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Rome et le Royaume d'Arménie : interactions politiques, militaires et culturelles (65 av. - 224 ap. J.-C.) / Rome and the Kingdom of Armenia : political, military and cultural interactions (65 BC - AD 224)Kéfélian, Anahide 06 March 2017 (has links)
Pendant près de cinq siècles, Rome ne cessa de tenter de maintenir sous influence l'Arménie face aux ambitions parthes puis sassanides, en raison de la position stratégique de ce royaume. Cette thèse se concentre sur les relations entretenues par Rome depuis la deditio de Tigrane II en 65 av. J.-C., et jusqu'en 224 ap. J.‑C., date de l'arrivée des Sassanides. Généralement, les études de ces relations ne se limitent qu'à donner la vision événementielle de la question. Cette thèse remet en contexte les relations diplomatiques entre Rome et l'Arménie ainsi que les interactions qui en découlent en prenant en considération d'autres sources jusqu'alors peu étudiées. Dans ce but, une analyse thématique, divisée en trois parties, a été réalisée. La première partie analyse la représentation de l’Arménie transmise par Rome par l’étude de son image monétaire et sa représentation dans la sculpture. La seconde remet en contexte les relations diplomatiques, vues précédemment à travers le prisme idéologique des monnaies, pour comprendre les tactiques romaines visant à intégrer et maintenir le royaume d'Arménie dans la sphère romaine. Enfin, la troisième partie se concentre sur la présence romaine dans le royaume d'Arménie en étudiant la répartition des troupes romaines et les interactions culturelles et linguistiques qui en découlent. / For almost five centuries, the Roman Empire tried to keep Armenia under its influence against the ambitions of the Parthians and Sassanians, due to the strategical location of this kingdom. This thesis reviews the relationship of the Roman Empire with Armenia from the deditio of Tigrane II in 65 BC until the arrival of Sassanians in AD 224. Typically, such studies are only based on factual events. In this thesis however, the diplomatic relationship between Rome and Armenia and the resulting interactions are put into context by also taking into account other sources, which have rarely been studied until now. Therefore, a thematic analysis was performed, which is divided in three parts. The first part deals with the depiction of the Armenian Kingdom that Rome conveyed by analysing its monetary iconography and its representation in the sculptures. The diplomatic relationships, beforehand seen through the ideological prism conveyed by the coins, are put into context in the second part. This allows to understand the tactics used to integrate and keep the Armenian Kingdom in the Roman sphere of influence. The third and last part concentrates on the Roman presence in the Armenian Kingdom by studying the distribution of Roman troops and the resulting cultural and linguistic interactions.
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Les coups d'État dans l'Empire romain de 235 à 284 / Political coups in the Roman Empire from 235 to 284Amon, Hermann Kouamé 07 July 2014 (has links)
Au cours du IIIe siècle, l’Empire romain est confronté aux attaques militaires de ses voisins aux niveaux de sa frontière orientale et occidentale. Ces attaques parfois simultanées engendrent une instabilité du pouvoir impérial, caractérisée par la multiplication de coups d’État. L’objectif de cette étude était d’analyser ce phénomène politique de 235 à 284. Les questions essentielles de l’analyse étaient : Qu’est-ce qu’un coup d’État dans le contexte politique de l’Empire romain ? Comment se présente le coup d’État au cours de la période concernée et quels sont ses conséquences dans l’Empire. Ainsi, nous avons démontré à travers une analyse théorique que le phénomène de coup d’État n’est pas spécifique au IIIe siècle de l’Empire mais qu’il est consubstantiel au régime impérial. Après, cette démonstration, nous avons analysé chaque coup d’État et mis en relief leur augmentation avec l’intensification des attaques des ennemis de l’Empire. Pour chaque coup d’État était présenté, le contexte de sa proclamation, son déroulement et l’analyse politique qu’on pouvait en faire. Au terme de toute cette analyse, nous avons présenté les conséquences de ce phénomène politique tant sur la structure politique et militaire mais aussi sur la vie économique, sociale et administrative de l’Empire. / During the third century, the Roman Empire is faced with military attacks from its neighbors at its eastern and western borders. These simultaneous attacks generate instability for the imperial power, characterized by the increase of political coups. The objective of this study was to analyze this political phenomenon from 235 to 284. Critical analysis questions were: What is a coup in the political context of the Roman Empire? What is the process of a coup during the relevant period and what are its consequences for the Empire? We have shown through a theoretical analysis that the phenomenon of coups is not specific to the third century of the Empire, but it is consubstantial to the roman imperial regime. After this, we have analyzed each coup and highlighted the increase of their occurrence with the intensification of attacks by Rome’s enemies. For each coup analyzed, the context of its proclamation, its development and the political analysis was given. We have presented the consequences of this political phenomenon on both political and military structure and also on the economic and administrative life of the Empire.
