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L'expérience du nouveau entre la construction de soi et la description du monde : le texte comme la rencontre d'exigences littéraires et scientifiques. Le cas d'Isabelle Eberhardt / The experience of the new between the construction of the self and the description of the world. The text as the meeting of scientific and literary requirements. The case of Isabelle Eberhardt.Dellavedova, Alba 20 December 2017 (has links)
La thèse étudie l'œuvre d'Isabelle Eberhardt, écrivaine-voyageuse qui explore l'Algérie et la Tunisie entre 1897 et 1904. La définition de l'œuvre originale demeure difficile étant donné que plusieurs éditeurs ont modifié les écrits d'Eberhardt. Une analyse des éditions disponibles et la consultation des manuscrits conservés aux Archives nationales d'outre-mer d'Aix-en-Provence ont permis de donner des éclaircissements à ce sujet, bien que la situation reste délicate. Isabelle Eberhardt voyage au Maghreb dans le but de s'établir en Algérie pour toujours, construire sa nouvelle identité, écrire des textes à publier et connaître les traditions locales. La variété de ses projets fait en sorte que sa démarche ait des implications personnelles, littéraires et scientifiques. La méthode de recherche mise en place par notre écrivaine au cours de ses voyages a été approfondie et résumée dans l'alternance entre participation et éloignement. La poétique eberhardtienne résulte également claire et elle se base sur la valorisation de la vitalité du milieu ainsi que sur la définition d'un espace existentiel et vivant. Les textes sont le résultat d'un riche processus de formation, de connaissance, d'écriture et ils ont été analysés à partir d'une interprétation critique et théorique. L'expérience eberhardtienne et les valeurs qu'elle encourage permettent de rapprocher l'écrivaine aux études concernant le rapport entre la géographie et la littérature. / The thesis describes the work of Isabelle Eberhardt, a travel writer who explores Algeria and Tunisia between 1897 and 1904. The establishment of the original edition of her texts presents several problems considering that quite a number of publishers modified them. The analysis of the editions that are available today and the consultation of manuscripts retained in the Archives nationales d'outre-mer in Aix-en-Provence, allowed to obtain some helpful clarification on this subject, even if the situation remains delicate. Isabelle Eberhardt travels to the islamic Maghreb with the intention of living in Algeria for good, in the desire to construct her new identity, write publishable texts, learn more about local traditions. The diversity of projects means that there is a personal involvement as well a literary and scientific intention. The research method used by our writer during her journeys has been investigated and summerized by the alternation of engagement and estrangement. Eberhardt's poetics is equally clear and it is based on the valorization of the lieu's vitality as well as on the definition of an existential and living space. The texts are the product of a formation process knowledge-based and with a literary purpose. They have been analyzed with a critical and interpretative approach. Isabelle Eberhardt's experience and the values that it promotes make possible a rapprochement with the studies exploring connections between literature and geography.
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Traces de Dieu dans le philosophie d'Emmanuel Levinas / Traces of God in the philosophy of Emmanuel LevinasThomassen, Magdalene 17 October 2015 (has links)
La thèse présente une relecture chronologique et systématique de la question de Dieu dans la philosophie d’Emmanuel Levinas : elle se propose d’examiner le mouvement plurivoque et ambiguë de la « trace » par lequel se dessine le sens du mot ‘Dieu’ dans cette philosophie. En identifiant l’enchevêtrement de trois champs de recherche qui se déploient à travers l’oeuvre – les foyers thématiques de la sortie, de la socialité et de la signifiance –, nous tentons de montrer qu’à travers eux se découvrent trois modalités de la notion de la « trace » qui pénètre la pensée de Levinas sur Dieu et sur l’homme inséparablement. Nous avons d’abord suivi l’émergence de la question de Dieu depuis les premières insinuations jusqu’aux textes parus entre Totalité et Infini et Autrement qu’être (1e partie) ; ensuite, nous avons exploré le déploiement autrement accentué d’une pensée de Dieu jumelée à une reformulation du sujet, au centre de la deuxième oeuvre maîtresse (2e partie) ; enfin, nous avons relevés les points culminants de la recherche de la signifiance du mot Dieu tels qu’ils ont été approfondis et affirmés dans les oeuvres de la maturité (3e partie). La complexité du travail de Levinas sur la question de Dieu en philosophie se lit dans la densité de la notion de la trace : inscrite (1) dans le visage d’autrui, (2) dans la passivité du sujet et (3) dans