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De la démocratie en Argentine : représenter le peuple après le 2001 / On democracy in Argentine : representing the people after the 2001 / Sobre la democracia en Argentina : representar al pueblo después del 2001Mariani, Américo 27 September 2012 (has links)
"Populisme", "abstentionnisme", "rupture de confiance", "défiance des politiques", "médiacratie", "affaiblissement de l’État", "perte de contenu de la citoyenneté", la liste n’est pas close. Tous ces phénomènes sont parfois ramenés sous le mot commode de crise ; crise de la représentation, crise de la démocratie, crise du politique. Phénomènes complexes et multiformes qui peuvent être saisis, dans de multiples lieux et par des disciplines diverses. Cette recherche part d’abord d’une situation, celle de l’Argentine contemporaine. Connaissant, depuis 1983, une période de relative stabilité politique répondant aux critères basiques du "régime démocratique" elle a connu un moment critique sur les plans politique, économique et social en 2001. Cet événement a été marqué par un profond rejet de la classe politique exprimé dans la consigne "que se vayan todos" [qu’ils s’en aillent tous] scandée dans les manifestations. Si à l’époque les assemblées de quartier, les "usines récupérées", les réseaux de troc, les organisations de chômeurs ont attiré l’attention pour ce qu’elles portaient de rupture avec le passé, apparaissant comme des lieux de réinvention du politique, il a été très vite évident que les "vieilles" institutions politiques seraient les vraies actrices du "retour à la normale". Le chercheur choisit alors un point d’entrée ; ce sera le Parlement. Considérant cette institution comme une sorte de négatif que viendraient impressionner les changements de la société. Sur la photo, nous percevons la réalité, mais selon la mise au point, la quantité de lumière, le cadre choisi, la photo est avant tout une des représentations possibles de la réalité. Dès lors, il s’agit moins de s’intéresser à l’institution qu’à la pratique représentative, c’est-à-dire à l’activité des représentant(e)s et au Parlement comme "espace public". S’intéresser d’abord à la représentation en train de se faire, à ce qui se construit entre "un dedans" de l’institution et "un dehors" de la société parce que la représentation est, avant tout, coupure entre le représentant et le représenté. Lorsque les représenté(e)s s’agitent et s’organisent, cela perturbe la pratique représentative plus habituée à figurer les absent(e)s. Le gouvernement représentatif est pris dans une contradiction ; entre désertion des urnes et surinvestissement de la sphère publique ; désintéressement et interruption ; entre logique de la police et démocratie. Fondée sur une recherche en sociologie, cette thèse s’attache, dans un domaine habituellement réservé à la science politique, à comprendre la représentation politique comme une pratique sociale. / “Populism”, “abstaining”, “loss of trust”, “mistrust of politicians”, “mediacracy”, “weakening of the State”, “shallow citizenship” – and the list goes on. Such phenomena are sometimes mistakenly defined by the useful term of “crisis” – crisis of representation, crisis of democracy, crisis of the political institution – but they are complex, many-sided phenomena which can be analyzed through a variety of geographical places and subjects. The starting-point of this research is a situation – that of present-day Argentina. The country, which had known a period of relative political stability since 1983 (reflecting the basic rules of a “democratic regime”) experienced a critical phase in 2001 on a political, social and economic level. This event showed a deep rejection of the political community as expressed through the motto “que se vayan todos” (may they all go away) chanted in demonstrations. Special attention was then paid to neighborhood gatherings, recovered factories”, barter networks, and organizations of unemployed workers, because they represented a rupture with the past and appeared as places reinventing politics – but it also soon became clear that the “old” political institutions would be the actual means to “get back to normal”. The researcher then picks one angle of approach – the Parliament. This institution will be viewed as a sort of negative exposed to the changes of society. On the snapshot, reality is perceived, but as the focusing, the amount of light or the frame vary, such snapshot is only one possible representation of reality. The focus will thus be less on the institution than on the practice of representation – i.e. on the activity of the ones representing and on the Parliament seen as a “public space”. What is mainly highlighted is the action of representation itself – what is being built between the “inside” of the institution and the “outside” of society, because representation is above all a rupture between those representing and those being represented. When the represented show their presence and get organized, the practice of representation is disrupted. The representative government faces a contradiction – between voting disinvestment and overexposure in the public sphere, between lack of interest and interruption, between the logic of the police and democracy. The research carried out in this dissertation is sociology-based, even though