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La petite bibliothèque rouge : portrait de l'intellectuel communiste français en critique littéraire au temps de la Guerre Froide / The little red library : portrait of the French communist intellectual as a literary critic during the Cold WarCaulet, Erwan 19 January 2015 (has links)
La thèse examine ce que signifie être intellectuel et communiste à travers le cas du critique littéraire. Dans ce but elle reconstitue « l’ordre des livres » communiste lors de la première Guerre froide (milieu des années 1940-milieu des années 1950). Après une présentation liminaire du contexte d’exercice et d’écriture de la critique littéraire d’« expression communiste » en Guerre froide, une première partie dresse un panorama de cette critique et de ses caractéristiques dans l’avant-Guerre froide et un contexte encore de basses eaux idéologiques. Puis la thèse étudie son durcissement et sa « pamphlétarisation », son anti-américanisation : son entrée en Guerre froide. Une troisième partie restitue le déploiement bibliographique, la « petite bibliothèque rouge » communiste de Guerre froide qui en découle, tandis que la dernière partie brosse les variantes, la crise larvée et l’ébauche d’inflexion du milieu des années 1950 de cette critique littéraire. Il résulte de ce parcours un portrait du critique littéraire communiste en « penseur d’orthodoxie » des livres et des auteurs, aux tendances « publicistes » fortes et un aperçu de la « culture littéraire » communiste : réaliste social(ist)e, soucieuse de thématiques issues du quotidien, des luttes politiques et sociales en France et dans le monde, dix-neuviémiste dans ses références esthétiques et littéraires, soucieuse d’efficience politique et sociale, anti-formaliste sur les plans esthétique et thématique… / This Master's thesis tackle what it means to be a Communist and an intellectual through the example of literary appreciation. In order to do so, it will reconstruct the Communist “order of books” during the first Cold War (mid 1940s-mid 1950s). After a presentation of how this literary criticism came to be and its writing process, a first part will give a comprehensive overview of the criticism and its caracteristics, before the Cold War, when ideologies were still fledgling. Then the thesis will focus on how the literary criticism became more radical, sounding more like pamphlets and being more anti-American; in other words, how it took part in the Cold War. The next part will analyze the development of a bibliography, which would later evolve into the "little red library" of Communism during the Cold War. Finally, the last part will show how the literary criticism started to morph in the mid 1950s, it will explain its variations and the dormant crisis that it experienced. As a result of this work, we will be able to draw a portrait of the Communist literary critic as a thinker who would envision his readings and its authors through the prism of Marxist orthodoxy, someone who would strongly feel about expressing his political views. We will see a glimpse of the Communist literary culture, with its both social and socialist realism, which was concerned with everyday issues or political and social struggles, both in France and abroad. In this culture, the influence of the 19th century could be seen in its esthetic and literary references alike, as it strove to achieve something socially and politically, in an uncluttered fashion, as far as topics and style were concerned.
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L'héritage du soufisme dans la poétique arabe contemporaine / The legacy of Sufism in contemporary Arabic poeticKchouk Ayachi, Khedija 12 September 2012 (has links)
Dans son premier chapitre, cette étude présente la poétique chez les penseurs, poètes et critiques confondus, dans le patrimoine arabe traditionnel jusqu’au XIVe siècle en en faisant la synthèse. Son deuxième chapitre expose le soufisme dans ses grandes lignes et dans ce qui le distingue en tant qu’approche existentielle de l’ensemble de la vision islamique. Ces mêmes caractéristiques se reflètent dans le troisième chapitre à travers la production poétique de trois de ses plus célèbres représentants à savoir Râbia Al- Adawiyya (m. 725), Umar Ibn Al-Fâridh (m.1235) et Mohyî Al-Dîn Ibn Arabî (m.1240). L’analyse de leurs œuvres respectives démontre que Râbia dans