le dire prophétique, elle permet de penser Dieu comme l’absence-présence d’unetranscendance radicale, transcendance qui dans toute sa séparation absolue néanmoins affecte l’immanence ets’incarne comme intelligibilité première. / The theses presents a chronological and systematic re-reading of the question of God in the philosophy of Emmanuel Levinas, and examines the ambiguous and equivocal movement of the “trace” through which is delineated the meaning of the word ‘God’ in this philosophy. By identifying three areas of research interweaving throughout his work – the three thematic clusters of ‘exit’, of ‘sociality’ and of ‘significance’ –, it is shown how three modalities of the notion of the “trace” are exposed through these areas: the “trace” in its equivocal formulation penetrates the thinking of Levinas on God and man inseparably. First we follow the emergence of the question of God from the first early suggestions through the texts appearing between Totality and Infinity and Otherwise than being (part 1); then we explore the more accentuate thinking on God in association with a reformulation of the subject, at the heart of Levinas’ second major work (part 2); finally we drawn attention to the culminating points of the research on the meaning of the word ‘God’ as deepened and corroborated in Levinas’ later works (part 3). The complexity of the work of Levinas on the question of God in philosophy may be read through the density of the notion of the trace: Inscribed in (1) the face of the other, (2) the passivity of the subject (3) the prophetic saying, it makes it possible to think God as the absence-presence of a radical transcendence, a transcendence that in all its absolute separation still affects immanence and incarnates itself as original intelligibility.
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Gravure et hybridation : arts et sciences, imagerie médicale et mythes / Engraving and hybridisation : arts and sciences, medical imagery and mythsBernard, Florence 15 December 2017 (has links)
Ancrée dans une pratique personnelle de la gravure s’associant à la photographie, la vidéo et l’installation, cette thèse en arts plastiques explore l’hybridation entre arts et sciences. Elle commence par une recherche des spécificités de la gravure pour construire un point de vue singulier sur les œuvres d’artistes travaillant entre arts et sciences quels que soient leurs médiums. La première partie questionne l’hybridation de la gravure et du numérique comme voie d’accès à la contemporanéité définie par Giorgio Agamben comme «en déphasage» avec son temps. Dans une deuxième partie, l’imagerie médicale et la photographie questionnent l’altérité animale. La recherche se poursuit par l’analyse d’œuvres de Nagi Noda, Wanda Wulz et Xavier Lucchesi qui amènent la question de la référence aux mythes dans le travail personnel. Enfin dans une troisième partie, la recherche théorique et le travail plastique achèvent leur hybridation. Les mythes de Méduse, Orphée ou Épiméthée deviennent le point de départ de créations entre arts et sciences où le processus de la gravure actualise les mythes par l’empreinte qu’elle laisse dans les photographies, les vidéos ou les installations qui mettent en scène des images médicales. Notre thèse est que la gravure constitue, à l’image des archées – organismes récemment découverts par les biologistes – une pratique vivante qui se retrouve là où on ne l’attend pas. L’hybridation dans notre pratique artistique rapproche les archées de l’archè, qui signifie proche de l’origine. / Rooted in my personal practice of engraving combined with photography, video and installation art, this plastic arts thesis explores the hybridisation of arts and science; starting with research into the specificities of engraving to then construct a singular point of view on the works of artists whose practice falls between arts and science, whatever the medium. The first part questions the hybridisation of engraving and digital techniques as an access route to a contemporaneity described by Giogio Agamben as “out of phase” with its time. In the second part, medical imagery and photography question animal alterity. Then the research will be furthered through the analysis of works by Nagi Noda, Wanda Wulz, and Xavier Lucchesi which bring us to the matter of references to myths in personal work. Lastly, in a third part, theoretical research and physical art practice complete their hybridisations. The myths of Medusa, Orpheus and Epimetheus become the starting point of works between art and science where the process of engraving actualises the myths by the imprints it leaves in photographs, videos or installations which show medical imagery. Our thesis is that engraving is, like the archaea – recently discovered microorganisms –, a living practise that can sometimes be found where one least expects it. The hybridisation of our practise bring archaea closer to the arche, and thus closer to the origin.