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Résistance et mutations de la fonction impériale entre Antiquité tardive et Moyen Age : le règne de Zénon (474-491) / Resistance and mutations of the imperial authority between Late Antiquity and Middle Ages : the reign of Zeno (474-491)Le Coz, Audren 25 November 2017 (has links)
La déposition du dernier empereur d’Occident en 476 a longtemps marqué le tournant entre Antiquité et Moyen Age. Depuis quelques décennies, les études sur l’Antiquité tardive ont relativisé la portée de cet épisode. La continuité aurait largement prévalu, d’où la promotion d’une large Antiquité tardive, du IIIe au VIIIe siècle : une période d’évolution lente, non de rupture brutale. L’Empire romain a pourtant bien traversé une crise profonde dans la seconde moitié du Ve siècle, en Orient comme en Occident. Cette étude se propose d’examiner en particulier la façon dont l’empereur Zénon (474-491) a fait face à cette crise générale de l’autorité impériale et à la déposition des derniers empereurs d’Occident. Avec pragmatisme et opportunisme, Zénon a engagé la fonction impériale dans un nouveau monde, sans renoncer à la prétention des empereurs à incarner une autorité universelle. Une méthode de gouvernement originale se dessine, notamment après l’usurpation de Basiliskos (475-476), qui l’oblige à revoir en profondeur sa politique dans les domaines intérieur, extérieur et religieux. Les choix de Zénon dans son second règne ont engagé ses successeurs, quelle qu’ait été leur volonté de revenir aux traditionnelles ambitions impériales. Sans renier les avancées des études tardo-antiques sur le temps long, cette étude se propose donc de mettre en lumière l’accélération politique des années 475-476, notamment du point de vue oriental. Tout en défendant la fonction impériale pluriséculaire dont il venait d’hériter, le rôle historique de l’empereur Zénon a été d’accepter un nouveau monde, et d’accompagner l’entrée de l’Empire romain dans le Moyen Age. / For a long time, scholars identified the deposing of the last Western Emperor in 476 CE as the transition point between Antiquity and the Middle Ages. Over the past few decades, Late Antiquity scholars have reconsidered the importance of this event: continuity would have definitely prevailed, which opened up the path to the promotion of an extended Late Antiquity, from third Century to eighth Century AD. A period of slow evolution, without brutal rupture. However, this argument fails to account for the profound crisis the Roman Empire experienced during the second half of the 5th century CE, in both the East and West. Accordingly, this study examines Emperor Zeno’s (474-491 CE) approach to this widespread crisis of imperial authority, and the dethroning of the last Western emperors. With pragmatism and opportunism, Zeno refashioned the role of emperors for a new world, without renouncing the emperor’s claim to universal authority. A new method of governance appeared, particularly after Basiliskos’ usurpation of the throne (475-476 CE), which forced Zeno to radically revise his internal, external and ecclesiastical policies. Zeno’s moves during his second reign restricted the options of his successors, no matter how strong was their willingness to return to traditional imperial ambitions. Without denying the advances of Late Antiquity studies over the long term, this study illuminates the rapid political events of the years 475-6 CE, particularly in the Eastern half of the Empire. While defending the long historical tradition of imperial power he inherited, Zeno’s historical role was to accept a new world and help usher the Roman Empire into the Middle Ages.