its topic traditionally belongs to the field of political science, and intends to understand political representation as a social practice. / «Populismo», «abstencionismo», «quiebra de confianza», «desconfianza de los políticos», «mediacracia», «debilitamiento del Estado», «vaciamiento de la ciudadanía», la lista continúa. Todos estos fenómenos se reúnen a veces bajo el cómodo rótulo de crisis; crisis de la representación, crisis de la democracia, crisis de lo político. Fenómenos complejos y multiformes que pueden ser aprehendidos en múltiples lugares y por diferentes disciplinas. Esta investigación toma como punto de partida una situación, la de la Argentina contemporánea. Transcurriendo, desde 1983, un período de estabilidad política relativa según los criterios básicos del «régimen democrático», vivió un momento crítico en los planos político, económico y social en 2001. Este suceso se caracterizó por un profundo rechazo de la clase política expresado en la consigna «que se vayan todos» coreada en las manifestaciones. Si en esa época las asambleas de barrio, las «fábricas recuperadas», las redes de trueque, las organizaciones de desocupados atrajeron la atención por lo que significaban como ruptura con el pasado, apareciendo como lugares de reinvención de la política, muy pronto quedó claro que las «viejas» instituciones políticas serían las verdaderas protagonistas del «retorno a la normalidad». El investigador elije entonces un punto de entrada; será el Parlamento. Considerando a esta institución como una especie de negativo en el que se imprimirían los cambios de la sociedad. En la foto percibimos la realidad, pero según el enfoque, la cantidad de luz, el cuadro que se elija, la foto es una de las representaciones posibles de la realidad. A partir de allí, se trata menos de un interés por la institución que por la práctica representativa, es decir, por la actividad de los representantes y del Parlamento en tanto «espacio público». Concentramos la atención en la representación en acto, a lo que se construye entre una interioridad de la institución y una exterioridad de la sociedad, porque la representación es, ante todo, un corte entre el representante y el representado. Cuando los representados se agitan y se organizan, ello perturba la práctica representativa, habituada a representar a ausentes. El gobierno representativo enfrenta una contradicción; entre deserción de la urnas e sobrecarga de la esfera pública; desinterés e interrupción; entre lógica de la policía y democracia. Fundada en una investigación sociológica, esta tesis se empeña, en un dominio reservado habitualmente a la ciencia política, en comprender la representación política como una práctica social.
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La question du meilleur régime politique à l'epreuve des relations internationales dans la pensée de Raymond Aron. / The question of the best regime as viewed through an international relations lens in the political thought of Raymond AronCohen, Frederic 10 January 2018 (has links)
Cette thèse cherche à comprendre pourquoi Aron juge essentiel d’étudier la question du meilleur régime politique à l’épreuve des relations internationales. Il s’agit de s’interroger sur l’ampleur et le sens politique de ce que Raymond Aron appelle le drame humain, en précisant la nature de la distinction entre l’intérieur et l’extérieur, entre la politique domestique et les affaires étrangères qu’il juge essentiel, tout en examinant les rapports complexes qui se nouent entre ces deux domaines de la vie politique. Nous tâchons d’éclairer la signification que revêt aux yeux d’Aron la primauté de la politique dans l’organisation des choses humaines, alors que pourtant l’organisation politique des sociétés modernes lui apparaît essentiellement indéterminée. Ceci nous amène à nous interroger sur la conception aronienne singulière de la démocratie et du libéralisme, au regard des tensions fondamentales de la vie politique entre les réquisits du bon gouvernement et les contraintes du jeu international. L’étude des antinomies de l’action politique, nous conduit à revenir sur les principaux débats entre réalistes et idéalistes au sujet du problème de la guerre et de la paix, qu’Aron examine à travers ses réflexions sur le « problème machiavélien » et « le « problème kantien ». Il s’agit de préciser le sens de la prudence politique selon Aron, en s’interrogeant sur les limites inhérentes à la recherche du meilleur ordre politique qui soit et en tenant compte du défi que représente la menace thermonucléaire. / This dissertation explores the reasons why Raymond Aron deems it essential that the question of the best regime be framed in the context of international relations. In doing so, it seeks to draw out the full scope and political meaning of what Raymond Aron calls "the human drama" by specifying the distinction he makes between domestic politics and foreign affairs, whilst also examining the complex interactions through which he connects these two essential domains of political life. I take as a starting-point the apparent dissonance between Aron's belief in the primacy of politics as an organising principle for human affairs and his perception of modern political societies as essentially indeterminate. From there, I move on to question the singular nature of the Aronian conception of democracy and liberalism in light of the fundamental tension between the imperatives of good governance and the constraints imposed by the international system. The study of the antinomies of political action leads me to revisit the main debates between realists and idealists on the problem of war and peace, as addressed by Aron in his reflections on the Machiavellian problem and the Kantian problem. The aim here is to clarify the meaning Aron gives to political prudence by taking account of the limits inherent to the search for the best possible political order, especially in light of the existential threat raised by the prospect of thermonuclear warfare.
