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Le livre sous la loupe : Nouvelles formes d’écriture électroniqueVasilescu, Florentina 08 1900 (has links)
L’objectif du projet est la construction d’un nouveau type d’éditeur, appelé ici zoom-éditeur, permettant à l’utilisateur d’augmenter ou de diminuer le degré de détail du texte par des opérations de zoom-in et zoom-out. La principale caractéristique de cette nouvelle forme de textualité sera l’organisation du texte sous la forme d’une structure spatiale à trois dimensions (X, Y, Z), c’est-à-dire une disposition intégrant des niveaux de « profondeur » correspondant à différents degrés de détail et de signification. Nous avons appelé ce type de texte, représentable à plusieurs échelles, z-texte et les processus de création et d’exploration impliqués par cette structure, z-écriture et z-lecture.
La première partie décrira le cadre et les enjeux théoriques du projet. Les deux premiers chapitres seront dédiés à la dialectique code / texte et aux méthodes d’analyse de l’esthétique du texte électronique, dans une perspective comparatiste par rapport aux formes textuelles imprimées. Le troisième chapitre présentera l’analyse de cinq types d’ouvrages sur support électronique, parmi les plus connus (hypertexte littéraire, cyberpoésie, blog, encyclopédie libre et journal en ligne).
La deuxième partie décrira les sources du modèle proposé, le modèle proprement dit, ainsi que les composantes et la fonctionnalité du zoom-éditeur. Ce volet se réfèrera au cadre théorique décrit dans les trois premiers chapitres. La troisième partie proposera quelques hypothèses sur les applications possibles du modèle, à partir de l’idée de z-texte comme espace multidimensionnel. Chaque dimension correspondrait ainsi à un certain type de loupe, i.e. d’analyse ou d’exploration, applicable à un texte donné. Les domaines mis en discussion seront la critique et la création littéraire, la pédagogie, l’écriture de scénarios, la construction de documentation électronique, la conception de dictionnaires et d’encyclopédies. Le projet inclura également la construction des z-textes, selon les principes de la z-écriture et en utilisant le zoom-éditeur. / The project proposes a new type of interface, that we have called zoom-editor, allowing the user to increase and decrease the degree of detail of the text by zooming-in and out. The main feature of this new kind of textuality would be a 3D textual layout on the three axis (X, Y, Z), i.e. an in-depth structure based on several layers of details and meaning. We have called this type of text, z-text, and the corresponding processes of reading and writing, z-reading and z-writing.
The first part describes the theoretical framework of the project. The first two chapters deal with the code/text dialectics and the analytic methods of the electronic text aesthetics, as compared with the printed forms. The third chapter analyses five types of digital documents: literary hypertext, cyberpoetry, blog, free encyclopaedia and on line newspaper.
The second part describes the sources of the proposed model, the model itself, and the components and functionality of zoom-editor. This section also contains references and discussions related to the theoretical framework portrayed in the first three chapters.
The third part proposes some hypotheses on the possible applications of the model, starting from the idea of a z-text as a multidimensional space. Each dimension would metaphorically correspond to a type of magnifying glass, implying a certain kind of analysis or exploration of a text. The domains considered for discussion are literary criticism, creative writing, pedagogy, encyclopaedias and dictionaries, documentation. The project also supposes the construction of a number of z-texts, according to the principles of z-writing, by using the zoom-editor. / Les fichiers qui accompagnent le document incluent une archive .jar du zoom-éditeur (qui peut être lancé via un browser) et des exemples de z-textes réalisés avec ce logiciel.
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[E]scape : anonymat et politique à l'ère de la mobilisation globale: passages chinois pour la communauté qui vientBordeleau, Erik 04 1900 (has links)
Le thème de la mobilisation totale est au cœur de la réflexion actuelle sur le renouvellement des modes de subjectivation et des manières d’être-ensemble. En arrière-plan, on trouve la question de la compatibilité entre les processus vitaux humains et la modernité, bref, la question de la viabilité du processus de civilisation occidental. Au cœur du diagnostic: l’insuffisance radicale de la fiction de l’homo oeconomicus, modèle de l’individu privé sans liens sociaux et souffrant d’un déficit de sphère. La « communauté qui vient » (Agamben), la « politisation de l’existence » (Lopez Petit) et la création de « sphères régénérées » (Sloterdijk) nomment autant de tentatives pour penser le dépassement de la forme désormais impropre et insensée de l’individualité. Mais comment réaliser ce dépassement? Ou de manière plus précise : quelle traversée pour amener l’individu privé à opérer ce dépassement?
