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Memoria y autoficción : la figura del desaparecido en la obra de hijos de militantes políticos en ArgentinaMildenberger, Juan Carlos 03 1900 (has links)
Cette thèse considère l'importance de la mémoire et de l'autofiction dans l'œuvre littéraire et cinématographique des enfants de militants politiques en Argentine pendant les années soixante-dix. L'analyse se concentre sur le documentaire Los rubios (2003) d'Albertina Carri, et sur les romans Los topos (2014) de Féliz Bruzzone et La casa de los conejos (2008) de Laura Alcoba. Ces auteurs, mais aussi d’autres auteurs de la même génération et des enfants de militants, abordent le passé de la dernière dictature (1976-1983) en se concentrant sur le personnage du « disparu ». En même temps, ils deviennent protagonistes de leurs propres histoires. La mémoire de membres de leurs familles et de survivants est nécessaire pour que les auteurs de ces œuvres sachent ce qui est arrivé à leurs parents disparus. L'autofiction devient une nécessité pour pouvoir élaborer leurs narrations, dans lesquelles se confondent la fiction, les faits réels et les données biographiques. L'autofiction des auteurs étudiés ici se distingue de l'autofiction canonique par un pacte de lecture différent. L'analyse tourne autour des concepts de mémoire et d'histoire, ce qui permet de voir la spécificité et la singularité avec laquelle les auteurs abordent le passé. L'œuvre culturelle, littéraire ou cinématographique, se constitue dans ces travaux comme un espace dans lequel le trauma est réélaboré. La remise en question de la mémoire du militantisme, les décisions des parents, la recherche de la propre identité, l'apparition de voix antérieurement ignorées ou peu écoutées sont des aspects qui apparaissent dans ces narrations. À travers leurs œuvres, les enfants de militants et/ou de disparus ont ouvert d'autres voies d'interprétation de la période la plus tragique de l'histoire argentine, en représentant d'autres mémoires et en évoquant un passé sur lequel tout n’a pas encore été dit. / This thesis considers the importance of memory and autofiction in the literary and audiovisual work produced by the children of the 1970´s Argentinian political activists. Our analysis comprises the documentary Los rubios (2003) by Albertina Carri, the novels Los topos (2014) by Félix Bruzzone, and La casa de los conejos (2008) by Laura Alcoba. These authors, along with others from their generation who also had activist parents, reflect on the events that took place during the last Argentinian dictatorship (1976-1983) by focusing on the figure of the desaparecido (the missing person). At the same time, these authors present themselves as the protagonists of their own stories. The memories of family members and of political survivors become an instrumental tool for the authors to understand the fate of their missing parents. For these authors, autofiction becomes necessary if they are to elaborate their narratives, which merge fiction, biographical experiences and historical events. The autofictional work of the authors we study here proposes a different reading contract from the one usually established by canonical autofiction. Our analysis delves into issues related to memory and history, which reveal the specific and original way in which these works consider the past. Cultural, literary or audiovisual works become a space for the working through of historical trauma. These narratives problematize the past, questioning the memory of 1970s political activism, doubting their parents´ decisions, searching for their own identities, and include voices that had been previously ignored. Through their work, the children of political activists and/or missing persons have opened new ways of considering one of the most tragic periods of Argentinian history, representing other memories and recalling a past about which not all has been told. / Esta tesis considera la importancia de la memoria y de la autoficción en la obra literaria y cinematográfica de hijos de militantes políticos de la Argentina de los años setenta. El análisis se centra en el documental Los rubios (2003) de Albertina Carri, y en las novelas Los topos (2014) y La casa de los conejos (2008) de Féliz Bruzzone y Laura Alcoba, respectivamente. Estos autores, junto a otros de la misma generación y también hijos de militantes, abordan el pasado de la última dictadura (1976-1983) centrándose en la figura del desaparecido. Lo hacen, además, como protagonistas de sus propias historias. La memoria de familiares y sobrevivientes resulta necesaria para que los autores de las obras sepan qué ocurrió con sus padres desaparecidos. La autoficción se torna una necesidad para poder elaborar sus narraciones, en las que convergen ficción, hechos reales y datos biográficos. Las autoficciones de los autores estudiados aquí se distinguen de las autoficciones canónicas por el diferente pacto de lectura que en ellas subyace. El análisis gira en torno a los conceptos de memoria e historia, lo cual permite ver la especifidad y singularidad con la que abordan el pasado. La obra cultural, literaria o cinematográfica, se constituye en estos trabajos como un espacio en que se reelabora el trauma. El cuestionamiento a la memoria de la militancia, a las decisiones de los padres, la búsqueda de la propia identidad, la aparición de voces antes ignoradas o poco escuchadas son aspectos que, en mayor o menos medida, son evidentes en estas narraciones. A través de sus obras, los hijos de militantes y/o desaparecidos han abierto otras vías de interpretación del periodo más trágico de la historia argentina, representando otras memorias y evocando un pasado sobre el que todavía no está todo dicho.