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Les Combats de Carnaval et Réformation. De l'instrumentalisation à l'interdiction du Carnaval dans les Eglises luthériennes du Saint-Empire au XVIe siècle / Fights of Carnival and Reformation. From instrumentalizing to banning carnival by Lutheran churches in the 16th century Holy Roman EmpireGuillabert, Tiphaine 25 November 2017 (has links)
Le carnaval, symbole de la culture festive de l’Europe du Moyen Age, a aujourd’hui largement disparu. L’impact de la Réformation a souvent été questionné, sans être étudié : quel rôle Luther et les siens ont-ils joué dans cette évolution? Dans l’Empire, le carnaval est d’abord utilisé comme un instrument au service de l’entreprise de déstabilisation et de désacralisation de l’Église romaine. Dès 1520, Luther lui emprunte un langage bas, propice à la satire et cohérent avec le principe du sacerdoce universel. Les carnavals moquent l’Église comme un élément malsain de la société, et favorisent la révolution religieuse en présentant le retour à l’ordre comme celui de la réforme de l’Église folle. Pourtant, à mesure que la puissance de destitution du carnaval se révèle et que les clercs protestants se mettent à le définir comme la fête de la fausse Église, les Églises luthériennes basculent contre le carnaval. Dès lors, prédicateurs et réformateurs cherchent des solutions pastorales et liturgiques pour le supplanter. Théoriquement, ces efforts sont épaulés par l’action des autorités temporelles. Mais il faut du temps pour que celles-ci s’approprient leur charge, et surtout pour qu’elles considèrent le carnaval comme un élément nuisible à la société, à rebours des traditions de diplomatie et de cohésion civique qu’il assumait jusqu’alors. Ce combat contre carnaval, qui mène peu à peu à son interdiction par les Églises luthériennes, exprime le refus d’une culture profane préexistant à la Réformation. La lenteur et la difficulté à éradiquer le carnaval s’expliquent à la fois par son ancrage coutumier et son aspect protéiforme. / Carnival, which was emblematic of the festive culture in mediaeval Europe, has disappeared to a large extent today. The question of the impact of the Reformation has often come up without being studied: what part did Luther and his followers play in this evolution? In the Holy Roman Empire carnival was first used as a means for destabilizing the Roman Catholic Church and taking away its sacred aura. As early as 1520 Luther adopted its low-level language, which was most suitable for satire and consistent with the principle of universal priesthood. Carnivals make fun of the Catholic Church as an unwholesome component of society and favor the religious revolution in presenting the restoration of order as the fruit of the reformation of a « foolish » Church. However,as the carnival subversive power was being revealed and the Protestant clerics started defining it as the feast ofthe false Church, Lutheran churches turned against it. Since then, preachers and reformers did try and find pastoral and liturgical ways of supplanting it. In theory, these efforts were supported by the action of the temporal authorities. But the latter were a long time taking on their responsibility and moreover considering carnival very harmful to society, against its traditional diplomatic and civic cohesion role. This long-term fight against carnival which leads progressively to its banning by the Lutheran churches expresses the refusal of a profane culture preexisting to Reformation. The reasons why it took such a long time to eradicate carnival are both its rooting inancient custom and its protean character.
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Recherche sur la logistique des armées romaines sous le Haut-Empire / Research on the Law and the Logistics of the Roman Army during the Early EmpireLachapelle, David 28 November 2015 (has links)
Les armées romaines républicaines avaient atteint un haut degré d'organisation. Avec l'avènement du Principat, les légions furent établies aux frontières de l'empire, et l'approvisionnement dut se maintenir en période de paix. Cette thèse tente d'expliquer le système logistique des armées romaines sous le Haut-Empire. Pour ce faire, il faut d'abord évaluer les besoins en nourriture, en matériaux et en animaux. Il est également nécessaire de présenter les théories actuellement reçues, et d'expliquer les bases sur lesquelles elles se fondent, afin de comprendre les biais qui auraient pu s'y introduire inconsciemment. Pour la suite, la recherche s'articule autour de deux axes différents, mais complémentaires : d'abord la logistique en période de guerre, puis la fiscalité. La question de la logistique en période de guerre, incluant l'ère républicaine, a été abordée sous trois angles : l'approvisionnement individuel, celui organisé par le général et celui organisé depuis la capitale. La compréhension de ces aspects est primordiale pour évaluer la place qu'occupait chacune des méthodes de ravitaillement dans le tableau de la logistique. Ensuite, elle permet de mettre en évidence les circonstances entourant certaines habitudes, ainsi que les tendances qui se démarquent. La fiscalité, qui n'est trop souvent étudiée qu'en surface par les historiens militaires, est cependant au cœur de la logistique en période de paix. Les réquisitions étaient remboursées par l'argent des impôts, les achats également. La présence d'un impôt en nature pourrait changer la donne. Suit enfin une présentation de l'organisation qui encadrait le service logistique et des infrastructures qu'il employait. / The roman armies of the republican era had reached a high degree of organization. With the coming of the Principate, the legions were sent on the frontiers of the empire, and their supplying had to be maintained during peacetime. This thesis tries to explain the logistical system of the roman armies under the Early Empire. To do so, the needs in food, materials and animals must be assessed. It is equally important to present the theories actually accepted, and to explain the basis on which they stand, in order to understand the biases which may have been introduced unconsciously. For the next part, the research focuses on two very different, yet complementary axes : firstly, the logistics in times of war, and secondly, the tax system. The question of the logistics in times of war, which includes the republican era, has been studied under three angles : individual supplying, supplying organized by the general, and the one organized from the capital. The understanding of these aspects is paramount to assess the importance each of those methods of supplying occupied in the bigger picture of the logistics. It will also allow to underline the circumstances surrounding some habits and the tendencies that emerge. The tax system, which is often studied too briefly by modern military historians, is however at the heart of the logistics in peacetime. Requisitions were reimbursed with tax money, the same is also true for purchases. The presence of a tax in kind could change our understanding of the system. A presentation of the organization that structured the logistics, and the infrastructures it used, follows.