sa quête de purification, Ibn Al-Fâridh dans sa recherche à propager sa foi soufie à travers sa Tâiyya Al-Kubrâ (La Grande Tâiyya), et Ibn Arabî avec son dessein de réfuter tout écrit stable et rigide dans son recueil Turjumân Al-Achwâq (l’Interprète des désirs), ont eu trois approches différentes de la création poétique. Râbia l’utilise comme catharsis. Ibn Al-Fâridh, en s’adressant essentiellement à son lecteur, essaye de l’imprégner de sa propre foi soufie, alors qu’Ibn Arabî cherche à instaurer « un Texte » idéal. Aussi conclut‑on que ces poètes soufis ont eu trois approches différentes de la création poétique. L’analyse de leurs œuvres respectives démontre qu’« émetteur », « récepteur » et « message » sont les trois pôles d’intérêts de ces poètes. Dans le quatrième chapitre de cette étude, trois œuvres poétiques de trois poètes contemporains sont analysées afin de déceler les filigranes soufis de leurs poèmes. Il s’agit de « Al-Tûfân Al-Aswad » (Le déluge noir) de Muhammad Miftâh Al-Faytûrî (1936-…), d’Al-Kibrît wa Al-Asâbi (l’Allumette et les doigts) de Nizâr Qabbânî (1923-1998), et de Qaṣîdat Al-Takwîn (le poème de la genèse) d’Adonis (1930-…). Ainsi cette analyse prouve-t-elle l’influence du soufisme dans la pratique de la création poétique arabe. Quant au cinquième chapitre, il démontre cet héritage soufi dans les théories poétiques arabes contemporaines et son influence dans l’instauration de trois approches poétiques différentes constituant ce que l’on appellerait « l’école purificatrice », « l’école imprégnatrice » et « l’école de la réfutation» ; ces théories ne tenant nullement compte du corpus littéraire exposé dans le premier chapitre. Outre la traduction de Claudine Chonez de « la Grande Tâiyya », les poèmes analysés sont cités en annexe à la fin de cette étude avec une traduction personnelle, qui bien qu’elle ne prétende nullement refléter la profondeur et la beauté des poèmes arabes, ne désespère pas pour autant de la laisser entrevoir. / The first chapter in this study presents the poetic thinkers, poets and critics alike, in the traditional Arabic heritage until the fourteenth century by making a synthesis. The second chapter presents Sufism in outline and in what distinguishes it as an existential approach throughout the Islamic view. These same characteristics are reflected in the third chapter through the poetic production of three of its most famous representatives namely Rabia Al-Adawiyya (d. 725), Umar Ibn Al-Fâridh (d. 1235) and Mohyî Al -Dîn Ibn Arabi (d. 1240). The analysis shows that in their respective works, they also had three different approaches to poetic creation. Rabia with her quest for purification uses it as a catharsis, Ibn Al-Fâridh, with his quest to spread his Sufi faith through his Al-Tâiyya Kubrâ (The Great Tâiyya),tries to impregnate his own Sufi liver faith, and Ibn Arabi, with his plan to refute any writing stable and rigid trough his collection of poems Turjumân Al-Achwaq (the interpreter of desires), seeks to establish an ideal "Text ".Thus we can conclude that these Sufi poets had three different approaches to poetic creation. The analysis of their respective writings demonstrates that "issuer", "receiver" and "message" are the three core interests of these three Sufi poets. In the fourth chapter of this study, three poetic works of three contemporary poets are analyzed to detect the Sufi watermarks of these poems. It is Al-Tufan Al-Aswad (The Black Flood) of Muhammad Miftâh Al-Faytûrî (1936 - ...), Al-Kibrît wa Al-Asâbi (The Match and the Fingers) of Nizar Qabbâni (1923-1998), and Qasîdat Al-Takwîn The Poem of the Genesis of Adonis (1930 - ...). Their analysis proves the influence of Sufism in the practice of the creation of Arabic poetry. The fifth chapter demonstrates this Sufi legacy in poetic theories in contemporary Arab thought and its influence in the establishment of three different poetic approaches constituting the so-called " the Purifying School," " the Impregnator School" and "the Refutation School", these theories take no account of the literary corpus described in the first chapter. Besides the translation of Claudine Chonez of "Great Tâiyya," the poems are cited in Appendix at the end of the study with a personal translation, which, although it does not claim to reflect in any way the depth and beauty of Arabic poems, she does not despair for the many suggest.
