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Le figure femmnili nella Gallia romana : esportazione di un modello culturale : (II sec. A.C.-IV sec. D.C.) / L'exportation d'un modèle culturel : les figures féminines en Gaule romaine (IIe s. av.-IVe s. ap. J.-C.) / The female figures in Gauls (IInd BC-IVth AD) : a cultural exportationMarsura, Stefania 14 January 2010 (has links)
Cette étude a permis d’analyser un aspect de la condition féminine en Gaule, en partant du présupposé qu'il y ait eu des réalités différentes, unifiées par l’appartenance à une «couche sociale» complexe, divisée à l'intérieur, mais réglé par des lois universellement admises. Non seulement les femmes, mais les hommes également ont cherchés une intégration avec la culture romaine, condition nécessaire pour maintenir leurs privilèges et pour en acquérir de nouveaux. Cette recherche a identifié, dans la mesure du possible, le rôle joué par les femmes dans chaque couche sociale, en se référant plus particulièrement à leur perception du monde romain. Les femmes qui ont habité dans la Gaule, étaient étrangers aux mores romains, et ont été considérées par les romains comme l'antithèse du modèle romain de la pia et pudica matrona. Dans les représentations de elles mêmes, les femmes barbares se représentaient comme des romaines, en suivant les stéréotypes qui on retrouve dans tout l’Empire. Nous avons donc vérifier de quelle manière les provinciales se sont adaptées au modèle romain de la lanifica, c’est à dire la summa des stéréotypes qui voyait la femme comme un annexe du mari, et comme, au contraire, elles en ont refusé quelques aspects, mais aussi de quelle manière un tel modèle culturel a pu s'introduire dans une province, par quelles voies, pour quelles raisons historiques et culturelles, et comme il ait été accepté ou refusé par quelques régions de la Gaule. Notre tentative a donc été celui de tracer le rôle joué par les femmes dans une région qui faisait partie de l'Empire, et que elle en était pour ceci influencée, mais que elle a présenté également des particularités régionales non négligeables. / This research has tried to analyse an aspect of the female condition in Gauls, based on the assumption that there were different realities, unified anyway by a complex class system that was itself divided and settled by laws universally accepted. Not only the women but also the men looked for integration with the Roman culture, the necessary condition for the provincials to maintain their privileges and to acquire new ones. This study identified the role played by the women in every sector of the society, with a particular attention to their perception of the Roman world they were living in. These women were obviously unfamiliar to the Roman mores and were considered by the Roman themselves as the antithesis of the model of pia et pudica matrona. In their own representations, the barbaric women appeared as Romains, following the stereotypes common in all the Empire. This research has also tried to verify how the provincials adapted themselves to the Roman model of the lanifica, the summa of the stereotypes, or, on the contrary, they refused some aspects of it; but also analysed how such a cultural model got into a province, the ways used to diffuse it, the historical and cultural reasons, and how it was accepted or refused by some regions of the Gauls.This work is an attempt to draw the role played by the women in a province that was a part of the Roman Republic and Empire, and was influenced by it, but also had significant regional peculiarities.
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Memorias et titulos fecerunt in Alpibus Maritimis : la construction des modèles régionaux et locaux dans l'épigraphie latine impériale des Alpes Maritimae / Memorias et titulos fecerunt in Alpibus Maritimis : construction of regional and local models in Latin epigraphy imperial Alpes MaritimaeKatarzynski, Nicolas 15 December 2014 (has links)
Plus qu’une science auxiliaire, l’épigraphie est une source majeure de l’Histoire romaine. Elle permet de dévoiler des pans de la société antique que ne dévoilent pas toujours des sources littéraires, plus particulièrement lorsqu’on étudie l’histoire des régions du monde romain. Tel est le cas des Alpes-Maritimes, très peu documenté sur le plan littéraire. Il convient alors d’analyser les inscriptions latines qui révèlent certaines mentalités des habitants locaux par rapport à l’écriture sur la pierre et à son support. Pour mieux connaître les rapports entre les anciens et les inscriptions, on établit une comparaison entre l’épigraphie locale (c’est-à-dire les Alpes-Maritimes) et l’épigraphie extérieure, régionale comme universelle. Quelle est la particularité de l’épigraphie locale par rapport à elles ? Quelles sont les formules qui y apparaissent ? Quels sont les supports d’inscriptions qui sont prisés par les habitants ? La géographie joue-t-elle un rôle dans la circulation des idées épigraphiques ? On établit une liste des inscriptions susceptibles d’éclairer les spécificités de l’épigraphie locale. Ces inscriptions concernent principalement les cités de la province des Alpes-Maritimes (Cimiez, Vence, Briançonnet, Castellane), ainsi que les régions qui n’en font pas partie (la côte de Nice jusqu’à Monaco, Saint-Dalmas-de-Valdeblore). S’ensuit une comparaison entre les Alpes-Maritimes et l’extérieur, plus particulièrement les régions les plus proches comme le pays antibois ou la région vintimilloise. La chronologie est prise en compte. La période du Ier au IIIe siècle ap. J.