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La construction idéologique de la culture populaire comme une identité pour le cinema brésilien (1950-1975) : une synthese dialectique entre la chanchada et le cinema novo / The ideological construction of the popular culture as search of an identity for the Brazilian cinema (1950-1975) : a dialectical synthesis between the Chanchada and the Cinema NovoDe Oliveira, Joao Alves 25 October 2013 (has links)
Ce travail porte sur la construction idéologique de la culture populaire dans les comédies brésiliennes, musicales ou pas, et dans le cinéma novo de la période 1950-1975.Il analyse la façon dont ces comédies (la chanchada), influencées par l’idéal d’une nation hétéroclite mais unique instauré par Getúlio Vargas ont représenté la culture populaire comme une idéologie des classes subalternes. Utilisant le concept de carnavalisation, ces films populaires, influencés par la radio, le théâtre de revue et le cirque, mettaient le monde à l’envers en essayant de corriger les injustices sociales dont étaient victimes les pauvres. Souvent décriées et considérées comme légères et aliénées, elles étaient beaucoup plus critiques que l’on ne disait, ainsi que le démontre cette recherche.En partant du principe que le cinéma novo est le corollaire des débats sur la quête d’une identité pour le cinéma brésilien tenus au cours des années 1950, période très influencée par le Parti Communiste Brésilien, ce travail analyse les trois phases différentes du mouvement. Durant la première, la culture populaire fut construite comme l’opium du peuple et les cinéastes ayant utilisé leur propre monde comme modèle de représentation de la culture populaire. Les films, très autoréflexifs, cherchaient à éveiller la conscience critique des pauvres et à les aider à sortir de l’aliénation. La deuxième, survenue après le putsch militaire de 1964, plongea les cinéastes dans le passé afin de comprendre les erreurs de la gauche et les raisons de sa défaite. Ensuite, la recherche analyse la troisième phase du mouvement quand les cinéastes furent amenés, par un gouvernement libéral qui considérait le cinéma comme un produit marchand qui devait s! e réaliser sur le marché, à changer de voie et à réaliser des films tournés vers le grand public. A ce titre, les films de cette phase, aux formes plus simples, dialoguèrent avec les chanchadas afin de finalement atteindre le peuple, sans jamais renoncer au cinéma d’auteur / This research focuses on the ideological construction of popular culture in Brazil in comedy films, musical or not, and cinema novo over the 1950-1975 period. It analyzes how these comedies (called chanchadas), which were influenced by the ideal of a varied but unique nation established by Getúlio Vargas represented the popular culture as an ideology of the subordinate classes. Using the concept of carnivalization, these popular films, influenced by radio, revue theater and circus, put the world upside down trying to correct social injustices suffered by the poor. Often criticized and considered as superficial and alienated, they were much more crítical than they were said to be at the time. Assuming that cinema novo is the corollary of the discussion on the identity quest for the Brazilian cinema that took place during the 1950s, a period heavily influenced by the Brazilian Communist Party, the research analyzes the three phases of the mo! vement. During the first one, popular culture was built as the people's opium and filmmakers used their own world as a model of representation for popular culture. The films, which were very self-reflexive, sought to arouse the crítical consciousness of the poor and help them pull out of alienation. During the second phase, which occurred after the military coup of 1964, filmmakers were immersed in the past in order to understand the mistakes of the left and the reasons for its defeat. During the third phase of the movement, led by a liberal government that perceived cinema as a commodity that should be sold to the market, filmmakers changed their way forward and made films directed to the general public. As such, the films of this phase, characterized by simpler forms, engaged in dialogue with the chanchadas to finally reach the people, while never giving up auteur cinema
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L'incarnation musicale : l'expérience musicale sourde / Musical embodiement : the deaf musical experienceBrétéché, Sylvain 24 November 2015 (has links)
L’ordinaire musical fait de l’oreille le médium principal de son accomplissement, reléguant au second plan le corps et ses capacités de réception des éléments sonores. Lorsque l’oreille ne peut remplir son rôle, le corps déploie alors ses qualités sensibles. Fondamentalement, la musique s’incorpore et se révèle expérience incarnée. La réalité musicale des sourds exprime ainsi cette dimension profonde du musical qui, par essence, prend le corps pour lieu de concrétisation. Délaissant les qualités aurales de la musique, celles qui s’adressent à l’oreille, pour singulariser plus précisément la corpauralité, le sujet sourd dévoile l’ordinaire musical à lui-même en lui révélant son altérité. Altérité sensorielle, altérité culturelle mais encore altérité esthétique, l’expérience musicale sourde se veut être une figure extra-ordinaire de la musique. Penser l’expérience musicale sourde, c’est en un sens se rapprocher de l’essence même du musical et de son nécessaire accomplissement corporel. Au-delà du paradoxe qu’elle suppose, l’expérience sourde de la musique investit le sens commun pour lui offrir une possibilité de dépasser le cadre qui le conditionne, décadrant l’ordinaire musical de son audiocentrisme pour signifier ce qui, au cœur de l’existence musicale, semble se présenter comme un principe fondamental : l’incarnation. / The musical ordinary makes the ear the main medium for its fulfillment and relegates the body and its sound perception capacities to a position of second importance. When the ear cannot play its role, the body does deploy its sensible qualities. Essentially, music embodies and reveals itself a personified experience. The musical reality of the Deafs thus expresses this deep dimension of the musical which, in essence, takes the body as a place of realization. In the abandon of the aurals of music, those which address the ear, the deaf experience allows to single out the corpaurality more specifically and as such reveals the alterity of the musical ordinary. Sensory alterity, cultural alterity, but also the aesthetic alterity, the deaf musical experience presents itself as an extra ordinary figure of music.Approaching the deaf musical experience, is in a way getting closer to the essence of the Musical and its necessary corporeal fulfillment. Beyond the paradox it implies, the deaf experience of music invest the common sense to offer a possibility to go beyond the framework that governs it, detaching the musical ordinary from its audiocentrism to mean what, at the centre of the musical existence, seems to present itself as a crucial principle: the embodiement.
