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La divinité au Proche-Orient et en Égypte aux IIIe et IIe millénaires avant J.-C. Étude comparative / Divinity in the Near East and in Egypt in the IIIrd and IInd Millennia B.C.E. A comparative studyOthman, Berenice 09 November 2013 (has links)
L’étude s’interroge sur la notion de divinité dans l’Égypte et le Proche-Orient anciens, à l’aide des témoignages archéologiques et textuels qui la révèlent. Partant des premières représentations plausibles de puissances divines individualisées, vers la fin du IVe millénaire avant J.-C., l’enquête croise les données de la documentation iconographique et des sources écrites pour tenter d’identifier les spécificités des conceptions du divin dans chaque ensemble culturel, mais aussi leurs traits communs, au long des IIIe et IIe millénaires. Les religions du Proche-Orient et de l’Égypte se sont en effet, durant cette période, rejointes sur nombre de points, aussi bien dans la traduction formelle du divin que dans son expression conceptuelle. Aussi se pose la question de savoir si de telles similitudes sont le fruit de développements intrinsèques ou si des influences mutuelles en sont responsables. Les interactions dans le domaine de la religion, de plus en plus probables au cours du temps, sont avérées au IIe millénaire, au moins sur le plan de l’iconographie. Les contacts entre le Levant et la Vallée du Nil sont alors multiples, favorisant les imprégnations culturelles. Cependant, celles-ci ne se font pas au hasard : des priorités politiques ou enjeux idéologiques, que l’étude s’emploie à mettre en évidence, président aux emprunts réciproques. Certains décalages tiennent au statut même du corpus religieux au sein des sociétés, en particulier à celui de la littérature mythique. En dernière analyse, la démarche comparative touche aux fondements du polythéisme et aux mécanismes de « traduction », de « syncrétisme » et autres interprétations qu’il rend possibles. / This study aims at questioning the notion of divinity as conveyed by the ancient cultures of Egypt and the Near East, on the basis of archaeological and written evidence. Starting from the first plausible representations of divine powers pictured as individual beings, around the end of the 4th millennium B.C.E., the investigation confronts iconographical and textual data in order to identify, for both cultural areas under discussion, the peculiarities of their conceptions of the divine, as well as their common features, during the 3rd and 2nd millennia. At that time, indeed, the religion of the Near East and that of Egypt concurred in many respects, either in the formal depiction of the divine or in its conceptual expression. Hence the question arises whether such similarities were the outcome of intrinsic developments or resulted from mutual influences. Interactions in the realm of religion grow more and more likely in the course of time, and they can be ascertained for the 2nd millennium, at least as far as iconography is concerned. It is a period of intensive contact between the Levant and the Nile Valley, an incentive to cultural intermingling. However, those exchanges did not happen at random: the reciprocal borrowing depended on political priorities or ideological stakes, as the study seeks to highlight. Some discrepancies stem from the very status religious texts held within their own societies, especially mythical literature. Ultimately, the principles of polytheism and the processes of « translation », of « syncretism », and the other interpretations it allows, are the central issue of this comparative approach.