-C. a été choisie, entre autres pour le nombre faramineux des inscriptions de l’Empire Romain, puisque l’épigraphie locale des IVe-Ve siècles manque de documents susceptibles de permettre une comparaison. Une mutation importante des formules ou des matériaux à l’époque chrétienne n’est pas étrangère non plus au rejet de cette période. La thèse se divise en trois parties : à part le catalogue des inscriptions analysées, les deux autres reposent sur une comparaison des matériaux (stèle, urne cinéraire, sarcophage, etc.) et des formules religieuses, funéraires et honorifiques. Les deux derniers chapitres permettent de discerner des différences fondamentales non seulement à l’échelle de l’Empire, mais également au niveau régional (Provence orientale ou Ligurie) et au niveau local (différences intéressantes entre Cimiez et Vence). / More than an auxiliary science, epigraphy is a major source of Roman history. It can reveal pieces of ancient society that does not always reveal the literary sources, especially when studying the history of the regions of the Roman world. Such is the case of the Alpes-Maritimes, poorly documented on the literary map. It is then necessary to analyze the Latin inscriptions that reveal certain attitudes of local people in relation to the writing on the stone and its support. To better understand the relationship between the old and inscriptions, a comparison is made between local epigraphy (that is to say, the Alpes-Maritimes) and external epigraphy, regional as universal. What is special about the local epigraphy in relation to them ? What are the formulas that appear? What are the enrollment materials that are popular with people? Geography does play a role in the movement of epigraphic ideas?It establishes a list of inscriptions that can inform the specifics of local epigraphy. These inscriptions relate mainly to the cities of the province of Alpes-Maritimes (Cimiez, Vence, Briançonnet Castellane) and regions that do not belong (the coast from Nice to Monaco, Saint-Dalmas-de-Valdeblore). Follows a comparison of the Alpes-Maritimes and the outside, especially the closest regions like Antibes country or region vintimilloise. The chronology is taken into account. The period of the first to third centuries AD was chosen among others for the huge number of entries of the Roman Empire, since the local epigraphy fourth-fifth centuries of lack of documents that allow comparison. A significant change formulas or materials in the Christian era is no stranger to the rejection of this period. The thesis is divided into three parts : besides the catalog inscriptions analyzed, the other two are based on a comparison of materials (stone, urn, sarcophagus, etc.) and religious, funerary and honorific forms. The last two chapters can be discerned fundamental differences not only across the Empire, but also at the regional (eastern Provence and Liguria) and local (interesting differences between Cimiez and Vence).
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L'accueil mercantile dans l'Occident romain : Aubergistes et clients (IIIe s. av. J.-C.-IVe s. ap. J.-C.) / The Commercial Accommodation Industry in the Western Roman World : Innkeepers and Patrons (IIIrd century B.-C. - IVth century A.D.)Le Guennec, Marie-Adeline 12 September 2014 (has links)
Notre étude porte sur le secteur commercial qui, dans l'Antiquité romaine, fournissait contre paiement un accueil provisoire, consistant en un hébergement et/ou des prestations de restauration et de débit de boissons avec consommation sur place; elle se concentre sur la partie occidentale du monde romain, de la période médio-républicaine au début de l'Antiquité tardive (IIIe s. av. J.-C.-IVe s. ap. J.-C.). Cette activité, que nous rangeons sous le titre générique d'accueil mercantile, jouait dans le contexte de l'Occident romain un rôle essentiel dans la gestion des mobilités humaines, en dépit de la déconsidération dont elle faisait l'objet, notamment de la part des élites qui privilégiaient, pour se faire héberger hors domicile, les réseaux d'hospitalité gratuite. Le premier chapitre de cette étude est consacré à une approche terminologique des questions traitées, qui vise à préciser la construction de notre objet d'étude et à poser les enjeux culturels du sujet, dont le lexique latin se fait le reflet. Dans un deuxième temps, une analyse synthétique des corpus textuel et archéologique permet de proposer une définition plus directement romaine de cette activité commerciale d'accueil, que les Romains