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L'Antiquité dans les débats constitutionnels français au XIXe siècle / Antiquity in the French constitutional debate in the nineteenth centuryDelrue, Baptiste 05 December 2014 (has links)
Il a été démontré que l’Antiquité gréco-romaine avait eu une très forte influence sur le discours et la pratique de la Révolution. Il est donc apparu intéressant d’étudier la présence et l’impact des Antiquités (y compris celtique et germanique) dans les débats politiques et, plus particulièrement, constitutionnels au XIXe siècle afin de vérifier la véracité de la position couramment admise selon laquelle l’Antiquité aurait été presque totalement absente. La France a connu, avant l’époque contemporaine, une succession de renaissances de l’Antiquité. Aussi, celle du XIXe siècle a-t-elle constitué une nouvelle illustration de cet éternel recommencement ou a-t-elle incarné le début d’un épuisement ? En s’appuyant sur un plan chrono-thématique couvrant la période allant de 1814 à 1875, la présente analyse combine histoires des idées et des institutions. Comment l’invocation de l’Antiquité dans les débats constitutionnels et les argumentaires politiques a-t-elle influé sur l’évolution des régimes et la transformation des institutions de la France au XIXe siècle ? Dès la Restauration, l’Antiquité gréco-romaine a effectivement connu un recul idéologique par rapport à la période précédente ; cependant, ce reflux ne fut que relatif (les humanités restaient dans la culture commune) et, pour le moins, ambivalent (car des modèles antiques comme celui du régime mixte attiraient). Cela a toutefois conduit, dans la seconde moitié du XIXe siècle, à une neutralisation scientifique de l’Antiquité gréco-romaine : son intérêt et sa valeur furent comme subjectivisés en raison de la volonté de construire un roman national (en opposition à l’Allemagne) et un avenir politique fondé sur des principes résolument modernes (contractualisme, républicanisme, parlementarisme…). / It has been shown that the Greco-Roman antiquity had a very strong influence over the political discourse during the French Revolution. Thus, it seemed interesting to study the political debates of the XIXth and more specifically the constitutional debates, in order to validate or on the contrary to invalidate the commonly accepted view under which the antiquity would have had barely any influence during the XIXth century. Before modern times France experienced numerous revivals of Antiquity, also the question was to find out if there was another revival of the Antiquity under the XIXth century and if this revival was the beginning of something new or the swan song of the influence of the Antiquity. The present analyses propose to understand through a both chronological and thematic study, covering the period from 1814 to 1875, and by combining history of political ideas and history of the institutions, if the Antiquity had an influence on the political debates and the construction of the political models of the XIXth century. Indeed, as early as the first restoration the influence of antiquity already declined as compared to the previous period, but this backflow is in fact limited (the humanities remained in common culture) and also ambivalent (since an antic model such as the hybrid presidential-parliamentary-judicial interested the politicians). However, this led in the second half of the nineteenth century to a scientific neutralization of the Greco-Roman antiquity : its interest and value were put in perspective, because of the desire of the men of the XIXth century to write a national novel (in opposition to Germany), but also because they wanted a new political order based on some modern principles such as Contractualism, Republicanism and Parliamentarianism.
