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Diagrammes et CatégoriesJedrzejewski, Franck 01 December 2007 (has links) (PDF)
En commentant certains résultats des sciences physiques ou mathématiques, plus particulièrement de la seconde moitié du XXe siècle, on cherche à comprendre l'importance philosophique du concept de diagramme, qui est au cœur de la théorie mathématique des catégories, des topoi et des esquisses. Partant du constat que les diagrammes et catégories contraignent à des options ontologiques, on propose pour étudier leur disposition conjointe de suivre quatre concepts fondamentaux qui forment le quadrilatère épistémique (la virtualité, la fonctorialité, l'universalité et la dualité). Le virtuel est nécessaire parce qu'une table n'existe pas de la même manière que le bleu du ciel qui n'a pas de réalité matérielle. La fonctorialité et le lemme de Yoneda imposent de reconsidérer le statut de l'objet. Le théorème de Diaconescu illustre l'idée que la logique immanente d'un lieu est déterminée par le topologique, que la logique n'a pas l'importance qu'on lui accorde parfois. L'universalité et la dualité déplace la notion de vérité qui n'est plus une simple valuation, mais une vérité-foudre, une vérité-événement qui fonctionne par adéquation et résonance de pans entiers de connaissance et non plus par inférence logique. Le diagramme devient le lieu de cette vérité qui passe par le geste. Dès lors, il devient possible de croiser ontologie et topologie en une onto-(po)-logie (ou une ontologie toposique) qui ne soit pas en contraction avec les philosophies de l'immanence. L'univocité de l'Être ne s'oppose pas à l'approche catégorielle. Plus encore : la prégnance des formes duales incite à penser l'hypothèse que l'Un est le dual de l'Être.
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La monnaie en droit : nature d'une abstraction outre fondée : essai dialectique et logique sur la dualité dans la catégoricité juridique et sur l'abstraction d'hérédité monétaireLeclerc, Normand 11 1900 (has links)
Cette suite d'essais analyse la conception de la monnaie en droit, cherchant à isoler l'originalité
de sa nature abstraite. La tradition juridique caractérise la monnaie à la fois comme un fait et
comme un droit parce qu'elle présuppose un sens substantif au nom commun 'monnaie', étant
ainsi incapable d'admettre que la monnaie, par sa place unique dans les catégories du droit, est
le mécanisme qui suppose l'avenir indéterminé en y enchâssant le présent.
La difficulté de la monnaie est que, comme catégorie, elle n'est pas incluse aux catégories
usuelles de droit privé. Son caractère abstrait l'empêche d'ailleurs d'être incluse parmi les
objets qui ont une extension. La monnaie se définit plutôt par négation relativement aux
catégories usuelles. Elle est donc reconnaissable entre toutes. Dans la relation sujet-objet, la
monnaie versée n'est évidemment pas un sujet. Dans son sens strict, la monnaie réfère
aujourd'hui au papier-monnaie. Il est vrai que ce dernier existe matériellement puisqu'il est
tangible. Mais paradoxalement, en tant qu'objet, la monnaie est ni une somme, ni une
obligation en nature, ni un bien, ni une représentation de dette, ni une mesure, ni consomptible,
ni fongible au sens pertinent de ces mots. Comment saisir la substance d'une notion qui se
soustrait aux catégories usuelles de la doctrine? Voilà la difficulté fondamentale de la thèse.
Répétons son mode original de définition: la monnaie n'est pas identique à une somme due,
mais - en étant payée - elle en éteint une; conversement, la somme due n'est pas identique à la
monnaie perçue, mais -lorsque payée en trop - cette dernière est déclarée indue et sujette à
répétition (l'indu devient dû). La définition de la monnaie procède par 'corécurrence' : elle
définit quelque chose d'indéterminé puisqu'un membre de la définition réfère à l'autre et viceversa.
Sa nature s'exprime par sa fonction dans la structure des prestations. Mais la doctrine la
traite d'abord comme une somme due, sans distinguer outre mesure ce type de dette des autres
prestations. Or, à titre d'exécution d'une obligation, une somme d'argent non seulement éteint
d'autant les montants, dus à une époque ou l'autre, mais, puisque ces derniers sont appariés aux
obligations en nature en tant que prix dû en contrepartie des prestations caractérisées à être
effectuées, la perception des sommes d'argent conduit encore à la mobilité des biens parmi les
personnes. D'où le paradoxe: une somme d'argent est destinée à circuler précisément pour être
la fin des sommes dues.
La doctrine enseigne la thèse unitaire du paiement des obligations (en son acception large du
droit civil) : sont mis dans un même sac les faits exécutés pour satisfaire à des obligations en
nature et les paiements de sommes d'argent dues. Or, elles sont en premier dues, puis payées.
Ils sont dits former un ensemble. Ce sac est le temps lui-même. Il s'agit d'une interprétation de
l'univers des prestations, précisément une interprétation de la notion d'univers où l'actualité
homogène d'un ensemble exclut de faire une place à l'éventualité de valeurs futures par
contraste aux valeurs passées. Pour réduire la notion d'univers à celle d'ensemble actuel,
l'astuce est de fermer la dualité 'ensemble/membre' en substituant au membre l'ensemble: l'un
des objets inclus à l'ensemble doit être à la fois un élément existant de l'ensemble et la
collection de tous ses éléments, constituant ainsi la jonction substantive sous-jacente à cette
dualité.