Ce doctorat s’organise autour d’une urgence focale : [E]scape. Ce concept suggère un horizon de fuite immanent : il signe une sortie hors de l’individu privé et trace un plan d’idéalité permettant d’effectuer cette sortie. Concrètement, ce concept commande la production d’une série d’analyses théoriques et artistiques portant sur des penseurs contemporains tels que Foucault, Deleuze ou Sloterdijk, l’album Kid A de Radiohead ainsi que sur le cinéma et l’art contemporain chinois (Jia Zhangke, Wong Kar-Wai, Wong Xiaoshuai, Lou Ye, Shu Yong, Huang Rui, Zhang Huan, Zhu Yu, etc.). Ces analyses sont conçues comme autant de passages ou itinéraires de désubjectivation. Elles posent toutes, d’une manière ou d’une autre, le problème du commun et de l’être-ensemble, sur le seuil des non-lieux du capitalisme global. Ces itinéraires se veulent liminaux, c’est-à-dire qu’ils se constituent comme passages sur la ligne d’un dehors et impliquent une mise en jeu éthopoïétique. Sur le plan conceptuel, ils marquent résolument une distance avec le paradigme de la politique identitaire et la critique des représentations interculturelles. / The theme of total mobilization is central to the contemporary reflection on the renewing of subjectivation processes and ways of being-together. In the background, we find the question of the compatibility between the human vital processes and modernity, or in other words, the question of the viability of Western civilization. At the core of the diagnosis: the radical insufficiency of the homo oeconomicus’s fiction, model of the private individual without meaningful social links and suffering from a sphere deficit. The “coming community” (Agamben), the “politization of existence” (Lopez Petit) and the creation of “regenerated spheres” (Sloterdijk) name as many attempts to think how to go beyond the henceforth improper and senseless form of individuality. But how are we to realize this overcoming? Or more precisely: which crossing to bring the private individual to operate this overcoming?
This work is organized around a focal urgency: [E]scape. This concept suggest an immanent horizon of flight: it signs a way out of the private individual and draws a plan of ideality allowing to effectuate this exit. Concretely, this concept commands the production of a series of theoretical an artistic analysis of contemporary thinkers like Foucault, Deleuze and Sloterdijk, of Radiohead’s Kid A Album, and of different Chinese contemporary filmmakers and artists (Jia Zhangke, Wong Kar-Wai, Wong Xiaoshuai, Lou Ye, Shu Yong, Huang Rui, Zhang Huan, Zhu Yu, etc.) These analyses are conceived as passages or itineraries of desubjectivation. They all posit, in one way or the other, the problem of the common and of the being-together, on the threshold of global capitalism’s non-places. These itineraries are meant to be liminal, i.e. they constitute as many passages on the line and imply an ethopoietic mise en jeu. Conceptually speaking, they mark a distance with the identity politics paradigm and the critics of intercultural representations.
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Excommunication : la puissance de la création langagière contemporainePoulin, Patrick 08 1900 (has links)
Cette thèse aborde la question de la valeur de la littérature contemporaine, en posant la question de la puissance
de la création langagière. Dans la mesure où l’humanisme tombe en désuétude avec la fin de l’hégémonie
médiatique de l’imprimerie, et où le capitalisme contemporain assigne à la culture un rôle économique et récréatif,
la « littérature » se retrouve sans « critère final » pour penser sa puissance non économique. En d’autres termes,
quels sont les effets intermédiaux de la création langagière livresque qui survivent à l’humanisme tout en résistant
à la communication récréative? Il en va bien sûr de la nature même de la « création littéraire ». Le premier chapitre
explore les liens entre l’humanisme et l’imprimerie à partir d’un concept de fongibilité, et introduit un ensemble de
concepts clé. Le deuxième chapitre présente un autre ensemble de concepts (dont le geste vertical), cette fois pour
penser le langage en termes de pouvoir et de puissance. Le troisième chapitre aborde le « capitalisme
civilisationnel » en termes intermédiaux. On y réfléchit sur la saturation, la séparation et la fenestration,
notamment à partir d’une éthique du jeu. Le quatrième chapitre traite de la question de la plasticité. Enfin, les
cinquième et sixième chapitres forment deux exemples – des exemples de puissance – à partir des oeuvres de
Valère Novarina (Lumières du corps) et de David Foster Wallace (Infinite Jest). Le corpus théorique se compose
d’éléments puisés d’une part dans l’oeuvre de Walter Benjamin et de Giorgio Agamben, selon un matérialisme
messianique, et d’autre part dans celle de Gilles Deleuze. Certaines considérations sont également tenues sous
l’influence de Michel Foucault et de Ludwig Wittgenstein. / This thesis broaches the value of contemporary literature as power (puissance) of language creation. Given that
humanism becomes obsolete with the end of the printing press media dominance, and given that contemporary
capitalism assigns an economical and recreational role to culture, “literature” is left without any “final criterion” to
think its non-economical power. In other words, which intermedial effects of language creation through book
form survives humanism while withstanding recreational communication? In the process, the practice of creative
writing and its idea are set under a new paradigm. The first chapter explores the relationships between humanism
and the printing press based on a concept of fungibility, and it introduces a set of key concepts. The second
chapter presents another set of concepts (including vertical gesture), this time in order to think language in terms of
ruling power (pouvoir) and virtual power (puissance). Chapter three broaches the idea of “civilizational capitalism” in
intermedial terms. Saturation, separation and windowing are considered according to a game/play ethic. Chapter
four is about plasticity. Finally, chapters five and six follow two examples—examples of virtual power, those of
contemporary French writer Valère Novarina (Lumières du corps) and American novelist David Foster Wallace
(Infinite Jest). The theoretical corpus is composed of elements taken, on the one hand, from Walter Benjamin’s and
Giorgio Agamben’s works (regarding messianic materialism), and on the other hand, from Gilles Deleuze’s works.
