer est aussi reconnu pour l’originalité de ses écrits en histoire des idées et notamment pour la grande singularité des travaux qu’il a consacrés à la philosophie de Platon. Mais s’agit-il là de deux registres théoriques distincts, l’herméneutique d’un côté et l’exégèse de Platon de l’autre ? Ou bien s’agit-il de deux facettes d’un même projet concerté, deux ouvertures sur un même objet philosophique ? C’est cette deuxième option que notre étude a pour objectif de défendre. Pour ce faire, nous approfondissons, à la lumière de ses écrits sur Platon, les raisons qui poussent Gadamer à développer, dans Vérité et Méthode, son idée de dialogue herméneutique en référence constante à la dialectique platonicienne, pour ensuite montrer comment l’ontologie herméneutique qu’esquisse la dernière partie de Vérité et Méthode est solidaire, voire tributaire, de l’interprétation de la pensée platonicienne que défend généralement Gadamer, et ce, malgré l’instrumentalisme du langage qu’il dénonce chez Platon. / Known above all to have raised hermeneutics in the foreground of contemporary philosophy, H.-G. Gadamer is also renowned for his original contributions to the history of ideas, notably because of his characteristic reading of Plato. However, a question arises: are these two distinct parts of his thought, with his philosophical hermeneutics on the one hand and his exegesis of Plato on the other? Or are they the two facets of a same project, two perspectives on a same philosophical object? Our study aims to defend this second option. In the first place, we present, in light of Gadamer’s reading of Plato, the reasons why in Truth and Method Gadamer develops his own idea of hermeneutical dialogue in reference to Plato’s dialectic. Then we will show how the hermeneutical ontology sketched in the last chapter of Truth and Method remains strongly related to Gadamer’s general reading of Plato, even if Gadamer refuses the instrumentalism of language that he finds in Plato’s thought.
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Epicurus’ Apolitical Attitude

Garcia, Fabian 08 1900 (has links)
Le conseil épicurien d’éviter la participation politique a reçu maintes interprétations, souvent obscures et mal fondées. L’attitude apolitique ne peut être définie comme un simple manque d’intérêt ou de préoccupation pour la politique ; en effet, selon l’opinion de Pierre Hadot, la philosophie ancienne est profondément ancrée dans l’existence et les doctrines philosophiques n’acquièrent de l’importance que lorsqu’elles assistent le praxis. L’attitude d’Épicure est donc enracinée dans le refus de vivre selon des normes prescrites par l’établissement politique. Selon lui, la politique traditionnelle est vouée à l’échec puisqu’elle poursuit aveuglément le pouvoir et la richesse. En réaction à cette situation, Épicure crée une communauté qui instaure de nouvelles valeurs et au sein de laquelle il est possible de vivre conformément à ces nouvelles valeurs. Se situant en totale opposition aux modes de vie les plus fondamentaux de la cité, les adeptes d’Épicure, s’ils participaient à la vie politique, déclencheraient une grande hostilité de la part des partisans des valeurs traditionnelles. Pour cette raison, l’attitude épicurienne peut d’abord représenter une manière d’éviter la persécution politique. De plus, s’il est admis que la politique implique la poursuite du pouvoir, les épicuriens ne peuvent s’y adonner puisque cela serait contradictoire à leur quête d’ataraxie. À tous égards et indépendamment de ces deux motifs justifiant le retrait de la vie politique, il est clair que si l’attitude d’Épicure ne reposait pas sur une conscience politique, alors, ses critiques à l’égard de la vie politique, son désir de s’y soustraire et la création d’une communauté distincte n’auraient pas été. La politique a le pouvoir de profondément modeler la vie des gens. Considérant que ce conditionnement s’appuie sur des valeurs malsaines, le projet épicurien s’applique donc à remodeler, à la lumière de nouvelles valeurs, la vie de ceux qui ne trouvent aucune satisfaction à poursuivre la vie de la cité. / Epicurus’ advice to avoid political participation has been the object of a number of confusing and sometimes ungrounded interpretations. Based on Pierre Hadot’s view that ancient philosophy was fundamentally rooted in existence, and that philosophical doctrines were only important insofar as they assisted a praxis, the apolitical attitude cannot be understood merely as a lack of interest and concern for politics. On the contrary, Epicurus’ attitude was rooted in a refusal to live the way of life prescribed by the political establishment. For him, traditional politics failed at making the life of citizens better on account of their excessive lust for power and wealth. In response to this situation, Epicurus’ project was aimed at creating a community in which it was possible to develop new values and live by them. Had the Epicurean community participated politically, being in direct opposition to the most fundamental ways of life of the city, it would have involved a great deal of hostility from partisans of traditional values. Thus, Epicurus’ attitude may be justified first as a means to avoid political persecution. Second, since politics implied a significant amount of struggle for power, its pursuit clearly went against the prescribed undisturbed life of Epicureanism. At any rate, regardless of these two motives to avoid political participation, it is clear that if Epicurus’ attitude had not been politically inspired then his criticism of political life, his avoidance of it, and the creation of an alternative community would have never taken place. Politics has the power of shaping the life of people in profound ways. Seeing how this conditioning was based on unhealthy values, Epicurus’ project, therefore, was to reshape anew, under the light of new values, the life of those who did not find satisfaction in the way of life of the city.
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Le rapport de l'Un et de l'intellect dans la centurie de Calliste Cataphygiotes