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L'image de l'homme à la peau foncée dans le monde romain antique : constitution, traduction et étude d'un corpus de textes latins / The image of man with dark skin in the ancient Roman world : constitution, translation and study of a corpus of Latin textsDiatta, Micahel Syna 14 December 2017 (has links)
Par sa différence et par sa similitude, l’homme à la peau foncée interpelle les anciens qui, dès les savants grecs, ont voulu trouver des raisons géographiques et climatiques, c’est-à-dire ‘scientifiques’, à son altérité. C’est le monde romain antique qui a été choisi comme cadre du présent travail. On y utilise un corpus de textes littéraires, historiques et philosophiques latins, considérés dans un éventail chronologique large (du IIe s. av. J.-C. au Ve s. ap. J.-C.), sans s’interdire éventuellement la comparaison avec les référents grecs. Le travail s’appuie sur une démarche lexicologique, avec l’étude des mots latins de couleur et de leurs connotations, pour mener une enquête sur les interactions entre l’évocation de la couleur de peau ‘autre’ et les concepts sociaux, philosophiques, religieux du monde romain antique. On cherche quels sont les hommes à la peau foncée avec lesquels les Romains ont été en contact, qui sont venus dans la Ville, et quelle place ils y ont tenue, restreinte entre quelles limites et vouée à quelles fonctions, avec quel impact sur leur nouvel environnement — et sur eux-mêmes. On sollicite aussi, le cas échéant, la documentation iconographique. On explore le domaine de la littérature patristique, dans laquelle l’homme à la peau foncée occupe une certaine place, et l’on cherche à caractériser la dimension symbolique qu’il acquiert chez les premiers écrivains chrétiens. On retient de manière critique les apports des spécialistes précédents qui se sont occupés de la question (F. M. Snowden, L. S. Senghor), en tenant compte de la difficulté qu’éprouvent des modernes à s’abstraire de leur propre univers culturel, conceptuel et intellectuel pour étudier ces réalités du contact entre gens à la couleur de peau différente dans le monde romain de l’Antiquité. / By its difference and its similarity, the man with the dark skin appeals to the elders who, from the Greek scientists, wanted to find geographical and climatic reasons, that is to say “scientific reasons”, to his otherness. It is the ancient Roman world that was chosen as the framework of this research. A corpus of literary, historical and philosophical Latin texts is used in a wide chronological range (from the 2nd century BC to the 5th century AD), however, in comparison with the Greek referents. The work is based on a lexicological approach, with the study of the Latin words of color and their different connotations, to investigate the interactions between evocation of skin color 'other' and social, philosophical, religious of the ancient Roman world. What are the dark-skinned men with whom the Romans came in contact, who came to the city, and what place they held, restricted between what limits and what functions, with what impact on their new environment - and on themselves. If necessary, the iconographic documentation is also requested. The field of patristic literature is explored, in which the dark-skinned man occupies a certain place, and we try to characterize the symbolic dimension that he acquires in the early Christian writers. The contributions of the foregoing experts (Fr. M Snowden Jr., L. S Senghor) are critically taken into account, taking into account the difficulty experienced by moderns in abstracting from their own cultural, conceptual and intellectual study these realities of contact between people with different skin color in the Roman world of antiquity.
