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A poetics of apprehension : indeterminacy in Gertrude Stein, Emily Dickinson and Caroline Bergvall

Haslam, Bronwyn 09 1900 (has links)
Ce mémoire examine les poétiques de trois poètes très différentes, mais dont les œuvres peuvent être qualifiées d'indéterminées et de radicales : Emily Dickinson (1830-1886), Gertrude Stein (1874-1946) et Caroline Bergvall (née en 1962). Dickinson et Stein sont anglo-américaines, tandis que Bergvall est d’origine franco-norvégienne, bien qu'elle choisisse d’écrire en anglais. Toutes les trois rompent la structure syntaxique conventionnelle de l’anglais par leurs poétiques, ce qui comporte des implications esthétiques et politiques. Dans ce qui suit, j’analyse l’indétermination de leurs poétiques à partir de la notion, décrite par Lyn Hejinian, de la description comme appréhension qui présente l’écriture comme un mode de connaissance plutôt qu'un moyen d’enregistrer ce que le poète sait déjà. La temporalité de cette activité épistémologique est donc celle du présent de l’écriture, elle lui est concomitante. J'affirme que c'est cette temporalité qui, en ouvrant l’écriture aux événements imprévus, aux vicissitudes, aux hésitations, aux erreurs et torsions de l’affect, cause l'indétermination de la poésie. Dans le premier chapitre, j'envisage l'appréhension chez Gertrude Stein à travers son engagement, tout au long de sa carrière, envers « le présent continu » de l’écriture. Le deuxième chapitre porte sur le sens angoissé de l’appréhension dans la poésie de Dickinson, où le malaise, en empêchant ou en refoulant une pensée, suspend la connaissance. Le langage, sollicité par une expérience qu'il ne peut lui-même exprimer, donne forme à l'indétermination. Un dernier chapitre considère l’indétermination linguistique du texte et de l’exposition Say Parsley, dans lesquels Bergvall met en scène l’appréhension du langage : une appréhension qui survient plutôt chez le lecteur ou spectateur que chez la poète. / This thesis investigates the poetics of three very different female poets, whose works nevertheless are characterized as both indeterminate and radical: Emily Dickinson (1830-1886), Gertrude Stein (1874-1946), and Caroline Bergvall (b. 1962). Dickinson and Stein are Anglo-American, while Bergvall is of French-Norwegian descent yet writes in English, but all three fracture the conventional syntactic structures of the English language in their poetics. This move bears both aesthetic and political implications. In this thesis, I read the indeterminacies of their poetics through Lyn Hejinian’s notion of description as apprehension, which figures writing as a mode of knowing rather than a means of recording something the poet already knows. The temporality of epistemology in their work is thus the present tense of writing; thinking is concomitant with it. Following Hejinian, I contend that it is this temporality that, in making writing open to the vicissitudes, hesitations, reprisals, unexpected events, errors, and the torsions of affect, perturbs determination. The first chapter explores apprehension in Gertrude Stein’s work through her career-long commitment to the present tense of writing: perception occurs concurrently with composition. The second chapter, on Dickinson, hinges on the anxious dimension of apprehension, in which unease, in thwarting or repressing a thought, suspends its understanding. Indeterminacy figures as language claimed by an experience it can’t itself claim. Finally, the last chapter considers the linguistic indeterminacies of Say Parsley, where Bergvall stages the apprehension of language itself in using indeterminacy as a poetic strategy to determinate ends, placing the possibilities, uncertainties and responsibilities of apprehension onto the reader or spectator.