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Le rapport des adhérents à l'idéologie: un facteur discriminant entre partis ?contribution à l'analyse de l'idéologie et de l'adhésion au sein du CD&V et du VLD en FlandreVan Haute, Emilie 18 January 2008 (has links)
Notre analyse se centre sur l’étude approfondie du rapport des adhérents à l’idéologie. Nous avons opté pour une approche qui envisage ces positionnements comme des facteurs explicatifs potentiels. En effet, nous partons du postulat selon lequel l’homogénéité idéologique qui peut être perçue entre partis au sein d’un système, ou même entre partis auxquels on attribue une place similaire sur l’échelle générique gauche-droite, reflète en réalité des sensibilités parfois très divergentes. Nous avançons, à l’instar de Sartori, que les différences en termes d’idéologie ont un potentiel explicatif fort .Ce postulat va à contre-courant de beaucoup d’études qui prennent comme point de départ l’homogénéisation des idéologies, la convergence au centre, la dissolution des différences.<p>Le choix d’envisager le rapport des adhérents à l’idéologie comme facteur explicatif a été opéré au terme d’une revue de la littérature ayant mis en évidence les lacunes et axes de recherche originaux potentiels. Cette revue de la littérature a mené à l’élaboration d’un cadre synthétique des recherches sur la participation politique et l’adhésion (Chapitres I et II). Celui-ci distingue six grands types d’études, selon que l’adhésion soit envisagée en tant que variable dépendante ou indépendante, et en fonction du niveau d’analyse (macro, méso, micro). Au vu de ce grand nombre d’approches potentielles, il nous a fallu effectuer des choix pour élaborer notre problématique.<p>Parmi l’ensemble des analyses possibles, nous avons opté pour une approche au niveau méso. La littérature sur les partis aborde la question de l’adhésion, mais de façon souvent périphérique, et sur base de postulats qui sont rarement appuyés. Ce rapport indirect à l’adhésion a suscité notre curiosité et notre volonté de l’approfondir. Parmi les études envisageant les rapports entre adhésion et organisation, plusieurs approches sont développées en parallèle dans la littérature (approche fonctionnaliste, de choix rationnel, institutionnelle et génétique). Au final, nous en avons retenu deux, complémentaires :les approches institutionnelle et génétique des partis. Toutes deux postulent un certain rapport à l’adhésion et à l’idéologie. Ces deux approches sont complémentaires plus qu’exclusives. Sur base de ces deux approches, nous avons formulé deux hypothèses centrales. La première vise à vérifier si les caractéristiques de l’adhésion en termes d’idéologie permettent ou non de différencier les types d’organisations partisanes entre elles (approche institutionnelle). La seconde vise à vérifier si les positionnements idéologiques des adhérents permettent de confirmer ou d’infirmer la structuration des clivages à l’œuvre au sein des partis (approche génétique).<p>Afin de tester ces hypothèses et de mener à bien notre démonstration, la recherche est présentée sous forme de trois grandes parties correspondant aux étapes du raisonnement et de l’argumentaire. <p>La première partie a pour objectif de définir le cadre d’analyse et la problématique de notre recherche. Elle s’attache dans un premier temps à définir les concepts centraux de notre étude et à proposer des cadres analytiques pour chacun d’eux (Partie I, Chapitres I et II). Ces deux concepts centraux sont les notions de participation politique et de participation partisane, ou d’adhésion. Ces deux premiers chapitres reviennent sur ces deux notions de participation politique et de participation partisane ou d’adhésion, en définissent les contours, les modalités, et proposent des cadres d’analyse pour leur étude. Ils permettent de mieux cerner notre objet d’étude par un triple travail de définition et de classification, d’état de la littérature, de présentation et de discussion critique d’un cadre d’analyse pour les approches retenues.