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Identidad y roles de género : una aproximación desde los relatos de vidaSharim, Dariela 13 April 2005 (has links)
Los estudios de género han develado una realidad de dominación e inequidad asociada al sexo de las personas, que tiene múltiples expresiones en las distintas sociedades. En las últimas décadas pueden identificarse ciertos cambios en esta dimensión de las relaciones sociales. Sin embargo, se trata de cambios contradictorios pues al mismo tiempo que se conoce de avances, también se sabe de la permanencia de grandes expresiones de inequidad y discriminación. Es en este marco de contradicciones que se plantea en esta investigación un abordaje clínico que permita aportar al conocimiento de estas transformaciones desde la subjetividad. El objetivo, planteado en términos de conocer las maneras de apropiación subjetiva de estos cambios, ha implicado la centralidad del concepto de identidad de género. El enfoque biográfico constituye la aproximación específica que permite, a través del trabajo con relatos de vida, acceder a la dimensión identitaria que cada narración contiene. El marco teórico está sustentado en dos ejes: las teorías de género que distinguen la noción de roles e identidad de género y el concepto de identidad como complejo, subjetivo y biográfico. El análisis de los relatos permite conclusiones en varios niveles. Uno descriptivo, en relación a las prácticas que muestran como se desempenan hoy los roles de género. Un segundo, en relación al tipo de conflicto que se deriva de estas prácticas. Un tercer nivel que aborda las maneras de enfrentar dichos conflictos, respecto a las cuales se postula el desarrollo de “estrategias identitarias de género”. Y un último nivel que discute la cualidad de los cambios de género desde la pespectiva del desarrollo de la subjetividad. / Les études de genre ont révélé des relations de domination et d'injustice liées au sexe des personnes, qui s'expriment selon des modalités très diverses dans différentes sociétés. Au cours des dernières décennies, on a pu constater à ce propos quelques changements significatifs. Cependant, ces changements restent ambigus, car, s'il est vrai qu'ils constituent des améliorations, il subsiste néanmoins d'importantes inéquités et discriminations.
C'est dans ce cadre contradictoire que la présente recherche prétend apporter un éclairage clinique, qui permette une meilleure connaissance de ces changements, du point de vue de la subjectivité. Le but poursuivi est de mieux comprendre les modalités d'appropriation subjective de ces changements ; ce but implique la centralité du concept d'identité de genre.
Plus précisément, l'approche biographique est celle qui nous a permis, à travers l'analyse des récits de vie de femmes et d'hommes chiliens, d'avoir accès à la dimension identitaire contenue dans chaque narration. Le cadre théorique repose sur deux axes : les théories du genre, qui distinguent les notions de rôle et d'identité de genre, et le concept d'identité, dans toute sa complexité subjective et biographique.
L'analyse des récits a permis de tirer des conclusions à plusieurs niveaux. Le premier est descriptif : il concerne les pratiques et fait voir comment les rôles de genre se déroulent aujourd'hui. Le second nous renvoie aux conflits qui dérivent de ces pratiques. Le troisième aborde les différentes manières de gérer ces conflits et débouche sur l'analyse des « stratégies identitaires de genre ». Enfin, le dernier niveau concerne la qualité des changements dans les relations de genre, dans la perspective du développement de la subjectivité.