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La poésie graphique : Christian Dotremont, Roland Giguère, Henri Michaux et Jérôme Peignot / Graphic poetry : Christian Dotremont, Roland Giguère, Henri Michaux and Jérôme Peignot

Pelard, Emmanuelle 01 March 2013 (has links)
L’objet de cette thèse est de définir un type de poésie visuelle moderne (XXe-XXIe), que nous avons nommé la poésie graphique et qui attache une importance considérable à l’expérimentation plastique du signe graphique, qui manifeste une conscience aiguë des ressources visuelles de la graphie et entend réaliser la poésie dans la matérialité des formes de l’écriture. La poésie graphique désigne une pratique de la poésie à caractère spécifiquement graphique, qui recouvre tant une peinture du signe qu’un travail typographique de la lettre pour élaborer le poème. Cette pratique graphique et plastique du poème s’inscrit dans la continuité, mais également dans un certain renouveau des avant-gardes poétiques et artistiques du XXe siècle, notamment du surréalisme. Les logogrammes de Christian Dotremont, les poèmes-estampes et les livres d’artistes (Éditions Erta) de Roland Giguère, les recueils de signes inventés et d’encres d’Henri Michaux et la typoésie de Jérôme Peignot constituent des formes de poésie graphique. Notre étude porte donc sur des œuvres francophones, issues des domaines belge, français et québécois, produites entre 1950 et 2004. Trois caractéristiques définissent principalement la poésie graphique : l’ambiguïté et le nomadisme du signe du poème par rapport aux ordres sémiotiques — scriptural, iconique et plastique —, la présence d’un rythme et d’un lyrisme graphiques, comme modalités de l’expression du sujet dans la matière graphique, et une remise en cause de la ligne de partage entre les arts autographiques et allographiques, nécessitant de nouveaux modes de perception et de lecture du poème et du livre, soit une « iconolecture » et une « tactilecture ». / The purpose of this thesis is to define a type of modern visual poetry (20th – 21st), that we called graphic poetry. The graphic poetry focuses on a plastic and visual experimentation of the graphic sign, demonstrates an important conscience of the visual potential of the written form and tries to produce poetry in the materiality of the writing shapes. The graphic poetry refers to a practice of poem which is specifically graphic and includes a painting of the sign as a typographic work of the letter in order to produce the poem. This artistic practice of poetry follows and also renews the poetic and plastic avant-gardes of the 20th century, more particularly surrealism. Christian Dotremont’s logograms, Roland Giguère’s artists’ books (Editions Erta) and prints-poems, Henri Michaux’s anthologies of invented painted signs and Jérôme Peignot’s typoems are some forms of graphic poetry. Our study focuses on francophone works, which come from Belgian, French and Quebec fields, published between 1950 and 2004. Three characteristics mainly define the graphic poetry : the ambiguity and the nomadism of the sign in relation to the semiotic systems (graphic, iconic and plastic), graphics rhythm and lyricism, as modalities of the expression of the subject in the graphic material, and a questioning of the distinction between autographic arts and allographic arts, requiring new ways of perception and reading of the poem and the book, that we called visual-reading and touch-reading.
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L'intertexte scientifique dans Espèces fragiles de Paul-Marie Lapointe

Soucy, Lily 04 1900 (has links)
Ce mémoire propose une étude du dernier recueil du poète québécois Paul-Marie Lapointe, intitulé Espèces fragiles, en y détaillant la présence d’un intertexte scientifique et en dégageant les effets de sens liés à la juxtaposition de postures intertextuelles variées. Nous suggérons que l’idée d’une intertextualité dite « externe » jumelée à la notion de la « référencialité » peut aider à comprendre les enjeux d’une intertextualité scientifique en poésie. En regard de la place du sujet et de l’objet dans la poésie de Lapointe, nous montrons que la présence d’un intertexte littéraire est directement liée à l’élaboration de l’intertexte archéologique dans Espèces fragiles. Finalement, nous proposons que les effets de lecture issus des tonalités plurielles du recueil accentuent la critique des logiques économiques contemporaines présentée par Lapointe. Le détournement de l’intertexte scientifique fait ainsi valoir la nécessité d’une mémoire culturelle forte, marquée par la résurgence constante du passé dans un présent en devenir. / The present master’s thesis consists in a study of Quebecois poet Paul-Marie Lapointe’s last collection, Espèces fragiles. This study examines the presence of scientific intertextuality in this work by pointing to the semantic effects produced by the juxtaposition of a variety of intertextual postures. Following an analysis of the theoretical framework in which previous studies in this field are couched, I argue that the notion of so-called “external” intertextuality combined to that of “referenciality” allows us better to understand the issues surrounding scientific intertextuality in poetry. With regard to the roles of the subject and the object in Lapointe’s poetry, I will show that the presence of literary intertextuality is directly related to the articulation of an archeological intertext in Espèces fragiles. Ultimately, the stylistic effects issuing from the plural tonalities of the collection make it possible to intensify Lapointe’s critique of the economic rationality which predominates in contemporary society. The poet’s appropriation of the scientific intertext is thus mobilized to highlight the need for a strong cultural memory, characterized the perpetual resurgence of the past in an ever emergent present.