IV
Cet objet fondateur est d'habitude nommé le zéro de l'ensemble. Traitant ainsi l'ensemble des
exécutions des obligations, il doit y avoir un élément qui ait à la fois la nature d'une promesse et
celle d'un fait. Cet élément est la monnaie. Ainsi, la monnaie a une nature double, à la fois
concept et référent du concept. La somme due est exécutée en monnaie et, conversement, la
monnaie est la somme transférée à titre de paiement: substituant une définition dans l'autre,
l'exécution de la somme due est la somme transférée, une formule conduisant à la régression
infinie. Qui donc est le débiteur de cette somme transférée depuis aussi longtemps que la
monnaie a circulé et circulera? La difficulté conceptuelle de la monnaie est de comprendre
cette métamorphose, où l'exécution d'un fait en satisfaction d'une obligation se révèle elle
même être une promesse. Pourquoi alors distinguer une obligation et son exécution? La
monnaie cumule la nature catégorique d'une chose matérielle délivrée - autrefois l'or,
aujourd'hui le papier-monnaie - et la nature d'une somme due; cette façon de penser mène à
réifier les dettes, à leur conférer une existence matérielle. Mais devoir l'argent est
fondamentalement la durée du terme d'une relation entre deux personnes. Et payer la monnaie
est l'extinction de ce terme. Alors paradoxalement, l'exprimant dans une dualité catégorique, la
monnaie a une durée et en même temps n'en a pas.
Cette postulation d'une union des termes opposés d'une dualité n'est pas sans précédent. Pour
aider le lecteur à s'en rendre compte, je documente que le thème de la migration de la valeur
pécuniaire des choses par la médiation de la monnaie dans le paiement des sommes dues
rappelle celui de la métempsycose (migration de l'âme) utilisée pour conceptualiser le
fondement de la Couronne médiévale, le don de Dieu qui sacrait la continuité des règnes
successifs d'une lignée héréditaire de régents. À cette époque, on conceptualisait la continuité
historique d'un peuple par les deux corps du roi; sa nature cumulait à la fois celle d'un individu
et celle de l'ensemble des individus soumis à son règne. Unique entre tous, on considérait que
l'un des individus était un ensemble d'un. Cette attitude platonique était crue nécessaire en
droit public pour résoudre la difficulté conceptuelle de la continuité historique d'une
communauté en dépit de la nature temporelle de ses membres; elle recevait son écho en droit
privé.
La thèse unitaire du paiement d'obligations - où, tout comme en économique, la capacité de
permutation de biens est elle-même considérée être un bien ordinaire - semble reposer sur cette
même conception d'une nécessaire nature double. Dans l'univers des prestations, selon la
doctrine, un ensemble infini de valeurs successives formées sur une période de temps indéfinie
est considéré être fondé sur un objet transcendant qui cumule les faces opposées d'une dualité:
à la fois somme (d'argent) et chose, à la fois droit et fait accompli en exécution d'une
obligation, à la fois fait et valeur future. Ce paradigme traditionnel est indifférent à la dualité
des prestations: non pécuniaire et pécuniaire. TI y arrive en substantivant la non-existence
d'une somme.
L'explication proposée ici en est une de structure. L'univers des prestations serait plutôt une
dichotomie de deux dualités distinctes: 10 une dualité catégorique, celle de l'exécution de
prestations particulières - où avoir fait quelque chose et ne pas l'avoir fait sont des action et
abstention caractérisées, et 20 une dualité modale (circulaire), devoir un montant libellé en
iv-a
devise ou (exclusivement) ne pas le devoir, l'avoir payé ou non. L'obligation de livrer une
prestation caractérisée à quelqu'un est appariée à la somme d'argent due par ce dernier en
contrepartie de cela; on alterne d'une obligation non pécuniaire à la promesse de payer un
montant d'argent sans que quiconque puisse cumuler le beurre et l'argent du beurre à un instant
donné. Mais encore, une somme due en suit une autre au travers de la monnaie, cette dernière
étant toujours le revers de la somme due. Il n'est pas nécessaire de dire que la monnaie existe,
ni de dire qu'elle n'existe pas; il suffit de dire qu'elle éteint la somme due. Non seulement la
somme due - versée (renversée) en monnaie - est éteinte, mais encore par le nominalisme elle
peut toujours acquitter de nouveau une somme d'autant; il suffit qu'un créancier accepte qu'on
la lui doive plutôt que de s'en remettre au troc de choses existantes. Cette nouvelle perspective
du paiement des obligations distingue deux types de raisonnements. La vérification catégorique
rétrospective d'une exécution en nature survenue se démarque de la modalité où la conséquence
juridique de l'extinction d'une somme due se retourne en la possibilité a priori de réitérer cette
conséquence encore contre une somme pouvant pourtant n'être pas encore déterminée. La
possibilité d'une continuité historique n'a pas la nature finie d'un fait.