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Des conséquences de la stigmatisation aux stratégies de défense de soi : le cas des personnes sans emploiBourguignon, David 15 December 2005 (has links)
Le chômage est une situation stigmatisante dont découlent bon nombre de difficultés rencontrées par les chômeurs. Tel sera le propos défendu dans cette thèse qui montrera en quoi la stigmatisation vécue par les chômeurs constitue un obstacle dans leur processus d'insertion sociale et professionnelle et peut être responsable de leur faible estime de soi. Dans un premier temps et sur base des travaux réalisés sur l'activation/menace du stéréotype (Steele et Aronson, 1995 ; Petty et Wheeler, 2001), la mauvaise réputation des chômeurs sera épinglée comme étant à l'origine de leurs faibles performances intellectuelles et de leurs intentions limitées d'entreprendre des recherches d'emploi et des activités culturelles. Dans un second temps, nous nous pencherons sur les difficultés à mettre en évidence un déficit d'estime de soi auprès des membres de groupes stigmatisés (Crocker et Major, 1989). La raison de ces difficultés réside dans la flexibilité dont font preuve les individus stigmatisés pour garder une estime de soi positive. Deux types de stratégies de protection de soi seront envisagés. La première consiste en la capacité des membres de groupes stigmatisés d'aménager leur réalité. Nous montrerons au travers de deux études que face à des situations de menace, les chômeurs minimisent leur perception de discrimination afin de protéger leur estime de soi. La seconde renvoie aux cognitions qui se révèlent être protectrices pour les membres de groupes stigmatisés. Partant du modèle « rejet-identification » développé par Branscombe, Schmitt et Harvey (1999), nous démontrerons l'importance de distinguer l'aspect personnel et groupal de la perception de discrimination au travers de populations différentes. Tout d'abord, deux études réalisées auprès de groupes communément étudiés dans le champ de la stigmatisation (le groupe des noirs et des femmes) témoigneront des effets différenciés de ces deux aspects sur l'estime de soi et montreront que la discrimination groupale ainsi que l'identification se révèlent être des pensées protectrices. Cette réflexion sera ensuite prolongée par l'étude des personnes sans emploi, ce qui nuancera quelque peu ces premières conclusions. En effet, bien que la perception de discrimination groupale soit bénéfique pour l'estime de soi des chômeurs, tel n'est pas le cas pour l'identification qui constitue pour ce groupe un véritable fardeau. L'ensemble de ces résultats sera discuté à la lumière de la littérature sur la stigmatisation et de la théorie de l'identité sociale. / Unemployment is a stigmatised situation, which takes into account of a large amount of problems encountered by jobless persons. The aim of this thesis was to defend this hypothesis and to underline the role of stigmatisation on difficulties encountered by unemployed people in their process of professional and social integration and on their weaker level of self-esteem. First, based on the theory of stereotype activation/threat (Steele et Aronson, 1995 ; Petty et Wheeler, 2001), we put forward towards two studies that the negative picture of unemployed people damages intellectual performance of jobless person and was the root of their lower intentions to entertain job research behaviours or cultural activities. After that, we will enter on the debate concerning the absence among stigmatised group members of systematic deficit on self-esteem (Crocker et Major, 1989). The hypothesis advanced to account of this absence put that stigmatised people show psychological resilience and hardiness in order to maintain a positive self worth. Two types of strategies were evolved. The first one consists of capacities from members of stigmatised group to transform their reality. In two studies, we defend the idea that when unemployed people are confronted to threatened situations, they tend to minimise discrimination in order to protect their self-esteem. The second one will present some cognition that would be protective for members of stigmatised group. Based on the “Rejection – Identification” model developed by Branscombe, Schmitt and Harvey (1999), we demonstrate the importance to distinguish between personal and group dimensions of discrimination across different populations. In a first time, two studies realised on group usually used to approach the effect of stigmatisation namely, women and black group, show the differentials effects of personal and group discrimination on self-esteem. Those studies underline that group discrimination as well as group identification were self-protective thinking. In a second time, two studies on unemployed people prolonged this reflection and give evidence that group identification was not all the time a self-protective strategies and was detrimental for some stigmatised group. Beside these first results, those studies support the protective aspect of group discrimination. All the studies would be discussed in light of stigmatised literature (Swim et Stangor, 1998; Schmitt et Branscombe, 2002) and social identity theory (Tajfel et Turner, 1979).
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Lorsque l'âge se fait menace : une approche psychosociale du vieillissement au travailGaillard, Mathieu 03 October 2008 (has links)
Nowadays, like most OECD countries, Belgium faces the challenge of an aging population. In response to this demographic challenge, OCDE governments gave priority to extending people’s working lives in order to maintain the financial viability of the social security system in the long term (OCDE, 2005, 2006). However, the fact that employment rate for the over 50s is very low in countries such as Belgium questions workers’ motivation and ability to remain in the workforce for longer. In line with the psychosocial approach to aging at work suggested by Sterns and Miklos (1995), we aimed to examine “older” workers’ attitudes towards work and early exit as well as their ability to work, learn and develop. More precisely, we investigated how older workers’ behavior can be affected by the fact that they are likely to perceive themselves and to be perceived by others according to social beliefs about aging at work. On the basis of two social psychological theories, Social Identity Theory (Tajfel & Turner, 1979) and Stereotype Threat Theory (Steele, Spencer, & Aronson, 2002), different empirical studies were carried out to examine the impact of age-related psychosocial processes on older workers’ behavior. / Afin de faire face aux difficultés financières que risque de poser le vieillissement de la population, un enjeu majeur des nouvelles orientations politiques, notamment en Belgique (OCDE, 2005, 2006), est la prolongation de la vie active effective. Cependant, les faibles taux d’emploi actuels au-delà de 50 ans dans des pays comme la Belgique posent question quant à la motivation et aux capacités réelles des travailleurs à prolonger la durée de leur vie professionnelle. L’étude des attitudes de maintien dans l’emploi des travailleurs âgés et de leur capacité à être performants au travail selon l’approche psychosociale du vieillissement au travail proposée par Sterns et Miklos (1995) constitue la question qui se trouve au cœur de cette thèse. Plus précisément, l’objectif poursuivi est l’analyse de la manière dont les conduites des individus étiquetés comme « travailleurs âgés » dans le monde du travail peuvent être influencées par le fait qu’ils sont susceptibles de se percevoir eux-mêmes et d’être perçus dans leur environnement professionnel sur la base de croyances sociales relatives au vieillissement professionnel. Dans ce cadre, en référence à deux théories de psychologie sociale, la théorie de l’identité sociale (Tajfel & Turner, 1979) et la théorie de la menace du stéréotype (Steele, Spencer, & Aronson, 2002), différentes études empiriques ont été réalisées afin d’examiner l’impact de processus psychosociaux associés au vieillissement sur les conduites individuelles des travailleurs âgés.