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La poésie féminine italienne des années soixante-dix à nos jours. Parcours d'analyse textuelle / Italien women poetry from the seventies to nowadays. Itineraries of textual analysis / La poesia femminile italiana dagli anni Settanta a oggi. Percorsi di analisi testuale

Zorat, Ambra 05 December 2009 (has links)
À partir des années soixante-dix les femmes poètes s'affirment avec énergie dans le panorama littéraire italien. Bien que leur présence dans les anthologies les plus reconnues soit encore assez réduite, leurs écritures poétiques se caractérisent par une puissante originalité. L'objectif de cette thèse est d'étudier ces productions poétiques tout en s'interrogeant sur la possibilité d'identifier des éléments communs. Il ne s'agit pas de définir une spécificité féminine dans une perspective essentialiste, mais d'interpréter certaines données textuelles en se référant à un contexte historique et culturel bien défini. Le corpus de travail comprends les œuvres des femmes poètes suivantes: Amelia Rosselli (1930-1996), Alda Merini (1931), Jolanda Insana (1937), Patrizia Cavalli (1947) et Patrizia Valduga (1953). Afin de respecter les singularités de chaque écriture poétique et d’éviter des simplifications réductrices, nous avons accordé la priorité à l'analyse textuelle et organisé les chapitres selon une approche monographique plutôt que thématique. L'analyse révèle que ces femmes poètes abordent avec obstination trois nœuds problématiques: elles développent une réflexion sur la valeur de la langue poétique, ont tendance à structurer leur poésie autour d'oppositions fortes et irréductibles, et, enfin, font souvent appel à des éléments de type théâtral. Ces caractéristiques sont interprétées en considérant le rapport ambigu et contradictoire que le sujet féminin entretient avec le code poétique: il ressent un fort besoin d'inscription dans la langue poétique, mais aussi un sens d'extranéité. Cette tradition qui lui est chère ne lui appartient pas complètement car il a été exclu de son élaboration. / As from the seventies women poets assert themselves with energy in the Italian literary survey. Even if their presence in the most famous anthologies is curtailed, their poetic writings are characterized by a powerful originality. The aim of this thesis is to study their poetic production inquiring into the possibility of common elements. It’s not about defining a female specificity from an essentialist point of view, the purpose is rather to interpret some textual data with reference to a well-defined historical and cultural context. The study corpus includes works of the following Italian woman poets: Amelia Rosselli (1930-1996), Alda Merini (1931), Jolanda Insana (1937), Patrizia Cavalli (1947) and Patrizia Valduga (1953). In order to respect the particularities of every writing and to avoid hasty and restrictive simplifications, a great importance has been conferred to the textual analysis and the chapters have been arranged according to a monographic approach rather than a thematic structure. The result of the research demonstrates that contemporary Italian women poets attend insistently three knotty problems: they develop a reflection about the power of poetic language, they display a tendency to structure their verse on strong oppositions without appeasing synthesis and they often resort to dramatic elements. These characteristics can be interpreted referring to the double and conflicting position of the female subject towards poetic code: this new subject needs to inscribe himself in the poetic language, but he also feels a sense of extraneousness. The tradition he loves doesn’t belong completely to him as he was left out of its elaboration.