L'objet qu'est la monnaie déborde de la notion ordinaire d'objet puisqu'il est circulaire: la
'monnaie' est "éteindre une somme (due) puis (est encore) monnaie". Dans la lignée héréditaire
des sommes, constituées pour être éteintes, éteintes pour être constituées, la monnaie est ni le
prédécesseur, ni un successeur particulier; elle est la fonction qui ouvre continuellement
l'éventualité d'autres successeurs. La monnaie est une abstraction et sa nature unique est
confirmée au Canada depuis 1967. Une fois la convertibilité du papier-monnaie abandonnée, la
monnaie n'est plus une promesse de payer: la banque centrale n'est plus tenue de délivrer l'or à
la demande du porteur, ni d'échanger le billet de banque en billets du Dominion. Le papiermonnaie
est, depuis, trivialement remplacé seulement par du papier-monnaie. Enfin,
l'abstraction monétaire donne à la banque centrale une personnalité morale inédite. Si la
Couronne est créancière des uns et débitrice aux autres, alors en contraste la banque centrale qui
n'est pas une banque - est ni créancière, ni débitrice du papier-monnaie.
La problématique de l'inclusion de la monnaie dans les catégories traditionnelles du droit a une
solution inédite. La monnaie s'offre en complément des concepts du discours juridique.
L'encaissement d'une somme due emporte comme conséquence la fin de son terme, mais encore
il en appelle à nouveau une autre, éventuellement. Ainsi, la monnaie est le bain de
renouvellement des sommes. Sa qualification ni ... ni... louvoie entre les deux termes en les
niant alternativement. / This series of essays analyses the concept of money in the law, seeking to isolate its unique and
highly abstract nature. Traditionallaw teaching characterizes money both as a fact and as a
right premised as it is on the idea that common nouns like 'money' must have substantive
meaning; it is thereby unable to accept that money, by virtue of its unique place amongst the
categories of private law, is the mechanism supposing the indeterminate future by embedding
the present into it.
The difficulty with money is that, as a category, it is not included amongst the usual categories
ofprivate law. Its abstract character prevents it from being included amongst objects that have
extension. Rather money is defined by negation with respect to the usuallegal categories. It is
thereby uniquely recognizable. In the subject-object relationship, paid money is obviously not a
subject. In its strict meaning, money refers today to paper-money. It is true that the latter does
exist physically because it is tangible. But paradoxicalIy, as an object, money is neither a sum
owed, nor an obligation in kind, nor a good, nor representing a debt, nor a measurement, nor
consumable, nor fungible in the relevant sense ofthose terms. How does one capture the
substance of a notion that defies the usual categories of legal discourse? That is the
fundamental difficulty of the thesis.
The entirely unique way of defining money bears repeating: Cash money is not identical to a
sum owed but extinguishes one as it is being paid; conversely, a sum owed is not identical with
money received, since when money is paid without obligation, the sum can be recovered as
undue (the undue becomes due). The definition ofmoney proceeds by 'corecurrence': it defines
something indeterminate, in that one definition refers to the other and vice versa. Its nature
stems from its function in the structure of prestations. But the legal scholarship treats it
principally as a sum owed, without further distinguishing this type of debt from other
prestations. Now, as the performance of an obligation, a sum ofmoney not only as much pays
off any amount, due at one time or another, but, because those are paired to obligations in kind
as the price owed in consideration ofparticular performances to be accomplished; the cashing of
sums of money still conducts the movement of goods among persons. Whence a paradox: A
sum of money is destined to circulate precise1y to extinguish sums (due).
Legal scholarship generally teaches the thesis of unity of performance of obligations (payment
in its broad civillaw meaning): AlI acts accomplished in the performance of obligations in kind
and all payments of sums of money are put in the same bag. Now, they are first owed, then
received. These operations are said to form a single set. This bag is time itself. 1t is an
interpretation of the universe of prestations, more precise1y an interpretation of the notion of
universe where the homogeneous actuality of a set excludes to give place to the possibility of
future values by contrast to past values. To close the notion of a universe to that of an actual
vi
set, the trick is to close the duality 'set/member' by replacing the member by the set: one of the
objects included in the set must be at once an existing element of the set and be the collection of
aIl its elements, constituting thereby the substantive junction underlying this duality.
This foundational object is usually called the zero of the set. In the set of performances of
obligations (prestations) with which we are dealing here, there must similarly be an element in
the nature of both a promise and a fact. That element is money. So money has a dual nature,
both concept and referent of the concept. The sum owed is performed in money and,
conversely, money is the sum transferred as payment: substituting one definition in the other,
the performance of the sum owed is the sum transferred, a formula leading to infinite regression.
Who then is the debtor of this sum transferred for as long as money did and will circulate? The
conceptual difficulty with money is to understand this metamorphosis, where the performance
of a fact in satisfaction of an obligation reveals itselfto be a promise. Why then bother to
distinguish a promise from the performance of it? Money cumulates the categorical nature of a
physical thing being delivered - in olden days gold, today paper-money - and the nature of a
sum owed; this way of thinking would tend to reify debts, to confer them physical existence.
Yet to owe money is fundamentally the duration of the term of a relationship between two
persons. And to pay money is to put an end to this term. So paradoxically, to express it in a
categorical duality, money has duration and at the same time it has none.