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L'imagerie morale italienne (v.1315 - v.1415) : figurer et personnifier les vertus selon les ordres mendiants et les communes toscanes. / The Italian Moral Imagery (c.1315-c..1415) : Represent and personify Virtues according to the Mendicant Orders and the Tuscan CommunesCosnet, Bertrand 24 September 2011 (has links)
L’imagerie morale connaît un essor considérable dans la péninsule italienne entre 1315 et 1415. Les ordres mendiants, notamment les franciscains, les dominicains et les augustins, sont les principaux promoteurs du renouveau de ce thème. Intégralement tournés vers l’étude et la propagation de la morale, ces trois ordres entrent en concurrence les uns avec les autres sur la question des vertus. Chez les laïcs, les villes mettent en œuvre une imagerie cohérente dressant le portrait de communes vertueuses destinée à légitimer les gouvernements et à dénoncer les régimes tyranniques. À partir d’un corpus iconographique riche (plus de 700 images), l’étude des vertus et des vices se propose de dégager la fonction et la signification des personnifications dans l’art italien à la veille de l’époque moderne. L’analyse des images met à jour les notions qui travaillent les figurations des vertus : les procédés artistiques consistant à figurer des valeurs morales ; la dimension édifiante et mnémonique des personnifications ; les échos et les écarts entre les personnifications et les exemplifications ; le phénomène de vulgarisation de la morale par l’image. / The moral imagery knows an exceptional development in the Italian Peninsula between 1315 and 1415. The mendicant orders, in particular the Franciscans, the Dominicans and the Augustinians, are the main instigators of the revival of this theme. Completely turned towards the study and the propagation of morality, these three orders are in competition on the matter of virtues. Among the laymen, cities initiate a coherent imagery drawing the portrait of virtuous communes intended to legitimate the governments and to denounciate the tyrannical systems. From a large iconographic corpus (more than 700 pictures), the study of virtues and vices intends to find the function and the meaning of personifications in the Italian art on the eve of Modern history. The analysis of pictures brings to light the notions that underlie the representation of virtues: the artistic processes consisting in representing moral values; the edifying and mnemonic dimension of personifications; the echos and gaps between personifications and exemplifications; the popularization phenomenon of ethics by the picture.
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L'apprentissage des Autres : la construction rhétorique et les usages pédagogiques de l'altérité à l'école québécoise (1830-1915)Larochelle, Catherine 02 1900 (has links)
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Le pelerin de lorete voeux a la glorieuse vierge marie, de louys richeome (1604) edition critique, annotee et commentee, precedee d'une etude litterraire, linguistique et iconographique / The Pilgrim of Loreto. Vow to the Glorious Virgen Mary Mother of God by Louys Richeome, (Simon Millanges : 1604). Annotated Edition and critical commentary with introduction and literary / iconographic study.Badiola, Frédérique 18 December 2014 (has links)
Paru pour la première fois en 1604, Le Pelerin de Lorete du jésuite Louis Richeome a connu un succès important avec deux éditions supplémentaires, de nombreuses rééditions jusqu’en 1628 et des traductions. Après cette première moitié du XVIIe siècle, l’œuvre comme son auteur tombèrent dans l’oubli et ne connurent pas de nouvelle publication. Ce n’est qu’à partir de la fin XIXe siècle que les critiques, notamment Henri Brémond commencèrent à s’intéresser à Richeome et à son travail, mais sans pour autant y consacrer un ouvrage ou une édition critique. Cette thèse se propose donc de redécouvrir un ouvrage religieux à part, oscillant entre le catéchisme, les méditations, le récit de pèlerinage et le roman d’aventures. Pour ce travail, nous avons choisi l’édition bordelaise de Simon Millanges de 1604 qui comporte quatorze illustrations. L’édition et l’analyse de ce texte et de ses images nous permettent de mieux comprendre les influences et les enjeux d’un ouvrage qui s’inscrit résolument dans le contexte religieux et politique du début du XVIIe siècle. / In 1604, the Jesuit Louis Richeome (1544-1625) published for the first time Le Pelerin de Lorete. The book was reedited several times and was translated in three languages until 1628. Le Pelerin de Lorete was considered a best-seller for its time in France. Despite this initial success, the book remained unstudied until the late 19th century. Among the first literary critics to study Le Pelerin de Lorete was Henri Brémond (1865-1933). However, to date there is no critical edition of the book. Thus, this study proposes a new reading of Le Pelerin de Lorete as a religious book that oscillates between a catechism and a guide to spiritual meditation and between a pilgrimage account and an adventure novel. Moreover, by providing for the first time a visual and textual analysis of the book, we uncover the historical and religious context that made possible this unique piece.