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Le motif du "domaine" : espace d'une subjectivité dans Les vies frontalières et Rabatteurs d'étoiles de Rachel Leclerc

Frédette, Maryse 12 1900 (has links)
Ce mémoire cherche à dévoiler le mode d’habitation singulier que développe le sujet poétique dans Les vies frontalières et Rabatteur d’étoiles de Rachel Leclerc par l’intermédiaire de l’analyse du motif du « domaine », récurrent dans les deux œuvres. Il s’agira donc de clarifier ce à quoi fait référence ce motif particulier en dégageant les différentes structures le sous-tendant et en tentant d’observer comment son élaboration se fait en parallèle étroit avec celle de la subjectivité des recueils de Leclerc. Ainsi, les trois premiers chapitres du présent ouvrage s’attardent à expliciter l’importance de la structure d’horizon, terme emprunté à Michel Collot, pour saisir la façon unique dont le sujet poétique perçoit l’espace, la temporalité et sa propre subjectivité. Le quatrième chapitre est quant à lui consacré à ce qu’on peut qualifier de structure du chemin, qui vient recouper et enrichir celle de l’horizon. Le croisement de ces deux lignes trace enfin l’espace du domaine et dessine une sorte de T qui supporte l’entreprise poétique dans son ensemble. / This masters thesis’s objective is to reveal the poetic subject’s unique way of occupying space in Rachel Leclerc’s Les vies frontalières and Rabatteurs d’étoiles by analysing the “domain’s” motif, recurrent in the two poetical pieces. Clarifying the meaning of this specific motif will be accomplished through the identification of its different underlying structures and by defining how its development is closely linked to that of the poetic subjectivity in Leclerc’s work. The three first chapters of the present thesis intend to shed light on the importance of the “horizon’s structure”, term barrowed from Michel Collot’s works, to highlight the distinctive manner in which the poetic subject appreciates spatiality, temporality and his own subjectivity. As for the fourth chapter, it expands on what can be called the “road structure” that crosscuts and completes the horizon’s structure. The junction of these two lines creates the domain’s space and its T form supports the poetic undertaking in its full spectrum.
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"Rien que de très banal" : l'expérience urbaine chez Michel Beaulieu

Mailhot, Valérie 08 1900 (has links)
Ce mémoire se penche sur l’expérience urbaine dans les recueils de poèmes Kaléidoscope ou Les aléas du corps grave et Trivialités de Michel Beaulieu. L’objectif de cette étude est d’analyser comment la ville contribue à orienter Beaulieu vers le récit au sein même du poème et produit de ce fait une hétérogénéité générique dans ses recueils. Le premier chapitre montre que, dans Kaléidoscope, le sujet parvient à transformer son rapport à la ville natale, Montréal, en élaborant une véritable poétique du regard qui lui permet de faire l’expérience d’une temporalité kaléidoscopique, laquelle engendre du récit dans le poème. Le second chapitre analyse, dans Trivialités, le parcours mental qu’effectue le sujet poétique dans sa ville natale dans le but de mettre en récit les événements marquants de sa vie. À partir de la théorie de l’énonciation, le dernier chapitre étudie les modalités du récit dans les deux recueils de Beaulieu et montre que la cohabitation des régimes d’énonciation du « discours » et du « récit » oblige à reconsidérer la nature du sujet qui s’énonce dans le recueil en repoussant les frontières entre autobiographie et lyrisme. / This M.A. thesis concerns the urban experience in Michel Beaulieu’s collections of poems Kaléidoscope ou Les aléas du corps grave and Trivialités. Il aims to show that the city guides the poet towards the narrative genre within the poem. The first chapter shows that in Kaléidoscope the poetic subject transforms his perception of his hometown, Montreal, by developing a unique « vision » that allows him to experiment a kaleidoscopic temporality, which generates a narrative in the poem. The second chapter discusses the mental journey that, in Trivialités, the poetic subject performs in his hometown in order to understand the main events of his life. The last chapter, in studying the enunciation, explores how the insertion of the narrative in the poem forces us to reconsider the nature of the poetic subject by breaking the boundaries of autobiogray and lyricism.