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Se nettoyer à Rome (IIème s. av. J.-C. – IIème s. apr. J.-C.) : pratiques et enjeux / Getting clean in Ancient Rome (2d century BC – 2d century AD)Blonski, Michel 20 January 2012 (has links)
On étudie ici comment les Romains de la fin de la République et du début de l’Empire envisagent les opérations de nettoyage corporel. En suivant plusieurs questions pratiques (de quoi se nettoie-t-on ? dans quel but ? où le fait-on, avec quels moyens et comment ?) et en se fondant sur des analyses anthropologiques, archéologiques et lexicologiques, on délimite les domaines dans lesquels les Romains rangent les catégories du sale, du soin corporel et de la juste présentation de soi. Le vocabulaire de la saleté, en particulier, permet de circonscrire un ensemble varié de réalités indésirables : il n’y a pas « une » mais « des » saletés – tout est fonction de contextes – et le lexique reflète cette diversité.La justification de la propreté, au contraire, se fonde sur des prescriptions morales remarquables par leur permanence et leur cohérence tout au long de la période. La propreté doit être entendue comme la traduction concrète de la notion plus large de soin ; et réciproquement, la saleté traduit celle de négligence. Par conséquent, être un bon citoyen, et au-delà, un être humain véritable, cela passe par la propreté – avec une insistance telle qu’elle fait de cet état un marqueur de reconnaissance sociale. Plus on est propre et « brillant », plus on se situe en haut des hiérarchies civiques. Ces prescriptions morales aboutissent à l’émergence de cette réalité bien romaine qu’est le balneum : le lieu privilégié de l’entretien de ce modèle civique, au croisement entre univers moraux, cosmétiques et médicaux. Elles sont appuyées par un ensemble de techniques spécifiques accordant une place privilégiée au frottement du corps, à l’aide d’huile ou de détergents. / This thesis investigates how the Romans envision the operations related to body cleansing at the end of the Republic and the beginning of the Empire. Starting from practical questions – What has to be cleaned? For which purpose? Where does this operation take place? How is it completed? – and leveraging on approaches stemmed from anthropology, archeology and lexicology, we delimitate categories that the Romans link to concepts such as dirtiness, body care or appropriate self-presentation. The terminology of dirtiness, in particular, reveals a manifold set of undesired realities, which nonetheless never appears totally consistent; Depending on the context, there is not one, but several types of dirtiness. On the contrary, the justification of cleanliness is based on a whole range of moral prescriptions which are remarkable by their continuity and their consistency throughout the whole period. It appears that the concept of cleanliness should be understood within the frame of the broader notion of self care. Conversely, dirtiness more generally relates to self negligence. Consequently, being a good citizen, or even living as a genuine human being requires to be clean, to a point where cleanliness becomes a social marker: A clean and “shiny” appearance indicates a higher social status. Hence the growing importance of the balneum as a Roman institution – the place where this model is maintained, across civic, medical and cosmetic representations, through the development of techniques primarily based on body rubbing using oil and detergents.
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Les campagnes entre Moselle et Rhin dans l'Antiquité : analyse comparative des dynamiques spatiales et temporelles du peuplement de quatre micro-régions du I er s. avant J-C. au V e s. après J-C. / Countrysides between the Moselle and the Rhine in Antiquity : comparative analysis of space and temporal dynamics of the settlement of four micro-areas from the 1st BC to the 5th ACNüsslein, Antonin 26 September 2016 (has links)
Pendant l’Antiquité, l’espace compris entre la Moselle et le Rhin est une zone où se déroulent de nombreux événements historiques qui modifient successivement son organisation administrative et politique. Cette thèse a pour objectif d’étudier, à partir d’une approche spatiale, modélisatrice et comparative, l’évolution du peuplement de quatre micro-régions au sein de ce vaste espace du Ier s. av. J.-C. au Ve s. ap. J.-C. Dans ces cadres sont étudiés successivement, la forme et la dynamique des habitats, la structuration des espaces qu’ils produisent et enfin, les modalités d’implantation. Les résultats mettent en évidence la diversité des types d’habitats, des configurations spatiales et des dynamiques. Les campagnes ne sont pas uniformes et les mécanismes qui influencent la formation et la trajectoire des différents types de profils perçus sont complexes. Ils dépendent autant de facteurs locaux que de phénomènes historiques globaux. Les différentes situations décrites permettent aussi de constater que les campagnes suivent des processus d’évolutions longs qui ne débutent ou qui ne s’achèvent pas aux limites des périodes historiques définies. / During the Antiquity, the space between the Moselle and the Rhine is an area in which many historical events occured. Those events successively changed its administrative and political organization. This dissertation aims to study, through spatial, model, and comparative approaches, the evolution of the settlement of four micro-regions within a vast space between the I. c. BC to the V c. AD. In these frameworks, the shape and dynamics of the habitat, the structuring spaces they generate, and finally, the establishment choices of the settlements are consecutively studied. The results highlight the diversity of habitat types, spatial patterns and dynamics. The countrysides are not uniform and the mechanisms influencing the formation and the trajectory of the different types of perceived patterns are complex. They equally depend from many local factors and from the global historical phenomenon. The variety of cases described in this dissertation enables us to see that the countrysides are following several long evolution processes. The latter do not begin or finish on the borders of the defined historical periods.