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La personne SDF ou l’invention de la figure sociale de « l’être au rebut » : approche sociologique d’une littérature autour d’une altérité négative / The homeless person or the invention of the social figure of “the being on the scrapheap” : a sociological approach to literature on the theme of negative alterity.Hadjadj, Laïziz 09 December 2016 (has links)
De nombreuses thèses de grande qualité ont été rédigées autour de la situation sociale de la personne sans domicile fixe. La présente thèse aborde ce même thème,mais sous un angle singulier. Le raisonnement adopté consiste à établir de quelle façon la personne SDF peut être « inventée » en une figure de l’être au rebut. En perdantson travail, son réseau social et son domicile, le SDF quitte les espaces normés de la société. Il fait toujours partie de la structure sociale, mais relégué au plus bas de celle-ci,comme remisé dans un fond du panier social. C’est dans cet espace (physique et mental) que la société assigne à résidence ce(ux) qu’elle ne veut pas voir. Cette configurationsociale où le SDF peut être traité comme la pièce défectueuse d’une production, l’objet de qualité médiocre qu’on met de côté ou quelque chose de négligeable qu’on jette telun déchet. Le SDF serait condamné au rebut social.J’ai découvert la référence à une figure de l’être au rebut dans un texte de l’écrivain Herman Melville. La nouvelle Bartleby, le scribe est le point de départ de maréflexion sociologique. Le concept d’exclusion sociale me semble insuffisant pour décrire une dynamique de mise au rebut, notamment en raison de son approche binaire(dedans/dehors). Par conséquent, j’ai fait le choix de démarches heuristiques plus en phase avec l’idée de processus d’expulsion d’un lieu de vie sociale, d’une perte progressived’appartenance sociale. Ainsi, les chercheurs initiateurs des concepts de disqualification sociale (Paugam) et de désaffiliation sociale (Castel) m’ont été d’une grande utilité.Le SDF est défini négativement, son acronyme signale la lacune et l’absence. Son identité sociale pâtit d’une altérité négative conférée par le regard stigmatisantdu groupe social dont il est issu. À côté de la figure-repoussoir du SDF, je propose une notion que je nomme figure-rebutoir. Par rebutoir, je veux faire entendre d’abord ladimension de rebut, mais également celle de butoir. Cette figure sociale de l’altérité négative est parfois considérée par le corps social comme une pierre d’achoppement. Ellenous effraie parce qu’elle représente cette humanité détériorée que nous craignons de devenir un jour. En effet, la personne SDF assure parfois la fonction d’épouvantailsocial. Une des particularités de cette thèse réside dans la double origine de ses sources épistémologiques. D’une part, les sociologues m’ont fourni une boîte à outils efficacepour saisir le sens de cette mise au rebut. D’autre part, des écrivains concernés par une question sociale m’ont donné accès à un corpus pratique et opérant. Lesdits romanciersont immergé leur fiction dans un univers social où le personnage-SDF tient une place importante. Ces deux savoirs, sociologique et littéraire, concourent à doter cette thèsed’une épaisseur épistémologique indéniable. En effet, force est de constater que, bien souvent, sociologues et écrivains expriment des points de vue connexes et que leursméthodes respectives sont complémentaires.Le SDF, figure sociale de l’être au rebut ? Mes recherches témoignent de sa mise à l’écart, d’un mépris social à l’encontre de cet homme « domicilié » dansl’espace public, d’un refus de la société de reconnaître que c’est son fonctionnement qui le disqualifie et le désaffilie. La personne SDF est environnée d’objets rebutés : ellerécupère les aliments périmés jetés par les commerces, elle se vêtit de vêtements que les autres ont déjà portés et ne veulent plus, elle se confectionne un abri de fortune avecdes matériaux de récupération, elle gagne quelques pièces de monnaie grâce à la collecte de cannettes de soda ou de métaux. La proximité avec le rebut porte atteinte à sadignité et peut l’assimiler à du rebut humain. En effet, la personne SDF peut devenir personne aux yeux des autres, et dès lors se vivre comme rebut d’elle-même. / The social situation of the homeless person has been the subject of many excellent theses. This thesis deals with the same issue, taken from a different viewpoint.It attempts to show how a homeless person can be “invented” as a scrapheap figure. Without a job, a social network or a home, the homeless person exits the standarddimensions of society. He or she remains a part of the social structure but is relegated to its lowest level, a kind of social bottom of the basket. It is within this physical andmental dimension that society confines those it does