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Robert Choquette à la lettre. Poésie et réseaux épistolaires au Québec

Dupuis, Amélie 04 1900 (has links)
Ce mémoire a pour objet d’étude les échanges épistolaires entre Robert Choquette et Louis Dantin, Alfred DesRochers et, dans une moindre mesure, Claude-Henri Grignon, Émile Coderre et Albert Pelletier. Les lettres en question, qui n'ont jamais été publiées, sont conservées pour l’essentiel dans le Fonds d'archives Robert-Choquette, qui n’est accessible aux chercheurs que depuis 2006. L'objectif de cette étude est de mesurer la voix et la part de Robert Choquette au sein des réseaux littéraires des années vingt et trente. La première partie du premier chapitre de ce mémoire est essentiellement théorique; la position de la lettre au sein de l'œuvre d'un écrivain, la constitution, par les lettres, d'un réseau littéraire ainsi que les rapports entre destinateur et destinataire y sont définis. Par la suite, les échanges épistolaires entre Choquette et ses correspondants sont examinés afin de mettre en lumière les rapports de force exploités dans ce réseau. Cette étude, qui se base sur un corpus de lettres rédigées entre 1927 et 1943, montre également l'évolution des ambitions poétiques du poète. Dans le but d'observer l'empreinte des correspondants de Choquette sur son projet littéraire, les deuxième et troisième chapitres du mémoire sont consacrés à l'analyse de ses recueils Metropolitan Museum et Suite marine. L'étude des échanges spécifiques portant sur ces deux œuvres expose une transformation quant au choix des images utilisées par Choquette pour se représenter, ainsi que l'évolution de ses attentes envers ses destinataires. / This thesis takes as its object the study of the correspondence between Robert Choquette and Louis Dantin, Alfred DesRochers and, to a lesser extent, Claude-Henri Grignon, Émile Coderre and Albert Pelletier. The letters in question were never published and are kept in the Robert-Choquette archival group, itself only made available to academics in 2006. The purpose of this study is to measure Robert Choquette's scope and influence as well as the role he played in literary circles during the 20s and 30s. The first part of the first chapter is essentially theoretical, and concerns itself with defining the importance of epistolary writing within the purview of a writer’s work, the constitution of a literary network by way of correspondence, and the relationship between sender and addressee. Then, the various letter exchanges between Choquette and his correspondents are examined so as to shed light on the interplay of influences within the network. The study, based on a corpus of letters written between 1927 and 1943, also displays the evolution of the author’s poetic ambitions. Aiming to highlight the impact Choquette’s correspondents had on his literary project, the second and third chapters of this thesis are dedicated to analyzing his collections of poems Metropolitan Museum and Suite marine. The study of specific exchanges bearing on these two books exhibits a transformation in the imagery Choquette employs to depict himself, as well as an evolution of the author’s expectations from his correspondents.
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Theodulfica Musa, étude, édition critique et traduction des poèmes de Théodulf d'Orléans / Theodulfica Musa. Study, critical edition and translation of Theodulf of Orléans' poetical works

Rouquette, Enimie 01 December 2018 (has links)
Théodulf d’Orléans (∼ 760 ?-821) est un évêque et un érudit de la Renaissance carolingienne qui participa activement aux réformes de son époque. Il laissa une abondante œuvre poétique en latin, composée d’environ soixante-dix poèmes pour un total d’environ quatre mille sept cents vers. La thèse en propose, dans le premier volume, une étude systématique qui suit l’ordre d’une collection médiévale connue grâce à l’editio princeps publiée en 1646 par J. Sirmond. Cette étude entend analyser les poèmes de Théodulf en les mettant en relation avec le contexte intellectuel, culturel et historique de la Renaissance carolingienne. Elle s’attache également à mettre à jour les sources patristiques de Théodulf. Partant des nombreux cas de paraphrases d'extraits d'Isidore de Séville, de Grégoire le Grand ou encore d'Augustin, elle s'efforced'en dégager les enjeux, non seulement exégétiques, théologiques ou encore ecclésiologiques, mais aussi poétiques. Le second volume contient une nouvelle édition critique des poèmes de Théodulf, fondée principalement sur l'editio princeps et sur une collation nouvelle d’une soixantaine de manuscrits. Cette édition est accompagnée de la première traductionintégrale en français des poèmes de Théodulf. Un triple étage de notes permet d'éclaircir certains passages, de relever les références scripturaires et d'indiquer les sources classiques et patristiques. Les annexes qui terminent le second volume ont pour but de faire le lien entre l'étude et les poèmes. La thèse, en associant étude, édition, traduction et annexes, s'efforce ainsi de rendre accessible une poésie subtile et complexe, qui illustre le caractère protéiforme de la Renaissance carolingienne. / Theodulf of Orléans (∼ 760 ?