Some ideas are also influenced by Michel Foucault’s and Ludwig Wittgenstein’s works.
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Espace et récit : l’inscription des temps dans la ville : parcours stochastiques chez Julio CortázarJacques, Gabrielle 04 1900 (has links)
De la mouvance du récit contemporain fragmenté, labyrinthique, se dégage un rapport significatif entre les personnages du récit et les lieux dans lesquels ils gravitent : lieux comme figures diverses et discontinues de l’histoire et des mythes y étant inscrits. Cette construction interactive entre lieu et sujet fait intervenir l’espace comme primordial, et, ainsi, redéfinit l’importance du temps dans l’écrit. Le temps n’adviendrait plus seulement dans le « raconté », comme le suggère Ricœur, mais dans les strates successives de son inscription dans les lieux : le lieu est vécu comme art combinatoire des expériences qui s’y rattachent. C’est par le projet continuel et imparfait du sujet à se situer, plus spécifiquement ici dans la ville et dans celles auxquelles il s’identifie, que surgit l’expression du récit. À travers trois œuvres de Julio Cortázar, le temps sera pensé comme une modalité de fragments « empilables », inscrite dans les lieux signifiants, qui saura émerger au conscient par l’entremise de la porosité de la ville, de sa capacité à susciter des « sauts », des passages. Ce qui lie les espaces architectoniques et le temps qui s’y imprime au sujet qui doit se dire pour exister, mettre en récit afin d’unifier les parties discontinues de son être, émergera dans le « devenir en mouvement », superposition du récit et de l’expérience réelle, par les tropes cortazariens de l’expérimentation, jeu, passage et langage. Là surgira dans l’acte créatif une dynamique spécifique à la ville qui envahit et guide le sujet: sa singularité plurielle. / From the shift of contemporary literature towards labyrinthine, fragmentary self expression, emerges a meaningful correspondence between the characters of a narrative and the spaces they inhabit : spaces as multiple and discontinuous figures inscribed in history and myth. This interactive construction linking place and subject renders space of primary significance and in so doing, redefines the importance of time in the act of writing. Time does not unfold only in "what is told", as Ricoeur suggests, but in the successive layers of its inscription in place: which is lived through the combining art of experimentation with attachment to place. The expression of the subject of the narrative emerges from the continual and imperfect project of the subject to locate himself in the city, in those places with which he identifies and which construct him. Through three texts by writer Julio Cortázar, time will be considered as a modality of “accumulatable” fragments, inscribed in significant places, from which a consciousness emerges through the city's porousness and its capacity for leaps and passageways. What connects the architectonic spaces and the imprint of time within them and a subject who must express himself to exist and create narratives to unify the discontinuous parts of his being, will emerge through "becoming in action", the addition of narrative and real life experience in Cortazarian figures of experimentation, play, passageway et language. Herein a dynamic specific to the city emerges in the creative act that fulfills and guides the subject: his plural singularity.