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La postérité du scandale : petite histoire de la réception critique de Sade dans la première moitié du XXe siècle françaisTrahan, Michaël 08 1900 (has links) (PDF)
Dans une perspective historique, ce mémoire s'intéresse à une certaine tradition interprétative de l'œuvre du marquis de Sade, de Guillaume Apollinaire à Pierre Klossowski en passant par Georges Bataille et le groupe surréaliste. S'inspirant à la fois des travaux en esthétique de la réception et des théories de la lecture (Jauss, Fish, Charles), ainsi que de la notion de figure (Auerbach, Gervais), il procède à une « critique de la critique » en retraçant les grands moments de la période dite de la « dialectisation » de la réception de l'œuvre de Sade - celle qui fait suite à la « médicalisation » et qui précède sa « textualisation », selon les catégories mises de l'avant par Michel Delon. S'il s'agit en premier lieu de faire l'archéologie de la figure de Sade pendant le XIXe siècle français, il s'agira ensuite de montrer que c'est sous un mode conflictuel que l'œuvre sadienne circule au sein de l'avant-garde dans la première moitié du siècle suivant. Dans les lectures de Sade qui seront convoquées, une place particulière sera faite à la polémique qui éclate entre Georges Bataille et André Breton dans les années vingt, puisqu'au cœur de cette querelle d'interprétation sont mis à nu certains enjeux de pouvoir qui travaillent toute gestion d'héritage. En ce sens, ce mémoire se propose, dans l'esprit de ce que Nathalie Heinich nomme l'« anthropologie de l'admiration », de mesurer ce que l'on pourrait appeler l'« effet Sade » dans l'entre-deux-guerres français : la glorification souterraine dont sa figure a été l'objet et qui amène ceux qui veulent s'en prendre à un certain ordre du monde à chercher sous son « envergure contradictoire » (Annie Le Brun) le terreau fertile qui leur est nécessaire pour ancrer leurs révoltes. Autrement dit, il s'agira de cerner comment et pourquoi, après que le sceau de l'interdit ait pesé aussi longtemps sur l'œuvre sadienne, elle est devenue l'une des références majeures de la critique française du dernier siècle.
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MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : littérature et scandale, anthropologie de l'admiration, conflits de lecture, réception critique, posture de l'héritier, figures, marquis de Sade, Georges Bataille, André Breton, surréalisme.
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La mélancolie même de la photographie : Roland BarthesLétourneau, Sophie 11 1900 (has links)
Peu importe la discipline qui l’appréhende, de la médecine humorale à la psychanalyse aujourd’hui, de l’histoire de l’art à la philosophie, la mélancolie se définit par un manque. S’il ne succombe pas à l’apathie, le mélancolique s’efforcera de pallier cette insuffisance par ses activités intellectuelles et artistiques : la mélancolie est carence et génie. La mélancolie travaille : elle compose avec l’absence. De quel ordre est ce manque ? Dans les écrits savants et les œuvres visuelles, la mélancolie a l’image en défaut : un souvenir ou une représentation juste, idéale. La mélancolie ne donne rien à voir sinon ce rapport à l’image, ce travail de mise en ordre et de mise en œuvre que l’on résume sous les noms « intellection » et « création ». La mélancolie est formaliste : elle cherche un modèle, une représentation, un nom, la forme d’une narration.
Peu d’œuvres se prêtent à l’étude du génie de la mélancolie comme celle de Roland Barthes (1915-1980). Critique, ce corpus questionne la mélancolie de la forme et du sens. Écrite, cette œuvre donne à lire une figure de la mélancolie qui diffère selon ce qui lui manque. Toujours, la mélancolie compose avec l’absence de l’image. Cache de l’écriture, la photographie a été utilisée comme image du réel et du souvenir. L’image photographique participe d’une quête théorique en même temps qu’elle donne forme à la mélancolie de l’écriture. Avec la photographie, la mélancolie apparaît à la ville (L’empire des signes), au miroir (Roland Barthes par Roland Barthes), en amour (Fragments d’un discours amoureux) et au tombeau (La chambre claire). En figurant ce qui échappe à la littérature, la photographie ordonne autour d’elle une narration mélancolique. Ainsi la fragmentation, la collection, la spécularisation, l’investigation et la formalisation, sont autant d’opérations qui caractérisent la poétique narrative mise en place dans l’œuvre de Roland Barthes. Dans ces opérations, nous voyons également un modèle de la mélancolie du processus de création. / In any body of knowledge, from humoral medicine to psychoanalysis, from art history to philosophy, melancholy has been defined by a gap. Unless he becomes apathetic, the melancholic will try to cope with this deficiency by engaging in intellectual or artistic activities: melancholy is both genius and inadequacy. Melancholy is a labour that deals with absence – but what kind of absence? Arts and scholarly literature has portrayed melancholy as a result from a flaw in the image: a memory or an accurate representation is missing in the melancholic mind. We do not see much of melancholy but an ongoing process of imagination, craft and organization that we call “intellectualization” or “creation”. Melancholy supposes a tendency to formalize: it is the search of the ideal mode of representation, be it a graphic, a name or a literary genre.