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Cikali : hymnes, héros, histoire. Rayonnement d'un lieu saint shivaïte au Pays Tamoul / Cikali : hymns, heroes, history. Spread of a Shaiva sacred place in TamilnadVeluppillai, Uthaya 19 April 2013 (has links)
Cıkali est le site le plus célébré dans le Tevaram, corpus de poèmes de la bhakti shivaïte composés en tamoul dans la seconde moitié du premier millénaire : soixante-et-onze hymnes lui sont dédiés. Lieu de naissance de Campantar, un des trois auteurs du Tevaram, Cıkali aurait été chanté, selon la tradition, sous douze toponymes différents. Notre travail de type monographique porte sur l’histoire religieuse du site de Cıkali qui n’a jamais été étudié alors qu’il représente un haut lieu de la tradition des textes de bhakti shivaïte tamoule. Nos sources sont constituées de trois corpus textuels appartenant à trois genres différents de diverses périodes qui permettent de rendre compte du rayonnement continu de ce site : le corpus du Tevaram sur Cıkali (partie i), généralement daté des viie-ixe siècles, le corpus des hagiographies sur Campantar (partie ii) attribuées à des poètes des xie-xiie siècles, et le corpus des inscriptions du temple de Cıkali (partie iii) qui forme une documentation inédite du xiie au xvie siècle.À travers une approche « archéologique » de ces sources qui permettent de reconstituer, de manière générale,l’histoire du site de Cıkali, nous proposons une étude historique des textes du Tevaram sur Cıkali, nous retraçons l’histoire de la légende de l’enfant Campantar et nous éditons le corpus épigraphique de ce temple au rayonnement local. / Cıkali is the most celebrated temple in the Tevaram, a corpus of Shaiva bhakti poems composed in Tamil inthe second half of the first millennium : 71 hymns are dedicated to it. The birth place of Campantar, one of thethree authors of the Tevaram, Cıkali has been praised, according to tradition, under 12 names.Our monographic study deals with the religious history of the Cıkali temple which has never been studiedalthought it is a highly traditional place for Tamil bhakti texts. Our sources are three corpuses of different genresand periods which highlight the continuous spread of this site : the Tevaram corpus on Cıkali (part i), which canbe dated in the viith-ixth centuries, the hagiographical corpus on Campantar (part ii) attributed to poets of thexith-xiith centuries, and the unpublished epigraphical corpus of the Cıkali temple (part iii) from the xiith to thexvith century.. On the basis of our archaeological approach of these sources, we reconstruct the history of the Cıkali temple.Further, we propose a historical study of the Tevaram on Cıkali, we investigate the history of the child Campantar’slegend and we edit the epigraphical corpus of this localy spread site.
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La composante iconographique mésopotamienne dans les coupes "phéniciennes" en métal / The Mesopotamian iconographic component on the "Phoenician" bowlsOnnis, Francesca 26 November 2015 (has links)
Dans le décor des coupes dites «phéniciennes», dont l’éclectisme a posé tant de questions, nous étudions les éléments d’origine mésopotamienne. Ces éléments concernent aussi bien les thèmes des représentations que leur mise en œuvre formelle ; nous en avons retracé la pénétration dans le corpus des coupes et leur diffusion. Du moment où la civilisation levantine a produit ces coupes, nous avons cherché à déterminer la façon dont elle a assimilé et adapté les types iconographiques mésopotamiens à l’expression de son propre univers culturel, ainsi que les critères qui ont pu orienter son choix des motifs parmi le vaste répertoire mésopotamien. Notre approche se veut iconologique : l’analyse du décor des coupes « phéniciennes » s’accompagne de l’étude de l’objet en tant que support matériel, de sa forme, de sa fonction, de sa valeur matérielle et symbolique, comme du cadre historique et culturel dans lequel cette catégorie spécifique de vaisselle a été produite. / This research concerns elements of Mesopotamian origin in the decoration of the so-called « Phoenician » bowls, whose eclectic nature has been long debated. My study focuses on two different aspects of this class of vessels. First, following the traditional iconographical approach, I study the formal and thematic elements of the various bowls in this series. Second, as the « Phoenician » bowls were produced within the Levantine culture, I aim to establish to what extend they reflect the way the Levantine culture assimilated and adapted Mesopotamian iconography for the expression of its own customs and values. I also intend to find out what cri-teria guided the Levantine artists in selecting which motifs to put on the bowls from the rich Mesopotamian iconographic repertoire.In addition, my approach is iconological: in order to ascertain what the Mesopotamian iconography reveals about the society where the « Phoenician » bowls were produced and used, I study the material aspects of the bowl in light of the figurative imagery, paying attention to its shape, its function, its material and symbolic value, foregrounding the historical context in which this class of vessel was produced.