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Des conséquences de la stigmatisation aux stratégies de défense de soi : le cas des personnes sans emploiBourguignon, David 15 December 2005 (has links)
Le chômage est une situation stigmatisante dont découlent bon nombre de difficultés rencontrées par les chômeurs. Tel sera le propos défendu dans cette thèse qui montrera en quoi la stigmatisation vécue par les chômeurs constitue un obstacle dans leur processus d'insertion sociale et professionnelle et peut être responsable de leur faible estime de soi. Dans un premier temps et sur base des travaux réalisés sur l'activation/menace du stéréotype (Steele et Aronson, 1995 ; Petty et Wheeler, 2001), la mauvaise réputation des chômeurs sera épinglée comme étant à l'origine de leurs faibles performances intellectuelles et de leurs intentions limitées d'entreprendre des recherches d'emploi et des activités culturelles. Dans un second temps, nous nous pencherons sur les difficultés à mettre en évidence un déficit d'estime de soi auprès des membres de groupes stigmatisés (Crocker et Major, 1989). La raison de ces difficultés réside dans la flexibilité dont font preuve les individus stigmatisés pour garder une estime de soi positive. Deux types de stratégies de protection de soi seront envisagés. La première consiste en la capacité des membres de groupes stigmatisés d'aménager leur réalité. Nous montrerons au travers de deux études que face à des situations de menace, les chômeurs minimisent leur perception de discrimination afin de protéger leur estime de soi. La seconde renvoie aux cognitions qui se révèlent être protectrices pour les membres de groupes stigmatisés. Partant du modèle « rejet-identification » développé par Branscombe, Schmitt et Harvey (1999), nous démontrerons l'importance de distinguer l'aspect personnel et groupal de la perception de discrimination au travers de populations différentes. Tout d'abord, deux études réalisées auprès de groupes communément étudiés dans le champ de la stigmatisation (le groupe des noirs et des femmes) témoigneront des effets différenciés de ces deux aspects sur l'estime de soi et montreront que la discrimination groupale ainsi que l'identification se révèlent être des pensées protectrices. Cette réflexion sera ensuite prolongée par l'étude des personnes sans emploi, ce qui nuancera quelque peu ces premières conclusions. En effet, bien que la perception de discrimination groupale soit bénéfique pour l'estime de soi des chômeurs, tel n'est pas le cas pour l'identification qui constitue pour ce groupe un véritable fardeau. L'ensemble de ces résultats sera discuté à la lumière de la littérature sur la stigmatisation et de la théorie de l'identité sociale. / Unemployment is a stigmatised situation, which takes into account of a large amount of problems encountered by jobless persons. The aim of this thesis was to defend this hypothesis and to underline the role of stigmatisation on difficulties encountered by unemployed people in their process of professional and social integration and on their weaker level of self-esteem. First, based on the theory of stereotype activation/threat (Steele et Aronson, 1995 ; Petty et Wheeler, 2001), we put forward towards two studies that the negative picture of unemployed people damages intellectual performance of jobless person and was the root of their lower intentions to entertain job research behaviours or cultural activities. After that, we will enter on the debate concerning the absence among stigmatised group members of systematic deficit on self-esteem (Crocker et Major, 1989). The hypothesis advanced to account of this absence put that stigmatised people show psychological resilience and hardiness in order to maintain a positive self worth. Two types of strategies were evolved. The first one consists of capacities from members of stigmatised group to transform their reality. In two studies, we defend the idea that when unemployed people are confronted to threatened situations, they tend to minimise discrimination in order to protect their self-esteem. The second one will present some cognition that would be protective for members of stigmatised group. Based on the “Rejection – Identification” model developed by Branscombe, Schmitt and Harvey (1999), we demonstrate the importance to distinguish between personal and group dimensions of discrimination across different populations. In a first time, two studies realised on group usually used to approach the effect of stigmatisation namely, women and black group, show the differentials effects of personal and group discrimination on self-esteem. Those studies underline that group discrimination as well as group identification were self-protective thinking. In a second time, two studies on unemployed people prolonged this reflection and give evidence that group identification was not all the time a self-protective strategies and was detrimental for some stigmatised group. Beside these first results, those studies support the protective aspect of group discrimination. All the studies would be discussed in light of stigmatised literature (Swim et Stangor, 1998; Schmitt et Branscombe, 2002) and social identity theory (Tajfel et Turner, 1979).