associaient en particulier à la figure générique du caupo, de l'aubergiste entendu dans une perspective englobante. Notre troisième chapitre est dédié à une étude des comportements économiques et commerciaux des professionnels de l'accueil et de l'encadrement juridique auquel leur activité était sujette. Les quatrième et cinquième chapitres s'intéressent enfin à l'identité de ces professionnels et de leurs clients ainsi qu'aux représentations dont ils faisaient l'objet. / The research presented in this study is based in the context of Roman Antiquity, and is concerned with the commercial provision of temporary accommodation and/or catering, with consumption taking place on the premises. In this study, I focus on the western part of the Roman Empire over a long period of time: from the middle-republican period to early Late Antiquity (IIIrd century B.C.-IVe century AD). I shed light on the fact that in spite of social and cultural prejudices against the commercial accommodation industry (emanating especially from members of the elite who preferred to use free hospitality networks when they were abroad), this activity played a crucial role in the development of human mobility through the Western Roman world. The first chapter is dedicated to a lexical approach to this activity, and is aimed at clarifying the limits of the object of research and at introducing some of the cultural issues of this topic. In the second chapter, I develop a global analysis of the textual and archaeological corpus, and propose a definition in a Roman point of view of the activity studied, mostly associated with the generic figure of the caupo (the innkeeper in a broad perspective). The third chapter addresses the economic and commercial behaviour of the professionals involved in the accommodation business, and the juridical frame of their activity. The fourth and fifth chapters focus on both the professionals and their patrons; the approach taken considers their social and juridical statuses, and the representations of which they were the object.
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Le rôle du législateur dans la mise en œuvre efficace et équitable du droit de l'inculpé d'être jugé dans un délai raisonnableThiaw, Abdoul Karim 12 November 2023 (has links)
L'auteur analyse la mise en œuvre du droit constitutionnel de l'inculpé d'être jugé dans un délai raisonnable. Partant du constat de l'allongement des délais judiciaires en matière pénale au sens large (les procès criminels y compris) malgré la baisse continue du taux de criminalité et du volume des poursuites des infractions pénales graves, l'auteur démontre l'impuissance des tribunaux à faire respecter cette garantie. Il démontre ensuite que cette impuissance est due au fait que deux des principales causes de ces délais relèvent du législateur. L'auteur en conclut donc qu'une intervention législative, à travers une réforme en profondeur de certains aspects de la législation pénale, est nécessaire si l'on souhaite parvenir à une mise en œuvre à la fois efficace et équitable de cette garantie constitutionnelle. Une telle initiative législative pourrait d'ailleurs renforcer la collaboration entre les tribunaux et le législateur et elle constituerait un complément nécessaire à la jurisprudence constitutionnelle. Pour y arriver, l'auteur analyse les raisons historiques et constitutionnelles qui assurent l'historicité d'une intervention législative dans ce domaine et celles qui expliqueraient les difficultés persistantes des tribunaux à régler cette problématique. L'analyse se fait principalement dans le cadre du système juridique anglo-canadien et, accessoirement, dans celui de la France, l'objectif étant de mieux illustrer le propos dans deux contextes juridiques différents, soit les traditions juridiques de la common law et du droit romano-civiliste. L'auteur présente finalement des pistes de solutions à explorer au Canada pour effectuer la nécessaire réforme du droit criminel et du droit pénal réglementaire pour assurer durablement la mise en œuvre équilibrée du droit constitutionnel concerné. La thèse se divise en deux parties. La première porte sur l'historique de la protection du principe de célérité du procès pénal (d'où est tiré le droit constitutionnel en cause) à partir du droit romain et par la suite en droit anglo-canadien et en droit français jusqu'à nos jours. Cette partie démontre l'historicité de l'intervention du législateur pour résoudre la problématique des délais judiciaires et fait ressortir les limites consubstantielles à une tentative de règlement par la voie jurisprudentielle. La seconde partie analyse les raisons profondes de l'allongement des délais judiciaires en matière pénale et elle démontre que, pour des raisons constitutionnelles, c'est le législateur qui a compétence pour intervenir sur deux de ces causes. Cette partie explore finalement, par l'exemple canadien, les réformes du droit criminel et du droit pénal réglementaire qui pourraient assurer la protection efficace et équitable du droit constitutionnel.