Few productions allow the study of melancholy at work as well as Roland Barthes’ (1915-1980). Intellectual, his written works question the meaning and the forms of literature and the world in a melancholic way. Creative, his production shows a figure of melancholy that varies from one book to another, depending on what is missing – though it always has something to do with a defect in the image. In this sense, photography has been used as the image of both reality and memory for the writer-to-be. The photographic image is a key to understand his theoretical quest and desire to write a novel. With photography, melancholy appears in the city (L’Empire des Signes), on the mirror (Roland Barthes par Roland Barthes), in love (Fragments d’un Discours Amoureux), and on a grave (La Chambre Claire). Figuring what literature cannot grasp, a photograph sets the conditions of a melancholic narrative. Thus, fragmentation, collection, speculation, investigation, and formalization are the many operations that describe Roland Barthes’ poetics. In these operations, we see as well a model for the melancholy of the creative process.
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Les enjeux normatifs de la reconnaissance publique dans la France des Lumières : gloire, célébrité, mériteBeausoleil, Marie-Ève 08 1900 (has links)
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La première oeuvre poétique de Jean Boudou : edition philologique, commentaire littéraire et glossaire lexicologique / The first poetic work of Joan Bodon : philological edition, literary commentary and lexicological glossaryOliveira, Élodie de 24 November 2012 (has links)
Notre travail de thèse, « La Première œuvre poétique de Jean Boudou : édition philologique, commentaire littéraire et glossaire lexicologique », constitue à ce jour l'unique étude philologique portant sur l'œuvre de Jean Boudou, écrivain majeur de la littérature occitane du XXe siècle. Nous établissons l'édition critique des deux premiers recueils de l'auteur, Lo frescun del nóstre Viau (1945) et La canson del paìs (1948), ainsi que de ses poèmes de jeunesse, et présentons pour la première fois ces textes en respectant les choix typographiques et linguistiques de Boudou. Nous complétons notre approche philologique par un glossaire lexicologique. Concevant notre glossaire comme une première étape analytique à l'étude de la langue de l’auteur, nous soumettons notre description aux exigences méthodologiques de la linguistique contemporaine. Nous optons, dans nos analyses littéraires, pour une étude structurale des textes. Nous avons cherché à situer l'œuvre de Boudou dans l'histoire des littératures occitane, française et européenne afin d’en dégager les principaux partis pris esthétiques. / The thesis research The first poetic work of Joan Bodon: philological edition, literary commentary and lexicological glossary is to this day the only philological study dedicated to the work of Joan Bodon, a major author of 20th century Occitan literature. The thesis establishes the critical edition of Bodon’s first two collections - Lo frescun del nóstre Viau (1945) and La canson del paìs (1948) – as well as of his early poems. The texts are studied for the first time in a version respecting Bodon’s typographical and linguistic choices. The thesis’s philological approach is complemented by a lexicological glossary, as the first analytical step towards the study of the author’s language. The lexicological glossary follows the methodological rigor of contemporary linguistics. The thesis focuses its literary analysis on a structural study. It aims at replacing Bodon’s work in the historical context of Occitan, French and European literatures in order to extract author’s main aesthetic choices.