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Encountering the suffering other in illness narratives : between the memory of suffering and the suffering memoryBurlea, Suzana Raluca 12 1900 (has links)
Cette étude porte sur la dimension intersubjective de la souffrance qui affecte le rapport du souffrant à son corps, au temps et à l’espace vécus de même que son identité narrative et sa mémoire narrative. Mon argument principal est que la voix narrative constitue le rapport intersubjectif dans les récits de maladie que les proches écrivent sur leurs partenaires souffrant de cancer de cerveau ou de la maladie d’Alzheimer. Ma discussion est basée sur l’éthique, la phénoménologie, les théories de l’incorporation, les études des récits de vie, la sociologie et l’anthropologie médicales et la narratologie. L’objet de mon étude est l’expérience incorporée de la souffrance dans les récits de maladie et je me concentre sur la souffrance comme perte de la mémoire et du soi narratif. J’analyse le journal How Linda Died de Frank Davey et les mémoires de John Bayley, Iris: A Memoir of Iris Murdoch et Iris and Her Friends: A Memoir of Memory and Desire. J’explore comment les récits de maladie constituent le rapport éthique à l’Autre souffrant de la rupture de la mémoire. La discussion de la voix est située dans le contexte des récits de vie et se propose de dépasser les limites des approches sociologiques et anthropologiques de la voix dans les récits de maladie. Dans ce sens, dans un premier temps je porte mon attention sur des études narratologiques de la voix en indiquant leurs limites. Ma propre définition de la voix narrative est basée sur l’éthique dans la perspective d’Emmanuel Levinas et de Paul Ricœur, sur l’interprétation du temps, de la mémoire et de l’oubli chez St-Augustin et la discussion levinasienne de la constitution intersubjective du temps. J’avance l’idée que la “spontanéité bienveillante” (Ricœur, Soi-même comme un autre 222) articule la voix narrative et l’attention envers l’Autre souffrant qui ne peut plus se rappeler, ni raconter sa mémoire. En reformulant la définition augustinienne du temps qui met en corrélation les modes temporels avec la voix qui récite, j’avance l’idée que la voix est distendue entre la voix présente de la voix présente, la voix présente de la voix passée, la voix présente de la voix future. Je montre comment la voix du soignant est inscrite par et s’inscrit dans les interstices d’une voix interrompue, souffrante. Je définis les récits de vies comme des interfaces textuelles entre le soi et l’Autre, entre la voix du soi et la voix du souffrant, comme un mode de restaurer l’intégrité narrative de l’Autre. / In this research I examine the intersubjective dimension of suffering which affects the relation of the sufferer to his/her lived body, time and space, as well as to his/her narrative identity and narrative memory. I argue that narrative voice constitutes the intersubjective relation in illness narratives that caregivers write about partners or spouses who suffered from brain cancer or Alzheimer’s disease. My discussion draws on ethics, phenomenology, theories of embodiment, life-narratives studies, medical anthropology and sociology, and narratological theory. The object of my study is the embodied, subjective experience of suffering in illness narratives and the main focus is cast on suffering as loss of memory and loss of the narrative self. I analyse Frank Davey’s diary How Linda Died, and John Bayley’s memoirs Iris: A Memoir of Iris Murdoch, and Iris and Her Friends: A Memoir of Memory and Desire. I explore how illness narratives as embodied stories constitute an ethical relation to the suffering Other who bears a lived impossibility of remembering. I situate the discussion of voice in the context of life-narratives and aim at filling in the theoretical gaps of sociological and anthropological approaches of voice in illness narratives. For this, I examine and question narratological studies of narrative voice and focalization. My own definition of narrative voice is based on Emmanuel Levinas’s and Paul Ricœur’s ethics, Saint Augustine’s interpretation of time, memory, and forgetfulness, and on Levinas’s discussion of time as intersubjective relation. I suggest that “spontanéité bienveillante” (Ricœur, Soi-même comme un autre 222) modulates narrative voice as the attention towards the suffering Other whose voice is silenced. Reformulating the Augustinian definition of time that correlates the temporal modes with the reciting voice, I suggest that through the ethical stance towards the Other, voice is distended between the present voice of voice present, the present voice of voice past and the present voice of voice future. I show how the voice of the caregiver is inscribed by and inscribes itself in the interstices of an interrupted, suffering voice. I define life-narratives as textual interfaces between the self and the Other, between one’s own voice and the sufferer’s voice, as a mode of restoring the Other’s narrative integrity.
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La razón de los tontos : protagonismo de los grupos subalternos en la formación de una conciencia de unidad nacional en LatinoaméricaFernández-Meardi, Hernán 07 1900 (has links)
Cette thèse est une étude des groupes subalternes en Amérique Latine qui se concentre principalement sur l’examen de la production littéraire que ces groupes ont inspirée mais aussi sur les tensions sociales, idéologiques et culturelles dérivées de leur présence au sein d’une nation. Ces groupes qu’on va identifier méthodologiquement comme étant des Groupes Subalternes sont apparus dans le panorama littéraire et politique d’une manière peu habituelle, plus par leur négativité en relation au projet moderne d’institutionnalisation positiviste que par les particularités de leur culture. Néanmoins, ils sont devenus, par la suite, le symbole iconographique de l’identité nationale de leurs pays respectifs. Ces groupes qui, par définition, étaient destinés à sombrer dans l’oubli historique sont devenus plus tard les protagonistes des «guiding fictions» de la formation d’une conscience d’unité nationale.
Les textes qui seront examinés au cours de cette recherche sont ceux qui montrent de manière paradigmatique la réalité et les modes d’existence de ces populations qui ont été caractérisées par leur négativité par rapport aux normes de la pensée hégémonique moderne dans l’espace socio-culturelle et -politique de l’Amérique latine. Ces textes nous montrent une déviation dans l’évolution historico-discursive de la vision que les artisans idéologiques des États-nation naissants ont voulu imposer sur ces groupes vers la fin du XIX e. Dans cette étude, on analysera deux exemples paradigmatiques : celui de la communauté de Canudos au Brésil, à travers le texte « Os Sertões » d’Euclides Da Cunha, et celui des gauchos de l’Argentine, à travers l’examen du texte « El Martin Fierro » de Jose Hernandez.