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Étude de la cargaison et du mobilier de l’épave Pointe de Pomègues 1 : un exemple de relation commerciale entre Rome et la GauleLaroche, Carolyne 02 1900 (has links)
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Traduction et commentaire de huit discours de Dion Chrysostome (XXI « Sur la beauté », XXVIII et XXIX « Mélancomas I et II », LXVII « Sur l'opinion populaire », LXVIII « Sur l'opinion », LXX « Sur la philosophie », LXXI « Sur le philosophe », LXXII « Sur l'apparence physique ») / Translation and commentary of eight speeches of Dion Chrysostom (XXI «On the beauty », XXVIII and XXIX « Melancomas I and II », LXVII « On the popular opinion », LXVIII « On the opinion », LXX « On the philosophy », LXXI « On the philosopher », LXXII « On the physical appearance »)Dumont-Dayot, Isabelle 25 May 2019 (has links)
Dion de Pruse, dit Chrysostome (40 après J. C. - 120 après J. C.) est un personnage protéiforme, un rhéteur dont près de 80 discours sont parvenus jusqu’à nous. Si ses discours politiques ont déjà été traduits en français, de nombreux discours moraux ne le sont pas encore. Ma thèse consiste à traduire, annoter et commenter huit discours moraux, les discours XXI « Sur la beauté », XXVIII et XXIX, deux éloges de l’athlète Mélancomas, LXVII et LXVIII sur la δόξα, l’opinion populaire et l’opinion personnelle, LXX « Sur la philosophie », LXXI « Sur le philosophe », et LXXII « Sur l’apparence physique ». Si ces discours ont des dates, des formes et des thèmes différents, ils présentent tous une réflexion sur l’apparence, soit sur la tenue vestimentaire, sur l’entretien du corps et sur les liens entre le corps et l’esprit, soit sur les idées reçues qui sont des illusions influençant l’esprit. Ils ont des enjeux philosophiques et moraux : Dion s’interroge sur le corps et plus largement sur la condition humaine. Il livre une réflexion sur la Beauté et décrit la « palette des émotions » avec laquelle les hommes doivent composer. Il s’interroge sur les préoccupations quotidiennes, souvent considérées comme superficielles et futiles. Enfin, il se demande si se fier aux apparences revient toujours à se laisser aveugler par des illusions. Cette thèse a donc pour projet de diffuser les idées de ces textes ainsi que de montrer leur intérêt littéraire et les échos qu’ils trouvent à notre époque. Si Dion est éloigné de nous dans le temps et dans l’espace, ses préoccupations sont proches des nôtres. / Dion de Pruse, dit Chrysostome (40 après J. C. - 120 après J. C.) est un personnage protéiforme, un rhéteur dont près de 80 discours sont parvenus jusqu’à nous. Si ses discours politiques ont déjà été traduits en français, de nombreux discours moraux ne le sont pas encore. Ma thèse consiste à traduire, annoter et commenter huit discours moraux, les discours XXI « Sur la beauté », XXVIII et XXIX, deux éloges de l’athlète Mélancomas, LXVII et LXVIII sur la δόξα, l’opinion populaire et l’opinion personnelle, LXX « Sur la philosophie », LXXI « Sur le philosophe »,et LXXII « Sur l’apparence physique ». Si ces discours ont des dates, des formes et des thèmes différents, ils présentent tous une réflexion sur l’apparence, soit sur la tenue vestimentaire, sur l’entretien du corps et sur les liens entre le corps et l’esprit, soit sur les idées reçues qui sont des illusions influençant l’esprit. Ils ont des enjeux philosophiques et moraux : Dion s’interroge sur le corps et plus largement sur la condition humaine. Il livre une réflexion sur la Beauté et décrit la « palette des émotions » avec laquelle les hommes doivent composer. Il s’interroge sur les préoccupations quotidiennes, souvent considérées comme superficielles et futiles. Enfin, il se demande si se fier aux apparences revient toujours à se laisser aveugler par des illusions. Cette thèse a donc pour projet de diffuser les idées de ces textes ainsi que de montrer leur intérêt littéraire et les échos qu’ils trouvent à notre époque. Si Dion est éloigné de nous dans le temps et dans l’espace, ses préoccupations sont proches des nôtres.