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Interregnum : le partage du corps souverain et la naissance de la libera res publicaGohary, Laurent 17 April 2018 (has links)
Les institutions de la République romaine (509-27 av. J. C.) prévoyaient théoriquement que les magistratures électives et annuelles ne devaient jamais être vacantes. Ce principe juridique fondamental avait pour conséquence une continuité dans la détention du pouvoir exécutif qui reposait sur le ius, les auspicia et l’imperium. Cependant, il arriva à maintes reprises que les magistratures supérieures – consulat, tribunat militaire à pouvoir consulaire – fussent suspendues en raison soit d’entrave à la tenue des comices électoraux soit de scrupules religieux entraînant l’expiation rituelle et la renouatio auspiciorum. La légitimité et la légalité de la solution à la vacance du pouvoir exécutif reposait alors sur les patres auctores, détenteurs de l’auspicia patrum. Le rite de l’interregnum, procédure juridique archaïque, était l’émanation la plus claire de cette auctoritas patrum, apanage exclusif des sénateurs patriciens. Les vénérables pères, descendants des plus illustres familles de Rome, étaient les seuls à même de remédier à la vacance des magistratures par ce rite qui remontait, d’après la tradition, à l’époque royale latino-sabine et renvoyait au mythe bien connu du démembrement et de l’apothéose de Romulus. Le partage du corps souverain constitue à ce titre un symbole fondamental pour la représentation de l’auctoritas patrum et de la magistrature républicaine dont il serait peut-être vain de rechercher l’historicité. L’objet de cette étude est donc d’analyser la fort ancienne institution de l’interregnum qui, comme bien d’autres, était caractérisée par un passage progressif du sacral au juridique. Le droit public prévoit dans tout système institutionnel des recours d’exception révélant la représentation psychologique du pouvoir souverain. Rome n’échappe pas à la règle voire même elle put, d’une certaine façon, l’inventer. / The institutions of the Roman Republic (509-27 B.C.) were made to ensure, in theory, that electives and annuals magistracies must never be vacant. This fundamental juridical rule had as consequence an absolute continuity in the detention of the executive power which was based on ius, auspicia and imperium. However, it occurred several times that the supreme magistracies – consulate, military tribunate with consular power – were suspended because either of hindrance to the holding of consular elections or religious misgiving leading to ritual expiation and renouatio auspiciorum. The legitimacy and the legality of the solution to the vacancy of the executive power then relied on the patres auctores, holders of the auspicia patrum, exclusive privilege of the patrician senators. The venerable fathers, heirs of Rome’s most illustrious families, were the only ones to be able to put an end to the vacancy of the magistracies by using the ritual called interregnum which appeared, according to the roman tradition, during the royal latine-sabine period and were connected to the famous myth of the dismemberment and the apotheosis of Romulus. The partition of the king’s embodiment constitute, as such, a fundamental symbol of the representation of auctoritas patrum and of the republican magistracy of which it should be vain to search any historicity. The purpose of this study is thus to analyse the very old institution of the interregnum which, as many, was characterised by the progressive transformation from the sacred to the juridical. In every institutional system, the public law makes provision for exception recourses revealing the psychological representation of the sovereign power. Rome is not an exception to the rule; the city could even, in a certain manner, have invented it.
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Auctoritas : les sources du droit public dans la pensée cicéronienneMurray, Nathan 09 September 2024 (has links)
Ce mémoire propose une analyse de la pensée constitutionnelle tardorépublicaine telle qu'elle est exprimée dans les discours, traités rhétoriques et traités philosophiques de l'orateur et homme d'État romain Marcus Tullius Cicéron, entre 67 et 43 avant Jésus-Christ. Le chapitre I adopte une structure chronologique et brosse un portrait du parcours privé et public de Cicéron, en s'attardant principalement sur les éléments de son éducation et de sa carrière politique qui ont pu influencer sa réflexion. Ces éléments sont situés dans leur contexte historique et institutionnel. Les chapitres II et III sont consacrés respectivement à la réflexion cicéronienne sur le peuple et le Sénat et adoptent une approche théorique et rhétorique du droit public romain : sont étudiées les constructions et les conceptions qui sous-tendent l'analyse constitutionnelle élaborée par Cicéron, mais aussi l'instrumentalisation de celle-ci au service d'une idéologie et d'un projet politiques. Les questions de la « souveraineté » supposée du populus romanus, de la « refondation » du droit écrit par la loi naturelle, de l'idéal cicéronien de primauté institutionelle, constitutionelle et politique du Sénat, de même que celle de la valeur juridique du sénatus-consulte sont abordées. Le chapitre IV, enfin, s'attarde à la constitution « en action » : le droit public romain y est étudié dans sa pratique et son application. L'analyse d'une sélection précise de crises politiques qui sont en fait autant d'affrontements légaux – le recours au sénatus-consulte ultime, le tribunat de Clodius et l'exil de Cicéron, les troubles qui suivent l'assassinat de César dictateur – permet ainsi de mettre la théorie cicéronienne à l'épreuve du réel. La conclusion offre un retour sur une pensée paradoxale mais cohérente, qui mit au service d'une conception radicale de la suprématie sénatoriale une savante rhétorique de la tradition et une réflexion philosophique et juridique complexe.