<p>Cette démarche facilite et autorise dans un deuxième temps l’élaboration de notre problématique (Partie I, Chapitre III). Le chapitre consacré à la précision de celle-ci revient dans un premier temps sur la notion de positionnement idéologique. Nous précisons la notion à l’aide des travaux de Sartori, qui distingue deux niveaux au concept :un aspect cognitif (rapport à la connaissance) et un aspect émotif (degré d’attachement) ,et quatre formes de rapport à l’idéologie en fonction de la position sur chaque niveau (fixe, souple, ferme, flexible). Cette distinction originale est appliquée aux approches institutionnelle et génétique développées dans le Chapitre II. Cette démarche autorise à préciser les hypothèses qui guident la suite de l’analyse. Après avoir ainsi déterminé le cœur de la problématique, le Chapitre III revient sur la justification de la sélection des cas retenus pour l’analyse (CD&V et VLD). Il s’attarde également sur la méthode adoptée et les sources mobilisées pour mener à bien la démonstration et vérifier les hypothèses (méthode d’enquête par questionnaire principalement). Toutes les informations relatives à la sélection et au traitement des sources sont fournies.<p>La deuxième partie de la recherche a pour objectif de présenter les informations nécessaires au test de nos hypothèses. Trois chapitres y sont consacrés. Le premier (Chapitre IV) a pour ambition de situer les deux partis retenus pour l’analyse dans le paysage politique belge en général, et flamand en particulier. Il adopte pour cela une perspective chronologique, mettant en évidence les évolutions en termes de structuration progressive des clivages en Belgique, et les impacts éventuels sur le système partisan belgo-flamand, et sur nos deux cas d’étude en particulier. Cette vision met en avant l’origine différente des deux partis. Elle attire également l’attention sur l’accroissement progressif des clivages actifs au sein du système de partis.<p>Après cette mise en perspective générale, les deux chapitres suivants fournissent une série d’informations sur les partis retenus. Le Chapitre V présente quatre caractéristiques du parti en relation avec l’adhésion, retenues par l’approche institutionnelle :les effectifs d’adhésion, l’activité des adhérents, leur profil, et leur place dans l’organisation. Le Chapitre VI vise pour sa part à esquisser le projet idéologique et la structuration des clivages au sein du CD&V et du VLD.<p>Après avoir recueilli ces informations, la troisième et dernière partie de la recherche se constitue du test de nos hypothèses (Chapitre VII). Elle s’attache au rapport à l’idéologie et aux positionnements idéologiques des adhérents des deux partis. Dans un premier temps, elle tente de les qualifier et d’en identifier le caractère fixe, souple, ferme ou flexible, soit de manière générale (test de la première hypothèse), soit sur des thématiques particulières liées aux clivages (test de la seconde hypothèse). Dans un deuxième temps, l’objectif est de vérifier si ce rapport des adhérents à l’idéologie permet de prédire le type de parti auquel l’adhérent est affilié, et de confirmer une certaine structuration des clivages au sein des deux partis. Dans un troisième temps, nous discutons les implications des résultats empiriques pour nos postulats théoriques.<p>Enfin, la conclusion revient sur les hypothèses de départ. Elle s’attache à mettre en évidence les aspects originaux de notre travail, et revient sur les apports principaux. Elle effectue également un retour sur les hypothèses de départ, et met en évidence le rôle et l’impact du rapport des adhérents à l’idéologie, à la fois dans la capacité à identifier un type de parti, mais aussi à en identifier la configuration des clivages en interne.<p><p> / Doctorat en sciences politiques / info:eu-repo/semantics/nonPublished
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Penser les transitions d’engagements militants : comprendre l’évolution des trajectoires militantes au sein des mouvements protestatairesAigoin, Manon 08 1900 (has links)
À l’ère du militantisme digital, il est fréquent d’apercevoir des militants se placer en tant que porte
parole sur différents champs de bataille au fil du temps. Dans ce contexte, la légitimité de leurs
prises de position est questionnée par le tribunal médiatique. Là où certains dénoncent un
opportunisme politique, nous avançons la thèse selon laquelle une multitude d’éléments peuvent
motiver les changements de champs d’action militants visibles. C’est pourquoi la recherche
présentée vise à mettre en lumière les processus influençant les transitions d’engagements militants
au travers des mouvements sociaux protestataires. Pour ce faire, des entretiens semi-directifs ont
été menés auprès de 8 militants alors actifs au sein de la mouvance opposée aux mesures sanitaires.