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La figure de Narcisse dans la littérature et la pensée médiévales / The figure of Narcissus in medieval thoughts and literatureRomaggi-Trautmann, Magali 01 December 2018 (has links)
Les mythes grecs « font signe sans signifier, montrant, dérobant, toujours limpides disant le mystère transparent, le mystère de la transparence1 ». Maurice Blanchot dans cette remarque met en valeur le mystère inhérent à tout mythe. Il en va ainsi pour le mythe de Narcisse qui a connu un succès considérable à l’époque médiévale mais dont il n’est pas aisé de fixer un sens stable. C’est de la version du célèbre poète de l’époque augustéenne, Ovide, que les auteurs médiévaux ont hérité. La richesse de la légende, conférée par les nombreux ajouts d’Ovide, leur a permis de déployer à leur tour de nombreux sens nouveaux.Narcisse est avant tout perçu comme figure amoureuse. Narcisse est l’amant malheureux qui souffre d’une passion si forte qu’il finit par en mourir. L’objet de l’amour de Narcisse est bien souvent tu et oublié dans les reprises médiévales. Peu importe finalement qu’il ait aimé une ombre, l’accent est mis sur l’intensité de son amour et surtout sur ses funestes conséquences. La passion entraîne Narcisse sur le chemin de la mort : mort de l’esprit sous le coup de la folie et mort physique. Narcisse a été un objet de choix pour la poésie de la fin’amor. Troubadours et trouvères ont réélaboré la figure de Narcisse en parfait représentant du fin amant entre les XIIe et XIIIe siècles. Par ailleurs, la figure de Narcisse entretient des liens étroits avec les représentations du mélancolique, issues des théories psychophysiologiques sur l’amour de la philosophie et de la médecine.Le mythe a également inspiré des lectures morales. En effet, tout un pan des reprises du mythe – le pan chrétien – dévoile Narcisse sous les traits d’un pécheur entaché de défauts. L’orgueil dont il fait preuve est dans la conception chrétienne laracine de tous les maux ; ce vice engendre la vanité et l’arrogance. De la fin du XIIe au XIVe siècles, les clercs font de Narcisse l’incarnation parfaite de tous ces défauts. Selon la perspective adoptée la condamnation change légèrement mais l’idée reste lamême : Narcisse est imbu de sa propre personne et en tire une satisfaction trop haute.Enfin l’eau de la source, l’un des motifs essentiels du mythe de Narcisse, a été le point de convergence de plusieurs traditions qui ont fini par s’entremêler dans les œuvres médiévales : le motif biblique de l’eau d’un côté, de l’autre les conceptions néoplatoniciennes sur le reflet et le mythe antique de Narcisse. Un réseau d’images similaires irrigue ces traditions, constitué de l’eau claire, du reflet et de la fontaine. Le "fons" antique s’est peu à peu métamorphosé en fontaine médiévale jusqu’à devenir véritable miroir. Le motif du miroir s’autonomise peu à peu par rapport à la surface des eaux. La dimension fantasmatique de l’amour de Narcisse pour son reflet s’amplifie nettement. Se voir soi-même dans un miroir constitue une expérience étrange où l’individu touche au secret de son être. Incapable de l’atteindre réellement, il voit son intimité se dérober à lui, ce qui provoque son désenchantement. Le miroir, véritable porte d’entrée sur le rêve, est un motif idéal pour figurer tous les possibles de l’acte d’écriture. C’est pourquoi certaines reprises médiévales offrent l’utopie d’un amour partagé tandis que d’autres préfèrent peindreles travers de l’être humain. Le miroir enfin se fait métaphore de l’écriture ellemême. La présence de Narcisse se réalise sous des formes plus ou moins implicites dans ces œuvres dont la portée réflexive est actualisée par le motif du miroir. / Greek myths « font signe sans signifier, montrant, dérobant, toujours limpides disant le mystère transparent, le mystère de la transparence2 ». With these words, Maurice Blanchot insists on the very mystery of all myth. It is also the case for the myth of the Narcissus that has known a considerable success in the medieval time but for which it is difficult to … a stable meaning. It is the famous Augustinian poet Ovidius myth that the medieval authors inherited. They added new meanings to the already rich legend, following the footsteps of Ovidius.Narcissus is foremost a figure in love. Narcissus is the unfortunate lover who suffers such a strong passion he dies from it. What he is in love with can be ignored in the medieval versions. Even if he loved a shadow, it is the intensity of his love and the funest consequences the texts insist on. Passion drives