Dans la première partie de cette thèse on dessine, à grands traits, les repères historiques et socio-politiques des idéologies qui ont abouti au processus de modernisation de l’Amérique latine. On propose, au même temps, quelques concepts critiques vis-à-vis de l’analyse des groupes subalternes. Dans les chapitres suivants, on procède à une lecture attentive des textes mentionnés plus haut, tout en considérant, à la fois, la nécessité de cette analyse, la difficulté des problèmes et la nature de notre propos. On explique aussi la place qu’occupent les groupes subalternes dans la représentation littéraire de leur pays d’origine et l’impact qu’ils ont eu dans la formation de l’imaginaire national. En réfléchissant sur les données engendrées lors de l’analyse, la conclusion de la thèse aborde les conséquences épistémologique et idéologique provoquées par le régime discursif de l’État-nation latino-américain. / This dissertation represents a study of subaltern groups in Latin America focusing mainly on the study of the literary production that these groups inspired but also on the social, ideological and cultural tensions derived from their presence within a nation. These groups, which I identify methodologically as Subaltern Groups, appeared in the literary and political panorama in an uncommon way, originating more from their negativity in relation to the modern project of positivist institutionalization than through the distinct characteristics of their culture. Nevertheless, they went on to become the iconographical symbol of national identity in their respective countries. Although, by definition destined to be forgotten historically, they later became protagonists of the “guiding fictions” forming an awareness of national unity.
The texts chosen for review in this research project reveal, paradigmatically, the reality and modalities of existence of these communities, characterised by their negativity in relation to the norms of modern hegemonic thought within the socio-cultural and political space of Latin America. These texts reveal a deviation in the course of the countries’ historical-discursive evolution with regards to the vision that the new Nation-states’ ideological artisans wished to impose on these groups at the end of the 19th century. In this study, two paradigmatic examples are analysed: that of the Canudos community in Brazil presented in Da Cunha’s Os sertões and that of the gauchos in Argentina, as portrayed in José Hernández’.
The first part of this thesis gives a general outline of the historical and socio-political references corresponding to the ideologies that lead to the modernisation of Latin America. I also put forward critical concepts the analysis of subaltern groups. In the following chapters, I proceed with a close reading of the above-mentioned texts, while considering, at the same time, the necessity of this analysis, the inherent challenges related to the problems as well as the nature of the subject. In this context, the thesis also characterizes the place that subaltern groups hold in the literary representations of their own countries as well as the impact that have had on the development of their nation’s collective imaginary. By reflecting on the data generated by the analysis, the conclusion of this thesis addresses the epistemological and ideological consequences caused by the discursive regime of the Latin-American Nation-state. / Esta tesis consiste en un estudio de los grupos subalternos en Latinoamérica que se focaliza principalmente en el examen de la producción literaria que esos grupos inspiraron, pero también en las tensiones sociales, ideológicas y culturales derivadas de su presencia en el seno de una nación. Esos grupos que denominamos metodológicamente Grupos Subalternos surgieron en el ámbito político y literario de una manera poco común, más por su negatividad en relación con el proyecto de institucionalización positivista que por las particularidades de su cultura. Sin embargo, luego se convirtieron en el símbolo iconográfico de la identidad nacional de sus respectivos países. Esos grupos que por definición estaban destinados al olvido histórico lograron, no obstante convertirse luego en los protagonistas de las “guiding fictions” para la formación de una consciencia de unidad nacional.
Los textos que se examinarán en esta investigación son aquellos que muestran de manera paradigmática la realidad y los modos de existencia de esas poblaciones que se caracterizaron por su negatividad con respecto a las normas del pensamiento hegemónico moderno dentro del espacio socio-político-cultural de Latinoamérica. Esos textos ponen a la vista una desviación en la evolución histórico-discursiva de la visión que los artesanos ideológicos de los Estados nación nacientes desearon imponer a esos grupos hacia finales del siglo XIX. En este estudio, se analizarán dos ejemplos paradigmáticos: el de la comunidad de Canudos en Brasil, a través del texto « Os sertoes » de Euclides Da Cunha y el de los gauchos de Argentina, a través del examen de « El Martin Fierro » de José Hernández.
En la primera parte de esta tesis, se hará mención a grandes rasgos de los puntos de referencia históricos y socio-políticos de las ideologías que desembocaron en el proceso de modernización de Latinoamérica. Simultáneamente, se proponen algunos conceptos críticos con respecto al análisis de los grupos subalternos. En los capítulos subsiguientes, se procederá a una lectura atenta de los textos antes mencionados, considerando al mismo tiempo la necesidad de este análisis, la dificultad de los problemas y la naturaleza de nuestro tema. Además se explicará el lugar que ocupan los grupos subalternos en la representación literaria de sus países de origen y el impacto que ejercieron en la construcción del imaginario nacional. Al reflexionar sobre los datos generados durante el estudio, la conclusión de la tesis aborda las consecuencias epistemológicas e ideológicas provocadas por el régimen discursivo del Estado-nación latinoamericano.