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L'image de Louis XV et Louis XVI entre tradition et création : statégies figuratives et inscription dans l'espace public, 1715-1793 / The Image of Louis XV and Louis XVI, between Tradition and Creation : strategies of Representation and Inscription in the Public Space, 1715-1793Chéry, Aurore 30 November 2015 (has links)
L'intérêt scientifique pour l'image de Louis XV et Louis XVI a été jusqu'ici bien moindre que celui manifesté pour celle de leur glorieux ancêtre, Louis XIV. Cette situation a pu être encouragée par une historiographie inclinant à l'hypothèse de la désacralisation de la monarchie au XVIIIe siècle. Il en aurait résulté une dégradation de l'image royale, la monarchie étant incapable de faire face au rôle de plus en plus déterminant joué par la sphère publique. Or, ce travail cherche à montrer que c'est précisément en raison de la prise en compte de l'opinion que cette image royale se redéfinit à cette période, une redéfinition qui apparaissait d'autant plus nécessaire après la défaite dans la Guerre de Sept Ans. C'est bientôt la représentation d'un roi simple et bienfaisant, inspirée par Stanislas Leszczynski, qui s'impose et qui contribue à la popularité de Louis XVI pendant son règne. Ainsi, la représentation royale évolue en se donnant de nouveaux modèles. Elle tire en outre parti d'une multiplicité de supports de diffusion dont la démocratisation permet de toucher un large public. Enfin, cette image ne se conçoit plus sans un nouvel acteur : la presse qui sert à la fois à promouvoir l'iconographie royale, à préciser son sens et à lui donner consistance. / Up to now, scholarly studies have shown less interest in the image of Louis XV and Louis XVI than in the one of their glorious ancestor, Louis XIV. This situation may have been encouraged by a historiography fostering the hypothesis of the desacralization of the monarchy in the 18th century. It would have led to a degradation of the royal image, with the monarchy being unable to face up to the growing influence of the public sphere. Yet, this dissertation tries to show that it precisely was because public opinion was taken into account that the royal image was redifined at the period. It appeared all the more necessary after the defeat in the Seven Years War. Soon afterwards, the representation of a simple and benevolent king, inspired by Stanislas Leszczynski, began to prevail and contributed much to the popularity of Louis XVI during his reign. Thus, the royal representation evolved and refered to new models. It also made good use of the democratization of multiple diffusion mediums enabling it to reach a larger public. Finally, the royal image could not be contemplated without paying attention to a major new actor: the press. It was used to promote the new royal iconography but it also precised its meaning and gave it some intellectual substance.