Narcissus on the road to death : spiritual death because of Madness et physical death. Narcissus was a prime subject for fin’amor poetry. Troubadours and trouveres made of Narcissus the perfect example of the fin amant between the XIIth and XIIIth centuries. Moreover Narcissus is the deeply linked to the representation of the melancholic that came from the psycho-physiological philosophical and medical theories of love.Moral Reading were also inspired by the myth. Indeed, Narcissus becomes a sinner full of flaws Under the Christian vision of the myth. Pride is the origin of all the flaws: vanity and arrogance are direct consequences. Narcissus becomes the perfect incarnation of these sins. Depending of the point of view the condemnation may vary but the idea is still the same: Narcissus is self-important and is too pleased with himself. Finally the water from the source, one of the most important aspect of the Narcissus mythology, became the meeting point of several traditions which interlaced in the medieval work: biblical water on one side and neoplatonician conceptions of reflection and ancient myth of Narcissus. The ancient fons transforms itself into a medieval fountain and a true mirror. The mirror becomes more and more independent from the surface of water. The phantasmatical dimension of the Narcissus love for his reflection is developed.
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Les trésors de vaisselle précieuse dans les Îles Britanniques à la période romaine : pratiques de déposition de la vaisselle d’argent et d’étain dans l’Antiquite Tardive / Hoards of Precious Vessels from Roman Britain : deposition of Silver and Pewter vessels during Late AntiquityPerrin, Stéphanie 06 October 2012 (has links)
Les trésors de vaisselle précieuse de l’Antiquité tardive dans les îles britanniques présentent un corpus d’étude digne d’intérêt à la fois grâce à leur nombre important, à la variété des objets réunis et aux métaux employés. En effet, de nombreux ensembles de vaisselle précieuse ont été ensevelis entre le 3ème et le 5ème siècle en Bretagne romaine, tandis que d’autres dépôts issus de butins de pillage ont été trouvés en dehors des frontières de l’Empire (Écosse et Irlande actuelles). En outre, alors que les grands services d’argenterie y tiennent une part assez exceptionnelle, cette province se démarque du reste de l’Empire par une grande richesse en dépôts constitués de petits objets variés en métaux précieux (or et argent). Enfin, cette région voit se développer de façon quasiment exclusive, dès le 3ème siècle, l’industrie de l’"étain" (un alliage d’étain et de plomb dans des proportions variables), qui se prête bien à l’imitation des plats d’argenterie, donnant ainsi la possibilité à des familles moins aisées de posséder des services entiers de vaisselle de table.À partir de la constitution d’un catalogue de 229 dépôts et objets isolés, cette étude s’ouvre par une analyse typologique de la vaisselle d’argent et d’étain, comprenant l’observation des formes, des éléments décoratifs et de l’iconographie. S’ensuit l’analyse comparative du contenu de ces ensembles et de leur contexte d’enfouissement, menant à l’élaboration de tableaux typologiques et de cartes de répartition géographique. Des différenciations sont ainsi mises en évidence et permettent de tenter une interprétation de ces dépôts, témoins matériels d’une époque bouleversée. / Several hoards of precious vessels come from Roman Britain, some of them were found outside imperial boundaries (Scotland and Ireland) and represent loots of pirates. They were deposited during all Roman period, especially during the 3rd to the 5th centuries. Though large silver treasures are very rare there, this region is very rich in hoards of small precious objects of gold and silver (spoons, strainers, toothpicks, jewellery, coins, ingots…). In the meantime pewter industry flourishes from the 3rd century and vessels of this matter are produced in great quantity and diffused through the entire island, imitating silver vessels of the same period. It is often called the "poor man's silver".Through a descriptive catalogue of 229 Roman pewter and silver vessels hoards and single finds from the British Isles, this study starts with a typological and stylistic analysis of precious vessels and their imitations (forms, decoration, and techniques). It continues with a classification of all treasures and hoards that contain silver or pewter vessels, through a comparison of what they contained and where they were buried. Some of them could be of votive origin, inherited from Bronze Age.