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« I’m not only a casualty, I’m also a warrior » : LA personnage de la travailleuse domestique : exemples d'héroisme de genre dans les récits littéraires de travail du care / « I’m not only a casualty, I’m also a warrior » : the character of the domestic worker : examples of gender heroism in literary narratives of care workMarzi, Laura 05 November 2015 (has links)
Cette thèse est une recherche interdisciplinaire entre care et littérature, basée sur l'hypothèse d'un lien d'interdépendance entre les deux perspectives. Mon travail s’appuie sur l'idée que la littérature peut être un instrument particulièrement adéquat de recherche sur le travail et la relation de care justement parce que les romans racontent des histoires ordinaires. En effet, le care n’est pas un principe ontologique général, il est lié à des situations particulières, concrètes. De même, les récits littéraires de Slow Man de John M. Coetzee et Maria de Lalla Romano, sur lesquels va porter mon analyse, inversent la condition d'invisibilité sociale qui dans notre société touche les travailleuses de care. Dans les romans et les ouvrages sociologiques analysés les femmes care-givers occupent la scène principale : elles sont des héroïnes, non pas dans le sens de l'héroïsme universel masculin, mais de celui qui émerge des récits de care au prisme du genre. Enfin l'analyse des romans Maria et Slow Man a aussi nourri la réflexion sur le Unheimliche. En effet, le personnage de la care-giver est source d'inquiétante étrangeté, parce qu'elle est une femme, et que son travail consiste à s'occuper de ce qui est familier, mais aurait dû rester caché : la vulnérabilité humaine. De plus, très souvent la care-giver est une femme étrangère qui trouble l’espace de la domesticité et de l’intime. À travers la double perspective de la critique littéraire féministe et de l’éthique du care nous proposons une nouvelle lecture genrée de l’inquiétante étrangère familière au niveau des représentations sociales, littéraires et symboliques. / This thesis is an interdisciplinary research between care and literature, based on the assumption of an interdependence between the two perspectives. My work relies on the idea that literature can be a research instrument particularly suitable on work and care relation, precisely because novels can recount ordinary stories. Indeed, care is not a general ontological principle, it is related to specific situations, concrete. Then, literary narratives Slow Man by John M. Coetzee and Maria by Lalla Romano, basis of my analysis, reverse the condition of invisibility that affects care workers in our society. In novels and sociological works analyzed, care-givers occupy the main stage : they are heroines, not in the sense of universal male heroism, but in one that emerges from the care stories read from a gender perspective. Finally, the analysis of novels Maria and Slow Man has also inspired reflection on the Unheimliche. The character of the care-giver is a source of uncanny, because she is a woman, and that her job is to take care of what is familiar, but should have remained hidden: the human vulnerability. Moreover, very often the care-giver is a foreign woman who disturbs the space of domesticity and intimacy. Through the double perspective of feminist literary criticism and ethics of care we propose a new gendered reading of the uncanny in social representations, literary and symbolic.
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Le poète et le Prince : couleurs de l'éloge et du blâme à l'époque abbasside (750 - 965) / The Poet and the Prince : colours of the Praise and the Blame in the Abbasid Era (750 - 965)Ben Mansour, Mohamed 25 November 2017 (has links)
En partant de l’une des périodes les plus riches dans l’histoire de l’Islam en termes de créativité et de production poétiques, notre projet vise à mettre au jour les formes qu’a revêtues le rapport entre le poète et le Prince. Pour élucider ce rapport aussi complexe que protéiforme, nous ferons appel à un corpus riche et varié, et on tentera alors d’examiner la question de l’éloge et du blâme à travers trois prismes : la rhétorique, l’éthique et la politique. Le discours encomiastique mobilise la rhétorique afin d’emporter l’adhésion d’un auditoire sur une matière qui n’est pas encore établie. Mais l’effort déployé par l’orateur afin de convaincre l’auditoire ne peut se passer de la toile de fond éthique et du système commun de valeurs dont il procède pour arriver à la persuasion. Quant à la dimension politique, elle se reflète dans la fonction du poète comme « arme verbale » au service du Prince et instrument de légitimation de sa position politique contre ses adversaires réels ou potentiels. Par-delà la fonction de panégyriste officiel, la performativité du discours politique s’étend également à la parole, d’éducation, de réforme voire de critique ouverte qui pourrait évoquer la parrêsia antique. Grâce à un fonds sapiential, la poésie apporte sa contribution au processus de formation de l’homme politique et lui offre un excellent manuel de gouvernement. Quant à la veine contestataire, l’invective, la caricature et la mobilisation de la parole polémique constituent ses principaux ressorts. La veine contestataire traverse le regard que le poète