Dans cette démarche, le récit des participants et un calendrier de vie ont été combinés dans un
protocole d’enquête narrative biographique. Finalement, les données d'entretiens collectées ont été
analysées à l'aide d'une méthode de théorisation ancrée s'appuyant sur un cadre théorique
mobilisant la perspective du parcours de vie. Cette méthode a permis de montrer que les
expériences influençant les trajectoires militantes diffèrent selon les modalités de transitions ; c’est-à-dire selon si elle s’effectue entre des groupes contestataires au sein d’un même mouvement, ou
entre des mouvements défendant des causes différentes. Les résultats ont montré que les transitions
d’engagements entre groupes contestataires peuvent être influencées par des insatisfactions liées
aux stratégies d’actions ; alors que les transitions d’engagement actif entre deux mouvements
protestataires peuvent être expliquées, soit (a) par un cumul d’engagement survenu suite à
l’apparition d’un événement imprévu induisant une priorité d’action, soit (b) par une stratégie
visant à faire perdurer les rétributions de la carrière militante au moment du déclin du mouvement
alors investi. Par ailleurs, ce projet de recherche contribue plus généralement à expliquer les
expériences ayant motivé des transitions d’engagements militants selon les propos des acteurs de
cet objet d’études, dont 5 leaders du mouvement opposé aux mesures sanitaires. / In the age of digital activism, it's common to see activists positioning themselves as spokespersons on different battlefields over time. In this context, the legitimacy of their positions is questioned by the media tribunal. Where some denounce political opportunism, we put forward the thesis that a multitude of elements can motivate visible changes in activist fields of action. For this reason, the research presented here aims to shed light on the processes influencing transitions in activist commitment through social protest movements. To this end, semi-directive interviews were conducted with 8 activists then active within the movement opposed to health measures. In this approach, the participants' narratives and a life calendar were combined in a biographical narrative survey protocol. Finally, the interview data collected were analyzed using a grounded theorizing method based on a theoretical framework mobilizing the life-course perspective. This method enabled us to show that the course influencing militant trajectories differs according to the modalities of transitions, i.e. whether they take place between protest groups within the same movement, or between movements defending different causes. The results show that transitions of commitment between protest groups can be influenced by dissatisfaction with action strategies ; whereas transitions of active commitment between two protest movements can be explained either (a) by an accumulation of commitment following the appearance of an unforeseen event inducing a priority for action, or (b) by a strategy aimed at maintaining the rewards of the activist career at the time of the decline of the movement then invested. In addition, this research project contributes more generally to explaining the experiences that motivated militant transitions in activist commitments according to the words of the actors in this object of study, including 5 leaders of the movement opposed to health measures.
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Féminismes « à l’africaine » : le cas des militantes dans l’espace togolais de la cause des femmesJodoin Léveillée, Maude 05 1900 (has links)
Cette thèse s’intéresse aux manières dont se déploie le militantisme féministe au Togo, en interrogeant plus précisément la structure de l’espace de la cause des femmes, les stratégies employées par les militantes de différentes générations, leurs expériences du militantisme et leurs perceptions du féminisme dans un contexte ouest-africain où le féminisme est souvent connoté péjorativement. À partir d’une collecte de données ayant combiné des entretiens semi-dirigés, des observations participantes et une veille des réseaux sociaux, elle dresse un portrait des « féminismes », des « féministes », de leur militantisme et de l’espace dans lequel ces « féministes » militent au Togo.
Cette recherche doctorale a permis de montrer un espace togolais de la cause des femmes foisonnant, marqué par la passion et l’intensité de l’engagement des militantes principalement issues d’une élite privilégiée. Même si l’émergence d’un discours féministe plus affirmé et plus globalisé a été discernée, le militantisme féministe, chez toutes les générations, est généralement exprimé en termes de promotion des droits des femmes et de l’égalité des genres, et est axé autour du principe de la négociation et de modalités d’action collective peu contestataires. La jeune génération de féministes se distingue surtout par la place importante qu’elle accorde aux plateformes digitales comme canal de communication.
Les analyses ont montré que les militantes de l’espace togolais et ouest-africain de la cause des femmes adoptent une pluralité d’identités féministes qui sont néanmoins traversées par des expériences communes et une volonté partagée de défendre les droits des femmes, en tant que femmes. En adoptant une interprétation plus souple du militantisme et du féminisme en contexte ouest-africain, cette thèse permet de rendre compte des expériences particulières des militantes togolaises, mais aussi des tendances historiques et transnationales plus larges dans lesquelles elles s’inscrivent. / This thesis examines the ways in which feminist activism unfolds in Togo, focusing specifically on the structure of the women's rights movement, the strategies employed by activists from different generations, their experiences with activism, and their perceptions of feminism in a West African context where feminism is often negatively connoted. Through a combination of semi-structured interviews, participant observations, and social media monitoring, it paints a picture of "feminisms", "feminists", their activism, and the environment in which they operate in Togo.