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Les prières de l'empereur romain : Pratiques religieuses du gouvernant, de la collectivité et de l'individu, d'Auguste à Théodose Ier / The Roman emperor’s prayers : religious practices of the ruler, the community and the individual, from Augustus to Theodosius INicolas, Charles 07 December 2015 (has links)
La prière, parce qu’elle suppose une reconnaissance du pouvoir des mots et des gestes, est une pratique tangible et un fait historique. Étudier sa nature et ses évolutions fait progresser la connaissance des comportements et des dispositifs religieux. Ainsi, les prières formulées par les empereurs romains, qu’ils soient païens ou chrétiens, participent de la manifestation de leur pouvoir et de l’expression des rapports complexes entre l’individu, la communauté et le monde divin. Néanmoins la nature de la documentation et la spécificité des différents systèmes religieux conduisent à privilégier une relative synchronie. L’étude des prières récitées par l’empereur dans la célébration des cultes publics permet de préciser l’articulation entre la personne impériale et la communauté publique. Sur le temps long, il est alors possible de discuter les supposées évolutions ou mutations de ces responsabilités et de leurs représentations. Aussi la nature même des prières romaines peut-elle être éclairée au regard des interrogations modernes sur les religions antiques et des concepts de spiritualisation, d’individualisation ou de performance collective. La définition du paysage cultuel des empereurs romains permet de reconsidérer le sens même de la prière individuelle et de ses enjeux religieux et sociaux. L’ensemble de ces approches se prolonge harmonieusement avec le passage du paganisme au christianisme. La place des empereurs dans le culte communautaire, la possible élaboration de dispositifs cultuels spécifiques et la représentation de leurs prières individuelles ou personnelles participent de l’étude historique de la lente constitution d’un christianisme impérial romain divers. / The prayer is a tangible practice and a historical fact. It implies recognition of the power of words and gestures. The study of its nature and evolutions improves knowledge of religious behaviours and setups. Prayers made by pagan or Christian Roman emperors involve representation of their power and show the complex relationship between the person, the community and the divine world. However, the available documentation and the specificity of different religious systems lead to adopt a relative synchrony. The prayers said in public cults are used to study the relationship between the imperial person and public community. It is then possible to have a long-term discussion of the supposed changes or mutations of these responsibilities and their images. The nature of Roman prayers can be discussed by the modern interrogations about antique religions and concepts such as spiritualization, individualization and collective performance. The definition of the Roman emperors worship landscape allows reconsidering the very meaning of individual prayer together with its religious and social issues. All these approaches extend harmoniously from Paganism to early Christianity. The position of emperors in community worship, the development of specific worship setup and representation of individual or personal prayers are part of an historical study focused on the slow formation of a diverse Roman imperial Christianity.