jette sur l’univers de la cour, la politique du Prince ou le rapport entre gouvernants/gouvernés. Qu’il s’agisse de nominations, de projets politiques ou de l’ethos même de l’homme du pouvoir, le poète est toujours présent pour donner son avis. L’injustice d’une décision prise par un juge, le népotisme d’un gouverneur ou la dureté d’un général sont autant d’aspects qui témoignent de la vivacité de la critique du pouvoir par le poète, et du rôle que ce dernier endosse en tant que moralisateur de cette sphère. Le conseil se présente alors comme le moyen de rectifier les décisions ou les orientations générales du Prince et témoigne de l’existence d’une véritable rationalité poétique. Aussi, la rhétorique de l’éloge et du blâme témoigne-elle de l’existence d’une rationalité poétique qui arrive à maturité à l’époque abbasside et parvient à un degré d’efficience oratoire sans précédent en raison d’une conscience accrue du poète de la nécessité de s’impliquer dans la vie politique et de peser sur le cours de l’Histoire. / Based on one of the richest periods in the history of Islam in terms of poetic creativity and production, our project seeks to revise the forms that characterized the relationship between the poet and the prince. To elucidate this relationship as complex as it is protean, we will call on a rich and varied corpus, and then examine the question of praise and blame through three prisms: rhetoric, ethics and politics. The encomiastic discourse uses rhetoric to gain an audience’s support for a matter that is not yet established. But the effort required by the orator to convince the audience necessitates the ethical backdrop and common system of values, from which he proceeds to persuade. As for the political dimension, it is reflected in the poet’s function as the “verbal arm” serving the prince and as an instrument legitimizing his political position against real or potential opponents. Beyond the function of official panegyrist, the performativity of political discourse also extends to speech, education, reform, even open criticism that could evoke the antique parrêsia. By virtue of its sapiential substance, poetry contributes to the process forming the politician and offers him an excellent manual to government. As for the dissenting vein, invective, caricature and the mobilization of polemical speech constitute his main resources. The dissenting vein passes through the poet’s gaze on the universe of the court, the prince’s politics and the relationship between governor/governed. Whether it involves nominations, political projects or the very ethos of the man of power, the poet is always present to give his opinion. The injustice of a decision made by a judge, the nepotism of a governor or the harshness of a general are all aspects that demonstrate the poet’s vivacious criticism of power, and the role that the latter assumes as the moralizer of this sphere. The counsel is then presented as a means to rectify the prince’s general decisions or orientations and attests to the existence of a veritable poetic rationality. Furthermore, the rhetoric of praise and blame indicates the existence of a poetic rationality that reached maturity in the Abbasid period and attained an unprecedented degree of oratory efficiency, due to the poet’s growing consciousness of the necessity to be involved in political life and to influence the course of history.
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Le discours de la critique littéraire journalistique germanophone : étude du marquage de l’hétérogénéité énonciative et des relations métatextuelles / The discourse of German literary criticism : a study of the enunciative heterogeneity and metatextual relationships in a journalistic genreDias, Dominique 24 June 2016 (has links)
Fondée sur un corpus de 436 textes de recensions germanophones publiées dans cinq supports de presse généraliste lors du premier semestre 2012, cette étude porte sur le discours de la critique littéraire germanophone. Pour tenter d’identifier des traits constitutifs de la recension, trois axes de recherche sont envisagés : les perspectives textuelle, discursive et métatextuelle. Traditionnellement conçue à partir de la fonction, la notion de texte est considérée ici sous l’angle de la forme. En recourant aux notions de séquences et de périodes, élaborées dans le cadre de la linguistique textuelle, cette étude identifie un réservoir de formes à l’origine de la composition et de la configuration des recensions. Par ailleurs, la perspective discursive permet d’appréhender le sujet énonciateur des recensions comme un lieu de transition de la parole et du savoir. Le critique littéraire s’octroie, en effet, une position institutionnelle qui marque son rapport au savoir afin d’exercer une influence optimale sur le lecteur. L’enjeu est de repérer les marqueurs discursifs qui fondent cette visée argumentative. Enfin, la perspective métatextuelle oblige à concevoir la recension dans son rapport au texte source. Véritable dialogue avec l’œuvre critiquée, la critique exploite explicitement des stratégies empruntées aux discours littéraire et journalistique. Des procédés de reprise textuelle tels que la reformulation, la citation, l’allusion ou la contamination menacent de saper le métatexte pour en faire un hypertexte. Ces