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Les ambassades des cités grecques d’Asie Mineure auprès des autorités romaines : de la libération des Grecs à la fin du Haut-Empire (196 av. J.-C. - 235 apr. J.-C.) / Embassies of Asia Minor’s greek cities to the roman authorities : from the liberation of Greece to the end of the Early Empire (196 BC – 235 AD)Claudon, Jean-François 26 June 2015 (has links)
Les ambassades des cités d’Asie Mineure constituent un poste d’observation commode pour qui veut apprécier les évolutions politiques et institutionnelles qui travaillèrent les communautés grecques de l’irruption des légions en Orient à la fin du Haut-Empire. Cette enquête portant sur un temps long permet notamment de cerner les évolutions dans les raisons qui poussaient les cités à en référer aux autorités romaines. Si l’institution du principat constitua une rupture indéniable en personnalisant les relations entretenues par les communautés de l’Orient grec avec une Rome conçue jusque-là par elles comme une puissance collective, il n’en reste pas moins que plusieurs éléments de permanence prouvent que la mue des ambassades civiques d’actes éminemment diplomatiques en faits purement administratifs n’était pas totalement réalisée à la fin du IIe siècle apr. J.-C. Les pratiques ambassadoriales ont quant à elles fortement évolué, car elles étaient tributaires des mutations institutionnelles, diplomatiques mais aussi sociales du monde romain. Toutefois, on a pu entrevoir à travers plusieurs phénomènes de contournement par les communautés grecques des normes diplomatiques romaines l’aspiration persistante des entités civiques à manifester une forme de vie extérieure, et donc un semblant d’autonomie à l’égard de Rome. Malgré l’apparition, notamment au sein des élites civiques, d’un discours dépréciatif condamnant l’envoi intempestif de délégations, dépêcher pour de bonnes raisons une ambassade à Rome permettait de donner à voir, non plus la liberté absolue de l’entité émettrice, mais le dialogue qu’elle était capable d’instaurer avec les maître du monde antique. / Asia Minor cities embassies are a good vantage point to assess political and institutional evolutions that went through Greek communities from the arrival of legions in the East to the end of the Early Empire. This investigation focuses on a long time scale that allows us to see evolutions in the reasons why cities would refer to Roman authorities. Principate institution was a break away in the relationships between oriental Greek communities and Rome, that they considered until then as a joint power. However, many continuities show that civic missions haven't quite shifted from being diplomatic acts to purely administrative facts at the end of the 2nd century. Ambassadorial practices have evolved a lot, being linked to institutional, diplomatic and social mutations of the Roman world. However, the several workarounds of Roman diplomatic rules can be seen as a persistent will for Greek communities to express their autonomy towards Rome. Despite the outbreak, especially among civic elites, of critical views towards inopportune delegations, sending a mission to Rome for good reasons would allow to show, not the complete freedom of the sending entity, but the dialog that it was able to establish with the masters of the antique world.