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Une sagesse qui ne vient jamais : esthétique, politique et personnalité dans l’œuvre de Guy DebordTrudel, Alexandre 12 1900 (has links)
Cette thèse se propose de réévaluer l’œuvre de Guy Debord en privilégiant la lecture de ses autoportraits littéraires et cinématographiques. Cette recherche favorise une réception de Debord mettant en lumière l’importance de l’écriture de soi dans l’ensemble de sa production. L’inscription de soi, chez Debord, passe en effet par la création d’une légende.
L’introduction démontre comment la trajectoire singulière de Debord témoigne d’un brouillage entre les frontières traditionnelles séparant l’esthétique et le politique. Elle explore les moyens pris par Debord afin de redéfinir le statut de l’artiste et la fonction de l’écriture dans le cadre d’une transformation d’une vie quotidienne. Dans ce cadre, la production artistique se subordonne entièrement au caractère de Debord, une personnalité qui se manifeste d’abord à travers la création d’un Grand style qui lui est propre.
En célébrant le primat du vécu sur l’œuvre, la manœuvre de Debord s’inscrit dans la tradition moderniste de l’art. Le chapitre II montre comment Debord souhaita participer à l’entreprise de politisation de l’esthétique qui définit l’action des avant-gardes historiques. On y explique notamment comment l’œuvre de Debord s’est construite à partir des ruines du surréalisme. Pour se distinguer de ses ancêtres, le mouvement situationniste rejeta cependant l’esthétique surréaliste du rêve au profit d’une nouvelle poétique de l’ivresse se basant sur la dérive et sur l’intensification du moi. La dernière section de ce chapitre se consacre à la question de la création d’un mythe moderne, volonté partagée par les deux groupes.
La troisième partie de cette thèse traite spécifiquement de la construction mythologique de Debord. Ce chapitre situe le projet mémorialiste de Debord dans la tradition littéraire française de l’écriture du moi. Il explore ensuite l’économie des sources classiques de Debord, en soulignant l’importance chez lui d’une éthique aristocratique issue du Grand siècle, éthique qui met de l’avant la distinction individuelle. Enfin, l’importance de la mentalité baroque est abordée conjointement à la question primordiale de la stratégie et de la manipulation.
Le quatrième chapitre aborde la question de l’identification. Quand Debord décide de parler de sa vie, il le fait toujours en employant des éléments qui lui sont extérieurs : des « détournements ». Son « mode d’emploi » des détournements est défini dans la perspective d’un dévoilement de soi. On explore par la suite la question de l’imaginaire politique de Debord, imaginaire qui convoque sans cesse des représentations issues du XIXe siècle (classes dangereuses, conspirateur, bohème). Ce dernier chapitre se termine sur un essai d’interprétation approfondissant l’utilisation répétée de certaines figures criminelles, notamment Lacenaire. On mettra de l’avant la fonction centrale qu’occupent le crime et la transgression dans la sensibilité de Debord. / This thesis offers a critical reappraisal of the work of Guy Debord through a close study of his literary and cinematographic self-portraits. The research offers a reading of Debord that sheds light on the author’s attempts at a “writing of the self”. Such writing, according to Debord, is intimately connected to the creation of a legend.
The introduction shows how Debord’s unique trajectory blurs the traditional boundaries that divide aesthetics and politics. It explores the various means through which Debord attempts to redefine the status of the artist and the function of writing through a transformation of everyday life. In this context, artistic production becomes entirely subservient to Debord’s character, to his singular personality that manifests itself through the creation of a “Grand style”.
By emphasizing the importance of lived experience over that of the work itself, Debord’s maneuvers are entirely within the modernist tradition. Indeed, chapter II shows how Debord attempts to participate to the politicization of aesthetics, a project that is also central to that of the historical avant-garde. Special emphasis is placed on how Debord’s work was constructed on the ruins of surrealism. To distinguish himself from his immediate predecessors, the Situationist movement substituted the Surrealist infatuation with dream states with a poetics of intoxication based on dérive (urban drifting) and on the intensification of the self. The last section of this chapter explores how both Surrealism and Situationism attempted to create modern forms of myths.
Chapter III deals specifically with the mythological construction of Debord’s character. It situates Debord’s late memorialist project in a distinct French tradition of the “writing of the self”. It also explores the economy of Debord’s classical sources, underlying his fascination with the aristocratic ethics of the “Grand Siècle”. Finally, the question of the baroque worldview is analyzed in relation to Debord’s various strategies of manipulation.
Chapter IV considers the question of identification. Whenever Debord speaks of his life, he only ever does so by using external elements, through the “détournement” of various literary and popular sources. We look specifically how such “détournements” participated to a complex revealing of the self. We then explore the question of Debord’s political imaginary, which constantly conjures up images from the nineteenth century (the so-called “dangerous classes”, conspirators, bohemians). This last chapter concludes with an interpretative analysis of Debord’s recurring allusions to well-known criminal figures (such as Lacenaire) in his work, in order to explain the preeminent function that crime and transgression play in the author’s sensibility.