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Recherches sur l’iconographie de Kubera / Research on the Iconography of KuberaAstier, Alexandre 06 June 2014 (has links)
Cette thèse a pour objet l’étude des images du dieu Kubera (nommé aussi Vaiśravaṇa ou Jambhala) dans le monde indien, de leur apparition (vers 150 avant notre ère) jusqu’au XIIe siècle. Dans l’hindouisme, Kubera a comme fonctions principales d’être le maître des yakṣa, le dieu de la richesse et le gardien (lokapāla) du nord. Kubera a été également intégré parmi les divinités mineures du bouddhisme et du jaïnisme. Cette thèse s’attache à présenter les caractéristiques de la personnalité de Kubera dans la littérature, puis à étudier chronologiquement l’évolution de son iconographie. Cette thèse cherche à démontrer que la personnalité de Kubera est plus riche et plus complexe que ce qui est généralement admis et que ses images sont en fait plus variées que ce que l’on pourrait penser. En plus de ses fonctions classiques, Kubera est ainsi fortement associé en milieu hindou à la fonction royale. Il est aussi fréquemment représenté avec Gaṇeśa et la déesse Lakṣmī. Ses « trésors » (nidhi) personnifiés (la Conque et le Lotus) ornent de nombreux sanctuaires. Son image est particulièrement complexe dans l’art du Gandhāra (entre le milieu du Ier siècle et le IIIe siècle de notre ère) où son iconographie résulte d’une fusion de ses fonctions traditionnelles avec la personne de Pāñcika, son général en chef et l’époux de Hāritī, ainsi qu’avec le dieu Pharro d’origine iranienne et avec l’Hermès/Mercure gréco-romain. Kubera peut également dans l’art bouddhique apparaître comme un gardien du Buddha et de son enseignement, tandis que dans le jaïnisme, il est à l’origine de l’image de la plupart des gardiens chargés de la protection personnelle des vingt-quatre Jina. / This thesis is a study of the images of god Kubera (also called Vaiśravaṇa or Jambhala) in South Asia, from their origin (c. 150 B.C.) to the 12th century. In Hinduism, Kubera is mainly the Lord of the yakṣa, the Lord of Riches and the guardian (lokapāla) of the north. Kubera has also been included with the minor divinities of Buddhism and Jainism. The aim of this work is to present the features of Kubera’s character that can be found in literature and to study the chronological evolution of his iconography. This thesis seeks to prove that Kubera’s personality is more complex and richer than generally admitted, and that his images are more varied than one might think. In addition to his traditional roles, Kubera in Hinduism is strongly linked to sovereignty. He is often represented in association with Gaṇeśa and goddess Lakṣmī. His personified “treasures” (nidhi), the Conch-Shell and the Lotus, decorate numerous temples. Kubera’s image is particularly complex in Gandharan art (1st to 3rd centuries A.D.) where his iconography is the result of the fusion of his traditional functions with Pāñcika (Kubera’s general in chief and Hāritī’s husband), Iranian god Pharro and Greco-Roman god Hermes/Mercury. In Buddhist art, Kubera can be a protector of the Buddha and His Law, whereas in Jainism, he has given rise to most images of the guardians in charge of protecting the twenty-four Jinas.
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"L'Ombre de votre espérance" : repères pour une histoire plastique des revues d'artistes expérimentaux au XXe siècle / "Shadow of Hopes" : landmarks For a Plastic History of Experimental Film Journals In the XXth CenturyPierron, Andréa 26 September 2017 (has links)
Cette thèse de doctorat se consacre à l’analyse de périodiques créés au cours du XXe siècle par des cinéastes et des plasticiens à l’œuvre dans le champ des avant-gardes et du cinéma expérimental. Les revues forment des objets plastiques et spéculatifs, complexes et composites de par les relations qui se nouent entre le texte et l’image, les montages qui se créent et le défi que constitue la transposition des images filmiques. En quoi ces revues d’artistes témoignent-elles d’une recherche expérimentale ? Comment les revues d’artistes participent-elles à une histoire critique et plastique des formes cinématographiques ? L’étude tente de comprendre les manières originales dont les cinéastes et les plasticiens se saisissent des revues afin d’élaborer, défendre, documenter, objectiver et analyser certains paradigmes cinématographiques. À quels titres les revues deviennent elles-mêmes des propositions expérimentales, des laboratoires de recherche sur les liens entre l’image et le texte ? Nous observerons comment, grâce à leurs propositions techniques, graphiques et visuelles propres, les revues exposent certains enjeux matériels, poétiques, plastiques et théoriques propres à l’image cinématographique, comment elles questionnent le regard. Les