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L'empereur et la cour de Dioclétien à Théodose Ier (284 - 395) : espace, réseaux, dynamiques de pouvoir en Occident / The Emperor and the Court : study on the imperial court from Diocletian to Theodosius I (284 - 395) : Western spaces, networks, dynamics of powerPierré-Caps, Alexandra 08 December 2018 (has links)
Le sujet interroge les procédés de structuration et de configuration d’une cour impériale, qu’ils soient spontanés ou à l’initiative de l’empereur. Comme le rappelle le sociologue allemand Norbert Elias, dont les travaux encadrent largement cette étude, la cour ne doit pas son existence à la volonté d’un seul individu. Le cadre chronologique de cette étude est celui d’un long IVe siècle, prétexte à l’observation d’une évolution de la structure aulique et de l’image de la dignité impériale sur le long terme. L’Occident offre un objet d’étude privilégié, par sa diversité et ses pratiques du pouvoir héritières d’une ancienne centralité axée sur la ville de Rome. Notre hypothèse de recherche vise à pondérer le « paradigme du prince décideur » et à faire de l’empereur du IVe siècle un acteur de la cour et non plus seulement le point nodal d’une structure aulique qui tend à s’autonomiser. Il s’agit de mieux appréhender l’évolution de la pratique d’un pouvoir souvent perçu comme autocratique, le façonnement d’une cour destinée à servir le prestige d’une dignité impériale restaurée et l’autonomisation d’une administration extrêmement lourde. La permanence de certains réseaux d’influence à la cour semble entraîner un paradoxe entre le renforcement de l’autorité impériale et la faiblesse de l’influence décisionnelle des empereurs dans certains domaines de la vie politique. Cette contradiction ménage de nouveaux espaces du pouvoir jusque dans les territoires de l’empire, sous la forme de projections spatiales de la réalité aulique à travers la mobilité des hauts fonctionnaires. De là, la cour apparaît d’abord comme une abstraction soumise au politique avant que d’être une réalité topographique. L’ « absolutisme » en tant que « trait dominant du régime » mérite une nouvelle approche historiographique à l’aune de ces nouvelles pratiques du pouvoir à l’œuvre dès la Tétrarchie. / The present subject examines the processes of structuration and configuration of an imperial court. Those processes could be spontaneous or on the emperor’s initiative. As the German sociologist Norbert Elias reminds us, the court doesn’t owe its existence to the will of one person. This study takes place in a long 4th century and highlights the evolution of the court structure and the representation of the imperial dignity over the long term. The Western empire is a priviledged field of study due to the diversity of its political practices of power inherited from the old centrality of power settled in Rome. Our research hypothesis is about moderating the paradigm of the ‘decision-maker prince’. In that sense, the emperor of the Late Roman Empire would become an actor of the court again and not only the nodal point of this structure which is trying to become autonomous. We would like to better comprehend the evolution of a power usually regarded as autocratic, the making process of a court intended to serve the prestige of a restored imperial dignity and the autonomisation of an heavy administration. There is a paradox between the permanency of some political networks at court, the reinforcement of the imperial authority and the decision-making weakness of the emperors in some aspects of the political life. This contradiction creates new spaces of power in empire's territories because of the mobility of the senior officials. In that, the court appears more as a political abstraction than just a topographic reality. The ‘absolutism’ of that time deserves a new historiographical approach to understand those new political practices noticeable since the Tetrarchy.
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De rebus exterioribus. Recherches sur l’action temporelle des évêques de Rome, de Léon le Grand à Grégoire le Grand (440-604). Sources et approches / De rebus exterioribus. Researches on temporal action of the bishops of Rome, from Leo the Great to Gregory the Great (440-604). Sources and approachesMoreau, Dominic 28 January 2012 (has links)
Entre le milieu du Ve siècle, plus particulièrement après l’assassinat de Valentinien III (455), et la toute fin du VIe siècle, période de l’établissement temporaire d’un certain équilibre entre les forces byzantines et lombardes, Rome fut le théâtre d’importantes mutations sociales, économiques et politiques. Dans ce contexte trouble, l’épiscopat apparut progressivement comme la seule institution suffisamment stable pour exécuter plusieurs tâches autrefois inhérentes aux fonctionnaires municipaux et impériaux. Pour ne nommer que quelques exemples, l’évêque romain se retrouva en charge de responsabilités aussi profanes que l’approvisionnement de sa cité, la nomination de certains magistrats ou la négociation de traités et de trêves. Avec plus de 1 520 actes pour la seule période comprise entre Léon le Grand et Grégoire le Grand (440-604), la correspondance pontificale constitue la principale source d’information sur cet aspect relativement mal connu de la fonction épiscopale à Rome. Longtemps boudée, voire ignorée, par les historiens du monde romain civil, une grande partie de ces documents n’a été que peu analysée. Les résultats qui en ressortent sont souvent inédits, surtout lorsque les textes sont mis en perspective. Avant de se concentrer sur l’examen des compétences de l’évêque de Rome dans le domaine temporel, il est toutefois apparu fondamental de consacrer une étude historique complète sur les actes pontificaux antiques, en matière