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Assédio moral organizacional nos bancos / Harcèlement moral organisationnel aux banquesCerqueira, Vinicius da Silva 29 October 2012 (has links)
O presente trabalho tem por escopo constatar a existência generalizada do assédio moral em sua modalidade organizacional nos bancos e analisar como o movimento sindical da categoria bancária enfrenta o problema para poder perceber que as negociações coletivas são o palco adequado para resolver o problema. A apreensão jurídica do assédio moral organizacional, a análise transdisciplinar de sua ocorrência nos bancos e a crítica às negociações coletivas no Brasil e no setor serão analisados para que se visualize a hipótese. / Ce travail a pour objectif de constater l\'existence généralisée du harcèlement moral dans sa modalité organisationnelle aux banques et d\'analyser comment le mouvement syndical de la catégorie bancaire se trouve face à ce problème, pour pouvoir s\'apercevoir que les négociations collectives sont la scène adéquate pour le résoudre. L\'appréhension juridique du harcèlement moral organisationnel, l\'analyse transdisciplinaire de son occurrence dans les banques e la critique aux négociations collectives au Brésil et dans le secteur seront analysées pour que l\'hypothèse soit verifiée.
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La gestion des déchets par les sociétés industrielles au regard de la problématique environnementale : enjeux éthiques, sociaux et politiques / Environment and waste management in industrialized societies : ethical, social and political implicationsLarroque, Claire 20 November 2017 (has links)
Cette thèse examine les questions éthiques, sociales et politiques posées par la gestion des déchets mise en place par les sociétés industrielles. La réflexion prend son point de départ dans le constat qu’en philosophie l’analyse de la gestion des déchets se limite à une approche symbolique des rapports que nous entretenons avec eux. Il s’agit de montrer qu’une telle approche occulte l’arrière-plan politique et social du problème et qu’elle ne fait pas de la gestion des déchets l’objet d’un questionnement sur le rapport entre l’homme et la nature, reléguant l’enjeu environnemental posé par les déchets au domaine technique. Ce travail propose de dépasser la logique dualiste selon laquelle il reviendrait aux techniciens de prendre en charge le traitement physique des déchets et aux philosophes de s’occuper de l’examen d’une signification symbolique (intrasociale). Il s’agit de démontrer que loin d’être circonscrite à la sphère technico-économique, la gestion des déchets par les sociétés industrielles est en interaction permanente avec le monde social et soulève des problèmes de justice. Dans cette perspective, le problème environnemental soulevé par les déchets ne peut être saisi que si l’on adopte une conception de la nature comme communauté : les déchets en atteignant (de façon inégale) l'environnement des populations affectent également celles-ci parce qu'elles entretiennent avec lui une relation d’interdépendance. Afin de déterminer les principes normatifs d’une justice détritique et de penser une juste gestion des déchets, la thèse soutient alors une conception culturelle des inégalités environnementales. / This thesis aims at examining the ethical, social and political issues raised by waste management of industrialized societies. Philosophical analyses of waste management generally adopt a symbolic approach that tends, in one hand, to ignore political and social issues and, on the other hand, to disregard the human-nature relation since environmental issues of waste management are limited to technical sphere. Yet, I suggest that this dual approach must be criticized and question the idea that technicians should deal with the waste treatment while philosophers (or sociologists) should only considerer the symbolic significance. This work argues that waste management of industrialized societies is not only a technical issue since its continuously in relation with the social sphere and among other things raises issues of justice. In this regard, I support that the environmental issue caused by waste management can only be grasped if we assume a conception of nature as community: when wastes affect (unevenly) the environment in which people live, wastes also have an impact on the populations because people nurture interdependent relationship with their environment. Once this has been established, I demonstrate that a cultural vision of environmental inequalities should be defended in order to identify and determine normative principles of waste justice.