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Les Pays-Bas espagnols et les Etats du Saint Empire (1559-1579): priorités et enjeux des correspondances diplomatiques en temps de troublesWeis, Monique January 2000 (has links)
Doctorat en philosophie et lettres / info:eu-repo/semantics/nonPublished
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Paysages du grand domaine et normes agronomiques de Caton à Pline l'Ancien. Représentations de l'espace et "bonne mesure".Zannier, Marie-Pierre 14 December 2007 (has links) (PDF)
Produits principalement entre le IIe s. av. et le Ier s. ap. J.-C., les écrits agronomiques latins, de Caton à Pline l'Ancien, permettent d'évaluer et de comprendre les contraintes naturelles et sociales qui ont déterminé, de façon évolutive, un modèle d'organisation et de gestion du domaine agropastoral. Formes de raisonnement et caractéristiques de composition et d'énonciation participent d'un effort de codification de la science agronimique et de ses objets. Tout en impliquant une représentation idéale des paysages du fundus, les normes agronomiques romaines sont édictées de façon de plus en plus souple pour intégrer la pluralité et la diversité des situations agraires que rencontre Rome au fur et à mesure de son expansion. Une analyse de fréquence des thèmes relatifs aux paysages fait apparaître les critères majeurs d'appréciation de l'environnement qui retiennent l'attention des experts agronomiques dans la perspective d'une exploitation et d'un aménagement, raisonnés et rentables, de l'espace rural. Ces normes agronomiques sont également soutenues par des considérations d'ordre idéologique. Illustrées par l'utilisation de symboles et d'images, les valeurs prônées, issues de l'ornamentum nobiliaire, viennent justifier les principes d'ordre et de mesure qui dovent présider à l'organisation spatiale et humaine des fundi ruraux.
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La romanisation de l'Afrique romaine à travers la diffusion et l'évolution de la citoyenneté romaine, de la République à Caracalla: les cas de Thugga et Lepcis MagnaCossette, Gabriel 04 1900 (has links)
Le phénomène de la romanisation étant des plus complexe, il est donc nécessaire de se concentrer sur un seul de ses aspects, mais aussi sur un espace géographique restreint : la diffusion de la citoyenneté romaine en Afrique proconsulaire. Quels sont ses mécanismes et ses processus? Quels sont les motifs pour Rome ou pour les indigènes? Finalement, quels sont les impacts de cette diffusion sur les individus ainsi que sur leur cité? Ultimement, y a-t-il eu une romanisation de l’Afrique par la diffusion de la citoyenneté romaine? Voilà les questions qui ont été posées à travers l’étude des cas de Thugga et de Lepcis Magna. Finlement, il semble que l’empereur ainsi que les notables locaux furent des moteurs importants de cette diffusion, que les motifs pouvaient être stratégiques ou culturels pour l’empereur, mais surtout fiscaux pour les notables et que le principal impact, autant sur les individus que sur la cité, fut bel et bien la transformation, voire la romanisation juridique, de l’Afrique romaine. / Because of the Romanization phenomenon's complexity, it is necessary to focus on a single aspect, and a defined area : the spread of Roman citizenship in Africa proconsularis. What are its mechanisms and processes? What are the reasons for Rome or for the natives? Finally, what are the impacts of this diffusion on the individuals and communities? Ultimately, was there a Romanization of Africa through the spread of Roman citizenship? These are the questions that were asked through the study of Leptis Magna and Thugga cases. In the end, it seems that the emperor and community leaders were important drivers of this spread, while the emperor's motives were more strategic or cultural, they were for the community leaders, mostly economical, the main impact on both the individuals and the communities, was indeed the transformation or the jural romanization of Roman Africa.