The research shows a thriving Togolese women's rights movement marked by the passion and intensity of the engagement of activists, mostly from a privileged elite. While the emergence of a more assertive and globalized feminist discourse has been discerned, feminist activism, across all generations, is generally expressed in terms of promoting women's rights and gender equality, and is centered around the principle of negotiation and non-subversive collective action. The younger generation of feminists is distinguished by the significant importance they assign to digital platforms as a communication channel.
The analysis showed that women's rights activists in Togo and West Africa adopt a plurality of feminist identities that are informed by common experiences and a shared commitment to defending women's rights as women. By adopting a more flexible interpretation of feminism and activism in the West African context, this thesis sheds light on the specific experiences of Togolese activists as well as broader historical and transnational trends in which they are embedded.
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Les espaces du catholicisme francais contemporain : dynamiques communautaires polarisées et recompositions d’un paysage religieux éclaté : (1980-2013) / The aeras of contemporary French catholicism : polarized community dynamics and recompositions of a fragmented religious scene : (1980-2013) / Espacios del catolicismo contemporáneo francés : recomposiciones y dinamicas de un paisaje religioso fragmentado : (1980-2013)Herbinet, Vincent 03 July 2018 (has links)
Cette thèse vise à analyser dans la contemporanéité (1980-2013) la trajectoire du catholicisme, dans le sillage de la microhistoire, par l’étude de ses acteurs, de ses territoires et de ses communautés, des modes de gouvernement ecclésial. Nous mettrons en lumière le paradoxe du tissu de l’Eglise locale qui se dilate et se morcelle, mais aussi se contracte et se polarise, obligeant l’Ordinaire, dans son gouvernement, à penser un changement de paradigme : passer du défi de la proximité à celui de l’unité, compte tenu de la pluralité des communautés et des territoires associés. Nous étudierons, pour appuyer nos analyses, les diocèses de Rennes, Autun et Fréjus-Toulon. Un glissement de la logique d’enclos à la dynamique de pôles centralisateurs sera appréhendé, parfois en tensions, par les acteurs d’Eglise, à la lumière de quatre enjeux structurant l’argumentation : le « biotope » (rural/urbain), la diversité communautaire, le militantisme et la question de l’identité (statuts des clercs, coresponsabilité, modalités de l’évangélisation, communautarisme…).L’histoire et la géographie sociale permettront de renouveler les problématiques de l’appartenance spatiale et religieuse en partant d’interrogations sur le territoire selon des indicateurs précis : réseaux de fidèles et des militants, apport des nouvelles communautés (effectifs, choix pastoraux, gouvernement), options épiscopales en faveur de tel territoire ou tel groupe ecclésial… Pour l’historien, l’espace peut être considéré comme un outil heuristique, dans lequel des changements d’échelle se sont imposés dans le temps court. En délimitant nos recherches (1980-2013), nous voulons nous attarder à l’intérieur d’espaces qui ne possèdent plus la relative homogénéité que l’histoire leur prêtait avant le XXème siècle.Nos recherches s’inscrivent dans une structure en trois parties. La première partie se veut avant tout contextuelle, à la lumière de la postmodernité et de la sécularisation qui modifient les modes d’appartenance à une religion déclarée par beaucoup en soins palliatifs. Nous analyserons les liens étroits entre le catholicisme et ses modes d’insertion territoriale (rural/urbain) à partir de nos diocèses de référence. Nous présenterons les dé/recompositions des formes de militantisme dans le diocèse de Rennes, terreau d’Action catholique de plus en plus stérile et laissant la place à une militance familialiste très urbaine.La seconde partie de la thèse abordera les enjeux de la gouvernance ecclésiale dans les trois diocèses d’étude. Nous étudierons, dans le temps court, l’évolution du « munus regendi » des évêques et des prêtres avec le croisement des générations, avec le principe de coresponsabilité et le développement différencié selon les diocèses du diaconat permanent et des laïcs en mission ecclésiale. Nous développerons tout particulièrement le cas toulonnais pour lequel peu d’études approfondies ont été réalisées.Enfin, la troisième partie mettra l’accent sur la problématique du développement croissant d’un catholicisme attestataire polarisé en quête de visibilité. Nous analyserons la genèse du Renouveau et sa trajectoire dans le diocèse de Rennes. Nous nous pencherons particulièrement sur la communauté de l’Emmanuel, sur sa promotion de la nouvelle évangélisation et l’intégralisme de ses modes pastoraux. Ensuite, fort