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La liberté de manifestation en Thaïlande / Freedom of manifestation in ThailandSriphongkul, Nattika 24 September 2018 (has links)
La manifestation est un sujet d’actualité et un phénomène en voie de devenir mondial. En ce domaine la Thaïlande fait figure de pays pionnier. En effet les manifestations de rue y sont fréquentes et souvent violentes. La présente étude a d’abord pour objet de s’interroger sur les raisons du recours massif à cette liberté par le peuple et sa perception par le Droit. Dans ce pays la manifestation répond à une tradition constante d’expression des idées et des opinions, grâce à une contestation politique en groupe et sur la voie publique. Elle est consacrée en tant que liberté constitutionnelle dans les vingt Constitutions, que ce soit de manière explicite ou implicite mais sans être pour autant distinguée de la liberté de réunion. Il est dès lors utile d’analyser cette conception de la liberté de manifestation. Cependant il importe également de comprendre pourquoi le nombre de manifestations augmente considérablement en Thaïlande. Selon l’auteur, le principal élément de réponse est à rechercher dans le système institutionnel et politique thaïlandais. Celui-ci permet rarement un débat pluraliste au sein du Parlement. L’instabilité constitutionnelle, les successions de putschs militaires, accentuent la crise de la démocratie représentative. La solution à ce danger doit-elle être trouvée non plus dans le droit mais dans un devoir de manifester ? Sans doute, car la Thaïlande donne l’exemple de l’urgence d’instituer des mécanismes associant davantage le citoyen à la décision publique, conduisant à l’instauration d’une démocratie participative et continue. Lorsque le bon fonctionnement de ces mécanismes est mis à mal, le recours à la liberté de manifestation devient une nécessité / The manifestation is an important issue as it has become a world phenomenon. Concerning this subject, Thailand is considered a pioneer country. The street manifestations occur frequently and often in a violent manner. This study aimed to raise question as to why people exercise this freedom and what are the perceptions of law toward these situations. In this country manifestation responds to a constant tradition of expression of ideas and opinions, as a result of a political group contestation on the street. Principally manifestation is recognized as a constitutional freedom in twenty Constitutions, whether explicitly or implicitly without being distinguished from freedom of assembly. It is therefore necessary to analyze such conception of freedom of manifestation. In addition to the above, it is important to understand the reasons as to why the number of manifestations has been increasing considerably in Thailand. According to the author, the principal element of the reason derives from conducting a research in the institutional and political system. The system hardly allows a pluralistic debate in Parliament. The constitutional instability, the successions of military putsches, have emphasized the crisis of representative democracy. Is it possible that the solution of this danger should no longer be founded in a right but in a duty to manifest? Since Thailand is an example underlining the urgency of introducing the mechanisms which involve citizens in making public decision, these mechanisms lead to the establishment of participatory and continuous democracy. When these mechanisms fail to function accordingly, an exercise of freedom of manifestation becomes a necessity
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Le particularisme de la médiation dans les services publics / The particularity of mediation in public servicesBen Rehouma, Inès 14 December 2012 (has links)
La sphère publique n’est pas restée extérieure aux changements culturels profonds et qui constitue le recours aux modes alternatifs de règlement des conflits qui privilégient le dialogue et le sens du compromis. Depuis de nombreuses années, les entreprises publiques et plus généralement les services publics ont instauré des médiateurs, afin d’améliorer la relation aux usagers (La Poste, RATP, SNCF, ministère de l’Economie, Education nationale, etc.). Mais cette réforme est-elle emblématique d’un changement culturel profond au sein même de l’Etat ? Le développement du champ de la médiation sociale au niveau des rapports entre citoyens et services publics est-il au légendaire attachement de la France à la notion de service public ? A la présence très prégnante de ces services sur le territoire ? Aux très fortes attentes du public à leurs égards ? L’essor considérable de ces pratiques médiatrices, n’exprimerait-il pas, au fond, une métamorphose de l’action publique, qui cherche une nouvelle manière de gouverner la cité et de fabriquer de la cohésion sociale ?La médiation, tant