Such a union of the polar opposites of a duality is not unprecedented. To help the reader realise
this, l document how the theme of migration ofpecuniary value ofthings by means ofmoney
being given in payment of amounts owed is reminiscent of metempsychosis (migration of the
soul) used to conceptualise the foundation of the medieval Crown, the gift ofGod that
consecrated the continuity of successive reigns of an hereditary line of regents. At that time, the
historical continuity of the people was conceptualised by the King's two bodies: both that of an
individual and that of the set of individuals subject to his reign. Unique amongst aIl, one
foundational individual was considered to constitute a set of one. This platonic attitude was
believed necessary in public law to resolve the conceptual difficulty of the historical continuity
of a community despite the temporal nature of its individuals; it was put to similar use in private
law with respect to money.
The thesis of unity of performance of obligations - where, like in economics, the capacity to
exchange goods is considered an ordinary good itself - appears to rely on the same conception
of a necessary dual nature. In the universe of prestations, according to traditionallegal
scholarship, an infinite set of successive values taking shape over an indefinite period of time is
viewed as founded on a transcendental object which cumulates the opposite faces ofa duality:
both sum (of money) and thing, both right and act accomplished in the performance of an
obligation, both fact and future value. This traditional paradigm disregard the duality of
prestations: pecuniary and non-pecuniary. It does so by giving a substantive value to the non
vi-a
existence of a sumo
The explanation proposed here is one of structure. The universe of prestations is rather a
dichotomy of two distinct dualities: 10 a categorieal duality, that of the performance of specifie
prestations - where to have done something and not to have done it are characterised action and
abstention, and 20 a modal (circular) duality: to owe an amount in currency or (exclusively) not
to owe it, to have paid it or not. The obligation to deliver a particular performance to someone
is paired to the sum of money owed by him in consideration of it; we altemate from nonpecuniary
obligation to promises to pay an amount of money without one
being able to have his cake and eat it too at any time. But still, one amount owed follow another
thru money, money always being the tuming over of the sum owed. We are not obliged to state
that money exists, or that it does not; it suffiees to say that it extinguishes the sum owed. Not
only is the sum owed extinguished upon money being tumed (paid) in, but by virtue of
nominalism it still can extinguish anew a further sum of same amount; it is sufficient that a
creditor accept to be owed a sum ofmoney rather than to revert to the barter ofphysical things.
This new reading of the payment of obligations draw apart two types of reasoning. The
categorieal proof of a past specifie performance is different from the modality where the legal
consequence of the extinction of a sum due is tumed over into the a priori possibility to still
reiterate that same consequence against a sum that now may not yet be determined. The
possibility of an historieal continuity does not have the finite nature of a fact.
Money as an object transcends the concept of an ordinary object because it is circular: 'money'
is "the end of a sum (owed) and (is still) money". In the hereditary line of sums, created to be
extinguished or extinguished to be created, money is neither the predecessor nor a particular
successor; it is the function of continuously opening up the possibility of further successors.
Money is an abstraction and its unique character is confirmed in Canada since 1967. Once the
convertibility of paper-money is dropped, money is no longer a promissory note: no longer does
the central bank undertakes to exchange a bank note for gold or Dominion bonds. Paper-money
is now trivially replaced only by paper-money. Finally, the abstract character ofmoney gives
the central bank an most unusual status as a legal person. If the Crown is creditor of sorne
persons and debtor to others, then by contrast the central bank - who is not a bank - is neither
creditor, nor debtor ofpaper-money.
The problem of fitting money within the traditional categories of the law does have an
unexpected ending. Money presents itself as the complement of the concepts oflegal discourse.
The cashing in of a sum triggers the end of its term, but still it calls one anew, eventually. So
money is the bath of renewal of sums. In being characterised as neither... nor... it hops between
the two terms by altematively negating them. / "Thèse présentée à la Faculté des études supérieures en vue de l'obtention du grade de Docteur en droit (LL.D.)"
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Justice réparatrice et théorie de la responsabilité : problématique de la réconciliation dans un contexte de transition : les cas du Chili, de l’Argentine et de l’Afrique du SudFaye, Cheikh 03 1900 (has links)
Les gouvernants d'État qui émergent de conflits politiques - guerre civile, dictature - sont confrontés à des demandes que inconciliables que les auteurs estiment pourtant indispensables. Ils font face à l'exigence de justice pénale formulées par les victimes et la revendication d'impunité émanant des auteurs de crimes, très souvent, constitués par les anciens responsables de l'État. Le châtiment, en effet, ne permet ni la pacification ni la démocratisation.Il devient, dès lors, explicite que la sortie de crise peut prendre des voies autres que celle de la sanction pénale. La justice réparatrice apparaît ainsi comme un type de justice susceptible de faire droit aux demandes des offenseurs et des offensés en favorisant la paix et la démocratisation. On lui adresse pourtant des critiques ayant trait à la déresponsabilisation des individus ou à l'incrimination de tout le monde dans l'exécution des crimes perpétrés. L'objectif ultime est de favoriser la délibération, entre les offenseurs et les offensés, sur les crimes. Il faut cependant prémunir un tel dialogue contre les risques d'instrumentalisation. Dans les Commissions Vérité le discours tourne autour essentiellement des thématiques des droits de l'homme, des excuses, du pardon et de l'amnistie. Toutefois, l'usage de ces notions ne fait pas disparaître comme enchantement la haine de certaines victimes. / The rulers of state policy emerging from conflict – civil war, dictatorship – face irreconcilable demands that their authors consider, however, essential. They face the requirements of criminal justice formulated by victims and the demands of impunity emanating from the perpetrators, often constituted by former officials in charge of the state.