juridico-canonique, diplomatique et, sur certains points précis, philologique. Le présent travail s’attache aussi à proposer des approches de l’histoire socioéconomique et sociopolitique du Siège apostolique, s’intéressant principalement à la conception pontificale des difficultés de l’Antiquité tardive, à l’origine et aux relations sociales des détenteurs de l’épiscopat, à leur rôle dans la vie quotidienne ainsi qu’à l’élément clé de la richesse de leur institution : les patrimonia. / Between the middle of the Vth century, more particularly after the murder of Valentinian III (455), and the very end of the VIth century, the period of the establishment of a temporary balance between the Byzantine and Lombard forces, Rome was the theater of important social, economic and political transformations. In this troubled context, the episcopacy appeared gradually as the only institution which was stable enough to execute several tasks formerly inherent to the municipal and imperial civil servants. To name only a few examples, the Roman bishop found himself in charge of responsibilities so profane as the supply of his city, the appointment of certain magistrates or the negotiation of treaties and truces. With more than 1 520 acts for the only period between Leo the Great and Gregory the Great (440-604), the papal correspondence constitutes the main information source on this not fully known aspect of the episcopal office in Rome. For a long time avoided, even ignored, by the historians of the Roman civil world, a great part of these documents has been little analysed. The findings are often novel, especially when texts are put in perspective. Before concentrating on the examination of the capacities of the bishop of Rome in the temporal field, it seemed fundamental to dedicate a complete historical study on the ancient papal acts, in juridico-canonical, diplomatic and, on some precise points, philological matters. The present work also attempts to propose approaches of the socioeconomical and sociopolitical history of the Apostolic Seat, being mainly interested in the papal conception of the difficulties of Late Antiquity, in the social origin and relationships of the holders of the episcopate, in their role in everyday life as well as in the key element of the wealth of their institution : the patrimonia.
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Aux frontières du décor : le stuc dans l'art romain de la Renaissance. Marginalité, simulacres, transgressions / The frontiers of decoration : stucco in Renaissance roman art. Marginality, simulacra, transgressionsCordon, Nicolas 01 December 2018 (has links)
Technique décorative antique plébiscitée par l’art romain, le stuc connaît une véritable renaissance à Rome durant le XVIe siècle. À partir d’un intérêt pour une esthétique antiquisante, les artistes modernes ont intégré le stuc à des problématiques plus précises concernant le dialogue entre les arts et l’exploration des frontières implicites et explicites délimitant l’art et son espace de réception. Le stuc est en effet employé à la Renaissance aussi bien en architecture (pour les moulures et ornements, pour recouvrir la brique et donner une allure « marmoréenne » aux édifices), en peinture (pour servir de support à la fresque et y intégrer le relief) et en sculpture (pour l’exécution de reliefs figuratifs et de figures allant jusqu’à la ronde-bosse, intégrées le plus souvent à un décor peint). Loin d’opposer ces disciplines, le stuc les relie en s’emparant de leurs modes d’expression pour les faire cohabiter au sein du décor et, ce faisant, permet aux artistes d’adopter un point de vue réflexif quant à leur pratique, orienté vers l’investigation des moyens et natures de la représentation. Cette introspection se double, comme un corollaire, d’une investigation des effets de l’art et de sa capacité à convoquer le spectateur, à l’impliquer et l’intégrer au sein de la représentation afin de rendre plus mouvantes et fluctuantes les limites du décor. À partir d’une position « ornementale », voire « marginale », nombre de figures de stuc exécutées à Rome dès avant l’âge Baroque semblent vouloir offrir à la notion de frontière une application très originale, où les questions du simulacre et de la transgression se trouvent subtilement investies et convoquées. / As an ancient decorative technique favoured by Roman art, stucco is given a genuine renaissance in Sixteenth century Rome. Modem artists’ general interest in Antiquity includes more precise considerations regarding the possible functions of stucco in the dialogue between the arts, and explorations of the frontiers separating art from its beholder. Indeed, stucco is being used during the Renaissance in architecture (for the moulding and ornaments, to coat brick walls and give it a "marmoreal" appearance), in painting (as an intonaco for fresco) and in sculpture (to make figurative reliefs and free standing figures, generally combined with mural paintings). Far from opposing the arts, stucco connects them by taking possession of their modes of expression to make them work together inside the decorative systems and, doing so, gives the artists the opportunity to adopt a reflexive point of view regarding their practice, looking toward the investigation of the nature and means of representation. This particular introspection is also a research on the effects of art and its ability to convoke the beholder, to make him part of the representation and make more ambivalent the boundaries of decoration. From an "ornamental", even "marginal" position, numerous stucco figures executed in Rome before the Baroque age give the concept of aesthetic frontier an original instance, where simulacra and transgression are ingeniously summoned.
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