dans le secteur privé que publique, peut-elle considérer comme indispensable à l’évolution de la société ? Constitue-t-elle une réponse nécessaire au regard de l’évolution des rapports, dans public entre le collectif et l’individu, dans le secteur économique entre les entreprises et le client ? Comment agit-elle, à quelle place, quelles peuvent être ses limites et ses pouvoirs ? / The public sphere has not remained closed to these deep, cultural changes which make up the recourse to alternative models of conflict management privileging dialogue and a feel for compromise. For many years, public firms and more generally the ‘services publics’ have employed mediators with a view to improving user-relations (La Poste, the RATP, the SNCF, the ministries of Economy, of Education, etc.). However, is this trend meaningful in terms of what would be a deep, cultural change within the State itself?Is such an evolution of the ‘champ’ of social mediation as to relations between citizens and ‘services publics’ in tune with the legendary attachment in France to the notion of the ‘service public à la française’; to the pregnant presence of these ‘services’ throughout the territory ? to the very high expectations on the part of the public as to these services ? Would the considerable spread of the mediating practices not, fundamentally, reflect a metamorphosis of public action itself? Is the latter in search of a new way to govern the City and to produce social cohesion?In both the private and public sectors, can mediation be considered as indispensable to the evolution of society? Does it make up a necessary response with regard to the evolution of relations between the collective and the individual in the public sphere, and between the firms and the customers in the economic sphere? How does mediation operate, in what dynamic, what can be its limits and its potency?
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Le problème de l’Education Morale en France au XXe siècle dans l’enseignement élémentaire / The problem of moral education in the French primary school system in the 20th CenturyLheureux, Guy 06 December 2012 (has links)
Face au consumérisme et à l’individualisme ambiants, à l’érosion de l’autorité éducative et à des manifestations de violence dans certains établissements scolaires, et parfois d’intolérance religieuse et ethnique, cette thèse propose plusieurs pistes de réflexion et des propositions en lien avec un besoin social d’éthique et la demande de clarification des valeurs pour l’école aujourd’hui. D’abord, la thèse propose une historiographie des principes moraux enseignés entre les années Ferry et Mitterrand à l’école primaire ; ensuite elle interroge les philosophes et chercheurs afin de proposer une assise théorique sur l’éducation morale et l’éthique scolaire. Enfin, à l’aide de cet arrière-plan conceptuel et d’un questionnaire national instruit par 120 enseignants, elle développe une réflexion sur les pratiques pour concrétiser dans l’école française deux défiséducatifs :-La proposition d’une éthique minimale, tissée de démocratie et de laïcité, avec l’apprentissage du respect mutuel, de la nature, des règles sociales ; l’éveil à la communication non-violente, le respect des principes moraux indispensables au vivre ensemble.-Un éveil à une spiritualité laïque exempte de tout lien avec la religion, permettant l’éveil aux valeurs humanistes et l’organisation d’activités pédagogiques développant un climat de paix et de tolérance, de non-violence et de solidarité. Redonner du sens à notre existence partagée, dans une école où les savoir-être sont aussi importants que les connaissances à acquérir. OEuvrer pour une « vie scolaire bonne » utile et agréable, où l’attention aux autres et lacoopération sont promues, où le respect de valeurs morales est accepté et appliqué par tous les acteurs de l’école / Faced with widespread consumerism and individualism, the erosion of the authority of the educational system, rising violence in certain schools, and even religious and ethnic intolerance, this thesis explores several paths of investigation and presents several proposals regarding the need for a code of ethics and a clarification of societal values in the educational system of today. To begin with, the thesis presents a timeline, from Ferry to Mitterrand, of moral principles as taught in the primary school system. An examination of positions garnered from philosophers and researchers follows, providing a theoretical foundation for moral education and school ethics. Finally, based on a nationwide questionnaire administered by 120 teachers and the aforementioned theoretical foundation, the thesis discusses possible solutions of the challenges of moral education : --A proposal for ethical practice minimum woven from democracy and secularism, teaching the concepts of mutual respect, nature conservation and implementation of social rules; an emphasis on non-violent communication and the respect of the moral principles essential to living together.- -A school awakening of secular spirituality, free of links to religion, allowing humanist values to develop at the heart of educational activities in a climate of peace and tolerance, of non-violence and solidarity; to give a new sense to our shared existence, in a scholastic environment where life skills are as important as knowledges to be acquired; to strive for a “quality of scholastic life”, useful and pleasant, where caring and cooperation are promoted; where the respect of moral values is accepted and applied by all those involved in school life