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Lorsque l'âge se fait menace : une approche psychosociale du vieillissement au travailGaillard, Mathieu 03 October 2008 (has links)
Nowadays, like most OECD countries, Belgium faces the challenge of an aging population. In response to this demographic challenge, OCDE governments gave priority to extending people’s working lives in order to maintain the financial viability of the social security system in the long term (OCDE, 2005, 2006). However, the fact that employment rate for the over 50s is very low in countries such as Belgium questions workers’ motivation and ability to remain in the workforce for longer. In line with the psychosocial approach to aging at work suggested by Sterns and Miklos (1995), we aimed to examine “older” workers’ attitudes towards work and early exit as well as their ability to work, learn and develop. More precisely, we investigated how older workers’ behavior can be affected by the fact that they are likely to perceive themselves and to be perceived by others according to social beliefs about aging at work. On the basis of two social psychological theories, Social Identity Theory (Tajfel & Turner, 1979) and Stereotype Threat Theory (Steele, Spencer, & Aronson, 2002), different empirical studies were carried out to examine the impact of age-related psychosocial processes on older workers’ behavior. / Afin de faire face aux difficultés financières que risque de poser le vieillissement de la population, un enjeu majeur des nouvelles orientations politiques, notamment en Belgique (OCDE, 2005, 2006), est la prolongation de la vie active effective. Cependant, les faibles taux d’emploi actuels au-delà de 50 ans dans des pays comme la Belgique posent question quant à la motivation et aux capacités réelles des travailleurs à prolonger la durée de leur vie professionnelle. L’étude des attitudes de maintien dans l’emploi des travailleurs âgés et de leur capacité à être performants au travail selon l’approche psychosociale du vieillissement au travail proposée par Sterns et Miklos (1995) constitue la question qui se trouve au cœur de cette thèse. Plus précisément, l’objectif poursuivi est l’analyse de la manière dont les conduites des individus étiquetés comme « travailleurs âgés » dans le monde du travail peuvent être influencées par le fait qu’ils sont susceptibles de se percevoir eux-mêmes et d’être perçus dans leur environnement professionnel sur la base de croyances sociales relatives au vieillissement professionnel. Dans ce cadre, en référence à deux théories de psychologie sociale, la théorie de l’identité sociale (Tajfel & Turner, 1979) et la théorie de la menace du stéréotype (Steele, Spencer, & Aronson, 2002), différentes études empiriques ont été réalisées afin d’examiner l’impact de processus psychosociaux associés au vieillissement sur les conduites individuelles des travailleurs âgés.
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La construction médiatique de l’identité nationale en période de crise : une étude de la presse quotidienne grecque lors de la guerre du KosovoSyrmopoulou, Maria 16 January 2009 (has links)
Cette thèse traite de la manière dont les médias et, en particulier, la presse écrite, construit l’identité nationale en période de crise. La problématique est circonscrite dans un espace et temps précis, à savoir la guerre du Kosovo (mars-juin 1999).
Pourquoi insister sur l’identité nationale (grecque) dans un contexte de nationalismes (balkaniques)? Parce que nous sommes habitués à considérer les nations comme des centres ethniques fixés une fois pour toutes et capables de voyager immuables dans le Temps. On oublie ainsi que les nations se définissent à partir d’un enjeu circonscrit dans un temps et un espace précis. Et c’est cet enjeu que crée le cadre de l’interaction des acteurs sociaux. Ainsi, plus qu’une liste de critères identitaires, pour la plupart culturels, c’est l’interaction entre Nous et les Autres qui définit notre identité. Insister sur le contenu substantiel de la nation crée souvent des « identités meurtrières » (A. Maalouf) ; en revanche, considérer l’identité comme un fait social et politique pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de co-existence pour les communautés nationales.