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De l'animation des images fixes dans "Me and You and Everyone we Know" : photographie, vidéo, cinémaLavallée, Pascal-Anne 12 1900 (has links)
Ce mémoire de maîtrise porte sur l’animation des images fixes dans le film Me and You and Everyone we Know réalisé en 2005 par Miranda July, et tout particulièrement sur les pratiques artistiques de la protagoniste Christine Jeperson, qui est artiste vidéaste. L’objet de cette étude se fonde sur les matériaux utilisés par l’artiste-protagoniste elle-même, et vise en premier la photographie, puisqu’elle travaille toujours à partir de photos amateur, de clichés, d’images banales, qu’elle tente d’animer par le biais de la vidéo et de leur mise en récit. Ces deux dispositifs d’animation, qui à leur façon redonnent du temps et du mouvement aux images, réalisent un déplacement de valeur en en faisant de l’art et déploient du même coup un espace propre à une certaine expérience esthétique du spectateur, car c’est dans son imaginaire que peut véritablement se produire l’animation de ces images. Ainsi, dans ce mémoire, je tenterai tout à la fois de me concentrer sur ce détail du film que sont les œuvres de Christine, mais en cherchant à les mettre en relation avec d’autres moments du film, avec ce qui semble être les motifs privilégiés de la pratique de Miranda July, de même qu’avec d’autres moments de l’histoire de l’art, afin d’en historiciser la démarche. Ce travail servira donc à éclairer une pratique d’images contemporaine singulière, à la croisée entre photographie, vidéo et film. / This Master’s thesis deals with the animation of still images in Miranda July’s 2005 film, Me and You and Everyone we Know. More specifically, it analyses the artistic practices of Christine Jeperson, a video artist who is the main character of the film. This study focuses on the materials utilized by the artist-protagonist and looks at her particular use of photography: her video works all revolve around amateur photographs, clichés, banal images, that she animates via the remediation of video and "narrativization" ("mise en récit"). These two principles of animation, that give time and motion to the still images she uses, also produce a displacement of value by turning these images into art and, by the same token, open a specific space i.e. the aesthetic experience of the spectator, for it is in his or her imaginary, in the end, that this animation is produced. Thus, in this study, I wish to look at these “details” within the films — the video works of Christine — whilst seeking to show the relations they entertain with other elements of the film, with Miranda July’s body of works, as well as with other moments in art history that relate to this animation apparatus, in order to historicize the practices of Christine / July. This Master’s Thesis wishes to illuminate a specific kind of contemporary visual practice, at the intersection of photography, video and film.
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Métafiction et érotisme dans trois romans contemporains : A Sport and a Pastime de James Salter, Teorema de Pier Paolo Pasolini et Trou de mémoire d'Hubert AquinRomano, Elisa 04 1900 (has links)
Cette thèse prend son point de départ d'une théorie élaborée par Linda Hutcheon. Elle propose que la métafiction est souvent exploitée à travers quatre genres. L’un deux est l'érotisme. Ainsi, à partir de cette idée, cet ouvrage va examiner plus profondément les liens et les implications entre ce concept de la métafiction, qui sera revu et résumé, et l'érotisme. Les trois romans choisis, A Sport and a Pastime de James Salter, Teorema de Pier Paolo Pasolini et Trou de mémoire de Hubert Aquin, serviront de lieux d'analyse afin de révéler le rapport étroit qu'entretiennent la métafiction et l'érotisme. / This thesis takes as its point of departure a theory elaborated by Linda Hutcheon. She proposes that metafiction is often made use of across four genres. One of these is eroticism. Thus, starting from this point, this work will examine in greater detail the ties and the implications inherent in this concept of metafiction -- which will be reviewed and summarized -- and eroticism. The three selected novels, A Sport and a Pastime by James Salter, Teorema by Pier Paolo Pasolini and Trou de mémoire by Hubert Aquin, will serve as sites of analysis with a view to reveal the intimate connection that is fostered by metafiction and eroticism.
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Order and the literary rendering of chaos : children's literature as knowledge, order, and social foundationAbdelRahim, Layla 03 1900 (has links)
Depuis que l'animal humain a conçu un système de technologies pour la pensée abstraite grâce au langage, la guerre contre le monde sauvage est devenu une voie à sens unique vers l'aliénation, la civilisation et la littérature. Le but de ce travail est d'analyser comment les récits civilisationnels donnent une structure à l'expérience par le biais de la ségrégation, de la domestication, de la sélection, et de l'extermination, tandis que les récits sauvages démontrent les possibilités infinies du chaos pour découvrir le monde en toute sa diversité et en lien avec sa communauté de vie.