The punishment, indeed, does not allow neither the peace nor the democratization.
It is therefore clear that the exit of the crisis can take ways other than the punishment. Restorative justice appears as a kind of justice that may grant the requests of offenders and offended by promoting the peace and the democratization. Yet it faces critics relating to the disempowerment of individuals and the criminalization of everyone in the execution of the committed crimes.
The ultimate goal is to foster discussion between the offenders and the offended. It is, however, necessary to protect such a dialogue against the risk of instrumentalization. In Truth Commissions, the discourse turns essentially around the themes of human rights, apologies, forgiveness and amnesty. However the use of these concepts does not magically make disappeared the hatred of some victims.
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Gnose et poétique de la nudité dans l'œuvre de Sophia de Mello Breyner Andresen, Eugénio de Andrade et António Ramos RosaNogueira Ferreira de Jesus, Maria Helena 01 July 2011 (has links) (PDF)
Cette recherche porte sur la poésie portugaise de la deuxième moitié du XXe siècle, plus précisément sur l'œuvre poétique et métapoétique de Sophia de Mello Breyner Andresen, Eugénio de Andrade et António Ramos Rosa. Ces auteurs révèlent une positivité marquée par une grande confiance dans le dire poétique. Celui-ci est perçu comme potentialité conciliatrice entre le sujet, le monde et la parole. C'est ainsi que la Poésie constitue chez eux une gnose ou une connaissance. Quoique néoromantique, c'est dans une mythification modérée de la parole poétique toujours entre la crainte et le désir que chaque poème invente sa possibilité. Après la crise du langage qui a mené à une poésie fataliste, leur originalité réside dans la capacité de réinventer ou reconstruire un sens pour le dire poétique et d'y puiser une énergie réparatrice. Dans cette construction de sens, l'image poétique assure un rôle essentiel et le thème de la nudité apparaît comme un paradigme de la vérité. Ainsi, le rapport complémentaire entre imagination productive et expérience vécue trouve une place importante dans cette réflexion au le sens où c'est ce rapport qui permet que la fable et le réel cohabitent dans le poème.
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Recherches comparatives sur les doctrines pédagogiques, éthiques, politiques et philosophiques d'Isocrate et de Confucius : Aux origines des traditions humanistes occidentales et chinoises / Comparative Researches on Isocrates’ and Confucius’ Pedagogics, Ethics, Politics and Philosophical Theories : A Probe into the Origins of the Occidental and Chinese Humanist TraditionsChong, Yize 16 December 2014 (has links)
Isocrate et Confucius entreprennent d’abord l’éducation de la vertu puis préparent à une vie harmonieuse, ils demandent principalement aux disciples de se perfectionner. De plus, les deux maîtres ont chacun leur propre ambition de l’enseignement : Isocrate a l’intention de cultiver le rhéteur accompli, afin de faire savoir aux disciples la réflexion à propos de la méthode philosophique de « doxa » pour rechercher la vérité, de persuader et de guider moralement ses auditeurs, de contribuer au service de la Grèce. Pour Confucius, il introduit l’idéal du « Jun Zi » qui est le standard de la vertu et de la perfection humaines, qui respecte les rites anciens, agit avec les qualités de Ren et du juste milieu et recherche aussi la voie harmonieuse entre les êtres humains et l’Univers. La sagesse d’Isocrate et de Confucius poussent davantage la société de leur époque vers la paix et vers le bonheur. Isocrate offre l’idée de la diffusion des valeurs athéniennes dans toute la Grèce et Confucius engage transmettre les rites de Zhou et forme le fondement de la civilisation traditionnelle chinoise—le confucianisme. Cependant, aujourd’hui, l’influence des deux Maîtres demeure différente : Isocrate n’est pas autant étudié que Confucius. De toute façon, les deux grands Sages contribuent à l’éducation des êtres humains : soit dans le domaine de la rhétorique, soit dans la recherche de sagesse, et laissent aux gens d’aujourd’hui des inspirations importantes à l’humanité, ils méritent d’être respectés et considérés comme auteurs d’un héritage important. / Both Isocrates and Confucius attached first importance to ethics education and then to harmony education. They required especially their disciples to attain self-improvement spiritually. In particular, the two greatmasters also put forward their unique teaching objectives respectively. Isocrates hoped to train perfect rhetoricians, let them grasp "doxa"--the philosophical method of meditation, to seek the truth, and use their moralorations to persuade and lead the audience to eventually devote the public to serving the Greek cause. Confucius hoped to cultivate an image of"gentleman", who was not only a perfect human moral standard, but also anobserver of etiquette, a follower of benevolence and the doctrine of the mean,and an explorer to follow the path to the harmony of human and the universe. The wisdom of Isocrates and Confucius greatly promoted the pace of progress of social peace and the happiness of the general public in their respective times. Isocrates introduced the concept of "Greek" (Hellenisation) for the entire Greek territory while Confucius advocated to restore rites andlaid the foundation for the traditional Chinese culture, Confucianism. But their influence today varies greatly: Isocrates has not been inherited and researched as much as Confucius. In a word, these two great sages have made remarkable contributions to human kind with Isocrates in rhetorics and Confucius in humanistic wisdom. They have all left us modern people humanistic spirit of enlightenment. They are worthy of being respected and inherited.