not wish to see, in which they can be treated as defective parts of a production system, poor quality items that can be castaside or things of such little value that they can be thrown away like rubbish. In this configuration, the homeless person is condemned to be a social reject.I first discovered a literary reference to a scrapheap figure in a short story by Herman Melville, entitled Bartleby the Scrivener, which became the starting pointfor my sociology study. I do not find the concept of social exclusion sufficient for describing the dynamics of rejection, primarily because it is based on a binary notion ofinside and outside. As a result, I have chosen a heuristic approach that is more in keeping with the idea of a process of expulsion from a social living place, a gradual loss ofsocial affiliation. Thus Paugam and Castel, the researchers who initiated the concepts of social disqualification and social disaffiliation respectively, were very helpful to me.The homeless person is defined in negative terms; the adjective is based on the notion of lack or absence. The person’s social identity suffers from a negativealterity conferred by his/her stigmatisation by the social group from which he/she originates. Together with the idea of the homeless person as a figure of repulsion, I haveput forward the notion of what I call “figure-rebutoir”. “Rebutoir” combines the French words « rebut », meaning reject, scrap, waste, and « butoir » meaning a cut-off point,a strict limit. This is important because the social representation of negative alterity is problematic for society, in that the image of damaged humanity generates fear of whatany one of us could become. Indeed, the homeless person sometimes takes on the role of social scarecrow.One of the original features of this thesis lies in the fact that its epistemological sources are twofold. On one hand, sociologists have provided me with efficienttools for understanding the rejection process and on the other, writers with concern for this social issue have given me access to a practical and effective body of documents.The writers in question are novelists who have set their fiction in a social environment in which the homeless character has an important place. Sociological and literaryknowledge combine to give distinctive epistemological depth to the thesis. We are obliged to recognize the frequent connections between the points of view expressed bysociologists and those put forward by writers and to acknowledge the complementarity of their methods.The homeless person – social figure of the being on the scrapheap? My research shows the alienation and social contempt to which people whose « home » is inpublic space are subjected. It shows that society refuses to recognize that it is its own way of functioning that disqualifies and disaffiliates homeless people. The homelessperson is surrounded by rejected items: expired food products thrown out by shops, clothes worn and no longer wanted by other people, makeshift shelters built with whatevermaterials can be found, a few coins earned from collecting soda cans or metal. Living in such proximity to what has been rejected is damaging for a person’s sense of dignityand can lead to his/her status being assimilated to that
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Un musée des autres ? Discours de l'institution et co-constructions médiatiques / A museum of others ? Discourse of institution and media co-constructionsGrosjean, Lætitia 15 January 2016 (has links)
La thèse porte sur le discours institutionnel du Musée du Quai Branly (MQB) sous deux angles : la mise en oeuvre de l'interdisciplinarité déclarée entre anthropologie et histoire de l'art, et la manière dont le musée se propose d'être un lieu « où dialoguent les cultures », selon sa devise. La construction et la circulation du sens sont étudiées d’une part, en retraçant l’élaboration progressive du concept muséal à travers l'analyse de l’interaction entre les discours des acteurs institutionnels et les discours sociaux dans la presse (1996-2006) ; d’autre part, en travaillant sur le processus de médiation et de médiatisation des productions culturelles du MQB après son ouverture (2006-2013).La démarche proposée est une lecture-analyse socio-sémiotique de la communication muséale qui s’attache aux représentations de l’altérité, en s’appuyant sur une topique sociale du sens commun et une théorisation de la trivialité culturelle. Les méthodologies sont adaptées aux corpus complémentaires convoqués. Ainsi, un corpus de presse quotidienne (1996-2006) est étudié en analyse du discours au sein d'un moment discursif organisé dans un dispositif événementiel, des titres d'expositions temporaires (2006-2013) par une analyse inspirée de la sémantique interprétative, des affiches d'expositions (2006-2013) à partir d'une sémiotique visuelle ; enfin, cinq expositions temporaires (2011-2013) sont analysées en tant que discours expographiques mis en relation avec une circulation de textes (dossiers et communiqués de presse, pages du site internet, catalogues d'exposition et presse culturelle).La thèse identifie un processus d’idéologisation ; entre l'affirmation publique de son ethos préalable et son ethos en action, le MQB privilégie la reconnaissance esthétique de l’altérité ; c’est un musée du Nous qui met en scène les Autres, et qui sert d'outil de promotion de l'art. / The thesis focuses on the institutional discourse of the Quai Branly Museum (MQB) from two perspectives: the implementation of a declared interdisciplinarity between anthropology and art history, and the museum’s intention to be a place "where cultures dialogue", as its slogan has it. The study of the construction and circulation of meaning takes two forms: (1) an observation of the gradual development of the concept behind the museum, through analysis of the interaction between the discourse of institutional actors and the social discourses in the media (1996-2006); (2) a study of the mediation process and media coverage of MQB’s cultural productions after its opening (2006-2013). The proposed approach is a socio-semiotic reading-analysis of museum communication that looks into representations of otherness through the prisms of the social topos of common sense and a theorization of cultural triviality. The methodologies are adapted to the complementary corpora investigated. Thus, a daily news corpus (1996-2006) is studied using discourse analysis as a discursive moment contained in an event-type framework, titles of temporary exhibitions (2006-2013) by an analysis inspired by interpretative semantics, exhibition posters (2006-2013) by a visual semiotic, and finally, five exhibitions (2011-2013) are analyzed as expographic discourse linked to text circulation (press kits and press releases, website pages, exhibition catalogs and cultural press). The thesis shows that from the public assertion of its declared ethos to its ethos in action, the MQB is a museum of "us" which stages Others, serving as a tool for the promotion of art.
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Minotaure et labyrinthe, l'indicible et l'invisible : expression du mythe dans la littérature québécoise / Minotaur and labyrinth, the unutterable and the invisible : Expression of the myth in quebecer literatureRouquette, Nadine 08 July 2016 (has links)
La mythologie place l’homme face à la temporalité de l’existence. La littérature permet d’appréhender cette temporalité tout en la densifiant à travers l’art. Le motif récurrent du labyrinthe et la figure du Minotaure qui lui est indéfectiblement attachée dévoilent les liens inextricables de l’écriture, du mythe et de la lecture. Le roman de l’écrivain québécois Jean Barbe, paru en 2004 : Comment devenir un Monstre a réactualisé la figure du Minotaure et a maintenu ce fil d’Ariane jusque dans son dernier roman : Le Travail de l’huître, en développant ses deux facettes : monstruosité et labyrinthe. Cette remémoration littéraire des mythèmes Minotaure et Labyrinthe apparaît dans d’autres ouvrages québécois contemporains notamment depuis les années soixante. Elle révèle à la fois la plasticité formelle du mythe, car il se fait jour dans des ouvrages de styles littéraires différents, et dégage des constantes littéraires qui pourraient être liées spécifiquement au corpus québécois. Hubert Aquin et Gilbert La Rocque développent des écritures caractérisées par des mouvements labyrinthiques et des thématiques éclairant ce propos. D‘autres auteurs aux écritures différentes permettent d’essayer de démontrer la prégnance et l’adaptabilité de ce mythe tant du point de vue du signifiant que du signifié : R.Ducharme, G.Bessette, R.Lalonde, M.Tremblay, J. Renaud, Y.Thériault, complètent ainsi l’étude. Des auteurs féminins apportent un autre point de vue : Aude, M.C. Blais, A. Hébert, S. Jacob, G. Roy, avec les voix de la jeunesse : A. Dandurand, J. Hétu, M.H. Poitras. G. Soucy assure également la relève ainsi que J.F Beauchemin, Biz, Louis Hamelin et S.Trudel qui mettent en scène ce mythe de façon singulière et significative. La figure du Minotaure par la représentation concrète de son ambivalence peut-elle saisir les spécificités de la littérature québécoise contemporaine marquée par la fracture historique? Le labyrinthe, attaché indéfectiblement au Minotaure, tour à tour efface ou fait ressurgir le monstre innommable, l’invisible rejoint alors l’indicible. / Mythology brings human being to face the temporality of existence. Literature allows to grasp this temporality in making it dense through art. The recurrent motif of the Labyrinth and the Minotaur’s