Un des objectifs de cette thèse a été de combler le fossé entre la science et la littérature, et d'examiner l'interdépendance de la fiction et la réalité. Un autre objectif a été de mettre ces récits au cœur d'un dialogue les uns avec les autres, ainsi que de tracer leur expression dans les différentes disciplines et œuvres pour enfants et adultes mais également d’analyser leur manifestations c’est redondant dans la vie réelle. C'est un effort multi-disciplinaires qui se reflète dans la combinaison de méthodes de recherche en anthropologie et en études littéraires.
Cette analyse compare et contraste trois livres de fiction pour enfants qui présentent trois différents paradigmes socio-économiques, à savoir, «Winnie-l'Ourson» de Milne qui met en place un monde civilisé monarcho-capitaliste, la trilogie de Nosov sur «les aventures de Neznaika et ses amis» qui présente les défis et les exploits d'une société anarcho-socialiste dans son évolution du primitivisme vers la technologie, et les livres de Moomines de Jansson, qui représentent le chaos, l'anarchie, et l'état sauvage qui contient tout, y compris des épisodes de civilisation.
En axant la méthodologie de ma recherche sur la façon dont nous connaissons le monde, j'ai d'abord examiné la construction, la transmission et l'acquisition des connaissances, en particulier à travers la théorie de praxis de Bourdieu et la critique de la civilisation développée dans les études de Zerzan, Ong, et Goody sur les liens entre l'alphabétisation, la dette et l'oppression. Quant à la littérature pour enfants, j'ai choisi trois livres que j’ai connus pendant mon enfance, c'est-à-dire des livres qui sont devenus comme une «langue maternelle» pour moi. En ce sens, ce travail est aussi de «l’anthropologie du champ natif».
En outre, j’analyse les prémisses sous-jacentes qui se trouvent non seulement dans les trois livres, mais dans le déroulement des récits de l'état sauvage et de la civilisation dans la vie réelle, des analyses qui paraissent dans cette thèse sous la forme d'extraits d’un journal ethnographique. De même que j’examine la nature de la littérature ainsi que des structures civilisées qui domestiquent le monde au moyen de menaces de mort, je trace aussi la présence de ces récits dans l'expression scientifique (le récit malthusien-darwinien), religieuse, et dans autres expressions culturelles, et réfléchis sur les défis présentés par la théorie anarchiste (Kropotkine) ainsi que par les livres pour enfants écrits du point de vue sauvage, tels que ceux des Moomines. / Ever since the human animal devised a system of technologies for abstract thought through language, the war on wilderness has become a one way path towards alienation, civilisation and literature. In this work, I examine how the civilised narrative orders experience by means of segregation, domestication, breeding, and extermination; whereas, I argue that the stories and narratives of wilderness project chaos and infinite possibilities for experiencing the world through a diverse community of life.
One of my goals in conducting this study on children's literature as knowledge, culture and social foundation has been to bridge the gap between science and literature and to examine the interconnectedness of fiction and reality as a two-way road. Another aim has been to engage these narratives in a dialogue with each other as I trace their expression in the various disciplines and books written for both children and adults as well as analyse the manifestation of fictional narratives in real life. This is both an inter- and multi-disciplinary endeavour that is reflected in the combination of research methods drawn from anthropology and literary studies as well as in the content that traces the narratives of order and chaos, or civilisation and wilderness, in children's literature and our world.
I have chosen to compare and contrast three fictional children's books that offer three different real-world socio-economic paradigms, namely, A.A. Milne's Winnie-the-Pooh projecting a civilised monarcho-capitalist world, Nikolai Nosov's trilogy on The Adventures of Dunno and Friends as presenting the challenges and feats of an anarcho-socialist society in evolution from primitivism towards technology, and Tove Jansson's Moominbooks depicting chaos, anarchy, and wilderness that contain everything, including encounters with civilisation, but most of all an infinite love for the world.
Stemming from the basic question in research methodology on how we know the world, I first examine the construction, transmission, and acquisition of knowledge, particularly through the lens of Bourdieu's theory of praxis, as well as the critique of language and literacy through Zerzan's, Ong's, and Goody's studies on the links between literacy, debt and oppression. Regarding children's literature depicting the three socio-economic paradigms, I chose three books with which I have been familiar since childhood, i.e. in whose narratives I have “native fluency” and, in this sense, this work is also about “anthropology at home”. Moreover, I compared and contrasted the underlying premises not only in the three books, but also with the unfolding narratives of wilderness and civilisation in real life, that I inserted in the form of ethnographic/journal entries throughout the dissertation. As I examine the very nature of literature, culture, and language and the civilised structures that domesticate the world through the threat of death and the expropriation of food, I also trace the presence of these narratives in the scientific (the Malthusian-Darwinian narrative), religious, and other cultural expressions and the challenges provided by anarchist science and theory (Kropotkin) as well as wild children's books such as Jansson's Moomintrolls.
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