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Tensions et expression dans les films américains de Milos Forman / Tensions and expression in Milos Forman’s American filmsEvrard, Marceline 29 October 2012 (has links)
Le cinéma américain de Milos Forman suscite un regard multiple. Eternellement passionné par les histoires de conflit, le cinéaste affirme la nécessité d’un cadre hostile pour étudier les passions humaines. Cette tension, aussi thématique qu’esthétique, lui permet de montrer les moindres mécanismes d’oppression au sein d’histoires européennes ou américaines, leçon d’anatomie révélant les plus infimes forces magnétiques de la prise de pouvoir. Elle se double d’une invitation à la redécouverte de l’individualité, par les jeux d’identification avec des personnages attrayants mais réalistes, par la simulation de la naissance de la liberté individuelle dans des mondes primitifs ou régressifs, accentuant la nécessité du rêve pour faire éclater tous les bâillons collectifs. Ce n’est qu’au sein de ces rappels des dimensions humaines que Forman peut appeler à une certaine mesure dans une démarche fondamentalement réaliste. L’importance de la tempérance ne peut être comprise à sa juste valeur que par rapport à l’étude des répressions : se détachant nettement des modérations bienséantes des sociétés, Forman rappelle la nécessité de la responsabilité dans l’entente communautaire. Cet équilibre problématique trouve un écho dans son approche de l’étude du réel, puisque la vérité humaine n’est saisissable qu’au travers de multiples jeux de tensions. Le rapport au monde repose sur la réception d’images, et l’observation reste un geste à la fois intime et interactif. Son cinéma n’est donc pas tant l’étude de l’Amérique qu’une façon de travailler le mouvement perpétuel des images, influencé par une nation marquante dans l’Histoire du cinéma qui continue de se définir par le protéiforme. / Milos Forman’s American films require a plural outlook. The director has always been drawn to stories of conflicts that are essential, according to him, to study human passion. This tension, thematic as well as esthetic, allows him to show the smallest mechanisms that lead to oppression in European and American stories, providing the viewer with a lesson of anatomy that pinpoints the most invisible magnetic forces leading to power. This course is accompanied by a journey to individualism, through forces involved in the identification with attractive though realistic characters, through the rediscovery of individual freedom within primitive or regressive worlds, insisting on the necessity of dreams to force open all the collective shackles in place. But it’s only within this insistence on all the human dimensions that Forman can remind the viewer of the importance of temperance in a way that remains profoundly realistic. This notion can only be properly understood when it’s been compared to repressions: going as far from politically correct behaviors as possible, he still insists on the necessity of responsibility in collective living. This difficult balance is also to be found in the way he deals with reality since human truth is only palpable through multiple forces revolving around tension. Relating to the world involves relating to images, and knowing how to observe remains both an intimate and an interactive act. Therefore, his films are not so much the study of America as a way to work on constantly moving images, as he remains influenced by a nation that has left its mark upon the history of cinema and which continues to be fundamentally protean.
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Os gestos de interpretação nas formulações de Pedro Calmon com ênfase em A bala de ouro.Paes, Maria Neuma Mascarenhas January 2009 (has links)
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Previous issue date: 2009 / Nesta tese, procurou-se fazer uma análise interpretativa das materialidades discursivas que se instalam na ordem da língua na história, produzindo efeito, para compreender os gestos de interpretação que constituem as formulações de Pedro Calmon, com ênfase em A bala de ouro. Primeiro, buscou-se fazer a articulação entre a noção de intelectual com a noção de autor em uma perspectiva discursiva, tomando como base as formulações de Pedro Calmon desde os primeiros escritos. Depois, verificaram-se as práticas que permitiram o aparecimento dos enunciados como acontecimentos singulares e permitiram a formulação de A bala de ouro como um gesto de interpretação do arquivo. Na análise desses dois aspectos discursivos, valeu-se, principalmente, dos postulados teóricos da Análise de Discurso, desenvolvidos na França por Michel Pêcheux, a partir da década de 1960 e seus desdobramentos posteriores no Brasil com Eni Orlandi. Por último, buscouse entender em A bala de ouro as práticas discursivas, entre as quais se encontram as práticas judiciárias que se instalaram no Brasil, no século XIX, e constituíram domínios de saber, determinando o que pode e deve ser dito perante as instâncias de poder. Para desenvolver essa análise, tomaram-se os postulados do quadro teórico construído por Michel Foucault em torno das relações que se estabeleceram entre saber-poder-verdade. / Salvador
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Témoigner et convaincre : le dispositif de vérité dans les discours judiciaires de l'Athènes classique / Witnessing and convincing : the truth apparatus in the Attic orators (5th-4th centuries BC)Siron, Nicolas 01 July 2017 (has links)