-821) was a bishop and scholar who, as part of the Carolingian Renaissance, actively engaged in the reforms of his time. He left a copious poetical oeuvre in Latin, comprising some seventy poems for an approximate total of four thousand and seven hundred lines. This thesis presents, in the first volume, a systematic study which follows the order of a medieval collection, known to us thanks to the editio princeps published in 1646 by J. Sirmond. This study aims at analysing Theodulf's poems by relating them with the intellectual, cultural and historical context of the Carolingian Renaissance. It also endeavours to bring to light Theodulf's patristic sources. Starting with the many paraphrases of extracts from Isidore of Seville, Gregory the Great or Augustine, it purposes to discover what is at stake in this practice, exegetically, theologically, ecclesiologically, but also poetically speaking. The second volume comprises a new critical edition of the poems, based for the main part on the editio princeps and on a new collation of some sixty manuscripts. This edition comes with the first complete translation of Theodulf's poems into French. Three layers of notes are used to clarify some passages, document the scriptural references and indicate the sources, classical as well as patristic. The appendices that close the second volume aim at establishing a link between the study and the poems. By associating study, edition, translation and appendices, the thesis endeavours to give a better access to a complex, subtle poetry, one that illustrates the protean quality of the Carolingian Renaissance.
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Armand Guibert et la "Poësie d'abord" : une figure de la "réaction" / Armand Guibert and "Poësie d'abord" : a figure of “reaction”

Brugeron, Céline 26 November 2011 (has links)
La présente étude vise à apporter une première approche de l'oeuvre d'une figure encore peu connue de l'histoire littéraire, Armand Guibert (1906-1990), à la fois poète, critique, essayiste, et médiateur. Il s'agira plus précisément de mettre l'accent sur son travail de poète et sur une conception de l'écriture poétique plutôt originale fondée sur la notion de « réaction ». Durant l'entre-deux-guerres, alors que la plupart des écrivains et intellectuels de l'époque tentent de donner à l'écriture un véritable pouvoir sur le cour de l'Histoire, Guibert invite le poète à être « réactionnaire ». En 1937, il développe ainsi uneprise de position radicale pour la « Poésie d'abord », dans un recueil d'essais et d'articles critiques du même nom. Il appelle le poète à « réagir » aux événements tout en préservant son langage de tout asservissement. Cette conception de la poésie, oscillant entre la proclamation de sa suprématie, de son autonomie et celle de son influence sur l’humanité ne l'empêchera pas lui-même d'être au plus près des événements qui bouleverseront le XXe siècle. La première partie de cette étude aborde la notion de « réaction » d'un point de vue théorique en s'appuyant sur l'analyse de Poësie d'abord. La seconde partie examine la posture adoptée par Armand Guibert face à plusieurs événements cruciaux de l'Histoire : la Seconde Guerre Mondiale, la Libération et la période de la décolonisation. Dans un dernier temps, ce travail met l'accent sur la « réaction » poétique de Guibert à partir de l'analyse de ses propres recueils, et ce en tentant de mieux saisir toute sa place dans l'Histoire poétique du XXe siècle. / The current study aims to give an initial appreciation of the work of a still little known figure in literary history, namely Armand Guibert (1906-1990) who was at one and the same time a poet, critic, essayist and mediator. More precisely it is a case of stressing his work as a poet and a rather original concept of poetic writing based on the notion of “reaction”. During the period between the Wars, when most writers and intellectuals of the age were trying to give writing real influence over the course of history, Guibert invited the poet to be a “reactionary”. In 1937 he thus developed a radical stance in favour of Poësie d'abord, in a collection of essays and critical articles of the same name. He calls upon the poet to “react” to events, whilst preserving his language from any semblance of subservience. This concept of poetry, oscillating between the proclamation of its supremacy, its autonomy and its influence over humanity would not prevent him from himself being as close as possible to events that were to turn the twentieth century upside down. The first part of this study tackles the notion of “reaction” from a theoretical point of view, based on an analysis of Poësie d'abord. The second part examines the stanceadopted by Armand Guibert in the face of several crucial historical events: the Second World War, the Liberation and the period of decolonisation. Finally this work stresses the poetical “reaction” of Guibert based on an analysis of collections of his own work and, in so doing, to better define his place in the poetical history of the twentieth century.