figure which is its indefectible tie reveal the inextricable bounds between writing, myth and reading. Quebecer author Jean Barbe’s novel 2004: Comment devenir un Monstre actualised the Minotaur’s figure and this Ariane’s thread was maintained until his last novel : Le Travail de l’huître, expanding its two sides : monstruosity and labyrinth. This literary remembrance of the mythemes Minotaur and Labyrinth becomes evident in other contemporaneous quebecer works especially since the sixties. It both reveals the formal plasticity of the myth, for it appears in novels from various literary styles, and show some literary constants which could specifically be linked to the quebecer corpus. Hubert Aquin and Gilbert La Rocque develop writings characterized by labyrinthine movements and themes shining a light on this topic. Other writers with different ways of writing allow to try and display the weight and adaptability of the myth both in the significans and the signification. R. Ducharme, G. Bessette, R. Lalonde, M. Tremblay, J. Renaud, Y. Thériault, complete the study in this manner. Feminine authors bring another point of vue : Aude, M.C. Blais, A. Hébert, S. Jacob, G. Roy, with the voices of youth : A. Dandurand, J. Hétu, M.H. Poitras. G. Soucy also succeed to them along with J.F Beauchemin, Biz, Louis Hamelin et S. Trudel who stage this myth in a singular and significant way. Can the Minotaur figure, through concrete representation of its own ambivalence, catch the specificities of a contemporary quebecer literature, branded by a historical split? The Labyrinth, indefectibly tied to the Minotaur, in turn vanishes or brings forth the nameless monster, the unutterable thus joining the invisible.
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Les énoncés du Surmoi : le Surmoi complexe ou le complexe du Surmoi / The statements of the superego : the superego complex or the complex of superegoKata-Christophe, Anna 08 July 2016 (has links)
Au travers de la thèse j’interroge l’instance de Surmoi en insistant sur son aspect processuel. Le processus surmoïque est constant et très complexe. Ce travail dynamique et topique du Surmoi est lié avec le travail économique de constellation des énonces catégoriques surmoïques qui encadrent et réorganise le mouvement psychique. La constellation des énoncés surmoïques comme une sorte de langage interne est construit dans le lien intersubjectif entre des sujets. L’énoncé c’est un message transmis par l’autre. L’autre apparait comme ancien l’énonciateur qui a laissé des traces dans la réalité psychique et aussi comme celui qui énonce et qui existe dans la réalité actuelle. Je propose l’hypothèse du Surmoi comme la modalité de passage entre le sujet et la culture sous angle des énonces surmoïques venu de l’autre dans les liens par le biais du processus d’identification multiple, ce que construit de la toile de Surmoi multiple. Le Surmoi multiple permet de dépasser la problématique de la paradoxalité et de l’ambuiguité du Surmoi et permet de voir sa double inscription, pulsionnelle et culturelle à la fois. L’autre qui est inscrit dans son environnement groupal prolonge mon hypothèse à ce qui se passe entre le sujet et le groupe est véhiculé dans l’espace psychique interne du Surmoi ce que je montre au travers de la clinique des sujets en malêtre et en crise et avec une fragilité identitaire. Je tente une réflexion sur la capacité contenante de l’institution, représentée par un groupe social institué (le groupe des soignants, le groupe des éducateurs, des professeurs) qui sont placés dans une référence culturelle donnée. Je propose de voir le groupe comme espace potentiel constituant la groupalité interne du Surmoi comme une toile signifiant. Le Surmoi multiple est à la frontière psychique et il est aussi la forme potentielle entre ce qui est intrapsychique et intersubjective. La fonction de l’autre à travers ses énoncés liés au contexte d’énonciation, est un fil rouge. La thèse tente de montrer que l’énoncé de l’autre organise une scène fournissant une forme potentielle comme une des traces multiples et surmoïques de l’autre chez un autre. La consciance morale – le sens interne qui guide est situé dans le Surmoi autant que la moralité et la culture interiorisé. Les lois sociales et la métacadre permettant de „vivre ensemble” fondent la condition humaine d’un sujet dans l’intitution. La clinique montre que les sujets qui souffrent déposent leur malêtre dans le groupe, qui s’organise comme une scène. Quand la culture portée par ce groupe possède les principes donnant un dispositif opérant, le cadre acquiert aussi une fonction contenante. Le lien entre le sujet et autrui est vu comme un échange d’une scène à une autre scène, ce qui convoque la figure de l’intrus et de l’étranger. Dans la rencontre avec le sujet il