d’une certaine fécondité sacerdotale et d’un dialogue chaotique avec Rome (Motu proprio en 1988 et 2007), la galaxie traditionaliste très hétéroclite reste le cadre de mutations contemporaines que nous étudierons dans les diocèses de Rennes et d’Autun. Enfin, nous changerons d’échelle en nous focalisant sur la ville-sanctuaire de Paray-le-Monial, pôle militant et laboratoire incubateur d’un « nouveau catholicisme », sur l’articulation entre les différents territoires (ville, sanctuaire, paroisse) et les acteurs en place. / This thesis aims at analysing, in the contemporary world (1980-2013), the trajectory of catholicism, in the wake of microhistory, through the study of its actors, its territories and its communities, the modes of ecclesial government. We will highlight the paradox of the fabric of the local Church which expands and fragments, but also contracts and polarizes, forcing the Ordinary, in his government, to think of a paradigm shift: from the challenge of proximity to the one of unity, taking into account the plurality of communities and associated territories. To support our analyses, we will study the dioceses of Rennes, Autun and Frejus-Toulon. A shift from the logic of enclosures to the dynamics of a centralizing pole will be apprehended, sometimes in tension, by Church actors, in the light of four issues structuring the argument: « biotope » (rural/urban), community diversity, activism and the question of identity (status of clerics, co-responsibility, modalities of evangelization, communautarism...).History and social geography will enable us to renew the problems of spatial and religious belonging by starting from questions about the territory according to precise indicators: networks of the faithful and militants, the contribution of new communities (numbers, pastoral strategies, government), episcopal options in favour of a particular territory or ecclesial group... For the historian, space can be considered as a heuristic tool, in which changes of scale have been imposed in short time. By delimiting our research (1980-2013), we want to focus on the interior of aeras that no longer possess the relative homogeneity that history lent them before the 20th century.Our research are presented in a three-part structure. The first part is intended above all to be contextual, in the light of postmodernity and secularization, which modify the modes of belonging to a religion declared by many in palliative care. We will analyse the close links between Catholicism and its modes of territorial integration (rural/urban) from our dioceses of reference. We will present the recompositions of the forms of militancy in the diocese of Rennes, a breeding ground for Catholic Action that is increasingly sterile and leaving room for very urban familyist militancy.The second part of this thesis will address the issues of ecclesial governance in our three dioceses of study. We will study, in the short time, the evolution of the « munus regendi » of bishops and priests with the crossing of generations; with the principle of co-responsibility and the differentiated development according to the dioceses of the permanent diaconate and of the laity in ecclesial mission. We will particularly develop the Toulon case for which few in-depth studies have been carried out.Finally, the third part will focus on the problem of the growing development of a polarized Catholic witness in search of visibility. We will analyze the genesis of the Renewal and its trajectory in the diocese of Rennes. We will look particularly at the Emmanuel community, its promotion of the new evangelization and the fundamentalism of its pastoral modes. Then, with a certain priestly fruitfulness and a chaotic dialogue with Rome (Motu proprio in 1988 and 2007), the very heterogeneous traditionalist galaxy remains the framework of contemporary mutations that we will study in the dioceses of Rennes and Autun. Finally, we will change scale by focusing on the city-sanctuary of Paray-le-Monial, militant pole and laboratory incubator of a « new Catholicism », on the articulation between the various territories (city, sanctuary, parish) and the actors in place. / La modernidad desafía "parroquia civilización". Los cambios en espacial e institucional llevada a cabo por la Iglesia católica, entre ellos diócesis, son simples adaptaciones renovadas o por el contrario, inauguran un proceso de desarrollo en el centro de nuevas áreas de distribución, en particular con el creciente impacto de los nuevos jugadores? Las iglesias se vacían todas partes en Francia, pero las comunidades y diócesis han recuperado algunos lugares para hacer los pilares de las nuevas formas de práctica religiosa, si es posible, la supervivencia no sólo de la institución, sino también la transmisión de la fe. ¿Cuál es el proceso? ¿Es sostenible en el tiempo? ¿Con qué herramientas?
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