Avramova, Sofia 08 1900 (has links)
La présente étude est une analyse et une reconstruction interprétative de la centurie de Calliste Cataphygiotès, intitulée De l'union avec Dieu et de la vie contemplative, chapitres syllogistiques et hauts. Notre approche à ce texte pluridisciplinaire est prioritairement philosophique. Dans le but de mettre en valeur l'intérêt philosophique qu'il représente, nous avons concentré notre analyse sur les problèmes liés au rapport de l'intellect avec l'Un, sur l'étude du concept de l'infini, sur son rôle dans la contemplation et sur la méthode dialectique dont Calliste Cataphygiotès s'en sert. Nous avons reconstruit la doctrine de la contemplation, implicite au texte de Calliste et nous avons tenté une reconstruction globale de la centurie qui permettra au lecteur d'apprécier les qualités spéculatives et l'esprit synthétique de ce mystique byzantin presque inconnu. / The present study is an analysis and an interpretative reconstruction of Callistus Cataphygiotes's syllogistic chapters, entitled The union with God and the contemplative life. Our approach to this multidisciplinary text is primarily philosophical. In order to emphasize the philosophical aspect of the text we focused our analysis on issues related to the concept of infinity, its role in contemplation, the relation of the intellect with the One, as well as the dialectical method used by Callistus Cataphygiotes. We rebuilt the doctrine of contemplation, implied in the text of Callistus and we tried to do a complete reconstruction of the text that will allow the reader to appreciate the speculative and the synthetic spirit of this almost unknown Byzantine mystic.
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Le rôle de l'État vis-à-vis de la prostitution : respect de l'autonomie et lutte contre les inégalités sociales et économiques touchant les femmes

Ghali-Lachapelle, Audrey 05 1900 (has links)
Ce mémoire traite de la prostitution d’un point de vue philosophique. Pour ce faire, il est nécessaire que l'on étudie le concept d’autonomie, puisqu’il est employé de part et d’autre par les intervenants dans le débat public et théorique. En évaluant les contributions de philosophes, ce mémoire esquisse une position mitoyenne. Ainsi, dans un premier temps, on rapportera la contribution d’auteurs de la tradition libérale, qui considèrent que la prostitution est un travail ou une vision de la sexualité acceptable. En dénonçant le lourd tribut d’une morale conventionnelle dépassée, ils ont montré que le respect des choix individuels est primordial et doit servir de guide au moment de penser l’intervention de l’État. Ce faisant, ils ont néanmoins omis de considérer dans leur équation des éléments contextuels qui teintent négativement le quotidien de la personne prostituée. Les féministes radicales et auteurs libéraux perfectionnistes ont mis en lumière le système que l’anthropologue Paola Tabet appelle échange économico-sexuel et qui fait qu’en général, l’acte sexuel porte en écho la socialisation qui fait des hommes les prestataires du service sexuel des femmes. Plus encore, c’est la participation à la vie sociale et politique des personnes prostituées qui est limitée. La stigmatisation et la violence qui caractérisent l’exercice de la prostitution détruisent des vies, mais privent également les personnes prostituées du crédit social nécessaire à l’exercice de leur citoyenneté. Explorer une redéfinition du concept d’autonomie dans une perspective féministe et relationnelle permettra de répondre aux considérations que partagent les défenseurs du travail du sexe et les abolitionnistes : aucune femme ne subissant de contraintes économiques et sociales ne devrait voir en la prostitution la seule option qui s’offre à elle. Aussi, si une personne autonome décide de monnayer ses services sexuels, ce doit être toujours selon des modalités qu’elle aura elle-même définies. / I will discuss the issues raised by prostitution in a philosophical way. It seems necessary to analyze autonomy, a concept used in the public debate about prostitution. I will try to sketch a middle view on the question inspired by the work of Liberals and Feminists. Some of these authors view prostitution like any other job or as a legitimate way to live one’s sexuality. They show that the State must consider individual choices and they criticize a moralistic common perspective on prostitution. Nonetheless, they choose to ignore a global perspective about a systematic representation of the female sexuality as a service. Women are socialized in a way that they can only offer their sexuality, not live it. Moreover, it is the political and social participation of women that is made precarious out of this. Stigmatization and violence that commonly shapes the experience of sex workers not only destroys lives, but is also threatening the expression of their citizenship. Exploring a redefinition on autonomy in a feminist and relational way will offer the tools to think another way. Consequently, we will be able to address two considerations that both abolitionist and sex work advocates share. First, that nobody wants a woman to be placed in front of prostitution thinking that it is her only choice. Second, that every woman who wants to do sex work should be the only one who shapes her practice.

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