revues offrent des plateformes de diffusion et de dissémination esthétiques, servent à ouvrir des réseaux de circulation pour les idées, singulières ou collectives, des rédacteurs en chef. Comment accompagnent-elles leurs efforts dans la construction d’un milieu cinématographique alternatif ? Les revues Dada I de Tristan Tzara et Hans Arp (1916), Dada Sinn der Welt de John Heartfield et George Grosz (1921), Le Promenoir de Jean Epstein, Pierre Deval et Jean Lacroix (1921-1922), G. für elementare Geschaltung de Hans Richter (1923-1926), Close Up du groupe Pool composé de Kenneth Macpherson, Bryher et H.D. (1927-1933), Film Culture de Jonas Mekas (1955-1996) et Cantrill’s Filmnotes d’Arthur et Corinne Cantrill (1971-2000) forment le corpus de cette thèse qui vise à contribuer à une histoire plastique des publications expérimentales. / This PhD thesis focuses on analyzing periodicals created during the XXth Century by both visual artists and filmmakers operating in the realm of avantgardes and experimental cinema. The journals become plastic, conceptual, complex, and composite objects because of the interplay between text and image as well as the reproduction of images and realization of photomontages. How these artists’ journals show signs of an experimental approach ? How do artists’ journals contribute to the critical and plastic history of film ? The dissertation aims to understand the unique ways the visual artists and filmmakers make use of the journals to create, defend, document, visualize and analyze some cinematic paradigms. To what extent the journals become in turn experimental works about the relationships between text and image ? We will study how magazines exhibit various plastic, aesthetical, theoretical, and poetical dimensions at stake in the cinematic image, relying on specific technical, graphic and visual undertakings, and how they call into question the perception. Journals become instrumentalized in ensuring the movement of the editors’ ideas, either collective or indivuals. How do journals support the editors’ efforts in building an alternative cinema domain ? Dada I edited by Tristan Tzara and Hans Arp (1916), Dada Sinn der Welt by John Heartfield and George Grosz (1921), Le Promenoir by Jean Epstein, Pierre Deval and Jean Lacroix (1921-1922), G. für elementare Geschaltung by Hans Richter (1923-1926), Close Up by Kenneth Macpherson, Bryher and H.D. (1927-1933), Film Culture by Jonas Mekas (1955-1996) and Cantrill’s Filmnotes by Arthur et Corinne Cantrill (1971-2000) form the corpus of this PhD thesis, which aims to contribute to a plastic history of experimental publications.
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L’impressionnisme et la peinture ancienne : Itinéraire d’une avant-garde face à la tradition / Impressionism and Ancient painting : Itinerary of an Avant-gardeAmeille, Brice 03 October 2015 (has links)
Encore souvent perçu comme une véritable révolution esthétique, l’impressionnisme fait depuis quelques années l’objet d’une importante recontextualisation visant à remettre en question cette vision. Sans dénier au mouvement ses apports novateurs, cette thèse étudie la relation de ses membres avec la tradition picturale. S’appuyant sur un important corpus de textes critiques, de revues spécialisées et de catalogues d’exposition de l’époque, ainsi que sur de très nombreuses comparaisons iconographiques étayées, elle dégage quatre grandes sources d’inspiration : le XVIe siècle vénitien, le XVIIe siècle espagnol, le XVIIe siècle néerlandais, et le XVIIIe siècle français. C’est à l’aune de ce rapport à la peinture ancienne, et par le biais d’une typologie des différents positionnements à son égard, que la « crise » connue par l’impressionnisme au début des années 1880 est réexaminée, et que, plus généralement, une nouvelle approche du mouvement est proposée. / Impressionism is often perceived as a genuine aesthetic revolution. However, over the course of past years, it has been reconsidered and this vision called into question. Without rejecting the groundbreaking characteristics of Impressionism, this thesis studies the relationship between the Impressionists and pictorial tradition. Referring to a large corpus of reviews, specialized articles, exhibition catalogs of the period, and supported by many iconographic analogies, it lists four major inspirations: the Venetian 16th century, the Spanish 17th century, the Dutch 17th century, and the French 18th century. In the light of this connection between Impressionism and Ancient painting, and with the help of a typology summing up the different positions regarding this connection, this thesis reexamines the crisis that Impressionism underwent during the early 1880’s and suggests a new approach to the movement.
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