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Dynasty and collegiality : representations of imperial legitimacy, AD 284-337FitzGerald, Taylor Grace January 2017 (has links)
This thesis investigates representations of dynastic legitimacy and imperial power in the later Roman Empire (AD 284-337). It explores the continuity and change in expressions of dynastic legitimacy by, for and about the emperors of this period, which were presented in coinage, panegyrics, and other literary and material evidence. I argue that familial relationships were used throughout this period to make legitimation claims or to counter claims made by rivals, rejecting the notion of clear breaks between the third century, the Tetrarchy and the reign of Constantine. The Tetrarchy’s creation of familial links through adoption and marriage led to a web of inter-familial relationships that they and later emperors used in promoting their own claims to imperial legitimacy. At the same time, the presentation of these imperial colleges as harmonious co-rulership relied heavily on the adaptation of pre-existing strategies, which in turn would be adapted by the emperors of the early fourth century. This thesis proceeds roughly chronologically, focusing on the regimes of individual emperors and their collaborators when possible. Chapter 1 examines the creation of the Tetrarchy as an extended ‘family’ and the adaptation of ideologies of third-century co-rulership. Chapter 2 explores the changes in the Second Tetrarchy, with an especial focus on the ‘Iovian’ family of Galerius and Maximinus Daza. Chapter 3 looks at Maxentius’ claims to both ‘retrospective’ and ‘prospective’ dynastic legitimacy. Chapter 4 examines Licinius’ legitimacy both as a co-ruler and brother-in-law of Constantine, and as the beginning of a new ‘Iovian’ dynasty. Chapter 5 delves deeper into the different claims to dynastic legitimacy made by Constantine over the course of his thirty-year reign. Taken together, these chapters offer a new approach by arguing against the dichotomy between ‘dynasty’ and ‘collegiality’ that tends to dominate scholarship of this period. Instead they focus on the similarities and continuities between the representations of imperial families and imperial colleges in order to understand how perceptions of dynastic legitimacy evolved in the third and fourth centuries.
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Listening to birth : metallurgy, maternity, and vocality in the reproduction of the patriarchal stateDokter, Anija (Rachel) January 2018 (has links)
Listening to Birth asserts that structures of power reproduce themselves by instituting particular modes of listening and sound production. Situating my research within feminist sound studies, I argue that meanings conjured around the audible, material bodies of women were carefully crafted by elites in antiquity, in order to construct gendered ideologies of kingship, civilisation, and nature. I examine these power dynamics as expressed in mythic and magical texts and iconographies, dating from the Bronze Age to later Roman antiquity. Throughout the thesis, I examine the development of symbolic systems and narrative tropes that linked mining and metallurgy with reproduction and vocality. My analysis emphasises how the invention of nature was accomplished, in part, through a metallurgical reclassification of the voices and sexualities of women as indiscrete phenomena: womb, mouth, and voice were elided with mining and smelting to form a unified semantic realm. I argue that this invention of ‘vulvar vocality’ reclassified female sounds as illicit, providing a plaform for the removal of women from the public sphere. I attempt to connect the gendered discourse found in myths and magical rituals to the political and economic domain of state-craft, to demonstrate the importance of hegemonic mythopoeic control of audible female reproduction for establishing ideologies of colonisation and extraction. I link analyses of texts and iconographies from the Bronze Age Mesopotamians, Hittites, Canaanites, Minoans, and Egyptians to later materials from the Iron Age Greeks, Israelites, and Romans—my goal is to demonstrate both the ubiquity and the continual reproduction of metallurgical ideology across the ancient world. I also present my preliminary research into the lasting impact that antique notions of vulvar vocality had on later state-craft. I begin to trace the preservation and elaboration of antique metallurgical literature by Byzantine and Islamic scholars, who in turn exerted strong influence on the Ottomans and late medieval and early modern Europeans. I outline future work to investigate the exponential rise of entrepreneurial metallurgy in late medieval and early modern Europe, arguing that this metallurgical discourse provided symbolic re-enforcement for the rapidly-accelerating mining and metal trade that formed the core of European colonial expansion. I suggest that vulvar vocality was central to early modern metallurgical, demonological, and colonial discourse, and that specific female vocalities and silences were purposefully crafted into the colonial project in order to forcibly redefine women, along with the lands and children stolen from them, as mere natural resources.
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