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Politiser l'entreprise : une histoire des coopératives dans le Wisconsin (années 1870-années 1930) / Politicize the company : a history of cooperatives in Wisconsin (1870s-1930s)Blin, Alexia 18 November 2017 (has links)
Cette thèse explore l’histoire des entreprises coopératives dans l’État du Wisconsin entre les années 1870 et les années 1930 et les manières dont différents groupes d’acteurs les ont mobilisées afin de défendre leurs intérêts. En croisant les questionnements de l’histoire des entreprises et ceux de l’histoire politique, elle étudie le recours aux coopératives à travers trois grands moments de réforme dans l’histoire des États-Unis – les luttes antimonopolistes du Gilded Age, le progressisme et le New Deal. Ce travail montre que les coopératives font partie de l’horizon réformateur américain de manière continue dans ces décennies. Bien que les coopérateurs ne parviennent pas à construire un « mouvement », ou un « système » économique qui permettrait de servir d’alternative au capitalisme industriel dominé par les grandes entreprises, ils dessinent avec succès les contours d’une forme d’entreprise différente, plus démocratique et dont le modèle est relativement bien identifié à la fin des années 1930. Afin de comprendre les mécanismes d’institutionnalisation de cette forme d’entreprise, on observe les différentes manières dont elle est mobilisée et appropriée au cours du temps – en premier lieu par les fermiers, mais également par les consommateurs, et dans une moindre mesure par les ouvriers. Le rôle de l’État, dont les agents sollicitent les coopératives et en font des outils de politique publique, fait également l’objet d’une attention particulière. L’analyse de ces mobilisations est constamment replacée dans l’environnement au sein duquel les coopérateurs évoluent : en mesurant l’écart qui distingue les coopératives des formes d’organisation économique contre lesquelles elles se forment, celles qui leur servent de référence, ou celles avec lesquelles elles sont en concurrence. Penser les coopératives dans leur environnement signifie également interroger l’importance des territoires dans lesquelles elles s’inscrivent, et en particulier la spécificité des zones rurales, lieu privilégié du développement des coopératives américaines à cette période. / This dissertation explores the history of cooperative businesses in the state of Wisconsin between the 1870s and the 1930s, and the ways various groups resorted to those organizations in order to protect their interests. My study involves both business history and political history, and looks at the uses of cooperatives through three important reform movements in US history: the antimonopolist struggles of the Gilded Age, the Progressive era and the New Deal. I show that cooperatives were continuously part of the American reform horizon in those decades. Although cooperators did not succeed in creating a “movement” or an economic “system” that would serve as an alternative for an industrial capitalism dominated by big corporations, they were able to build a specific and more democratic form of business enterprise, whose model was easy to identify at the end of the 1930s. In order to understand the mechanisms that led to the institutionalization of this form of business, I observe the various ways farmers, consumers, and, to a lesser extent, workers used and understood cooperatives over time. The role of the state, whose agents called upon cooperatives and turned them into public policy tools, is also a subject of inquiry. The analysis of the uses of the cooperative form of business is constantly replaced in the environment in which their members operated, especially by measuring the distance that separated them from the economic organizations against which they were formed, those that were their models, or those against which they competed. Understanding cooperatives in their environment also means questioning the importance of the territories where they were created, and more specifically the characteristics of rural areas, where cooperatives were especially successful.