Comment croire ou mettre en doute les propos des individus qui montent à la tribune lors d’un procès de l’Athènes classique ? Les orateurs qui prennent la parole lors d’une affaire mobilisent tout un éventail de preuves pour construire leur discours comme crédible aux yeux des juges. Ces procédures constituent le dispositif de vérité, au milieu duquel les témoins se situent en bonne place dans les discours judiciaires, c’est-à-dire les textes des dix auteurs sélectionnés comme le canon des orateurs attiques des Ve et IVe siècles avant Jésus-Christ (Antiphon, Andocide, Lysias, Isocrate, Isée, Démosthène, Eschine, Hypéride, Lycurgue et Dinarque). Si aucune théorie de la preuve ne se fait jour dans ces corpus, la figure du témoin judiciaire apparaît comme centrale, comme l’illustrent les très nombreuses convocations testimoniales. Le rapport entre témoignage et documents écrits montre également la valeur probante des dépositions. Qu’est-ce qui, alors, permet aux paroles d’un témoin d’être présentées comme véridiques ? Les déposants peuvent être crus car ils engagent leur responsabilité, du fait d’une possible punition divine, s’ils prêtent serment, ou humaine, si l’adversaire lance un procès pour faux témoignage. En outre, les témoins doivent avoir une connaissance directe des événements en question. Mais cette exigence est paradoxale : ils sont le premier intermédiaire entre l’auditoire et les faits. Les plaignants rappellent donc fréquemment aux juges des points déjà connus, afin d’en faire leur propres témoins. Ils cherchent aussi à effacer leur propre rôle dans l’argumentation, en désignant leurs propos comme simples et en minimisant leur expérience oratoire. / How did the Athenians trust or doubt the words of someone who came up to the tribune during a trial? The speakers used a whole range of evidence to make their speech credible for the judges. All these techniques and the witnesses were a very important part of this process can be qualify as the truth apparatus in the orators’ speeches, i.e. the texts from the ten authors chosen as the canon of the Attic orators of the 5th and 4th centuries B.C.: Antiphon, Andocides, Lysias, Isocrates, Isaeus, Demosthenes, Aeschines, Hyperides, Lycurgus, and Dinarchus. Even if no proof theory has been found out, the witnesses were crucial in the courtroom, as we can see from the many times a litigant called a witness to testify. The relation between testimony and written documents also shows the convincing value of the witness statement. Therefore, to what extent could a testimony be considered as truthful? The witnesses were usually trusted because their responsibility was at stake: they could incur a divine punishment, if they swore an oath, or a humane penalty, if they were put on trial for false witnessing. Besides, the witnesses must have a direct knowledge of the events. Yet, there was a paradox in this requirement: they were the first part of the demarcation between the facts and the public of the trial. Thus, the litigants often reminded the judges about some elements already known in order to make them witnesses. Litigants also tried to erase their own role in the demonstration, by presenting their words as simple and by minimising their oratory skills.
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A experiência do limite = a tradução de La Vérité en peinture / The experience of limits : the translation of La Verité en peintureSantos, Olivia A. Niemeyer dos 08 February 2010 (has links)
Orientador: Viviane Veras / Tese (doutorado) - Universidade Estadual de Campinas, Instituto de Estudos da Linguagem / Made available in DSpace on 2018-08-16T15:21:06Z (GMT). No. of bitstreams: 1
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Previous issue date: 2010 / Resumo: Minha tese pretende considerar a experiência da tradução de La Vérité en peinture (Jacques Derrida, 1978), em seus vários aspectos, e reconhecer, na singularidade desse ato tradutório, algumas das questões e pressupostos que percorrerem o pensamento ocidental: a oposição fora/dentro; a possibilidade/impossibilidade do encontro com o outro; o mito da origem e a restituição como apropriação. A metáfora biológica da autoimunidade, utilizada por Jacques Derrida em seus últimos textos (e articulada, por ele, à religião, à ciência e à democracia), é o ponto de partida para essa reflexão: nosso corpo possui um sistema imunológico que evita que algo de "fora" - que o estranho ou o estrangeiro (um vírus ou bactéria, por exemplo) -, uma vez "dentro" dos limites do corpo, o destrua. No entanto, em algumas ocasiões, entra em funcionamento outro sistema, autoimunológico, que ataca ou enfraquece esse mesmo sistema imunológico, permitindo que o de "fora" invada os limites do "dentro". Mas essa invasão não é sempre ou não é somente uma ameaça, um perigo. É também o que permite, por exemplo, a aceitação de um enxerto ou de um órgão retirado de outra pessoa. Permite que algo de "fora" salve o paciente. Possibilita, portanto, uma sobrevida. Sobrevida do corpo e, utilizando o conceito de autoimunidade de forma mais ampla, sobrevida da democracia, da ciência (a mudança de paradigma) ou do texto original (o comentário, a interpretação, a tradução). Procuro articular os quatros capítulos de A verdade em pintura com os quatro capítulos da tese: no primeiro, para reconhecer a complexa relação entre original e tradução a partir da lógica do parergon, considerando que a tradução trabalha sempre com o que está dentro das fronteiras do original; no segundo, para refletir sobre o ponto limite, a experiência daquilo que permanece irredutivelmente idiomático, mas que, mesmo assim, deve se entregar a uma decisão de tradução; no terceiro, para avaliar a posição do original como paradigma, suspeitando da