trois axes permettent d’aborder la recension en tant que genre, à l’interface entre texte et discours. Les résultats confirment l’idée que le genre doit être abordé non pas dans une perspective statique, comme une liste d’invariants, mais dans une perspective dynamique, comme le résultat de l’interférence de plusieurs genres discursifs. Enfin, c’est une meilleure compréhension de la production et de la réception des recensions qui est en jeu. / Based on a corpus of 436 texts of German book reviews published in five newspapers of non-specialized press during the first half of the year 2012, this study investigates the discourse of German literary criticism. To try and identify constituent characteristics of the review, three areas of research are envisaged: the textual, discursive and metatexual perspectives. Traditionally conceived with regards to function, the notion of text is considered here in terms of shape. By considering the notions of sequences and periods, developed within the text linguistics, this study identifies a reservoir of forms which underpin the composition and the configuration of the reviews. Besides, the discursive perspective allows us to get a sense the speaking subject of the reviews as a transition for speech and knowledge. The literary critic actually benefits from putting himself in an institutional position that marks his/her relation to knowledge in order to have the best influence on the reader. The challenge is to identify possible linguistic markers which serve this argumentative approach. Finally, the metatextual perspective obliges us to conceive the review in its relationship with the source text. The book review is a real dialogue with the criticized book, the criticism explicitly exploits strategies borrowed from the literary and journalistic speeches. Textual processes of repetition such as reformulation, quotation, allusion or contamination threat to undermine the metatext into a hypertext. These three axes allow to approach the review as a genre, in the interface between text and discourse. The results confirm the idea that the genre must be approached not in a static way, as a list of invariants, but in a dynamic way, as the product of the interference of several discursive genres. Finally, what is at stake is a better understanding of the production and of the reception of the reviews.
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La Revue de Paris (1829 -1834) : un "panthéon où sont admis tous les cultes" / The Revue de Paris (1829-1834) : a "pantheon where are admitted all the cults"Cousin, Guillaume 30 November 2018 (has links)
Cette thèse propose la première étude de la Revue de Paris depuis sa création en avril 1829 jusqu’à sa vente en mai 1834 et a pour but de définir l’identité de ce périodique littéraire.La première partie de cette thèse tente ainsi de replacer « La Revue de Paris en son temps ». Tout d’abord, dans une approche qui appartient au domaine de la sociologie de la littérature, l’auteur recrée le tissu social constitué par les hommes qui dirigent la Revue, par ceux qui lui permettent d’exister financièrement, et enfin par ceux qui y publient. Cette première approche sociologique fait apparaître la profonde diversité des collaborateurs : dès le début, la Revue de Paris s’affirme comme un « panthéon où son admis tous les cultes ». Cette métaphore, qui donne son sous-titre à cette thèse, est tirée du texte liminaire qui annonce la création de l’Album, en novembre 1829 et donne une indication de l’éclectisme qui préside au choix des auteurs dont les articles sont publiés. La lecture de la Revue sous un angle politique, qui constitue le deuxième chapitre de cette thèse, laisse apparaître un ancrage libéral de la Revue. La Revue participe à sa façon à la chute de Charles X. La Revue de Paris se situe au centre-droit. D’abord favorable au nouveau régime, la Revue se fait de plus en plus critique envers l’orléanisme, et le choix de Pichot d’abandonner la « Revue politique » ne fait que confirmer l’éloignement grandissant entre la Revue de Paris et le régime de Juillet.Enfin, cette première approche de l’identité de la Revue analyse sa place dans le champ de la presse littéraire entre 1829 et 1834. Au moment de sa création, la Revue est considérée par son créateur comme la version française des Reviews et Magazines britanniques. Entre 1829 et 1834, et contrairement à ce qu’affirme la longue tradition critique qui fait de la Revue des deux mondes la principale revue littéraire du début des années 1830, la Revue de Paris est le véritable modèle de l’époque.