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Un vote sans voix : la réforme des technologies et rituels de vote au Chili (1823-1920) / A vote without voice : reforming vote´s technologies and rituals in Chile (1823-1920)Jara, Rene 24 June 2016 (has links)
Alors que la démocratie électorale chilienne commence à se défaire lentement de l’héritage du régime de Portales, la modernisation des techniques et rituels de vote devient une question centrale. La réforme électorale de 1874 est ainsi désignée comme le point de départ de la démocratisation du vote. Cependant, l’ampleur des incertitudes qui s’ouvrent avec les modifications que cette réforme introduit nous obligent à remettre en question les rapports, très souvent présupposés, entre innovations technologiques et démocratisation. Afin d’examiner en détail cette problématique, notre thèse explore les transformations successives du cadre légal, des discours et des représentations iconographiques du vote, à partir de la démarche employée par la sociologie historique. La restitution des controverses, des débats et les différentes représentations de l’acte de vote contribuent à mieux nous faire comprendre les limites que la technologie du vote imposent à l‘expression d’une voix politique, dans une période où le système politique est en train de s’institutionnaliser et les métiers politiques en train de se professionnaliser. / While Chile’s electoral democracy slowly starts to forsake its Portalian stamp, the question about the reforms on vote’s rituals and techniques become crucial. Electoral Reform in 1874 is usually quoted as the first step of democratization rule. Nevertheless, the long list of doubts that opens up alongside with innovation, oblige us to question the relationship, typically presumed, between technological and democratic innovation. In order to examine this problematic issue, our thesis explores the successive transformation of the legal frame, the iconic discourse and the general representation of vote, through a historical-sociological point of view. The study of controversies in this field, the debate and the different representations of the act of vote, help us to deeply understand the limits impose by vote`s technologies to the expression of a political voice, in a time where political system are in process of becoming institutions and to become a politician evolves into a professionalization process.