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Ariane, vision parlante ? : l’ekphrasis illusionniste chez Catulle et les épigrammatistes hellénistiques / Ariadne, a speaking vision? : illusionist ekphraseis in Catullus and Hellenistic epigrams

Iff-Noël, Flora 04 July 2019 (has links)
Catulle, dans le poème 64, invente une ekphrasis d’un nouveau genre : au lieu de décrire une œuvre d’art dans sa matérialité pour la mettre sous les yeux des lecteurs selon la tradition rhétorique, il fait parler son personnage principal, Ariane. En quoi la figure d’Ariane a-t-elle permis à Catulle d’entériner une évolution de l’ekphrasis entamée par la littérature hellénistique, à savoir la focalisation non sur la matérialité de l’objet, mais sur son sens, une réflexion sur les liens entre vision et diction ? Il convient d’éclairer ce poème majeur de la littérature latine en le réintégrant, d’une part, aux multiples représentations figurées d’Ariane dans l’Antiquité et, d’autre part, à la lignée des ekphraseis précédentes, concept entendu au sens de « texte consacré à une œuvre d’art » pour inclure descriptions mais aussi narrations ou courts dialogues comme ceux des épigrammes ecphrastiques. En particulier, la prise de parole de l’objet d’art se révèle un topos épigrammatique hellénistique qui nécessite une étude systématique. Ce motif, baptisé topos de l’illusionnisme de l’art, mesure la qualité d’une œuvre d’art à sa capacité à sembler sur le point de parler, se mouvoir ou prendre vie. La typologie de ce topos met en évidence l’évolution de l’esthétique et de la relation entre poésie et arts figurés. Le poème 64 de Catulle se révèle alors reprendre ce topos – comme de nombreux textes après lui – pour constituer une surenchère illusionniste dans l’ekphrasis où l’œuvre d’art prend vie. La poétique de Catulle trouve un éclairage nouveau qui permet de mieux tracer la réception de l’esthétique alexandrine à Rome et l’influence de Catulle sur les poètes latins postérieurs. / This interdisciplinary dissertation uses text and image studies, intertextuality and metapoetics to analyze the relationships between vision and diction in ekphraseis understood as texts devoted to works of art, and particularly in Catullus’s canonical poem 64. Poem 64 has puzzled many critics by its “disobedient ekphrasis” of a coverlet: not only does it scarcely describe its subject, but it turns into a long monologue by Ariadne, the main figure woven into the coverlet. I argue that, far from disregarding the coverlet, Catullus elaborates on a topos of Hellenistic ekphrastic epigrams that measures an artwork’s value by its illusionist capacity to “seem about to speak” and “come to life”. My extensive classification of the epigrammatic variants of this topos reveals its presence in Catullus through specific keywords. Ariadne’s representation on the coverlet is so lifelike that it starts to speak. Instead of following the critical tradition which considers Ariadne’s speech as another instance of epic or tragic monologue, I analyze it as a major Catullan innovation, in dialogue with the aesthetic debates of his day. Bringing together Hellenistic and Roman figurative arts and literatures sheds a new light on Catullan poetics and, more generally, on the reception of Alexandrian aesthetics in Rome and on Catullus’s influence on posterior Latin poets.

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