À la fin de cette première partie, les approches combinées de la sociologie littéraire, de la politique et de l’histoire de la presse amène l’auteur à donner une première définition de la Revue de Paris : elle est éclectique, mondaine, libérale et se situe tout en haut de la « pyramide » de la presse littéraire. Au cours de ses cinq années d’existence, elle a été le plus grand périodique littéraire français. Il s’agit alors, après avoir replacé la Revue en son temps, d’interroger le cœur même de la Revue, c’est-à-dire les articles qu’elle publie. Faisant le choix de traiter tout d’abord la création littéraire, l’auteur analyse les textes sous l’angle générique. La création littéraire de la Revue traite les grands thèmes de la littérature de 1830, et en ce sens la Revue est le miroir de son époque. Néanmoins, s’il n’y a pas à proprement parler de « littérature Revue de Paris », la Revue doit être considérée comme un creuset des genres littéraires. Concernant la nouvelle, elle trouve dans la Revue des réalisations dont la variété repose essentiellement sur l’hybridité. Parce qu’elle offre aux auteurs une grande liberté créative, la Revue se définit comme un panthéon où l’imagination se concrétise dans des formes narratives plurielles. Au contraire, la production dramatique est dominée par le genre du proverbe. Quant à la poésie, elle apparaît comme la partie littéraire la plus faible. Cet ensemble est dominé par des auteurs majeurs et mineurs du romantisme, à tel point que l’on peut considérer la Revue de Paris comme une revue romantique. Néanmoins, la partie critique oblige à nuancer cette analyse : la critique littéraire de la Revue de Paris laisse apparaître une critique parfois violente du romantisme. La condamnation morale de la littérature se fait de plus en plus insistante au fil des mois, LA revue romantique par excellence se révèle être le « panthéon où sont admis tous les cultes », qu’ils soient romantiques ou antiromantiques. En réalité, la Revue est le miroir de son époque. / This dissertation proposes the first study of the Revue de Paris since its creation in April 1829 until its sale in May 1834 and aims to define the identity of this literary periodical.The first part of this thesis attempts to replace "The Revue de Paris in its time". First of all, in an approach that belongs to the field of sociology of literature, the author recreates the social fabric constituted by the men who lead the Journal, by those who allow it to exist financially, and finally by those who publish there. This first sociological approach shows the deep diversity of the collaborators: from the beginning, the Revue de Paris is affirmed as a "pantheon where are admitted all the cults". This metaphor, which gives its subtitle to this thesis, is taken from the introductory text that announces the creation of the Album, in November 1829 and gives an indication of the eclecticism that governs the choice of authors whose articles are published. The reading of the Review from a political angle, which constitutes the second chapter of this dissertation, reveals the liberalism of the Review. The Review participates in its own way to the fall of Charles X. The Revue de Paris is located in the center-right. Initially favorable to the new regime, the Review is becoming increasingly critical of Orleanism, and the choice of Pichot to abandon the "Political Review" only confirms the growing distance between the Revue de Paris and the July polity. Finally, this first approach to the identity of the Review analyzes its place in the field of the literary press between 1829 and 1834. At the time of its creation, the Review is considered by its creator as the French version of British Reviews and Magazines. Between 1829 and 1834, and contrary to what affirms the long critical tradition that makes the Revue des deux mondes the main literary review of the early 1830s, the Revue de Paris is the true model of the time. The combined approaches of literary sociology, politics and the history of the press lead the author to give a first definition of the Revue de Paris: it is eclectic, mundane, liberal and is at the top of the "pyramid" of the literary press. During its five years of existence, it was the largest French literary periodical. It is then, after having replaced the Review in its time, to question the very heart of the Review, that is to say the articles it publishes.Making the choice to treat literary creation first, the author analyzes texts from the generic point of view. The literary creation of the Revue deals with the great themes of the literature of 1830, and in this sense the Review is the mirror of its time. Nevertheless, if there is not, strictly speaking, a "Revue de Paris literature", the Review must be considered as a crucible of literary genres. Concerning the short story, it find in the Review of the achievements whose variety rests essentially on the hybridity. Beyond its simple entertaining function, the short story is a success mainly based on its plasticity, which allows it to be both exotic and historical, exotic and fanciful, historical and frantic ... Because it offers authors a great creative freedom, the Revue defines itself as a pantheon where the imagination is concretized in plural narrative forms. On the contrary, dramatic production is dominated by the genre of the proverb. As for poetry, it appears as the weakest literary part. This set is dominated by major and minor authors of Romanticism, so much so that one can consider the Revue de Paris as a romantic review. Nevertheless, the critical part makes it necessary to qualify this analysis: the literary criticism of the Revue de Paris reveals a sometimes violent critique of romanticism. The moral condemnation of literature is becoming increasingly insistent over the months, THE ultimate romantic review proves to be the "pantheon where are admitted all the cults", whether romantic or anti-romantic. In fact, the Review is the mirror of its time.
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