Pourquoi nous intéresser à la presse écrite? Il y a deux raisons à cela. La première : la crise du Kosovo fut un événement hautement médiatisé. Or, « si l’image nous a fait vivre une guerre en direct, ou a prétendu le faire, l’écrit nous a permis de discuter du bien-fondé des différentes positions en présence » (M. Lits, R. Amossy). Du coup, le rôle de la presse dans la formation de l’opinion publique est considérable. La deuxième raison de notre intérêt tient au caractère politique de la presse, surtout dans un pays marqué par un bipartisme rigide dont les journaux quotidiens sont le miroir idéologique. En fait, la presse quotidienne grecque n’est pas un agent neutre qui rapporte tout simplement les faits. Elle re-construit les événements à travers son prisme idéologique et parle des Autres, des acteurs occidentaux et balkaniques qui sont impliqués dans la guerre du Kosovo en véhiculant des stéréotypes et des représentations collectives. Mais, en parlant des Autres, la presse parle également de la Grèce. En cela, elle soutient le processus identitaire grec que la crise du Kosovo déclenche.
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Le rôle géographique de la fête : le Congrès mondial acadien comme catalyseur identitaire et inhibiteur de frontièresLefebvre, Marie 23 May 2012 (has links)
Dans la foulée des débats entourant la définition et la compréhension de l’Acadie, dans ses dimensions identitaires et territoriales, cette thèse se veut un regard analytique sur l’adéquation entre la fête, le territoire et l’identité. Par l’étude du 4e Congrès mondial acadien tenu en août 2009 dans la Péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick, nous cherchons à mieux cerner le rôle géographique de la fête, de même que son importance dans le développement des collectivités minoritaires comme l’Acadie. Ainsi, en étudiant trois terrains différents, soit le terrain géographique tel que dévoilé dans le jeu politique d’échelles performé par les organisateurs, celui des identités telles qu’elles sont exprimées dans le discours des participants et celui de l’action et des performances spatiales des gens et des paysages, nous tentons de démontrer que le CMA est une fête qui témoigne certes de l’ambivalence de l’Acadie et de nos sociétés contemporaines, mais dans un contexte qui se veut essentiellement culturel, unificateur et rassembleur. En ce sens, il se constitue un événement qui permet à la communauté de se vitaliser, de se renouveler et de s’ancrer non plus uniquement dans un passé trouble, mais dans un présent et un avenir riches de possibilités. Sans nécessairement trancher le débat, cette analyse se veut porteuse d’une réflexion positive pour la communauté acadienne, tout en permettant d’élargir le propos théorique et méthodologique sur la fête en géographie.
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Les effets de l'expérience carcérale sur la construction identitaire des jeunes de la rue à MontréalLarouche, Annie January 2008 (has links) (PDF)
Cette recherche se penche sur les effets de la gestion répressive actuelle à l'égard des jeunes de la rue à Montréal, menant de plus en plus à des séjours d'incarcération, souvent pour des motifs non criminels tels que le défaut de paiement d'amende. L'objectif principal de cette étude est de comprendre les effets que l'expérience carcérale peut avoir sur la construction identitaire de ces jeunes. Cette recherche qualitative est basée sur 10 entretiens semi-directifs centrés sur l'expérience carcérale de jeunes vivant ou ayant vécu la rue pendant une période d'au moins six mois. Tous les répondants ont fait un séjour ou plus en prison, d'au minimum un mois, pour des motifs relatifs à leur vie de rue. Un questionnaire rempli par l'ensemble des répondants a complété la collecte de données. Notre hypothèse est que l'expérience carcérale a un impact sur la construction identitaire du jeune de la rue qui est amené à se repositionner sur le plan identitaire afin d'arriver à concilier de manière plus satisfaisante ses besoins de reconnaissance sociale et d'accomplissement personnel et de parvenir le plus possible à une consonance existentielle. Notre analyse s'appuie principalement sur la théorie de la gestion relationnelle de soi de Bajoit (1997, 2000, 2003, 2004) et sur les travaux de Chantraine (2004), Kokoreff (2004) ainsi qu'Otero, Poupart et Spielvogel (2004). Elle a permis de voir comment les transformations identitaires varient selon le rapport de l'individu à sa détention, allant du maintien de l'identité pré-incarcération au repositionnement identitaire majeur. Trois types de rapports ont été identifiés chez les répondants: l'incarcération inéluctable, marquée par une routine d'enfermement et la vie de rue; l'incarcération parenthèse, marquée par une toxicomanie enveloppante et la prostitution; et l'incarcération bifurcation, marquée par un changement de mode de vie ou de « carrière ». Enfin, des effets sur d'autres plans que l'identité ont été relevés dans les récits des répondants. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Jeune de la rue, Incarcération, Prison, Construction identitaire, Identité.