possibilidade de uma origem absoluta ou modelo primeiro; no quarto e último capítulo, para examinar a questão do par e o desejo da tradutora de restituir "a verdade do original", levando em conta a afirmação de Derrida: "toda restituição constitui uma apropriação" / Abstract: My thesis takes into consideration the experience of translating La vérité en peinture (Jacques Derrida, 1978) in its various aspects, and in the singularity of this translation process recognises some of the questions and presuppositions which pervade Western thought: the outside/inside oppositions; the possibility/impossibility of an encounter with the fellow man; the myths of origin and restitution as appropriation. The biological metaphor of autoimmunity used by Jacques Derrida in his last texts (and blended by him, with religion, science and democracy) is the starting point for this reflection: our body has an immunologic system that is prevented from destruction by something from "outside" - something alien or foreign such as, for example, a virus or a bacterium - which may get "inside" the limits of the body. Nevertheless, on some occasions, another system - an autoimmunologic one - is activated, and it attacks or weakens this very immunologic system, allowing the "outside" to invade the limits of the "inside". Not always, or not only, though, is this invasion a threat, a danger. This is also what allows, for example, the acceptance of a grafting or an organ taken from another person. It allows something from the "outside" to save the patient. Therefore, it enables a survival - survival of the body - and, by using the concept of autoimmunity in a wider sense, survival of democracy, of science (a change in the paradigm) or of the original text (the commentary, the interpretation, the translation). I try to link the four chapters of A verdade em pintura with the four chapters of my thesis: in the first chapter, the aim is to recognise the complex relation between the original and the translation from the logical perspective of the parergon, considering that translation always deals with what is inside the frontiers of the original; in the second chapter, I reflect on the borderline, on the experience of that which remains irreducibly idiomatic, but even so should surrender to a translation decision; in the third chapter, my goal is to assess the place of the original as a paradigm, suspecting the possibility of an absolute origin or primary model; in the fourth and last chapter, I examine the original/translation dyad and the translator's wish to restitute the "truth of the original", bearing in mind Derrida's statement that "every restitution is an appropriation" / Doutorado / Teoria, Pratica e Ensino da Tradução / Doutor em Linguística Aplicada
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Gnose et poétique de la nudité dans l’œuvre de Sophia de Mello Breyner Andresen, Eugénio de Andrade et António Ramos Rosa / Gnosis and poetry of nudity in Sophia de Mello Breyner Andresen, Eugénio de Andrade and António Ramos RosaNogueira Ferreira de Jesus, Maria Helena 01 July 2011 (has links)
Cette recherche porte sur la poésie portugaise de la deuxième moitié du XXe siècle, plus précisément sur l’œuvre poétique et métapoétique de Sophia de Mello Breyner Andresen, Eugénio de Andrade et António Ramos Rosa. Ces auteurs révèlent une positivité marquée par une grande confiance dans le dire poétique. Celui-ci est perçu comme potentialité conciliatrice entre le sujet, le monde et la parole. C’est ainsi que la Poésie constitue chez eux une gnose ou une connaissance. Quoique néoromantique, c’est dans une mythification modérée de la parole poétique toujours entre la crainte et le désir que chaque poème invente sa possibilité. Après la crise du langage qui a mené à une poésie fataliste, leur originalité réside dans la capacité de réinventer ou reconstruire un sens pour le dire poétique et d’y puiser une énergie réparatrice. Dans cette construction de sens, l’image poétique assure un rôle essentiel et le thème de la nudité apparaît comme un paradigme de la vérité. Ainsi, le rapport complémentaire entre imagination productive et expérience vécue trouve une place importante dans cette réflexion au le sens où c’est ce rapport qui permet que la fable et le réel cohabitent dans le poème. / This research concerns Portuguese poetry of the second half of the 20th century and, more specifically, the poetic and metapoetic works by Sophia de Mello Breyner Andresen, Eugénio de Andrade and António Ramos Rosa. These authors denote a positive attitude marked by a strong confidence in the poetic writing. They conceive poetry as a reconciling power that reinforces the ties between self, world and meaning. Thus, poetry becomes a mode of knowledge or a kind of gnosis. Despite their neoromantic sensitivity, their writing embodies a moderate mythification of the poetic powers, being aware of the oscillation between fear and desire in which every poem emerges as the invention of a new possibility. After the crisis of language and the fatalistic poetry that followed, their originality resides in the capacity of re-inventing or reconstructing a new significance for the poetic word and finding in it a source of reparatory energy. In such endeavour of meaning-construction, the poetic image assumes an essential role and nudity appears as a paradigm of truth. Therefore, the relationship between productive imagination and lived experience is located at the heart of this poetic world, for that relationship alone allows one to understand how fabulation and reality coexist in poetry.
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