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L'Idéologie politique des empereurs flaviens (69-96) à travers les sources épigraphiques et numismatiquesTiron, Jocelyn 09 1900 (has links)
La dynastie des Flaviens est souvent mal connue et appréciée en raison de sa situation chronologique, « coincée » entre la famille des descendants de César et d’Auguste et celle allant de Trajan à Marc Aurèle. Elle passe parfois pour une simple dynastie de « transition » qui aurait uniquement servi de passerelle entre deux familles considérées comme plus brillantes qui ont par ailleurs laissé un souvenir plus durable. En un peu plus d’un quart de siècle (69-96), Vespasien, Titus et Domitien ont pourtant davantage fait pour la stabilité de Rome et de l’Empire que certains de leurs prédécesseurs ou successeurs.
Sorti vainqueur des troubles civils de l’année des quatre empereurs (68-69), Vespasien ramena la paix en Orient et en Italie en plus de s’attacher à stabiliser les institutions et de reconstituer les finances de l’État, passablement écornées par les dernières années du Principat de Néron (54-68) et la guerre civile elle-même. Plus que la paix et la stabilité à l’intérieur et aux frontières de l’Empire, il fit cependant en sorte de refonder les bases institutionnelles du Principat en assumant sa transformation en un régime monarchique et héréditaire. Un principe parfaitement admis puisque ses deux fils adultes, Titus et Domitien, lui succédèrent sans difficulté.
Davantage peut-être que les récits laissés par les sources littéraires anciennes, les inscriptions romaines et italiennes ainsi que les monnaies émises par l’atelier de Rome sont probablement le meilleur témoignage permettant de saisir le plus précisément et le plus profondément l’idée que les Flaviens se faisaient d’eux-mêmes et du pouvoir dont ils étaient investis. Le contenu de leur titulature officielle comme leurs choix iconographiques permettent ainsi de dégager leurs différents thèmes de propagande qui laissent finalement apparaitre une vraie continuité dans leur idéologie du pouvoir et leur manière de gouverner.
Vespasien a ainsi posé des fondations idéologiques et politiques que ses fils ont globalement poursuivies et respectées, ce qui renforce l’idée selon laquelle les Flaviens ont effectivement suivi un « programme » qui les distinguait de leurs prédécesseurs et de leurs successeurs. Malgré des différences parfois importantes dans leurs pratiques, les inscriptions et l’iconographie monétaire permettent ainsi de mettre en lumière le fait que Titus et Domitien ont finalement moins cherché à faire preuve d’originalité qu’à s’inscrire dans la continuité de l’œuvre de leur père afin de garantir le maintien de la paix et avec elle la prospérité et la stabilité de l’État, et avec elles la satisfaction et la tranquillité de l’ensemble de la société. / The Flavian dynasty is not the most famous of the imperial families who ruled the Roman Empire, especially because it seems to be badly located between two more prestigious dynasties: the descendants of Julius Caesar and Augustus, and those, to Marcus Aurelius, of Trajan. Moreover, the Flavian are sometimes considered only as insignificant because of the shortness of the time they stayed at power. However, for a little more than a quarter century (69-96), Vespasian, Titus and Domitian worked a lot, and more than some of their predecessors or successors, to ensure the stability of Rome and of the entire Empire.
Winner of the Year of Four Emperors (68-69), Vespasian brought back peace in the East and in Italy, and intended to stabilize the institutions and restore the finances of the State, partly ruined by the last years of Nero’s reign and the civil war. More than peace and stability, inside the Empire and on the borders, he ruled to rebuild the institutional basis of the Principate by assuming its transformation into a monarchic and hereditary regime. This idea was wholly admitted because his two adult sons, Titus and Domitian, succeeded him with no difficulty.
Perhaps more than the account of the ancient literary sources, Italian and Roman inscriptions and coins from the mint of Rome are the best testimony allowing us to catch, accurately and deeply, how the Flavian were considering themselves and the power they had. The content of their official titulature alongside with the iconography of their coins are helpful to determine the themes of their propaganda from which appears a real continuity in their ideology and their way of ruling power.
Vespasian laid ideological and political foundations that his two sons globally respected and pursued, reinforcing the idea that the Flavians had their own « political program » which distinguished them from the predecessors and successors. Despite some differences in their practices, sometimes big, the inscriptions and monetary iconography of Titus and Domitian were finally less original than an attempt to pursue their father’s work in order to guarantee the peacekeeping, and with it, the stability and the prosperity of the State, and beyond, the satisfaction and calmness of the whole society.
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