s’agit de transformer l’intrus en étranger familier. Par conséquent la quête du lien d’altérité est mise en question. / Through this thesis I question the Superego instance, emphasising its processing aspect. The Superego process is constant and very complex. The dynamic and topical work of the Superego is linked with the categorical, economic work of togetherness of statements that frame and reorganise the psychological movement. The togetherness of Superego statement as a sort of internal language is built in the inter subjective link between persons. The statement is a message transmitted by the ‹ Other ›. The Other appears as the former speaker who has left traces in the psychic reality of the person and also exists and sets the current reality. I propose the hypothesis of the Superego as a transfer mode between the person and his surroundings culture in terms of Superego statements passed from the ‹ other › within the bounds of multiple identifications. A process that builds the canvas of a multiple Superego. Multiple Superego overcomes the problem of paradoxical and ambiguity of simple Superego and demonstrates its double registrar, both drive and cultural. The Other one, registered in his group environment prolongs my hypothesis of what happens between the person and his group carried in the internal psychic space of the Superego. I demonstrate this with clinical cases, the persons with fragile identity in identity crisis. I try to reflect on the restraining capacity of the Institution , represented by an establish social group (eg the caregiver group, the educator group, the teachers) which is placed in a given cultural reference. I propose to see the group as a potential element (space) that will look into the multiple Superego as a workable canvas. Multiple superego is as the psychological border and it is also the potential form between what is intrapsychic and intersubjective.The mental capacity and the function of the other one through his speaking statements related to his surrounding context is a red string of this thesis. The thesis attempts to show that the speaking statement the other one arrange both groupal and psychic space like an scene providing in potential possibility in a multiple traces of superego of the other in another.The moral consciance - the internal sense which guide is located in the Superego as much as internalized morality and culture. Social laws and meta-framework for "living together" based the human condition of each person in intitution. The clinic case shows the suffering person who deposit their pain and ilness on the group, which get organized as a psychic scene. When the culture carried by this group has the principles giving an operating device, the framework also acquires a containing function. The relationship between two persons or person and the others is seen as an exchange from one psychic scene to another, which is associated with problematic of un intruder and un uncanny. In this case the encounter consiste to transform the intruder in familiar uncanny. Away the quest of otherness (alterity) is in question.
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Amériques transculturelles : altérités et identités dans les romans La logeuse et La fiancée américaine d’Éric DupontDamphousse, Mylène January 2017 (has links)
Cette thèse analyse deux des quatre romans d’Éric Dupont dans une optique transculturelle en reprenant certains paradigmes propres aux Amériques et au changement sociétal dans le contexte de la mondialisation. Cette étude porte ainsi sur les romans La logeuse et La fiancée américaine, tous deux publiés aux Éditions Marchand de feuilles. L’intention de cette thèse est d’analyser par quel(s) moyen(s) cet auteur parvient à dresser un portrait d’un Québec et d’un Canada en changement dans le contexte des identités multiples et des Amériques transculturelles. Dans chacun des chapitres, l’objectif est de mettre au premier plan les paradigmes dualistes qui se confrontent continuellement dans les Amériques et de voir comment les personnages réagissent et vivent avec ces dualités.
Ces paradigmes se produisent en fonction des trois valeurs propres au Québec soit la terre, la religion et la langue. De par son style d’écriture, Éric Dupont emploie divers éléments discursifs liés à ces paradigmes afin de peindre le portrait de la société québécoise qui, depuis la Révolution tranquille, a bien changé. Ce portrait changeant de la société n’est possible que dans la rencontre avec autrui et c’est à partir de ce principe que je tenterai, en conclusion à cette recherche, de déterminer dans quelle mesure le rapport aux autres favorise le développement d’une société transculturelle et comment cela peut être transposé au niveau littéraire.
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