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Raymond Aron. De la philosophie critique de l'histoire à l'analyse politique / Raymond Aron. From the critical philosophy of history to the political analyses / 雷蒙•阿隆:从历史哲学批判到政治分析Li, Lan 08 December 2012 (has links)
Notre idée principale est d’essayer de comprendre la pensée politique de Raymond Aron à partir de sa théorie sur l’histoire. Pour nous, derrière sa proclamation d’une politique raisonnable ou progressive existe un support épistémologique, à savoir la proposition d’un déterminisme de probabilité concernant la vérité historique, proposition qui ne peut se constituer que dans le cadre d’une critique de la philosophie spéculative de l’histoire. Dans l’Introduction à la philosophie de l’histoire, Aron tente de surmonter l’antinomie du devenir humain entre unité totale du modèle hégélien-marxiste et pluralité irréductible du modèle d’Oswald Spengler, mais sans tomber dans le piège du relativisme absolu. Plus précisément, sa propre critique de la philosophie de l’histoire se constitue à double niveau : au niveau méthodologique, il essaye de réinterpréter la relation entre la compréhension et l’explication pour établir l’objectivité historique. Et au niveau ontologique, pour éviter une conclusion relativiste, il réintroduit l’idée d’une société humanisée au sens kantien, mais d’une manière moins téléologique et plus régulatrice. Dans le domaine politique, corrélativement, il rejette tout type de messianisme garanti d’avance, car, à ses yeux, ce n’est que par choix et décision instantanée que l’homme fait son histoire, tout en gardant l’espoir de la liberté. Et son libéralisme se différencie du libéralisme purement économique et apparaît à la fois conservateur vis-à-vis de la tradition et essentiellement politique. Notre recherche consistera à montrer comment s’est élaboré, en surmontant les philosophies dogmatiques de l’histoire, ce déterminisme de probabilité ; comment il a su appliquer cette conviction historique à son analyse de la société, notamment en tant que libérale et quel rôle doit jouer, selon lui, un intellectuel face à la politique ; nous reprendrons ensuite sa critique vis-à-vis des intellectuels français, pour l’appliquer au débat entre les intellectuels chinois. / Our main intention is to present the philosophical background of Raymond Aron’s political point of view by way of his theory on historical philosophy. For us, behind his proclamation of a reasonable politics, exists an epistemological support, known as determinism of probability as far as the historical truth is concerned. And this determinism is only possible when it is based on a critique of the speculative philosophy of history. In the book named introduction to a philosophy of history, Aron tries to surpass the antinomy of historical becoming, between total unity of the hegelian-marxiste model and the irreducible plurality of the Oswald Spengler model, and meanwhile without falling into an absolute relativism. More precisely, the historical philosophy of Raymond Aron is dedicated to a two-dimensional constitution. On the epistemological level, he tries to reinterpret the relation between explication and comprehension, by way of circle between these two methods, and aim to, in the end, establish the limit of historical objectivity by introducing a certain determinism of probability; on the ontological level, in order to avoid the relativist conclusion, he keeps the Kantian notion of truth, but in a less teleological and more regulative sense. Correlatively, in the domain of politics, he declines all kind of Messianism who claims to possess in advance the historical truth, because for him, it is only via instant choice and decision based on the liberty that can man creates his history. His liberalism essentially political is different from the neoliberalism, and maintains a conservative attitude towards the tradition. Generally speaking, our research consists of presenting how this determinism of probability is possible, and how Aron applies this philosophical point of view to the political practice, and according to him, what should an intellectual do facing the politics. And we will also discuss his critiques to the idealism of the french intellectual, in order to analyze the debate among the chinese intellectual. / 本文旨在从雷蒙•阿隆的历史观入手来了解其政治观点形成的背景。我们认为,他在政治上主张的一种“合理的政治观”始终是基于他的历史哲学观,即“或然决定论”展开的,而后者,在其博士论文《历史哲学批判导论》一书中得到了很好的阐明。从破除历史理性的二律背反开始,即黑格尔-马克思传统的作为统一体的历史观和以斯宾格勒为代表的不可还原的多样性的历史观,阿隆构建起一种既超越实证主义,又不陷入相对主义(通过引入康德意义上的“真理”概念)的或然决定论。具体言之,他的历史哲学批判基于一种双层面的建构,一方面,在认识论层面,他试图重新阐释说明和理解的关系来维护历史的客观性;在形而上学层面,为了避免相对主义的结论,他引入了康德意义上的“人道主义社会”的概念,并将其视为一种更少目的性而更多调节性的概念。就政治领域而言,与此相对应的,他拒斥任何先定的救世福音说,并且坚信人类的历史只能由每个自由的个体的当下的选择和决定中被创造。他所主张的自由主义,不同于经济自由主义,一方面对传统秉持保守的态度,另一方面,本质上又是一种政治的自由主义。我们的研究将从阿隆对传统的教条的历史哲学的批判起步,揭示其“或然决定论”的观点的形成过程;及其历史观如何影响其政治观的过程,尤其反映于他作为一名知识分子,对历史的态度问题;我们也将讨论他对法国知识分子弊病的批判,并且将这一批判引入对中国知识分子的讨论当中。
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