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Le "mauvais corps", entre médecine, psychologie et normativité : essai de problématisation sociologique du transsexualismeDubois, Dominic January 2008 (has links) (PDF)
Le transsexualisme, ou trouble de l'identité de genre, équivaut en psychiatrie à un trouble mental caractérisé par un sentiment d'inconfort face à son sexe et le souhait que celui-ci soit médicalement transformé pour correspondre au sexe opposé. Dans le langage commun, le transsexualisme réfère à une "femme qui a un corps d'homme" ou encore l'inverse, un homme qui a "un corps de femme". Le transsexualisme renvoie donc à un mauvais corps, celui de l'homme dans un corps de femme ou celui d'une femme dans un corps d'homme, ainsi qu'à une catégorie médicale, définie par Harry Benjamin en 1954. Si l'objet médical apparaît comme réponse à un besoin individuel, à la revendication d'un changement de sexe, comment penser la nature de la réponse? Il s'agira dans cet essai de démontrer comment la clinique du transsexualisme doit être pensée comme mise en forme d'une problématique de l'ambiguïté sexuelle, c'est-à-dire comme procès de normalisation de l'identité sexuelle transsexuelle en fonction des représentations savantes de l'homme et de la femme. Ces deux schèmes d'intelligibilité, l'homme et la femme, viennent régler ce que la médecine et la psychologie ont pu dire et faire de l'énoncé du mauvais corps, en l'inscrivant comme forme pathologique par rapport à la norme. Nous présentons dans cet essai différentes formes de problématique de l'ambiguïté sexuelle: le troisième sexe, les psychiatrisations des perversions et le trouble de l'identité de genre. Notre analyse des constructions discursives auxquelles réfèrent ces problématiques, distinctes quant à leurs contenus mais similaires dans la relation qui les définit à la normalité, permet de comprendre la spécificité de la problématique du transsexualisme, entre genre et sexe, entre nature et culture, entre normal et pathologique. Ces diverses dichotomies permettent à la médecine et la psychologie de réaffirmer le caractère naturel, voire ontologique, des sexes et de leurs différences, tout en transformant le phénomène transsexuel en clinique de normalisation. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Transsexualisme, Identité sexuelle, Individualité, Normes, Médecine, Psychologie.
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Débat sur la création d'un service canadien de renseignement extérieur : dilemme ou opportunité identitaire?Leblanc, Jean-François January 2008 (has links) (PDF)
Le débat sur la création d'un service canadien de renseignement extérieur perdure depuis 1945. Les discussions sur ce sujet se rapportent en majorité à des considérations matérielles et pratiques, qui en définitive, arrêtent le débat sur des réflexions associées à l'élaboration d'un tel service. L'objectif de ce mémoire est de trouver une nouvelle orientation aux discussions en s'intéressant à la question du « pourquoi créer une telle agence? » Plusieurs participants au débat, qui propose la création d'un service canadien de renseignement extérieur, s'appuient sur le fait que la communauté du renseignement au Canada n'est pas en mesure de récolter du renseignement extérieur de manière adéquate et que le Canada, est dépendant de ses alliés dans cette matière. Les propositions des auteurs de cette position s'expriment en lien avec le désir, pour le Canada, d'être autonome en renseignement extérieur. Par contre, cette ambition est principalement reliée aux propositions réalistes qui se réfèrent à un comportement égocentrique et de méfiance envers les intentions des autres États. Par l'entremise d'une approche constructiviste, l'observation des arguments qui concernent la recherche d'autonomie en renseignement extérieur, répondent toujours à cette nécessité, mais la complète en identifiant le besoin, pour le Canada, de protéger son identité grâce à ce type de service qui sert à la promotion et à la valorisation des intérêts tout comme des valeurs d'une société. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Identité, Intérêt national, Renseignement, Renseignement extérieur.
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